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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:54
PIERRE MABIALA ET PIERRE PONGUI, MEME BESOGNE :

TORTIONNAIRES ET BOURREAUX !

Pierre Mabiala

 

Dans un pays où on tue pour rien, où l’impunité est la règle absolue, nous ne pouvons que nous alarmer et manifester notre inquiétude quant à la situation qui prévaut dans le pays, sous le régime clanique de Sassou Nguesso. Le Rapport annuel de l’OCDH vient confirmer ce que nous savions et dénoncions déjà depuis longtemps : Sassou et son clan assassinent dans les prisons.

-      Le colonel Marcel Ntsourou est mort en prison ;

-     Modeste Boukadia, dont les factures sont à sa propre charge et non de l’Etat congolais, navigue entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire, suite à sa tentative d’assassinat par M. Pierre Pongui, directeur de ladite maison d’arrêt et parent (oncle) de Pierre MABIALA, ministre de la Justice  et des droits humains de son état ;

-      L’état de santé de Paulin Makaya est inquiétant ;

-      L’état de santé du général Mokoko serait très critique ;

-      Et que dire de Jean Ngouabi !

Sans oublier ces dizaines voire centaines d’anonymes, celles et ceux qui croupissent dans les prisons (secrètes) non officielles, torturés de façon ininterrompue, matin, midi et soir, et dont on ne parle pas.

Ce qui est sûr et à craindre, c’est que tout ce qui se produira sous la primature de M. Clément Mouamba sera mis sur le dos de l’UPADS et du NIBOLEK. C’est comme ça qu’opère M. Sassou. Ainsi pourra-t-il dire, demain :

-       Ba komi ko bomana bango na bango (Ils s’entretuent (entre gens du Sud)). Allusion aux massacres du Pool. Il s’en dédouanera. Il dira : « toutes les décisions ont été prises par le Premier ministre, chef du Gouvernement. Je n’y suis pour rien ».

-       Le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, est membre de l’UPADS et originaire du NIBOLEK. On ne pourra pas dire que l’UPADS n’est pas au pouvoir.

-       Le ministre de la justice, Pierre Mabiala, est membre de l’UPADS ; il est originaire du NIBOLEK et parent de feu Pierre Kikounga-Ngot, tout comme Pierre Pongui, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire (une affaire de famille)…

Qui pourra le contredire ?

D’où la vigilance sur la situation et l’état de santé de tous les détenus politiques d’opinion, notamment, Modeste Boukadia, Jean-Marie Michel Mokoko, Paulin Makaya, Anatole Limbongo-Ngoka, Jean Ngouabi, entre autres qui, au nom de rien, ont été emprisonnés pour avoir pensé et parlé différemment que les tenants du pouvoir clanique.

Ceci étant, il reste, somme toute, ce cas de Modeste Boukadia qui, pour la première fois dans l’histoire du Congo dit indépendant, a été condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés, pour avoir organisé des meetings pourtant autorisés à Pointe-Noire et à Brazzaville. Meetings au cours desquels il avait tenu des propos contraires au mono-encéphalisme clanique et dénoncé précocement la volonté de M. Sassou Nguesso de changer de constitution et demandé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

TRENTE (30) ANS AUX TRAVAUX FORCES, pour un DELIT D’OPINION qui n’en est même pas un au regard de la liberté d’expression et/ou d’opinion ! Une peine qui nous rappelle, dans les années 1940, celle de MATSOUA André Grenard, mais c’était-là du temps de la colonisation que tous ceux du pouvoir nous disent être sortis.

A défaut de le libérer purement et simplement, son dossier étant totalement vide, pourquoi MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala refusent-ils la libération conditionnelle de Modeste BOUKADIA, décidée par le Tribunal de Pointe-Noire en date du 20 juin 2016 ? Ne serait-ce que cela, puisque le système clanique des Sassou & Nguesso veut que tout opposant politique d’opinion ne doit pas être libre.

Au Congo-Brazzaville, sous les système et régime claniques de Sassou Nguesso, la barbarie a atteint son paroxysme (Cf. Rapport OCDH 2016), n’en déplaise à ses souteneurs qui l’ont installé là, en 1997, au prix du sang et des larmes des populations congolaises.

LE VIGILANT 2, à Pointe-Noire

pour L’Equipe du Réseau Congo-Mfoa

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 23:44
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Alerte pour l’état de santé de M. Modeste Boukadia,

Président du CDRC, incarcéré depuis le 15/01/2016

 

 

Depuis son agression par le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire qui a attenté à sa vie en novembre 2016, M. Modeste Boukadia n’arrête pas les va-et-vient entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire où il est incarcéré pour délit d’opinion.

L’Association UNION-CONGO vient d’apprendre que le président Modeste Boukadia est de nouveau hospitalisé à la clinique Guenin depuis le mardi 24/01/2017.

Pour rappel, le président Boukadia a été arrêté à Brazzaville, à sa descente d’avion, le 15 janvier 2016, en parfait état de santé. Il ne présentait aucun signe pathologique d’une quelconque maladie. Mais, depuis l’agression sauvage et les tortures (Cf. l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui prescrivent tous deux que nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants) qu’il a subies et la tentative d’assassinat dont il a été victime de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt, et ses agents, M. Modeste Boukadia présente des signes cardiaques très inquiétants qui mériteraient un suivi beaucoup plus sérieux et approfondi. Le régime de M. Sassou Nguesso a fait de Modeste Boukadia, un cardiaque qu’il n’a jamais été.

Le régime de M. Sassou étant un régime criminogène, peut-on en attendre un peu d’humanisme ?

L’état de santé du président Modeste Boukadia se dégrade de jour en jour. Malgré l’avis des médecins, MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent de faire évacuer M. Modeste Boukadia en France pour le faire soigner d’autant qu’il est de nationalité française.

Pourquoi le régime de Brazzaville refuse-t-il l’évacuation sanitaire en France du président Modeste Boukadia pour le faire soigner ?

-          Est-ce par peur qu’il ne parle et ne fasse des déclarations auprès de la presse pour dénoncer les horreurs du régime et les crimes commis chaque jour par le Clan et son gouvernement ?

-          Est-ce pour en finir avec les prisonniers d’opinion ?

-          Est-ce pour ne pas confronter le directeur de la maison d’arrêt à ses mensonges déposés dans les tuyaux de l’administration du pays ? Se positionner comme victime de monsieur Boukadia, lui l’acteur et auteur de cette forfaiture, a-t-il maintenant peur que cette mascarade se retourne contre lui ?

Devant cette situation où la vie d’un homme est en péril, l’Association Union Congo se tourne vers les Organisations humanitaires habilitées, les organisations des droits de l’homme et les Institutions de l’ONU, de l’U.E. voire l’UA pour leur demander de lui prêter main forte afin que M. Modeste Boukadia soit évacué en France pour des soins médicaux.

Paris, le 09 février 2017

 Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

Alerte sur l'état de santé dclinant de Modeste Boukadia (pdf, 693.5 kB)

Journal Emmanuel sur l'état de santé de Modeste Boukadia (pdf, 387.1 kB)

OCDH - rapport-annuel-final-2016-une-gouvernance-par-la-terreur-et-le-mepris-des-droits-humains (pdf, 2.3 MB)

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Association UNion-Congo - dans Congo-Brazzaville Modeste Boukadia CDRC
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 22:52
Sassou à la Hitler Sassou à la Hitler

Dans la lettre ouverte ci-dessous adressée au président congolais, Denis Sassou N’guesso, l’auteur lui demande d’arrêter de harceler ses opposants dont certains dans le meilleur des cas, croupissent en prison. D’autres, au pire des cas, sont tout simplement envoyés ad patres. C’est pourquoi l’auteur lui demande d’assumer avec courage son passé. Car, comme on aime à le dire, Sassou peut échapper à la justice des hommes mais pas à la justice immanente. Lisez !

Excellence Monsieur le président, votre pays est sous les feux de la rampe, ces derniers temps, et cette situation n’est pas étrangère à votre gouvernance. On le sait,  vous totalisez plus de trois décennies de pouvoir  à la tête du Congo Brazza.  Arrivé au sommet de l’Etat en 1979 par la force des armes plutôt que par celle des arguments, vous vous êtes ensuite mordu le doigt d’avoir permis une ouverture démocratique qui aura entraîné votre défaite  dans les urnes et provoqué l’arrivée du brillant généticien de son état, Pascal Lissouba.

Vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie

Du fait de votre goût très prononcé du pouvoir,  vous avez vécu cela comme une humiliation. Par tous les moyens, il vous fallait reprendre votre « dû » et c’est ainsi que vous parviendrez à reconquérir le pouvoir par les canons en 1997, avec la complicité de la France  de  Jacques  Chirac. Depuis lors, vous ne  manifestez aucune intention de  faire valoir vos droits à la retraite, bien au contraire,  vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie.  A présent, c’est  visiblement  la logique absolue du « J’y suis et j’y reste forever ». Vous régnez donc en maître absolu sur la nation congolaise qui se gargarise injustement d’être une République. Mais cela crève les yeux, sous votre magistère,  le Congo Brazza est aujourd’hui tout, sauf une République du fait de vos lubies et autres excès de potentat.   Trois décennies de pouvoir !  C’en est trop ! Dans votre for intérieur,  vous ne vous faites certainement pas d’illusions : vous êtes craint  plutôt qu’aimé des Congolais.   Et comble de malheur, ils semblent s’être résignés à la réalité qu’il n’y a plus rien à faire. Ils ont donc fini par abdiquer.   Sachant à quel type de satrape  ils ont affaire, ils ont fini par se faire une religion : Brazzaville n’est pas Ouagadougou et Sassou Nguesso n’est pas Blaise Compaoré. Car, si Blaise Compaoré a renoncé à tenter la solution du pire quand le pouvoir avait pratiquement  achevé de lui filer entre les doigts et que les carottes étaient quasiment cramées pour son pouvoir, les Congolais savent que vous, au contraire, êtes prêt à tout, y compris à enjamber leurs cadavres pour  rester le chef incontesté.   

Le colonel Marcel Ntsourou mort  récemment et de façon mystérieuse en détention

 A ceux   donc qui disent que vous ne supportez ni ne souffrez la contestation, il est difficile de ne pas leur donner raison. Du reste,  quel sort réservez-vous  à ceux qui osent s’affranchir de votre  tutelle et se dresser sur votre chemin ? Beaucoup l’ont payé de leur vie. A l’instar de votre ex-bras droit,  le colonel Marcel Ntsourou, mort  récemment et de façon mystérieuse en détention, certainement parce qu’il fallait à tout prix le faire taire à jamais ; lui qui en savait un peu trop sur vous.  Quid de l’un de ses avocats, aujourd’hui en prison, qui  devrait  avoir de sérieuses raisons de craindre pour sa vie ?  Comme lui, les plus chanceux croupissent en ce moment derrière les barreaux, à l’image du  général Jean-Marie Michel Mokoko dont les malheurs d’aujourd’hui ne sont pas étrangers à son rêve d’avoir voulu être calife à la place du calife. 

Vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur.

Et que dire de  Paulin Makaya, le leader de l’Union pour le Congo (UPC) qui, lui aussi,  a maille à partir avec la Justice du Congo ?  Tout se passe comme si, malgré les nombreuses critiques internationales, vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur. Bien entendu, vous et votre entourage ne manquerez jamais d’arguments pour accabler tous vos anciens collaborateurs, ceux qu’il faut tuer en les  accusant de rage.   Mais nul n’est dupe.   Tous ces anciens proches aujourd’hui en dissidence, doivent aujourd’hui leur calvaire à leur audace ou plutôt à ce que vous percevez aujourd’hui comme de l’ingratitude à votre égard !

Excellence Monsieur le président, quelle image renvoyez-vous au reste du monde ? Vous en souciez-vous seulement ? 

L’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance, à l’exception toutefois du Togo

On dit des dirigeants d’Afrique centrale  qui passent pour être les « Toto » de la démocratie sur le continent noir, qu’ils ne se rassasient jamais de pouvoir, et par conséquent, ils abhorrent l’alternance démocratique.  Et il faut craindre qu’il en soit ainsi, pour longtemps encore, alors que, pendant ce temps,  l’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance à l’exception toutefois du Togo dont la Constitution  a servi sur un plateau d’or, le caviar de la non-limitation des mandats au bénéfice de  Faure Gnassingbé qui a toute la latitude de renouveler ad vitam aeternam son bail au palais de Lomé II.   

Excellence  Monsieur le président, quand consentirez-vous enfin à passer la main pour ne pas donner l’impression que ce qui est  bon, ne doit l’être que pour vous et votre clan ?  J’ai suivi un documentaire datant des années 80, dans lequel vous vous affichiez fièrement aux côtés du président Thomas Sankara en visite officielle chez vous à Pointe-Noire. Le jeune président  burkinabè brillait de mille feux au point qu’il paraissait avantageux, pour vous, de montrer  à votre peuple que vous étiez en totale phase avec lui. Les dividendes politiques étaient énormes. De ces années à ce jour, convenez qu’il y a toute une éternité ! Toute une génération n’aura connu que vous, comme président.  Bien sûr, vos partisans et autres Raspoutine ne manqueront pas de rétorquer que vous n’êtes pas le seul à avoir passé tant d’années au pouvoir. Car, après tout, vous ne détenez pas la palme  en matière de longévité au pouvoir en Afrique, à côté des présidents Paul Biya, Dos Santos, Mugabe,  Obiang Nguéma et autres.  

Vous êtes toujours prêt à resservir  l’argument spécieux, comme vous l’aviez dans le temps souligné, que même en Allemagne, il n’y a pas de limitation de mandats. Sauf que  ce pitoyable mémoire en défense cache bien mal une réalité sordide : le peuple congolais est sous votre férule, contrairement au peuple allemand totalement libre de choisir ses dirigeants. Et la chape  de plomb qui n’en finit pas d’étouffer le peuple congolais,  a quelque chose de  moralement abject. Votre comportement peut être expliqué par le fait que vous n’êtes pas un homme tranquille.    Car,  on peut imaginer qu’un éventuel après-pouvoir, pour vous, sonnerait le début de tous vos malheurs. En un mot comme en mille, à l’idée de penser à une vie en dehors du pouvoir,  vous en êtes malade ; une épouvante s’il en est ! Surtout que vos placards pourraient  crouler sous le poids de vos nombreux cadavres, compte tenu des nombreuses affaires d’Etat auxquelles vous pourriez être associé, dont « les disparus du  Beach », l’explosion du dépôt d’armes de Mpila et j’en passe. On peut donc imaginer que vous ne voulez pas prendre le risque de vous exposer ; de vous lever de la dalle sur laquelle vous êtes assis et sous laquelle vous cachez bien des dossiers  ténébreux de la République !

 Excellence Monsieur le président,  le peuple congolais doit-il, pour autant, payer pour vos fautes ?  N’y a-t-il pas lieu, pour vous, d’assumer avec courage votre passé ? Sans doute en désespoir de cause, ce peuple attend-il à présent que Dame nature fasse son oeuvre pour résoudre « le problème Sassou ».  Et l’on présume que c’est même votre souhait ;  la mort deviendrait  alors une bienheureuse transition entre votre pouvoir et le voyage sans retour, loin des tracas de la vie terrestre ; un scénario qui ne serait pas sans avantage pour vous : ne pas avoir à rendre des comptes et mieux, bénéficier de funérailles nationales et grandioses dignes de votre rang.  Mais à propos du Ciel, si vous y pensez encore – car certains de vos pairs en sont arrivés à penser qu’ils sont immortels - je me pose la question de savoir si vous êtes vraiment croyant. Et si oui, craignez-vous  Dieu ?  Je me permets d’en  douter. Car, au Congo, rien ne peut vous être refusé ; et dans cette posture de toute puissance,  bien des dirigeants en viennent à croire qu’ils sont Dieu incarné sur terre. Peut-être est-ce aussi votre cas.  En tout état de cause, à ceux qui vous font penser cela, opposez-leur l’évidente réalité que vous êtes bel et bien mortel. Et comme tel, aujourd’hui suffisamment avancé en âge, tout ce qui devrait paraître primordial à cet âge, devrait être de  rechercher le Ciel, après avoir tout eu sur  terre.  Cette lettre n’a nullement pour intention de monter votre peuple contre vous. Car,  après tout, c’est à lui de prendre ses responsabilités et nulle autre personne ne le fera à sa place.  Elle n’a pas non plus pour objectif de susciter des troubles à l’ordre public comme on l’entend couramment chez vous.  Elle vise seulement à souligner qu’il n’est peut-être pas tard pour vous ! Dieu a-t-il encore une place dans votre cœur ?  Si oui, il serait plus judicieux de faire comme l’enfant prodigue dans les Saintes Ecritures.

Par Cheick Beld’hor SIGUE

SOURCE : http://lepays.bf/lettre-ouverte-au-president-denis-sassou-nguesso-le-peuple-congolais-doit-il-payer-pour-vos-fautes/

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 01:36

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Alerte pour l’état de santé de M. Modeste Boukadia,

Président du CDRC, incarcéré depuis le 15/01/2016

 

Modeste BoukadiaDepuis son agression par le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire qui a attenté à sa vie en novembre 2016, M. Modeste Boukadia n’arrête pas les va-et-vient entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire où il est incarcéré pour délit d’opinion.

 

L’Association UNION-CONGO vient d’apprendre que le président Modeste Boukadia est de nouveau hospitalisé à la clinique Guenin depuis le mardi 24/01/2017.

 

Pour rappel, le président Boukadia a été arrêté à Brazzaville, à sa descente d’avion, le 15 janvier 2016, en parfait état de santé. Il ne présentait aucun signe pathologique d’une quelconque maladie. Mais, depuis l’agression sauvage et les tortures (Cf. l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui prescrivent tous deux que nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants) qu’il a subies et la tentative d’assassinat dont il a été victime de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt, et ses agents, M. Modeste Boukadia présente des signes cardiaques très inquiétants qui mériteraient un suivi beaucoup plus sérieux et approfondi. Le régime de M. Sassou Nguesso a fait de Modeste Boukadia, un cardiaque qu’il n’a jamais été.

 

Le régime de M. Sassou étant un régime criminogène, peut-on en attendre un peu d’humanisme ?

 

L’état de santé du président Modeste Boukadia se dégrade de jour en jour. Malgré l’avis des médecins, MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent de faire évacuer M. Modeste Boukadia en France pour le faire soigner d’autant qu’il est de nationalité française.

 

Pourquoi le régime de Brazzaville refuse-t-il l’évacuation sanitaire en France du président Modeste Boukadia pour le faire soigner ?

  • Est-ce par peur qu’il ne parle et ne fasse des déclarations auprès de la presse pour dénoncer les horreurs du régime et les crimes commis chaque jour par le Clan et son gouvernement ?
  • Est-ce pour en finir avec les prisonniers d’opinion ?
  • Est-ce pour ne pas confronter le directeur de la maison d’arrêt à ses mensonges déposés dans les tuyaux de l’administration du pays ? Se positionner comme victime de monsieur Boukadia, lui l’acteur et auteur de cette forfaiture, a-t-il maintenant peur que cette mascarade se retourne contre lui ?

 

Devant cette situation où la vie d’un homme est en péril, l’Association Union Congo se tourne vers les Organisations humanitaires habilitées, les organisations des droits de l’homme et les Institutions de l’ONU, de l’U.E. voire l’UA pour leur demander de lui prêter main forte afin que M. Modeste Boukadia soit évacué en France pour des soins médicaux.

 

Paris, le 10 février 2017

 

 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

LARGE DIFFUSION

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 12:42
AMNESTY INTERNATIONAL. ACTION URGENTE. Congo-Brazzaville : Hospitalisation d'un membre de l'opposition détenu

Modeste BOUKADIA, un membre de l'opposition congolaise, a été hospitalisé pour la troisième fois parce qu'il a été blessé lors d'un passage à tabac par des surveillants pénitentiaires, le 15 novembre 2016. Aucune enquête n'a été ouverte sur ces faits. Cet homme est incarcéré à la prison centrale de Pointe Noire depuis plus d'un an.

AMNESTY INTERNATIONAL. ACTION URGENTE. CONGO-BRAZZAVILLE : Hospitalisation d'un membre de l'opposition détenu passé à tabac par des surveillants pénitentiaires (pdf, 280.6 kB)

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 11:50

Malgré son incarcération arbitraire condamnée et dénoncée par l'ONU et les ONG des droits de l'homme, par la voix de son épouse, Modeste Boukadia, président du CDRC, adresse ses Voeux de Nouvel An au Peuple Congolais.

 

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Nadine Boukadia - dans Congo-Brazzaville CDRC Modeste Boukadia
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:27
 

15 JANVIER 2016 - 15 JANVIER 2017. Voici un an déjà que M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, a été arrêté et est détenu en prison au Congo-Brazzaville, sans jugement.

 

 

Rapport de l’évaluation de la situation humanitaire dans le Département du Pool (Au 30 Novembre 2016).

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/100117/caritas-congo-rapport-de-l-evaluation-de-la-situation-humanitaire-dans-le-pool

http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com/2017/01/caritas-congo-rapport-de-l-evaluation-de-la-situation-humanitaire-dans-le-pool-au-30-novembre-2016.html

Liste des prisonniers politiques non exhaustive et état de la situation connue au 12 janvier 2017. Elle ne constitue qu'un petit échantillon.

http://congo-liberty.com/?p=17380

Contribution de l'Association UNION-CONGO (asso.unioncongo@gmail.com)

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:37

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 12:48

Association Française de Soutien aux Prisonniers Politiques au Congo Brazzaville (AFSPP-CB)

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Quelle est la mission de Pierre Pongui, Directeur de la Maison d’arrêt de Pointe-Noire ?

Monsieur Pierre Pongui sort de sa léthargie, début octobre 2016, date de sa prise de fonction comme directeur de la maison d’arrêt de Pointe Noire. Il a lui-même remis la lettre de prise de poste à son prédécesseur qui n’est pas informé, sans autre forme.

Pousse-toi de là que je m’y mette. Pour se sentir fort, il arrive avec son staff et toute son équipe, ce qui impose un changement de plus de la moitié du personnel.

Le ton est donné.

Le nouveau shérif, nommé par le ministre de la justice, est arrivé, sorti de sa naphtaline des années Lissouba. Il y a du temps à rattraper, des vengeances à libérer et à démontrer au ministre touche à tout, qu’il est un bon petit exécutant.

L’épine dans le pied du Congo et de cet établissement est le cas Boukadia, le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) détenu depuis plus de 10 mois sans être jugé. Et pour cause : le ministre de la justice a pourvu en cassation une demande de libération provisoire le 20 juin 2016.

Trouver un vêtement pour habiller le vide est un tour de force qui n’a pu se réaliser dans les 10 jours légaux. Ce ministre qui insulte les avocats et les juges, a besoin de vacances. Donc il faut trouver une autre stratégie. Un tour de prestidigitation et le dossier disparait. Ce n’est pas sans compter sur la ténacité de son avocat Me Senga.

Et si on éliminait l’épine ? Mais comment faire ? Il y a un bon petit soldat qui fait tout ce que veut le ministre. Utilisons-le, pense la nouvelle République. S’il y a des éclaboussures, nous aurons ouvert nos parapluies en ignorant ses actions.  Comme un chien qui fait le beau, Pierre Pongui entre dans la danse macabre. Sous couvert de casser les fortes têtes et d’assoir son micro pouvoir, il instaure autour de lui toute une hiérarchie de RH, responsable de ceci, responsable de cela, des majors, des lieutenants. Ces hommes restent dans les bureaux car à l’intérieur de la maison d’arrêt, lorsque le parloir est passé, ce sont des prisonniers que l’on fait travailler, avec des brassards pour les distinguer des autres. Le modèle nazi a fait école et écho chez cet homme. 

Pour « fêter ensemble » le onzième mois de détention de Modeste Boukadia, Pierre Pongui a envie d’en découdre avec ce résident ce 15 novembre 2016. Il le somme de venir le retrouver dans son bureau où il n’y a pas de témoin. Mais puisque Modeste Boukadia n’a plus le droit de franchir le parloir, pourquoi irait-il là-bas ? Serait-ce un piège ? Le directeur peut se déplacer dans tous les bâtiments, alors pourquoi ne vient-il pas dans le pavillon de ce détenu ? Le motif de cette demande n’est pas exprimé.

Mais la patience n’est pas la qualité première de ce nouveau directeur. Il commande à quatre de ses hommes d’aller chercher celui qui lui résiste, lui le chef de ces lieux, lieux qu’il considère probablement comme son palais où il veut régner.

C’est ainsi que l’exécutant du ministre ordonne à ses hommes un placage au sol du président du CDRC avec brutalité, et un temps beaucoup long que sur un ring de catch. Ce « charmant » directeur voulait lui offrir des menottes et plus.  

Des témoins ont aperçu sur la scène de l’évènement, une seringue remplie de vide. Cette pièce maitresse a disparu rapidement. Objet tombé d’un plateau de soin ou intention de donner la mort par embolie ?

L’infirmerie se situe dans la prison, les ordures déposées se situent dans l’autre direction que celle du bureau du directeur. Il ne faudrait pas que les odeurs nauséabondes dérangent ce Prince sans trône qui rêve d’audience qui accorderait ou refuserait selon son gré. La réalité rattrape celui qui veut être épinglé le meilleur exécutant du ministre de la justice.

Modeste Boukadia est franco-congolais et souffre beaucoup. Il ne peut plus se lever. Pierre Pongui interdit les visites à ce détenu sans aucun ordre de son supérieur vénéré.

Le 5 décembre 2016, soit 20 jours après, le Consul Général de France est appelé pour constater l’état du détenu dans sa cellule et demande à ce que Modeste Boukadia soit hospitalisé en urgence pour des examens. Les premiers diagnostics posés nécessitent un traitement en urgence. La victime de cette agression est hospitalisée et sous perfusion. Que diantre, Sa Majesté l’exécutant n’a pas été prévenue. Il dépêche une cinquantaine d’hommes militaires pour rapatrier militari son détenu, à l’insu des règles d’hygiène et contre les avis des médecins.

« Nous avons reçu des ordres, de le ramener en prison, dans cellule. Il n’a qu’à mourir en prison sans soins ce Moukongo… »  Les prisons et maisons d’arrêt sont surpeuplées. Mais peut-on exécuter des hommes en se substituant à la justice ? Est-ce un ordre non écrit de son parent Pierre Mabiala qu’accomplissait Pierre Pongui ? Cette main agissante qui crie haut et fort son intégrité, est un pion et un fusible. Mais sur quel échiquier ou dans quel tableau ?

Le lendemain (le 6 décembre 2016), sur l’injonction du Consul Général, Modeste Boukadia sera enfin hospitalisé pour neuf jours.

Convalescent, Modeste Boukadia reste dans sa cellule à son retour. Mais les murs de cet édifice enferment mal ses secrets. Il se murmure très bruyamment que de coquettes sommes d’argent sont extorquées auprès des prisonniers.

En notre qualité d’Humain, nous pourrions penser comme Robin des Bois, prendre l’argent des riches pour les donner aux pauvres, et dans ce cas précis, donner à manger à tous les prisonniers. Mais ce n’est qu’un film et les pauvres sont beaucoup trop nombreux.

Le moteur de cet aspirateur d’argent se nomme Pierre Pongui, le commandant de police, directeur de la maison d’arrêt. Ces tortures sont-elles le moyen de faire payer dans le bain de la corruption des pseudo libertés ?

C’est ainsi que le 8 décembre 2016, ce « brave » directeur aide un européen à transformer sa détention dans la maison d’arrêt à celle à son domicile pour la coquette somme de trois cents mille (300 000) FCFA. Peu gêner par le jeu des écritures, il rassure son donateur : « allez-vous-en, le reste, je m’en occupe ». Ses indemnités de risques n’étant pas suffisantes, le 19 décembre, il réitère avec un autre prisonnier, pour un coût de trente mille (30 000) FCFA, et l’aide à se faire « la belle ». Ce fusible qui se veut tout beau tout propre vient de griller son plomb auprès de ses propres hommes, qui à leur tour cherchent à haute voix les montants.

Jeu risqué pour les détenus ou les prisonniers qui ne veulent ou ne peuvent payer ce cachet de la corruption, qu’au prix de leur vie.

D’autant plus que ces « libérés » ont été replacé à leur point de départ, c’est-à-dire en cellule.

Monsieur Pongui « le cramé », anticiperait-il sa retraite anticipée ? Il faut quelques moyens en sa qualité de père, de faire étudier sa progéniture en France.

Est-ce pour cette raison qu’il laisse les douches sans suivi ni entretien pour qu’elles soient bouchées quasiment en permanence. Ce lieu d’hygiène ressemble à un dépotoir. Cela ne doit pas le déranger, jouissant probablement d’une salle de bain « 5 étoiles ». La maison d’arrêt n’est que son lieu de travail, et si les conditions sont déplorables, ce n’est pas de sa faute. Il oublie que le sang qui coagule avec la chaleur bouche les canalisations. En trouverions-nous disait Watson à Sherlock Homes ?

Ce que nombre de personnes émettent comme hypothèse pourrait se révéler juste, que derrière des titres ronflants, cet exécutant susnommé se salit les mains pour que les marionnettistes de la nouvelle République gardent, les leurs propres et sèches... afin de ne pas tâcher leurs costumes-chaussures tout beau tout cher…

Président de l’AFSPP-CB :

Jean Pierre Aparicio

Paris, le 29 décembre 2016 

AFSPP au Congo Brazzaville

 45 rue du Mont-Cenis - 75018 PARIS

Mobile : +33 (0)6 95 00 12 48 

Téléphone/fax :+33 (0)1 42 52 64 95

Courriel : afspp.cb@gmail.com

AFSPP-CB_QUELLEE EST LA MISSION DE PIERRE PONGUI... ? (pdf, 855.4 kB)

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 13:21

Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?

Emotion sélective

Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.

Quitus

Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie  », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».

Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre  ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire :  Roland Gambou est mort victime des sévices.

Brèche

Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.

« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !

Crimes

Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités  » ou «  le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires  » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.

Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?

L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.

Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.

 

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