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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:22
Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016, page, 5 tire la sonnette d'alarme : Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenu et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA...

On 11/23/2016 par Relation Presse CDRCdans Droits de l'Homme - Congo Brazzaville, Politique CDRC, Presse - Congo Brazzaville

Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016,page 5 tire la sonnette d'alrme: Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA  à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenue et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA. Ci-dessous, une copie de l'article de presse et un rappel du contexte préoccupant dans cette terre de non droit qu'est devenu le Congo.

1. L’Article du Journal Emmanuel

Pendant que l’opinion nationale et international doit être encore sous le choc, celui d’avoir découvert sur le net les images atroces de la torture subie par Mr. Augustin Kalla Kalla, un proche collaborateur de Mr. André Okombi Salissa de la CADD, un autre drame de ce genre à failli se reproduire à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, la semaine écoulée, avec le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Mr Modeste Boukadia, où ce dernier est incarcéré depuis son arrivée À l’aéroport de Maya Maya À Brazzaville, le 15 janvier 2016.

En effet le 15 novembre dernier À 12h45 minutes exactement, pendant que Monsieur Boukadia disais «Bonjour de la main » aux agents de la brigade de surveillance à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, le directeur de ladite prison [N.D.L.R. : Pierre Pongui] qu’il prenait sa bière au buffet de la prison l’a interpellé, lui signifiant de le suivre dans son bureau. Et dans le bureau Monsieur BOUKADIA fut surpris de constater que Monsieur le directeur voulait lui mettre des menottes aux mains.  «Y a-t-il un problème ? » a demandé Monsieur Boukadia à son directeur, sans obtenir de réponse. Et à côté du bureau du directeur, il y avait une seringue ne contenant pas de produits pharmaceutiques mettre remplie derrière, et prête à être injectée sur quelqu’un. Or selon la déontologie médicale enseignée, … infirmières j’ai pratiqué dans nos dispensaires, une seringue vide, non remplie de produit médical mais seulement d’air est injectée dans le corps humain, provoque aussitôt une interruption de la circulation sanguine dans le corps humain et s’ensuit inévitablement un AVC (accident vasculaire cérébral) au niveau du cerveau, c’est-à-dire une mort subite. Connaissant cette théorie certainement, monsieur Boukadia s’est alors débattu comme un lion et il a appelé «au secours ». Arrivés sur les lieux, les cinq matons (surveillants de la prison) qui étaient policiers, n’ont cependant écouté que la version des faits relatée par le directeur de la prison, version selon laquelle monsieur Boukadia l’aurait menacé. Et Monsieur Boukadia fut menotté par les policiers, effet copieusement «bastonné comme un enfant récalcitrant, puis il fut enfermé au «mitard » (À la prison de la prison) pendant deux heures, avant d’être reconduit dans sa cellule en état fébrile. «et j’ai été nommé par le ministre Mabiala et j’ai agi comme lui. Au Congo il n’y a pas de prisonniers politiques », a souligné et Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Ensuite, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire [N.D.L.R. : Pierre Pongui]  a accusé Monsieur Boukadia à dire d’être en relation secrète avec le pasteur Ntumi qui sèmerait la pagaille dans le pool contre le pouvoir régnant de Brazzaville. «Tant que je serai là (à la maison d’arrêt), tu regretteras le fait d’être là », a-t-il renchéri, en s’adressant avec dédain À Monsieur Boukadia qui venait d’être reconduit dans sa cellule. Cependant selon notre informateur, monsieur le directeur de la prison aurait quand même eu le courage de demander 10 000 Fr. CFA à Monsieur Boukadia, pour sa « bière », reconnaissant le droit d’ainesse à Monsieur Boukadia qui reste tout de même son frères malgré tout, et par conséquent, a-t-il ajouté : la paix devrait y régner entre eux. Profitons de ce mea culpa, monsieur le directeur a fait aussi savoir à Monsieur Boukadia, de dire à son représentant À Pointe-Noire, de faire venir un médecin et une ambulance. Ayant ainsi la double nationalité dont celle de la France, le consulat de France qui est intervenu en vertu de la convention de Viennes, a fait venir un médecin et une ambulance à sa charge, et l’épouse de Monsieur Boukadia, une française de souche, a déposé une plainte à Paris en France. Le médecin demande que soit effectuées : une radiographie ; un scanner et un bilan cardio-vasculaire. Affaire à suivre…

Machiavel Christian Boteba

Journal Emmanuel Numero 239 du mardi 22 nomvembre 2016, page 5


2. Note du Service Presse du CDRC:

Cette tentative d’assassinat, intervient:

  • quelques semaines après un incendie suspect à côté de la cellule où est illégalement détenu le president Modeste Boukadia depuis le 15 janvier 2016,
  • 2 mois apres les rapports alarmants sur la santé de Monsieur KIMANGOU Joseph, autre membre du CDRC en prison pour des motifs politiques selon la constatation du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
  • 2 mois après que le Ministre de la Justice, Pierre Mabiala est declaré au micro de RFI qu’il n’a pas de prisonniers politiques au Congo- Brazzaville, et ce malgré la condamnation du Congo en novembre 2014  par le Groupe de Travail des Detentions Arbitraires de l’ONU pour emprisonnement depuis 2013 et jusqu’à present de 14 membres du CDRC en raison de leurs opinions politiques. 
  • 5 mois après le pourvois en justice du ministre de la Justice Monsieur Mabiala, qui s’est opposé à la decision de justice du tribunal de Pointe-Noire de libérer Monsieur Boukadia après plus de 4 mois de detention sans charges retenues contre lui. Ceci constitue une double violation de la Constitution par le ministre de la Justice (violation des droits de l’Homme et violation de la separation des Pouvoirs).
  • 9 mois apres l’arrestation abusive de Monsieur Boukadia, sans être présenté devant un juge, en toute violation de la legislation sur les jugement par contumace. Le principe de la contumace exige de refaire le proces une fois la personne de retour dans le pays où le jugement par contumace a été prononcé.  Pour rappel, les motifs de sa condamnation n’ont jusqu’a present jamais été présentés à son avocat, ce qui est une contravention aux conventions internationales auxquelles le Congo est partie (notamment la Charte des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Charte des Droits d’Homme de l’Union Africaine).
  • Plusieurs mois après le début de bombardements meurtriers dans le Pool et dans les regions du Congo qui se sont opposées à la modification de la Constitution de 2002. De nombreuses associations dénoncent de nombreux crimes contre les civils, crimes qui ne sont pas sans rappeler les conditions violentes dans lesquelles le regime de Monsieur Sassou Nguesso a commis le coup d’état qui lui a permis de confisquer le pouvoir.

Cette nouvelle tentative d’assassinat nous interpelle car le directeur de la prison qui aurait reçu  des instructions du ministre de la Justice Pierre Mabiala, qui refuse de libérer  Monsieur Boukadia, pourtant en prison depuis 9 mois sans aucune charge retenue contre lui. Les instances internationales sans alertées. 

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Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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1ERE PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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2EME PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

LIRE LA SUITE : https://cdrc-cg.com/2016/11/23/tentative-dassassinat-de-modeste-boukadia/

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NOTRE COMMENTAIRE : Il se dit que le nouveau patron de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire, Pierre Pongui, serait de la famille de feu président Pierre Kinkhounga-Ngot et un autre dont nous taisons le nom pour ne pas lui porter préjudice, car il n'est pas responsable des actes de son parent.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:55

Par Olivier Mouebara

 

« La différence entre une démocratie et une dictature, c’est qu’en démocratie tu votes avant d’obéir aux ordres, dans une dictature tu perds ton temps à voter »(Charles Bukowski).

Les débats des candidats de la primaire de la droite et du centre montrent à quel point l’Afrique, est éloignée de leurs préoccupations.

A aucun moment, les journalistes, dont certains se font tancer comme des écoliers, encore moins les candidats, n’ont esquissé les sujets relatifs à notre continent.

De droite, du centre ou de gauche, tous ces hommes politiques de France et de Navarre, ont un point commun vis-à-vis de l’Afrique: la piller de toutes ses richesses en y maintenant des dictateurs, voire leurs sous-préfets.

Le permis de tuer de Hollande au criminel Sassou-Nguesso obéît à cette logique. Les 600 pages du pavé des deux journalistes du Monde Davet et Lhomme, « un président ne devrait pas dire ça », nous laissent sur notre faim.

Après avoir révélé certains secrets d’Etat, les deux journalistes n’ont pas réussi à arracher les confidences du capitaine du pédalo sur son revirement en faveur du criminel Sassou-Nguesso.

Quoi qu’il arrive, François Hollande qui a pris les congolais pour ce qu’ils ne sont pas, doit être battu à plate couture au mois de mai prochain, s’il commet la maladresse de se représenter à la prochaine élection présidentielle. Notre bulletin de vote sera notre vengeance.

Tous les congolais qui ont le droit de vote en France ont le devoir moral d’aller voter pour faire perdre François Hollande, comme nous l’avons fait, moyennant 2 euros, pour nous débarrasser de Sarkozy.

Les discours de François Hollande sur le respect des principes démocratiques au Congo ressemblent au village de Potemkine. C’est-à-dire, à un trompe-l’œil à des fins de propagande.

Ses prises de position contre Kabila ne sont qu’un mensonge de plus. Pourquoi épargner le criminel Sassou-Nguesso, qui, depuis quarante ans, tue, viole, affame, pille les richesses du pays? Quid des massacres perpétrés dans le Pool? Pourquoi s’acharner sur Bachar El Assad tout en protégeant le dictateur Sassou-Nguesso? Mystère!

Cette ambivalence est préoccupante. C’est la politique étrangère à géométrie variable à la sauce hollandaise.

Dès lors, nous devons prendre notre destin en main. Pour cela, une véritable organisation s’impose pour chasser le criminel Sassou-Nguesso, le cancer de notre pays.

Alors, que faire?

– Réorganiser toutes les structures éparses existantes en une seule entité. Si notre but est réellement de chasser le criminel Sassou-Nguesso, et in fine de libérer notre pays, alors, quel est l’intérêt de la dispersion, si non que d’affaiblir notre lutte?

– On ne peut pas lutter sans argent. Nous devons mener une réflexion sur la manière dont nous pourrions lever des fonds afin de mettre sérieusement en place des stratégies qui affaibliraient le régime de Brazzaville.

– En finir avec les partis politiques qui ne sont au fond, que des relais et des caisses de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays passe par notre courage à braver cette dictature épouvantable. Les congolais l’ont montré au boulevard des armées. Seule la collusion de certains « opposants » avec le criminel Sassou-Nguesso a annihilé cet élan.

– Rejeter toute idée de dialogue avec le dictateur Sassou-Nguesso distillé ici et là. On ne dialogue pas avec un voleur. Y participer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso.

– Encourager, aider financièrement et matériellement nos combattants à amplifier leurs actions.

– Que l’armée, ou ce qu’il en reste, prenne ses responsabilités pour en découdre. Il est temps d’agir. Et vite!

– S’en prendre à tous les édifices qui symbolisent la dictature de Sassou-Nguesso doit faire partie intégrante de notre stratégie.

– Tout congolais, où qu’il soit, doit agir pour contribuer à abréger l’omnipotence de la dictature de Sassou-Nguesso.

– Organiser un référendum pour chasser la France de notre pays.

– Réorganiser l’école afin que les manuels scolaires correspondent à notre propre identité. Nous n’avons aucun intérêt à étudier une histoire qui n’est pas la nôtre.

-En finir avec la monnaie coloniale, le FCFA.

– Boycotter la francophonie qui n’est autre qu’un instrument de la perpétuation de la colonisation à travers la langue française. Nous ne pouvons pas nous émanciper en utilisant une langue qui n’est pas la nôtre. Revaloriser nos langues devrait être une piste de réflexion.

– Tous les congolais qui ont perdu leurs parents pendant la guerre de 1997, au Beach de Brazzaville(353 morts), lors des explosions de Mpila, dans le Pool et autres, doivent déposer plainte avec constitution de parties civiles contre le régime de Brazzaville. Ce qui aura pour conséquence de les empêcher de venir rouler les mécaniques en France.

Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la dictature de Sassou-Nguesso n’a de beaux jours devant elle que grâce à la corruption et à la félonie des uns et des autres. Il ne sert à rien de ne penser qu’à soi au détriment du peuple. Nos divisions et nos querelles stériles ne font que renforcer la brutalité d’un régime criminel qui use de l’appareil d’Etat pour commettre ses forfaits.

La dictature engendre la peur tout en développant un comportement servile. Elle s’épanouit également sur le terreau de l’ignorance. Ce qui explique le saccage du système éducatif par le dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays par tous les moyens de la dictature de Sassou-Nguesso est une affaire de tous. Le dictateur Sassou-Nguesso a perdu les élections et doit partir. Nous y arriverons rassemblés et non divisés. Pourquoi échouerons-nous à le chasser du Congo , alors que d’autres peuples ont réussi à chasser leurs dictateurs?

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 17:33
Mesdames, Messieurs, bonjour.

Discours de Mme Boukadia

Je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous saluer très chaleureusement, d’être présents à cette conférence débat « Dictature et Economie au Congo Brazza », et bien sûr pour la promotion du livre de Modeste Boukadia.

Plus de 20 ans en quelques lignes

Dans les années 90, je découvre le Congo, celui de l'après Conférence Nationale Souveraine avec Modeste Boukadia plein d'espoir de revivre "Brazza la verte". 

Je découvre les spécialités de la gastronomie locale :  poissons, gibiers comme le cibici, le phacochère. Ces mets succulents sont dégustés au restaurant "le sergent recruteur". Nous sommes servis par un monsieur, qui pour l'occasion a enfilé une redingote malgré la chaleur. Mais avec le coup d'état, ce monsieur est assassiné et son restaurant brûlé. D'autres à titre d'exemple, le journaliste sportif Clément Massengo connu sous l'appellation "Docteur Fu Manchu", le restaurateur de "l'île du père Feignant" sont pourchassés et tués.

1996,

Nous sillonnons le pays. Modeste Boukadia commence à se faire connaître dans l'arrière-pays et notamment parmi les Anciens.  Il règle les droits d'inscription (5 millions de FCFA soit plus de 7600€) et se déclare candidat à l'élection présidentielle en sa qualité de Président du CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, c’est le 2ème parti enregistré.

Dans ce pays, ce ne sont pas des mains que l'on sert au marché pour la campagne. Ce sont, des vivres que l'on apporte au village visité en offrandes au Chef pour les villageois. Pour 300km, ce n'est pas 3h d'autoroute ou de nationale, mais 6h de routes pas entretenues, des chemins ravinés et de ponts peu rassurants même en 4X4

Mais le 5 juin 1997, des canons déchirent ce calme. Un conflit fratricide éclate. La population fuit les villes, l'arrivée des milices. Cobras, Ninjas, Cocoyes sont les plus importantes

 Modeste Boukadia se déclare en 2009 candidat à l'élection présidentielle. L'inscription coûte 9 millions de FCFA. Nous reprenons le chemin de battre campagne et de recevoir beaucoup de personnes à la maison. Ces visites arrivent à n'importe quelle heure y compris celle du repas. La table s'allonge naturellement

Cette élection ressemble à un jeu pipé. Aucun candidat n'a accès aux communications médiatiques. Ceux qui acceptent voient leurs rédactions fermées/diffusion de bloquées. Pour pouvoir s'inscrire, le président sortant impose aux candidats 3 consultations médicales.  Modeste Boukadia refuse cette tactique et suspecte des diagnostics pouvant être télécommandés. Sa réponse est que sa femme est médecin. Il se retire et appelle au boycott de ces élections qui ne sont pas si claires et transparentes. La chasse à l'homme commence. Juin 2009 Modeste Boukadia est recherché et retourne en France. 

Il revient au Congo début 2010.

Mars et juin 2013, année de ces 2 grands rassemblements, avec autorisations demandées et accordées + les contributions pour les dits dérangements. 

Une foule importante répond à l'appel et est présente par conviction.

21 Août 2013, des gendarmes ou policiers arrêtent sans présentation de mandat 28 membres du parti à Pointe Noire. Modeste Boukadia arrive à leur échapper et rejoint la France en septembre. Par les voies diplomatiques et le respect du droit, il informe médias, gouvernements et organismes internationaux. L'ONU lui répondra en 2015 que ce sont des arrestations arbitraires et abusives.

2014, l'association FVCB organise une manifestation devant l'ambassade du Congo. 

La raison : ils avaient arrêté un bébé de 8 mois avec sa mère. 

Le prétexte : l'enfant s'appelle Modeste Boukadia et pour eux, ils ont arrêté le président du CDRC.

De 2013-fin 2015, Les associations Union Congo et AFSPP-CB ainsi que tous les amis fidèles et la famille, nous nous mobilisons pour communiquer et informer médias, politiques et organismes nationaux et internationaux de ce kidnapping avec un procès cousu de fil blanc qui se déroule à Pointe Noire, téléphoniquement télécommandé par Brazzaville. 

Sur les 28 détenus, 14 sont libérés, 2 avec 2 ans de détention toujours emprisonnés, cela fait déjà 3 ans.

2016 

 Pour présenter ses vœux à la presse locale, comme chaque année, retrouver MaLoutaya, la maman du Président du CDRC, nous prenons l'avion le 15/01/2016 pour 3 semaines. À Maya Maya, nous attendent 4000 sympathisants, membres du parti et la famille. Face à eux 2000 militaires, gendarmes, policiers garde républicaine et 4 blindés accompagnés d'un hélicoptère.

Une vingtaine d'hommes en uniforme remontent le flux de passagers qui sortent de l'avion et arrêtent Modeste Boukadia au début de la passerelle. Je m'impose et suis mon mari. A un moment, je fouille dans mon sac à main, et un militaire/policier me somme en aboyant de ne sortir ni de téléphone ni appareil photo. 

Dans les bureaux de l'aéroport, ce même homme en chemise noire lui demande s'il reconnaît les faits. Il tend à Modeste Boukadia une feuille de papier tamponnée sans rien d'autre d'officiel, sur laquelle est inscrit la condamnation par contumace à 30 ans de travaux forcés. Modeste Boukadia ne répond rien. Je regarde la feuille posée et lui répond :" nous n'avons rien reçu ni du gouvernement de la République du Congo ni de son ambassade à Paris, nous ne pouvons reconnaître ce que nous ignorons". 

Après avoir ouvert sa mallette, il sort le mémorandum imprimé. Il s'écrit :"ça y est j'ai la preuve". Suite à sa découverte, je lui rétorque :" c'est non seulement sur le net, envoyé aux chefs d'état, aux organismes internationaux. S'il n'y avait pas tant de coupure d'électricité, ce document ne serait pas imprimé". Frustré, il sort le drapeau. Un gradé s'approche et énonce :"il y a du rouge, du jaune, y-a-t-il du vert ?". Leur mauvaise foi évidente me fait lui répondre :" mon mari n'est pas un officiel de la République du Congo." 

Il interpelle un soldat qui sort le drapeau, le pose au sol et s'apprête à le mesurer. De peur qu'il marche dessus, j'énonce :"ce drapeau est enregistré à l'ONU et possède les mesures requises". Le supérieur donne l'ordre de le ramasser. Là encore j'interviens :" ce n'est pas du linge sale, vous l'avez trouvé plier et ranger dans son plastique, je souhaite qu'il retrouve sa situation initiale". 

Nos valises sont ensuite apportées. "Quelle est la valise de monsieur Boukadia ? Ma réponse :"J'imagine monsieur, que vous n'êtes pas marié, car une femme cherche à gagner de la place et ne fait pas une valise par personne". 

Le plus gradé m'annonce que Modeste Boukadia va partir à la maison d'arrêt de Pointe Noire. Pour que j'accompagne mon mari il me faut acheter un billet.

À mon retour, Modeste a été emmené menotté. La foule réagit en le voyant sur la terrasse. Les hommes armés chassent les sympathisants.

Le lendemain, à Pointe Noire, j'achète le droit de visite pour une semaine. Je retrouve mon mari, fatigué. 

1ère action lui apporter un nécessaire de toilette et du linge de rechange. 

La 2ème étape mettre en place son alimentation et eau de l'extérieure. 

3ème temps, rendre visite au Consul et lui expliquer l'arrestation abusive de ce Français Congolais. 

Le consul m'explique que pour les binationaux sont français en France et congolais au Congo. L'exemple de la franco-colombienne, Ingrid de Betancourt, me revient en tête et la France a largement contribué à sa libération. Le consul me dit que Modeste Boukadia a fait un meeting sans autorisation.  Son bras droit présent à mes côtés, lui tend les photocopies prouvant non seulement que le président du CDRC a fait une demande mais que celle-ci lui fut accordée et payée. 

Le consul général, le consul et le consul adjoint vont rendre visites Modeste Boukadia, en janvier, mars et juin. 

De retour sur Brazzaville, j'effectue la tournée de toutes les ambassades y compris la nôtre. A cette dernière, j'entends des inepties dans la bouche de l'ambassadeur.

Le rythme du séjour : visites à Modeste matin et après-midi, courses, administrations, occupent largement la journée sans parler des embouteillages liés à la dégradation extrême de la chaussée au niveau du marché Tsié Tsié. 

Autre élément important :  trouver un avocat capable de plaider ce type de dossier. 

Suite au rendez-vous avec monsieur Brice Makosso, direction à la commission : justice et paix. Bref descriptif de chacun des 3 avocats proposés. Le parcours de l'un retient mon attention. Syndicaliste ayant fait de la prison puis en sortant devient avocat. Je prends RDV avec cet homme qui accepte de plaider la cause.

Février – Mars 2016 : les frais d’inscriptions pour être candidats s’élèvent 25 millions de FCFA soit 32 800€ sans compter les frais de campagne et meeting. Mais un candidat potentiel est retiré d’office des prétendants, à l’insu de son plein gré. Il végète dans une cellule de la maison d’arrêt de Pointe Noire parce qu’il veut un Congo Libre.

4 Avril 2016. Il y a des tirs dans Brazza. L'avion décolle de Roissy avec 4h de retard. A l’arrivée, impossible de sortir du périmètre. Militaires cagoulés sillonnent sur des voitures portant un fusil mitrailleur. A certains carrefours, c'est purement du racket, faisant sortir tout le monde du véhicule, présentation des pièces d'identité. Les passeports étrangers ont du mal à revenir à leurs propriétaires. Le soir, c'est pire encore. Fouille des voitures pour chercher des armes, certains hommes ont même eu le plaisir de se faire palper. 

Même rythme qu'en janvier. Les visites à Modeste ne se déroulent plus au parloir chaud puant et truffé d'insectes mais dans l'espace entre l'enceinte et le bâtiment. C'est beaucoup moins de bruit et mieux ventilé par une brise agréable. 

Brazzaville, un court séjour pour enterrer dignement Marianne Loutaya et représente Modeste qui n'a pas eu l'autorisation de sortir accompagner sa mère à sa dernier demeure. Un greffier a inscrit "devant la caducité de l'événement, la demande de liberté provisoire est rejetée".

Octobre 2016. Changement de directeur de la maison d'arrêt de Pointe Noire. Les promenades sont interdites. Il n'y a plus de privilèges pour personnes. Pas pour tous ! 

"Je suis nommé par le ministre de la justice" m'annonce ce personnage qui confond RDV et audiences. Rassurez-vous, il n'est ni président, ni pape encore moins têtes couronnées puisqu'il n'est que l'exécutant d'un ministre.

Moins de militaires visibles dans les véhicules, mais des blindés toutes sirènes hurlantes traversent la ville pour aller.... à la pompe à essence. Oui, rupture de carburant au pays du pétrole. La longueur de queue peut atteindre 1 km. Les militaires qui montent la garde sont maintenant armés, différence notoire. C'est vrai que l'on est fort avec des armes contre en face, rien que leur malnutrition, leur confiance perdue, mais pas encore l'abnégation.

Novembre 2016. Pour faire sentir que ce régime présidentiel tient la population, on menotte les portes de communications entre parloir et cour des prisonniers, le soir et partant avec la clé. Fait intéressant lorsque les archives s'enflamment spontanément, sans électricité ni mégots ni essence.

Pour fêter son 11ème mois de détention arbitraire et abusive, le directeur de la maison d'arrêt accompagné de 4 gendarmes ont offert à Modeste Boukadia, de beaux bracelets ... au sein même de cet espace carcéral. Non pas pour sortir voir le juge qui ne veut pas le recevoir, pas encore, attendons demain disent-ils. Qui sait peut-être la prochaine étape sera le quartier disciplinaire pour bientôt ? Un homme qui aime et respecte la vie, pour avoir sauvé celle de Denis Sassou, respecté par tous les prisonniers actuellement, n’est-ce pas une provocation pour une insurrection ? Toutes les conditions sont requises.

Pendant ce temps, pour soutenir sa libération, je me suis rendue à un rassemblement de la diaspora congolaise, témoigner sur les prisonniers qui ne mangent qu'un jour sur deux et une cuisse de poulet pour 3 détenus, tellement la trésorerie de cette administration est sur la paille. Ils établissent des listes après d'autres listes de détenus ou prisonniers susceptibles de verser 100000 FCFA soit 153€, le quart d'un salaire d'enseignant. Cette aspiration à construire la société civile qui manque tant au Congo, ne peut être qu’un acte positif avec de jeunes pousses, et pour une fois, que les aînés cèdent leur place pour instruire et construire l’avenir de cette Nation.

Conclusions

Un Sage a dit : "Ma liberté et la vôtre ne peuvent pas être séparées". 

Modeste Boukadia est un unificateur, qui aime son pays et pense " le Ensemble " pour que le Congo puisse se redresser. Que nous le voulions ou non, tous les Congolais sont responsables de ce qui les uniront demain. Modeste Boukadia a créé le CDRC, il l'a implanté et l'a fait grandir. Un parti autonome, conciliant économie, respect, dignité, santé, scolarité, communications et l'honneur d'être l'Union pour Une Nation.

C'est un leader à l'esprit libre. On ne l'emprisonne pas. Ni les barreaux qui retiennent son corps, ni les manipulations ou récupérations de son travail, de son image ou de ses idées en prenant des mégaphones ou outils informatiques.

Il n'y a pas de réconciliation possible sans une pleine acceptation du passé, que chacun endosse ses torts, les explique et s'apaisera les visions du futur grâce à la compréhension et la place exacte de l'Histoire. Le passé doit être d'abord compris non retouché pour être des leçons édifiantes. 

Il n'y a, face au passé, qu'une attitude qui vaille : la lucidité. C'est dans cet état d'esprit que cet ouvrage a été rédigé tout en proposant des possibilités concrètes pour un Congo du XXIème siècle et sa mondialisation. Modeste Boukadia y aborde la monnaie, le travail, les relations nationales et internationales et les richesses dont la plus importante est la population. Un pays sans jeunesse, sans mémoire des anciens, sans culture ni instruction n'est plus qu'un fantôme.

Je conclus par ce proverbe africain : Tant que les lions n’auront pas leur propre histoire, on glorifiera toujours le chasseur.

Merci de votre attention.

 
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 23:08

Depuis le 4 avril 2016, comment décrire ce qui se passe dans le Pool ? Est-ce une "opération de police" contre des "bandits" qui tourne mal ? Une "guerre totale" comme le pense la LC ? Dans ce cas, contre qui ? Tous les habitants du Pool ? Autrement, elle ne serait pas totale ! Quelle intention véritable poursuit Denis Sassou Nguesso dans le Pool ? Et bientôt au-delà - puisque la Bouenza a déjà été bombardée ? Si la cible est Ntumi, comment expliquer les bombardements aveugles et la destruction de tous les villages de cette région dont les maisons sont brûlées comme si on ne voulait pas que les populations reviennent ? Tous les habitants du Pool sont-ils devenus des "bandits" à abattre aux yeux de Denis Sassou Nguesso ? En effet, dans la représentation du monstre de l'Alima, Ntumi est passé de "terroriste" à "bandit" (cf. sa dernière conférence à Maya-Maya). Si on doit tuer un terroriste, on se doit de capturer un bandit. Ce glissement d'échelle n'est pas anodin. Le monstre de l'Alima a bien spécifié que Ntumi ne sera pas tué mais capturé pour être jugé. En attendant, Brazzaville alimentée par le Pool commence à ressentir le coût de cette opération MOUEBARA II sur la vie de tous les jours. Que les conséquences soient l'asphyxie économique de Brazzaville importe peu au régime de Mpila qui fait venir sa nourriture par avion de l'étranger. Denis Sassou Nguesso importe même ses mangues - alors que le pays en produit de très bonnes. De toute façon, ceux qui subissent une crise alimentaire dans ce génocide planifié, ce sont les populations bakongo de Brazzaville forcées de recevoir des parents ayant déserté la région du Pool. Le moungouélé a beaucoup maigri - même si son prix lui a augmenté - et il faut encore le partager à Diata ou à Bacongo avec ceux qui ont réussi à s'extirper du piège tendu par monsieur OUI POUR SANG dans le Pool... 

Nous avons l'habitude de lire la presse internationale qui s'efforce de fournir une information quelque peu neutre - sans parti pris, ce qui est un exercice difficile. Cependant, lorsque des enjeux économiques entrent en ligne de compte, on se soucie plus de profit, de chiffre d'affaires que de vérité. Nommer les choses comme il se doit devient très délicat. Lorsque la presse utilise des mots, elle les choisit à dessein. Souvent, pour éviter des attaques, des procès, elle fait usage d'euphémismes qui édulcorent la réalité. Non, dans le Pool, il n'y a pas guerre car il n'y a pas face à face deux armées qui se combattent selon les règles conventionnelles de genève régissant la guerre - même si on peut noter des actions de guérilla, somme toute de défense, de la part des proches du pasteur Ntumi. Il n'y a pas guerre quand on bombarde et détruit des villages, rasant les maisons, brûlant le reste. Nous avons entendu Denis Sassou Nguesso demander aux populations de ne pas fuir mais d'attendre tranquillement les bombes et les balles perforantes de ses mercenaires. Ici, dans le cas du Pool, on ne peut pas parler de guerre, tellement les moyens des mercenaires publics sont disproportionnés par rapport à ceux des hommes du pasteur Ntumi qu'on ne voit même pas sur le terrain - que la dictature venue des bords de l'Alima est obligée de fabriquer de faux ninjas-nsiloulous ! 

Dans le Pool, il y a un assaillant, avec volonté d'anéantissement : Denis Sassou Nguesso et de l'autre, un homme, un pasteur, forcé de se cacher et de SE DEFENDRE. Ntumi se trouve en situation de légitime défense. Monsieur OUI POUR SANG, le sang des autres, veut raser le Pool, l'effacer de la carte, quel qu'en soit le prix. Ntumi ? Un simple prétexte. Tant que l'opération d'anéantissement régional n'aura pas atteint son objectif, rien ne changera. Ce qui démontre en suffisance que Denis Sassou Nguesso n'est pas pressé de capturer l'homme qui tient dans la main droite une kalachnikov et dans la gauche une Bible. Des rumeurs font état d'ordres de repli donnés alors que Ntumi serait en ligne de mire. C'est une rumeur, disons-le, mais chez nous, la rumeur est la queue de la vérité.

Qui se préoccupe au niveau international de ce génocide contre les Bakongo ? Personne. La France est absorbée dans sa politique intérieure avec probable renouvellement des élites politiques lors de la prochaine élection présidentielle tandis que l'Amérique se demande que va faire Trump nouveau président élu. Et il ne faut pas oublier l'Irak, la Syrie et Daesh avec pour conséquence des tensions terroristes plus fortes. Nous ne pouvons compter sur personne. Le Pool est une poule encerclée par des vautours qui veulent la déchiqueter.  La Bête de l'Alima a du temps devant lui pour atteindre son objectif d'anéantissement du Pool. En attendant, il consolide son pouvoir volé au peuple congolais. Il recherche des solutions pour faire face à la faillite qui guette l'Etat. Distraire le peuple en l'obligeant à s'apitoyer sur le trauma causé dans le Pool pour faire oublier et la crise économique et la crise politique. Voilà, des conséquences bénéfiques au régime - sans compter de l'affaiblissement de la seule force de résistance qui reste au peuple congolais : les FALC ou Forces Armées de Libération du Congo.

    LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTUPRESSE/POOL : GUERRE TOTALE OU PROJET D'ANEANTISSEMENT TOTAL D'UNE REGION ?

LIRE LA SUITE :

http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/11/presse/pool-guerre-totale-ou-projet-d-aneantissement-total-d-une-region.html

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:45
Devant le carnage, les opérations d'épuration et de purification ethniques, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il y a un président de la République au Congo-Brazzaville. A entendre M. Sassou Nguesso, on croit se trouver en face du CHEF DE TRIBU MBOCHI qui parle aux populations du Pool qu'il a vassalisées...Le Congo-Brazzaville n'est plus une République...

Monsieur Sassou Nguesso vient de déclarer qu'il n'y a pas de crise dans la région ou département du Pool.
Que font donc les hélicoptères de combat dans cette région qui y pilonnent matin, midi et soir, toutes les localités, massacrant toutes vies humaines et animales, avec ces scènes de pillages ordonnées par le pouvoir en place, c'est-à-dire Sassou Nguesso lui-même..

Pour traquer un seul homme et ses compagnons dont on ne sait même pas combien sont-ils, faut-il des centaines de milliers de mercenaires (angolais, tchadiens, rwandais, ukrainiens, etc.) et de militaires(?) ou miliciens cobras congolais ?

Le génocide est en route, il est là !

Nous vous laissons visionner et écouter les fichiers audiovisuels (video) ci-annexés !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA


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DECLARATION DE SASSOU NGUESSO SUR LA TRAGEDIE DU POOL :

Il dit :

"Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président pour isoler Ntoumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu'on le mette hors d'état de nuire"

"Pour moi, il n'y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire...", estime M. Sassou Nguesso, l'expert en coups d'Etat au Congo-Brazzaville, cet homme qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, sinon par des tragédies sanglantes.

 

Déni de génocide © ZIANA TV - (Source ZIANA TV via IciBrazza)

Mais, malgré la bravade de Sassou Nguesso, le roi des coups d'état sanglants et des génocides dans le pays, écoutons la prise de position de l'Ambassadeur d'Italie au Congo-Brazzaville. Pour lui, il y a crise au Congo, et pas celui qui prétend en être le président. Sassou Nguesso est pris en flagrant délit de mensonge et de parjure. S'il n'y a pas crise, pourquoi est-il allé s'incliner sur les cercueuils des victimes militaires (milices et mercenaires) tombés sur le champ de bataille ?

Ecoutons ce très respecté diplomate digne de foi :

Parole de la dignité et de l'honneur © Convention Cdi

(Source Zenga-Mambu)

A vous de juger !

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:28
 
INVITATION A LA CONFERENCE-DEBAT. ENTREE LIBRE !

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CONFERENCE-DEBAT AU NOVOTEL-CHARENTON, LE 19 NOVEMBRE 2016

Métro Liberté, ligne 8

Thèmes :

- Dictature et économie au Congo-Brazzaville

- Présentation du livre "CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA. SASSOU NGUESSO M'A TUER"

de Modeste BOUKADIA

aujourd'hui otage de Sassou Nguesso, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, depuis le 15 janvier 2016, pour délit d'opinion

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:10

28/10/2016

LE VIGILANT 2, notre Correspondant à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, nous signale un  INCENDIE A LA MAISON D'ARRÊT DE POINTE-NOIRE.
 
Le Bureau de la Détention qui jouxte la Cellule du Président du CDRC, M. Modeste Boukadia, a pris feu en pleine nuit mettant ainsi la vie des détenus et de M. Modeste Boukadia en danger.

Le directeur et le chef de la détention n'ont trouvé rien d'autre que de déferrer les agents de la détention chargés de la sécurité devant la DST sous le prétexte qu'ils ont mis le feu à la maison d'arrêt.

Avec les temps qui courent, de là à imaginer l'assassinat de certains prisonniers par l'incendie, il n'y a qu'un pas. M. Sassou Nguesso et son tonitruant ministre de la justice, Pierre Mabiala qui, tour à tour, se fait passer aussi pour le ministre de la Communication, ou de l'Intérieur ou de la Défense, etc., devraient faire très attention et veiller à la sécurité des personnes prises et gardées en otage dans les différentes prisons du Congo.
 

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:25
Combien de fois Tintin s’est-il retrouvé en mauvaise posture, piégé parce qu’il traquait l’information et la vérité ?­ Au moins une fois dans chaque volume.

Mais prenons le livre de Tintin au Congo, et lisons son histoire qui se déroule en 2016.

Au Congo, nous savons que le Conseil National de la Justice, organisme consultatif, veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement de la Justice. Tintin n’a aucun tracas, puisqu’il sait qu’avec l’article 27, tout fonctionne parfaitement dans le meilleur des mondes. De plus, ce pays est membre permanent à l’ONU et applique la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. N’a-t-il pas été cette année, le pays hôte ? De fait, la commission africaine des droits de l’Homme siège en Gambie (Banjul). Bonne chose.

Mais voilà, cette fois-ci, il a été capturé et jeté dans une geôle du Congo sans autre forme de procès.

Cherchant toujours l’information, Tintin part muni d’une carte du Congo et du code. Dans ce lieu particulier, il y rencontre d’autres détenus. Reporter de renommée internationale, Tintin les écoute.

Il entend que les maisons d’arrêt sont surpeuplées. Celle de Brazzaville avait été construite pour 150 personnes et voilà que l’on en décompte quatre fois plus soit plus de 600 détenus (pas encore jugés) et prisonniers (qui purgent leurs peines). Pas mieux à Pointe Noire, la maison d’arrêt était prévue pour 75 – 130 incarcérés, plus de 300 y résident.

Tintin s’aperçoit qu’humainement la vie carcérale est un enfer. Même si les condamnés doivent payer leurs méfaits, privés de liberté. Mais les conditions ne correspondent plus à l’article 3, dans lequel est inscrit que les maisons d’arrêt sont chargées de veiller aux conditions humaines en vigueur. Tintin s’interroge sur ce que l’on peut sous-entendre par conditions humaines en vigueur.

Promiscuité, dormir à même le sol, cellules surchauffées par un toit en tôle qui ressemble la journée à une plaque électrique chauffante où, lors de la saison des pluies, les fuites rendent ce lieu malsain et nauséabond, sont des réalités qui sont loin des textes de lois.

Tintin, qui vient d’arriver, ne connait pas les habitudes et se renseigne. Si en théorie, l’hygiène, la santé et la bonne alimentation sont inscrites dans ce même article, en réalité, il n’en est rien, pas plus que de favoriser l’équilibre relationnel avec la famille. Par exemple, des détenus/prisonniers de Brazzaville séjournent à Pointe Noire et réciproquement. Comment les familles entretiennent-elles ces relations familiales pour le bien-être psychique du détenu ou du prisonnier ? Surtout que Tintin apprend que les incarcérés sont en réalité à la charge de la famille.

Pourquoi ?, demande Tintin ?

L’Etat du Congo n’a plus d’argent dans les caisses et certains détenus/prisonniers ne mangent qu’un jour sur deux du riz bouilli parce que personne ne peut rien lui apporter, pas même un fruit de saison. Et les fruits…, il y en a beaucoup toute l’année. C’est pour cela que de nombreux pensionnaires des maisons d’arrêt sont malades et personne ne le dit, personne ne les soigne. Pour avoir le privilège d’être ausculter par un médecin, il faut payer entre 10 000 et 20 000 FCFA. C’est beaucoup même pour la population qui ne travaille pas toujours, car il n’y a pas de travail pour tout le monde, alors imagines Tintin, pour un résident de la maison d’arrêt, c’est une fortune.

Mais Tintin s’interroge. Les maisons d’arrêt doivent collaborer avec les associations des Droits de l’Homme ? Pourquoi tant de chômage ?

Avant, tout le monde travaillait. On était heureux. Et puis est arrivé un Attila et sa horde de Huns. C’est peut-être à cause de ce nom qu’il y a eu confusion en

Sassou : "ONU ? Connais pas !" Sassou : "ONU ? Connais pas !"
tre Huns, un et Unité. Tout le monde devait devenir son esclave ou fuir. Mais pour toucher les associations et organismes internationaux, il nous faut un porte-voix à l’extérieur, quelqu’un qui n’aura pas peur de s’exprimer. Ceux qui utilisent leurs droits d’expression, cette liberté qui existe chez toi Tintin, ici, ils sont enfermés, en espérant que la société les oublie. Je te donne un exemple, des membres d’un parti politique indépendant, le CDRC, ont fait une manifestation autorisée à Brazzaville puis a Pointe Noire, en 2013. Ils avaient des pancartes ‘’carton rouge’’ ou ‘’Gouvernement d’Union Nationale’’. Ils ont été kidnappés chez eux un matin et six mois plus tard, ils ont été jugés pour atteinte à la sureté de l’Etat. Ils ont été transférés dans différentes prisons/maisons d’arrêt, loin de leurs familles. Plus de la moitié de ces membres sont malades et personne ne fait rien malgré que le président de leur parti avait écrit à l’ONU. La commission des Droits de l’Homme de l’ONU avait répondu au président du CDRC, Modeste Boukadia, que c’était des arrestations arbitraires et abusives. Ce courrier est arrivé sur le bureau du Président de la République, 1er magistrat qui doit aider à bien gérer la justice de son pays, mais rien n’a changé, puisqu’il a fait dire ‘’ONU, connait pas !’’.

 

Et puis ici, il y a des détenus qui attendent depuis des années leur jugement. S’ils meurent avant le jugement, cela fera des économies pour l’Etat.

Comment, questionne Tintin ? Il me semblait que l’article 2 permettait à tous les citoyens congolais d’être égaux devant la loi et devant la juridiction. L’accès à la justice n’est-elle pas gratuite pour toutes les instances ?

Récemment, il devait y avoir un procès. Le transfert d’argent s’est effectué du ministère au palais de justice. Mais lors du trajet, l’argent avait disparu ….pas pour tout le monde. La personne attend toujours son procès, si et seulement si le procureur veut le recevoir.

C’est comme ce président du CDRC, Modeste Boukadia, qui habite en France et au Congo, puisqu’il est franco-congolais, est venu voir sa maman malade, en janvier 2016. Il s’est fait arrêter à la descente de l’avion sous prétexte qu’il avait été jugé par contumace pour lui aussi, atteinte à la sureté de l’Etat, avec une peine de 30 ans de travaux forces. C’est un homme politique qui n’était pas d’accord avec la gestion et le bilan du pays du Président de la République, ni de sa volonté de changer sa constitution. Cela fait 10 mois qu’il est enfermé en attente de son jugement. Il doit leur faire peur car le 20 juin 2016, son avocat avait enfin réussi à lui obtenir une libération provisoire, puisqu’il était incarcéré depuis plus de 4 mois en attendant son jugement. Mais le ministre de la justice, a non seulement insulté les juges au téléphone, mais a fait un pourvoi en cassation.

Sans jugement, qu’est-ce que l’on peut casser, demande Tintin stupéfait ?

Rien, en dehors du temps que la justice croit gagner et peut-être les convictions de cet homme. Mais il est solide.

Mais Tintin s’étonne. Dans ce cas, il n’y’a plus de respect de l’individu, de la liberté d’expression !

Tu sais Tintin, être reporter, journaliste, homme politique au Congo et tous ceux qui défendent les droits, la liberté sont en danger. Sauve-toi pendant que tu le peux, Tintin. Tu pourras faire un article avec un beau titre, ‘’Liberté, j’écris ton nom’’.

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Ecrivain congolais

in Journal La Griffe

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 16:31
 

Par Djess dia Moungouansi

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« Les barbares n’ont pas de champs, le massacre est pour eux ce que le labour est pour nous » LI Po

L’horreur absolue ! Le système Sassou a désormais un visage : celui de la barbarie.  De fait, c’est avec un cœur épris de compassion et d’angoisse que nous avons tous découvert l’étendue des sévices que Sassou et ses spadassins ont infligés à notre compatriote Augustin KALA-KALA. Son état moribond nous renseigne sur le profil psychologique des membres de cette organisation criminelle ; déshumanisés, cruels, tous friands « du sang et des larmes des autres ». Etre capable de telles ignominies, dépasse tout entendement.  Le peuple congolais prend son mal en patience, en attendant que le «  Trio dasufa » (composé du Colonel-aux-ordres Oko Ngakala, du dernier de sa promotion en 3e année de droit Pierre Mabiala  et du Goebbels de service Thierry Moungalla) vienne nous gaver de pestilence, par la spéciosité  de leur discours.

« La domestication » de la société congolaise

On ne le dira jamais assez, le niveau de violence atteint par ce régime est parmi les plus élevés du monde des tyrannies. Bon an, mal an, il a bénéficié d’une relative impunité sur la scène internationale, malgré des mises à l’index régulières. Tout donne l’impression qu’il s’agit d’un régime somme toute préservé alors qu’il est engagé dans la répression massive et sanglante de sa population.

La société congolaise, jadis caractérisée par une grande vitalité, est peu à peu soumise à un musellement progressif,  puis brutal, de toute  velléité d’opposition au régime. Depuis le référendum sanglant de novembre 2015 , suivi du braquage des urnes du 20 mars 2016, ce gang des criminels   utilise des « techniques » qui dessinent par touches ce qui forme la substance même d’un régime d’oppression : un mélange de personnification du pouvoir qui fait de Sassou la source de toute chose et l’origine de toute réussite, de suspension du temps ( puisque le régime est là « pour l’éternité » pensent-ils, ce que la mise en jambe de « KIKI le faux pétrolier », semble accréditer),de contrôle absolu de l’espace social et physique, de la confiscation du domaine public, et de monopole de la narration du réel. Enfin l’institutionnalisation des instruments de répression  et de surveillance a instillé au cœur de la société congolaise la menace potentielle à tout instant, la méfiance généralisée, et la peur, afin d’obtenir l’obéissance.

La collusion entre le pouvoir de Sassou et les sectes religieuses n’est pas fortuite. Ces deux pouvoirs persécutent le citoyen, où qu’il soit. Alors que le pouvoir militaire menace la sécurité et la vie des gens, sur terre, le pouvoir religieux  hypothèque leur bien être dans l’au-delà. Le cumul de ces pouvoirs constitue une force beaucoup plus considérable que ces mêmes pouvoirs opérant séparément.

Toutefois, contre toute attente, un grain de sable vient de caler la machine à tuer. Un crime n’est jamais parfait. C’est le moins qu’on puisse dire. Désormais, il y aura « un avant » et « un après » KALA-KALA. Sans céder à toute superstition, on a la nette impression  que l’âme des   353 disparus du Beach, ou l’esprit jusque là sans sépulture  du  vertueux Massamba Débat  et d’autres victimes de ces assassins de bas étage,  lui avaient  confié cette délicate mission de venir témoigner, en  livrant  aux Congolais de quoi est fait la géhenne oyocratique.

L’image d’un  KALA-KALA squelettique,  la peau déchiquetée, les mains et pieds abimés, restera à jamais collée à la peau de ce régime jusqu’à sa chute. Peu de personnes se souviennent du nettoyage ethnique, en bonne et due forme,  opéré par ce même système et par les mêmes criminels en décembre 1998 à Bacongo-Makélékélé. Aucune image, donc pas d’incidence dans l’opinion. Les révélations rétrospectives n’ont que peu de valeur pratique. Le choc émotionnel, l’indignation, l’horreur causés par une atrocité ne seront jamais les mêmes selon qu’on suive les évènements à chaud et « en direct », ou après coup et « en différé ». Cette fois-ci, cette image effroyable fera le tour du monde et sera l’une des pièces maîtresses d’un dossier qui gagne chaque jour  en épaisseur à la CPI.

Dans le Pool, les massacres s’enchainent avec une régularité de métronome

Le plan méphistophélique de Sassou visant à déclencher une guerre picrocholine dans  le Pool est prêt depuis belle lurette. Persuadé qu’il ne peut jamais gagner une quelconque élection au Congo,  le Pool étant l’obstacle qui se dresserait contre  tout hold up électoral. Deux choses  semaient le doute dans son esprit: la proximité de  Brazzaville  qui est-  disons-le franchement – dans  le Pool  et la facilité qu’aurait un quelconque leader de cette région  à mobiliser ses troupes qui ont la légendaire réputation d’obéir scrupuleusement aux mots d’ordre. Son crédo :neutraliser de manière préventive ce foyer de contestation par excellence, y compris en y accentuant la dysharmonie sociale.

Ses sbires avaient prévenu : «  Vous repartirez en forêt si vous ne votez pas Sassou ! ». Nous y sommes !. Mais pourquoi donc cet acharnement alors qu’il a réalisé son braquage électoral ? De tout temps, au Pool aujourd’hui et à Ikonongo hier, Sassou a toujours assouvi son obsession du sang en utilisant la violence contre les civils et la destruction de leurs habitations comme une arme de guerre.

Aucune opération de police ne peut être menée avec des hélicoptères qui effectuent des bombardements massifs des zones habitées. Ni même, peut-on prétendre être du côté des populations quand on les contraint   d’aller en forêt,  abandonnant vivres et confort  alors que plus de 5000 miliciens censés les protéger, écument  les villages ?

L’épisode symptomatique d’une barbarie d’Etat s’est déroulée  au village Ngandou Boudzoua près de Mindouli. Après une série de viols et autres traitements inhumains sur les populations désemparées, la police tribale de Sassou s’est acharnée, sans gêne  sur le vieux  Nkouma,  un paysan  de 75 ans, accusé de tous les péchés d’Israël. Pour masquer son incompétence, la pseudo-police le soupçonnait d’être,  ni plus ni moins,  le féticheur de NTOUMI. Ce pauvre hère rendrait NTOUMI  invisible et  insaisissable. Pathétique !

Les officines d’Oyo ont tout bonnement érigé la barbarie en meilleur levier pour soumettre les populations psychologiquement amoindries par les affres d’un pouvoir illégitime. Qu’il s’agisse de détourner l’attention de la population, après l’échec cuisant du 20 mars 2016 ou qu’il entreprenne de faire accepter les brimades et autres mesures impopulaires, le boutefeu d’Oyo agite le chiffon rouge des évènements dramatiques, réels ou annoncés.  Graduellement, en maintenant les populations dans un état d’appréhension constant, ce régime gruge les libertés individuelles au profit du clan au pouvoir et de la bureaucratie gouvernementale. Il reste que, dans l’histoire des tyrannies, chaque fois que l’avenir d’un peuple est  en péril,  celui-ci sait  exhumer cette force enfouie dans ses entrailles et relever tous les défis qui se posent à lui, notamment pour conjurer la peur et la  perte totale liberté. C’est en cela que l’on reconnait  la dignité et la force d’un peuple.

Djess dia Moungouansi

(Extrait de congo-liberty)

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 20:42
 
Me Massengo-Tiassé répond au gouvernement dictatorial du Congo, sur le mandat d'arrêt, la pratique de la torture et le génocide en cours au Congo
 

Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016) (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016)

En réponse au Gouvernement dictatorial du Congo, la déclaration de Me Massengo-Tiassé sur le mandat d’arrêt international sur la pratique de la torture et du génocide en cours au Congo

Les autorités de la nouvelle république du Congo ont lancé contre ma personne un mandat d’arrêt international pour détention illégale d’armes de guerre. Cela me fait sourire. Je crois que c’est un canular, si c’en est pas un, dans ce cas je doute que ce ministre jouisse de toutes ses facultés ? Moi je suis persuadé qu’il est incapable de répondre aux faits évoqués dans le rapport de plus de 43 pages, déposé à l’ONU et à La CPI et qui a été remis dans plusieurs chancelleries en Europe, qui semble t-il fait trembler le pouvoir.

En expert des droits de l’homme nous avons consigné avec précision toutes les exactions d’un pouvoir usé devenu tyrannique. Il faut bien entendu une bonne dose de mauvaise foi pour voir dans la dénonciation des violations des droits de l’homme au Congo et des crimes contre l’humanité en cours dans le pays et particulièrement au Pool et dans la Bouenza, une quelconque responsabilité dans ce qui s’est passé le 4 avril 2016 à Brazzaville, alors que je n’étais plus dans la capitale depuis le saccage de ma résidence de Mayanga.

A trois reprises les escadrons de la mort sont venus chez moi de jour comme de nuit. Ils n’ont jamais trouvé des armes. Ils se sont même rendus à l’hôtel Saphir, à ma recherche. Les armes dont on m’accuse de détenir proviennent d’où ? Le rapport déposé aux Nations Unies et à la CPI fait allusion à toutes ces opérations des milices du pouvoir qui avaient pour but également de m’attraper ou de m’éliminer physiquement et faire croire que je détenais des armes de guerre pour le compte du Général Mokoko dont j’étais le Conseiller pendant sa campagne des présidentielles. La preuve lorsque la police politique et les escadrons de la mort sont arrivés à Mayanga avec plus de deux cents éléments représentants toutes les milices, j’étais sur place, je me suis éclipsé, sans qu’ils ne me voient. J’ai eu la vie sauve parce que Dieu m’aime, mes ancêtres et les victimes de ce pouvoir veillent sur moi. Ils m’ont aidé à quitter le pays, c’est aussi cela la vérité. Le Saint Emile Cardinal BIAYENDA, martyr de la foi m’a toujours protégé il ne m’abandonnera jamais. C’est aussi cela mon témoignage.

Tant pis pour ceux qui ne veulent pas croire. C’est pourquoi par la vérité de la miséricorde de Dieu, nous membres de l’association Emile Biayenda Santo Subito, interpellons le Vatican de proclamer la canonisation de ce martyr de la foi tué par Sassou Nguesso voici bientôt 40 ans.
Ma vie était mise en danger à plusieurs reprises par des tentatives d’enlèvements nocturnes. Je n’ai pas fui le Congo, je suis parti en France pour un contrôle médical que je devais effectuer en décembre 2015, suite à l’empoisonnement dont j’étais victime en 2012, lorsque j’étais empêché de prendre le vol AF 897 du 5 décembre 2015. J’ai été persécuté durant une longue période d’octobre 2015 au 31 mars 2016. Après l’interpellation ratée du 28 mars 2016 à Mayanga où ils ont tenté de déposer deux caisses d’armes et de munitions, j’ai décidé de quitter Brazzaville le jeudi 31 mars 2016 en me réfugiant d’abord dans le Pool. Mon voyage en Europe était bel et bien prévu, afin d’une part, d’effectuer mes contrôles et soins médicaux attestés par mes Médecins et d’autre part, de fêter en famille les 30 ans de ma soutenance de thèse de doctorat d’Etat en droit dans la nouvelle spécialité du droit international des droits de l’homme.

Le juriste Mabiala, non expert sur les questions des droits de l’homme, est incapable de répondre ou de contredire les faits évoqués dans ce rapport, faits qui sont incontestables, irrécusables, irréprochables, irréfragables, irréfutables et inattaquables. Ce gouvernement illégitime qui pue le mensonge, la tricherie et les crimes en se servant des montages policiers pour étouffer la vérité, est réputé dans la théorie du complot initiée en mars 1977, par Sassou Nguesso chef de la junte militaire, reconnu responsable, par la conférence nationale souveraine, des assassinats des Présidents Marien Ngouabi et Alphonse Massamba Débat, du Cardinal Emile Biayenda , du Capitaine Luc Kimbouala Nkaya Saint cyrien, Ancien Chef d’Etat Major Général, Kikadidi, Samba dia Nkoumbi,Ndoudi Nganga et d'autres victimes innocentes.
J’avais toujours dit que la confiscation du pouvoir ne passera pas. Très tôt je l’avais dénoncé le 6 mai 2012 à RFI en tant qu’invité de Christophe Boisbouvier. C’est pourquoi je me suis rangé du côté du peuple, de l’opposition et du Général Jean Marie Michel Mokoko qui incarne l’assurance et l’espoir de voir un véritable Etat de droit au Congo avec une bonne administration de la justice et une force publique républicaine.

Je fais partie des Congolais qui résistent et résisteront jusqu’à la fin du régime oppressif et sanguinaire de Sassou Nguesso. Je le sais aussi qu’on a planifié et programmé mon assassinat à défaut de tenter un nouvel empoisonnement, car le premier a été un échec, mon organisme a résisté et digéré le poison qui n’a pas laissé les séquelles grâce à Dieu.
Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme, c’est-à dire les droits humains qui sont différents des droits humanitaires, que le ministre ignorant confond aux droits de l’homme l’autre appellation « droits humains » adoptée à la conférence mondiale des droits de l’homme du 14 au 25 juin 1993 à Vienne en Autriche.

Le régime qui s’est imposé par les armes le 4 avril 2016 veut légitimer son pouvoir qualifié de tyrannique en nous donnant une leçon dans un domaine que son ministre de la justice ne maîtrise pas, ni même son ministre de la communication. Je connais les règles du droit international et particulièrement le droit international des droits de l’homme dont je suis le premier spécialiste francophone depuis mars 1986. Ce pseudo mandat d’arrêt sera voué à l’échec. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de poursuite illégale. Me reprochant de faire valoir ma liberté d’expression, en octobre 1994, le régime du Professeur Pascal Lissouba, qui pourtant assista à ma soutenance de thèse, avait lancé un mandat d’arrêt contre moi. Monsieur Mabiala était l’avocat de l’Etat et le mandat d’arrêt était nul et non avenu.

Il faut que le Ministre sache que le droit international des droits de l’homme est un droit de protection permettant à l’individu d’obtenir le rétablissement de ses droits fondamentaux, c’est pourquoi en ma qualité de spécialiste et défenseur des droits de l’homme, je ne peux pas me taire et boucher les oreilles lorsque j’ai connaissance des exactions dans un pays et surtout le mien. Je considère ce qu’on me reproche comme un grossier montage policier, qui trouve probablement sa source en faisant avouer par la torture des jeunes desperados ou des pauvres jeunes innocents, et d’affirmer qu’ils ont reçu des armes et de la drogue de ma part.
La fachosphère actuelle du Congo poursuit tous ceux qui résistent contre la tyrannie de Sassou et son clan. La preuve nous est donnée par les enlèvements des opposants ou des cadres qui n’adhèrent pas à son projet de confiscation du pouvoir et d’épuration ethnique. Le Colonel Loembé et le Docteur Augustin Kalla Kalla ont été sauvagement torturés à mort. De nombreux anonymes subissent le même sort, récemment des dizaines de jeunes de Mouyondzi.

Je ne suis pas un criminel et je ne crois pas que le Pasteur Ntumi soit un terroriste. Il ne fait que résister comme l’a fait Sassou Nguesso de juin à octobre 1997, contre le pouvoir de Lissouba. A cette époque j’étais le premier à alerter l’opinion internationale pour l’attaque de sa résidence de Mpila. Et pourquoi aujourd’hui on me reproche de me placer du côté des résistants contre la tyrannie. Le 26 septembre 1992, le général Sassou avait déclaré: « j’insiste pour dire, lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter ! Nous prenons l’opinion internationale à témoin… Pour la défense de la démocratie et de la constitution nous ne céderons jamais. » .

Aujourd’hui, nous démocrates sommes dans cette logique de la résistance contre la tyrannie de Sassou. Nous ne céderons jamais face à la folie meurtrière de Sassou dont l’objectif final est de dépeupler le Pool et le nord de la Bouenza en donnant la mort ; - par des bombardements aveugles ; - par l’empoisonnement des sources d’eau ; - par le maintien des déplacés dans les forêts par la terreur du pilonnage des villages et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies ; par l’achat aux chinois et autres étrangers des milliers d’hectares dans la zone dépeuplée et enfin terroriser les résistants de l’étranger. Voici un plan concerté et des meurtres que ne peuvent nier les 3M, Mouamba, Mabiala et Moungala, les corrompus qui se sont embarqués dans cette barbarie de Sassou. Le gouvernement est responsable du génocide en cours dans le pays. Il répondra un jour de ce crime, nous en avons déjà les preuves.

S’il y avait une justice digne de ce nom, j’aurais pu affronter mes accusateurs,car on ne peut pas continuer de diriger un pays dans le mensonge. Je sais que le système est habitué à fabriquer et monter les preuves. C’est facile de prendre des desperados dans la rue et leur remettre lad rogue ou des armes et leur faire dire ceci: « nous avons été armé par untel». Depuis mars 1977, un mois particulièrement sanglant, la règle et les méthodes du système Sassou, ce sont les fausses accusations, les montages policiers, la falsification, les faux coups d’état et surtout son plan de génocide contre les populations du pool et de la Bouenza. Qu’on ne se trompe pas et qu’on ne dise pas de mensonges sur le Pasteur Ntumi. Ce plan diabolique d’extermination des populations civiles au Pool et une partie de la Bouenza est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso qui tient coûte que coûte à modifier la démographie de cette partie du territoire. Connaissant ce plan concerté, son ami,le Général Bouissa Matoko alias Casis a été tué mercredi 5 avril 2006, des suites d’un empoissonnement imputé à Sassou Nguesso.

Nul n’ignore au Congo que Sassou a préparé la situation actuelle de trouble et de génocide, d’abord en recrutant massivement dans la fameuse pseudo force publique, milices secrètes, entre juillet et novembre 2015, des jeunes gens issus de l’espace utile de la Cuvette Ouest, ensuite a provoqué des vraies et fausses attaques le 4 avril 2016 à Brazzaville. Ce qui lui a donné l’occasion de brandir « le fait d’un tiers ». Ntumi et les anciens combattants constituent la cible désignée pour justifier les attaques dans le Pool et entamer une épuration ethnique dans le silence de la communauté internationale à qui on veut faire croire, que le Pool est en proie au terrorisme de Boko Haram. Et pourquoi interdire une commission d'enquête internationale libre de ses mouvements au Congo?

La proclamation de l’état d’urgence a permis d’opérer des arrestations arbitraires des opposants. Souvenez vous que le 18 mars 1977, après avoir assassiné Marien Ngouabi, le faux tiers comme l’écrit Moudileno Massengo, « ce faux tiers fut l’impérialisme international dit aux abois, puis Massamba-Débat. En 1979, il fut Yhomby Opango, le traitre de la vie exemplaire de Marien Ngouabi. Le 5 juin 1997, il a été Pascal Lissouba, le traitre de la démocratie. En 1998-1999, ce furent les exilés revenus dans leur pays, après promesse d’une amnistie, puis les populations du Sud, qui devaient être exterminées, aveuglement dans le cadre des opérations Mouébara etc. » Référence Afrique Education N°379 du 1er au 15 novembre 2013.

Le 4 mars 2012 une explosion est organisée à Mpila et le coupable désigné est le Colonel Marcel Ntsourou, un brillant officier supérieur qui n’adhère pas au projet de la confiscation du pouvoir par le clan Sassou. Sassou a fait comme Néron qui a brûlé Rome à l’an 64 afin d’incriminer les chrétiens et de les envoyer à la mort. Aujourd’hui sous le prétexte de chercher le Pasteur Ntumi, « responsable désigné des attaques du 4 avril 2016 », Sassou poursuit son plan d’extermination des BaKongos en bombardant les villages du Pool et de la Bouenza. On comptabilise déjà plus de 3000 morts et disparus.

Au lieu de lancer un mandat d’arrêt qui ne va pas aboutir, pourquoi ne pas accepter les observateurs et les Organisations humanitaires pour aider les populations en détresse.
Atteinte à la sûreté de l’Etat est le chef d’accusation qui est retenu contre tous ceux qui s’opposent à la dictature de Sassou, c’est le cas du Général Jean Marie Michel Mokoko en tête au 1er tour des élections du 20 mars 2016, c’est le cas de Paulin Makaya qui a eu le mérite de mobiliser des foules pour contester le référendum constitutionnel, c’est aussi le cas d’Okombi Salissa, aujourd’hui dans la clandestinité pour avoir refusé d’accompagner le hold- up électoral de Sassou Nguesso, et aujourd’hui c’est moi qui suis dans le collimateur de la justice. Le peuple n’est pas dupe. Il sait que ce gouvernement est incapable de lui donner l’eau potable, l’électricité, les soins de santé primaire, l’emploi, les lieux culturels comme des salles de cinéma, les bureaux de postes pour la distribution des courriers, les services d’hygiène etc…
Aujourd’hui, ce sinistre ministre de l’injustice aux méthodes du 3è Reich aurait pu autoriser les enquêtes sur toutes les allégations de torture et de décès en détention et poursuivre les auteurs d’actes de torture dans les prisons. La torture et le crime dans la république des barbares sont complètement banalisés. Le ministre se tait sur le cas de mon ami le Docteur Augustin Kalla Kalla torturé sauvagement et laissé pour mort à l’entrée de la morgue de Brazzaville. Ecoutons le récit très choquant fait par son épouse qui l’a récupéré en pleine nuit à la morgue :
« A 22 heures, je reçois un coup de fil et c’est la voix de mon mari : Chérie viens vite, vite viens vite. On s’est rendu sur les lieux et quand on lui a demandé, mais comment ça s’est passé ? Ils sont venus me jeter ici et j’ai vu des petits qui passaient ; je leur ai demandé un service, si vous avez un téléphone de passer un coup de fil pour appeler ma femme. Mon mari était si mal en point que j’ai eu du mal à le reconnaître. Il était vraiment dans un état critique. On ne savait même pas qu’il allait vivre jusqu’à aujourd’hui. Il ne pouvait pas marcher, il avait de grosses plaies partout surtout au dos, les pieds enflés ».

Augustin Kala Kala a raconté les séances de torture et les interrogatoires qu’il dit avoir subis.
« Il articule difficilement. Il a tout de même pu dire qu’on le baladait d’un coin à un autre, de nuit comme de jour. On le déplaçait et comme il était cagoulé, il ne pouvait pas savoir où on l’amenait. Et lorsqu’on l’enfermait dans un petit container, il était interrogé et on lui posait des questions pour savoir où se trouvait monsieur Okombi Salissa, quel était le soutien de l’opposition, où est-ce que nous trouvions de l’argent pour faire ce que nous faisons, est-ce qu’il y a des puissances étrangères qui nous soutiennent? Puis, il a pu aussi nous dire ces tortionnaires lui ont proposé un marché, c’est à dire de quitter les rangs de l’opposition, comme ça il pourrait bénéficier des soins intensifs et de l’argent et qu’il quitte l’opposition en dénonçant ce que l’opposition était en train de faire». Fin du récit.

Voici une autre preuve de l’Etat de non droit instauré par la nouvelle République.
Et le gouvernement ose nier que les forces de l’ordre ne sont pas concernées par cette affaire. En racontant une fois de plus des inepties du genre : « qu’Augustin Kala Kala avait choisi de se soustraire volontairement à la vie publique depuis la présidentielle avant de réapparaître gravement blessé, mais qu’il n’est ni recherché ni poursuivi par aucune force de police».
Le mercredi 19 octobre 2016 un hélicoptère de la milice tribale de Sassou Nguesso et piloté par les mercenaires ukrainiens a atterit dans Mouyondzi village. Les miliciens ont fouillé maisons par maisons, embarquant les jeunes gens valident pour le village Bantounga où ils ont subi des tortures pendant toute la nuit, trois d’entre eux ont succombé des suites de la torture. Un grand nombre de jeunes ont été déférés à Brazzaville.

Voilà comment ce pouvoir sanguinaire qui a tenté de m’appréhender et de m’éliminer physiquement aurait pu justifier son forfait. Et aujourd’hui gêné par tous les témoignages rapportés dans le rapport, il ose me traduire en justice pour des faits que je ne reconnais pas.
Aujourd’hui, nous demandons aux jeunes de résister contre la barbarie de Sassou.
Le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire sont deux branches du droit distinctes, mais complémentaires. Toutes les deux traitent de la protection de la vie, de la santé et de la dignité des personnes. Le droit humanitaire s’applique en situation de conflit armé, tandis que les droits de l’homme s’appliquent en temps de paix comme en temps de guerre.

Le « droit de résistance à l’oppression » est un des droits naturels et imprescriptibles cités au 3è considérant du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La résistance à l’oppression relève, du fait des expressions du préambule de cette Déclaration, de ces droits inaliénables et sacrés qui encadrent l’action des pouvoirs publics et fondent les réclamations des citoyens. Son objet est de lutter contre les abus et privilèges, de s’opposer au despotisme, à la tyrannie, de rappeler à tout système de gouvernement que la cause principale des malheurs publics sont « l’ignorance, l’oubli et le mépris des droits de l’homme ».
Le droit de poursuite est nul et non avenu à ceux qui revendiquent leurs droits et qui dénoncent un régime dictatorial. Le Congo est-il dans une démocratie pluraliste? Je ne le pense pas.

La démocratie est une expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes; Le peuple congolais avait disposé de sa souveraineté en écartant Sassou Nguesso le 20 mars dernier. Rien ne me fera changer d’opinion, comme en 1994, quand j’ai commencé à dénoncer les dérives du régime Lissouba, qui avait institué les milices. Imposer la dictature, c’est donc méconnaître le droit des congolais de disposer d’eux-mêmes. Le droit de poursuite qu’évoque Mabiala pour le Pasteur Ntumi, n’a pas de fondement juridique. Tout acte juridique ou toute décision imposant le droit de poursuite des citoyens résistants à une tyrannie et une oppression reconnue est nulle et de nul effet sur le plan international. Ce ne sont pas des manœuvres des tricheurs, des néo nazis et des franquistes qui peuvent nous apeurer, en utilisant la presse comme la DINA, la police politique du dictateur Pinochet.

Quand le gouvernement ne s’acquitte pas de ses obligations fondamentales envers l’ensemble de la population, quand un dirigeant s’impose par les armes pour se maintenir au pouvoir, quand les milliers d’individus souffrent de la faim lorsqu’il est possible de les nourrir, quand les jeunes gens sont exposés à la fureur du tyran Sassou Nguesso, par les arrestations arbitraires, détentions abusives les brutalités inadmissibles et assassinats aveugles par les forces dites publiques, on ne peut que contester cette démarche. Le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions d’un régime dictatorial. La justice est entre les mains de la dictature. les magistrats au lieu d'appliquer la loi et de dire le droit, ils sont instrumentalisés et intimidés. Aucun gouvernement respectueux des principes du droit international des droits de l’homme ne peut vous suivre dans cette aventure du droit de poursuite. Poursuivre qui? un opposant politique, un résistant ou un défenseur des droits de l'homme?

Le droit international relatif aux droits de l’homme énonce les obligations que les États sont contraints de respecter. En devenant parties aux traités internationaux, les États assument des obligations et des devoirs au titre du droit international et s’engagent à respecter, protéger et satisfaire les droits de l’homme. L’obligation de respecter signifie que l’État doit se retenir d’intervenir dans l’exercice des droits de l’homme ou de les restreindre. L’obligation de protéger exige de l’État qu’il protège les personnes et les groupes contre les violations des droits de l’homme. L’obligation de satisfaire signifie que l’État doit prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits de l’homme fondamentaux. Ce n’est pas le cas dans ce régime autoritaire où l’administration de la justice est inexistante ou c’est la loi de l’arbitraire de la police qui est la règle.

Les droits de l’homme sont inexistants au Congo.

1- Il n’existe pas une société organisée sous forme d’un Etat de droit, c’est-à dire un état dans lequel toutes les autorités et tous les individus se trouvent liés par la loi. Dans la fraude, Sassou a changé la première loi, la constitution pour se représenter.

2 - A l’intérieur de l’Etat, les droits de l’homme ne sont pas exercés dans un cadre juridique préétabli, l’administration de la justice est supplantée par l’arbitraire de la police politique ;

3 - L’exercice des droits de l’homme par les Congolais qui en sont les titulaires n’est pas assorti de garanties juridiques précises. Des recours pour en obtenir le respect sont négligés d’où l’immixtion de la police politique dans les décisions de justice.

En ratifiant les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, le gouvernement congolais s’est engagé à mettre en place des mesures et une législation nationales compatibles avec les obligations et les devoirs inhérents à ces traités. Malheureusement le système juridique du Congo ne fournit pas la protection juridique principale des droits de l’homme garantis par le droit international. Au contraire les procédures juridiques que défendent le gouvernement tyrannique et répressif ne remédient pas aux violations des droits de l’homme, il encourage les montages policiers et les arrestations arbitraires.
Voilà un montage grossier et grotesque qui me fait passer pour un criminel ayant armé les jeunes gens le 4 avril 2016.
Ce fameux mandat d’arrêt « international » n’a aucun fondement juridique, car délivré par un régime criminel. Il repose sur rien. Il est le fruit de l’imagination d’une police politique spécialisée dans l’extorsion des aveux des jeunes gens sous la torture.

Comment peut-on faire passer un vice président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du statut de défenseur des droits à celui de criminel armant les jeunes drogués? Il y a que dans une tyrannie où l'on vivre ce genre de situation. Son rapport de 43 pages remis à l’ONU et à la CPI a offert à la meute de Sassou Nguesso de se lancer sur ses traces et d’aboyer à ses chausses.

Ne vous étonnez pas que Denis (Congo) emboite le pas de la folie de Pierre et de Jacob (Burundi et Afrique du Sud) en quittant la CPI. Ces maîtres chanteurs oublient que leurs crimes restent imprescriptibles et leur retrait de la CPI n’entraine aucun effet rétroactif. Peine perdue.
Le chemin de la paix reste une voie difficile et impossible à atteindre par ce pouvoir tyrannique qui a décidé d’exclure le pluralisme politique de son projet.

Qu’est-ce que le pervers ministre sait d’une bonne administration de la justice, de la primauté du droit et de la protection des droits de l’homme, pour me donner une leçon sur la défense des droits de l’homme. Ce n’est pas son petit confort acquis par des pratiques douteuses qui peut m’ébranler. Ce n’est pas son discours creux, forcément lénifiant et mensonger qui peut m’ébranler. Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme qui sont différents des droits humanitaires.

Aujourd’hui ce pouvoir en contestant mon engagement pour les droits de l'homme, me pousse dans l'activisme politique soit à créer ou à rejoindre un mouvement politique, afin de répondre aux nombreux appels des Congolais résignés, qui m’apportent un grand soutien dans ce combat contre la dictature implacable au Congo Brazzaville. Je suis prêt pour défendre les Congolais opprimés, du pouvoir sanguinaire, par un engagement actif dans la politique de mon pays.

Je termine cette mise au point en renouvelant mes propositions contenues dans ma déclaration de candidature au poste de Premier Ministre du Congo à la Conférence Nationale Souveraine le 7 juin 1991:

« … Il est temps pour nous Congolais de nous mettre à la tâche car la liberté ne saurait s’établir sans de solides institutions dirigées par des hommes et des femmes à la probité sans tâche et sans défaillance comme l’a exigé notre Conférence nationale souveraine. L’ère du monopartisme est révolue. Ainsi ceux d’entre nous qui ont agi par le passé en accord avec les pouvoirs que nous avons dénoncés doivent comprendre que leur présence au gouvernement de transition serait une insulte au peuple, une honte pour le Congo. Ce serait indigne de nous, nous conférenciers qui avons la mission de mettre en place et de développer des institutions démocratiques qui seront la colonne vertébrale du Congo de demain. Pas de cohabitation avec les hommes de dictature. Ainsi, chers compatriotes, j’ai l’impérieux devoir de vous mettre en garde contre la stérilité de certaines actions et de certaines promesses. Le Congo profond ne nous pardonnera jamais une quelconque complicité avec les hommes usés qui comportent le risque évident de bloquer le processus démocratique par leurs calculs politiciens et par leurs intérêts égoïstes qui empêcheront pour cela toute procédure de récupération des fonds pillés….

« Je suis fier en tant que défenseur des droits de l’homme de contribuer aux grands changements démocratiques intervenant dans notre continent. Je serai encore plus fier demain dans douze mois de donner aux congolais les moyens d’affronter l’ère démocratique dans la liberté, la paix et la dignité… Nous avons été de ceux qui ont demandé à la France d’avoir une attitude claire par rapport aux Etats africains qui favorisent les libertés et les droits de l’homme et d’appliquer le principe de la conditionnalité liant la coopération économique aux progrès des libertés et des droits de l’homme et pour cela , j’espère que la France nous comprendra, et nous ferons jouer toutes nos relations dans les milieux parlementaires européens, américains et auprès des hommes d’affaires pour obtenir des moyens de faire asseoir notre jeune démocratie, conformément au sommet de la Baule et aux décisions de la CEE …

« En effet depuis 1988, je suis de ceux qui réclament dans toutes les instances internationales, l’adoption d’une Convention internationale sur le rapatriement des fonds provenant du Tiers Monde… Le premier acte de mon gouvernement serait de traduire en justice toutes les personnes qui ne nous remettrons pas dans un délai de 15 jours un ordre de virement de leurs fonds à l’étranger au Trésor public…. Le recouvrement de ces centaines de milliards spoliés donnera à notre pays un certain crédit moral à l’égard des institutions financières internationales afin d’enclencher le démarrage économique qui favorisera, le plein emploi, la gratuité des soins au plus démunis de notre société, le droit au logement salubre, le droit d’être à l’abri de la faim et à la réalisation d’autres droits de l’homme…

« Nous allons dans l’immédiat réorganiser notre administration afin de mettre tous les fonctionnaires au travail productif. Afin de renflouer les caisses de l’Etat, les services des impôts et des douanes seront mieux structurés.

« Pour le respect du droit à l’information, une attention particulière sera accordée à la presse afin de faire échec à la désinformation et à la manipulation des journalistes… A vous chers amis journalistes de favoriser la naissance d’une véritable démocratie dans notre pays. Dans une démocratie, lorsqu’il y a un scrutin, les candidats à ce scrutin doivent avoir le même traitement. Je m’adresse à vous jeunes du Congo, courageux dans cette salle, ne ratez pas cette occasion pour mettre fin à jamais la tyrannie, le tribalisme, le régionalisme et empêcher enfin ceux qui veulent toujours confisquer les postes que vous devriez occuper. Ceux là même qui n’ont pas dit la vérité sur certaines affaires…. ».

Fait à Genève le 23 octobre 2016
Maître Maurice MASSENGO-TIASSE
Docteur d’Etat en droit
2è Vice Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

LIRE LA SUITE : http://www.frtdh.org/fr/article/me-massengo-tiasse-repond-au-gouvernement-dictatorial-du-congo-sur-le-mandat-d-arret-la-pratique-de-la-torture-90.html

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