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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:54

ALERTE ! ALERTE ! ALERTE !

CONGO-BRAZZAVILLE : Modeste BOUKADIA, président du CDRC, emprisonné à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour délit d'opinion, a été enlevé à la clinique Guenin où il a été hospitalisé, suite à l'agression et tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire.

Modeste BOUKADIA hospitalisé à la clinique Guenin de Pointe Noire, a été enlevé ce soir 5 décembre 2016 par des policiers à bord de 3 BJ alors qu'il était sous perfusion, laquelle perfusion a été arrêtée vers 19h00 par les kidnapeurs pour le ramener de force à la maison d’arrêt, malgré les protestations du corps médical. Les policiers ont déclaré : « ils  ont reçu des ordres de le ramener en prison, dans sa cellule. Il n'a qu'à mourir en prison sans soins ce Moukongo qui prône la division du pays ».

Actuellement, aux dernières nouvelles, M. Modeste BOUKADIA est de nouveau admis à la clinique Guenin suite à la pression des médecins.

Avis à celles et ceux qui soutiennent et protègent ce régime criminel aux méthodes et pratiques inhumaines.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-02-12-2016
emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-p2-02-12-2016

 

Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

palace-et-villa-de-ondongo-via-operbras-bresil

Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:22
Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016, page, 5 tire la sonnette d'alarme : Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenu et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA...

On 11/23/2016 par Relation Presse CDRCdans Droits de l'Homme - Congo Brazzaville, Politique CDRC, Presse - Congo Brazzaville

Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016,page 5 tire la sonnette d'alrme: Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA  à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenue et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA. Ci-dessous, une copie de l'article de presse et un rappel du contexte préoccupant dans cette terre de non droit qu'est devenu le Congo.

1. L’Article du Journal Emmanuel

Pendant que l’opinion nationale et international doit être encore sous le choc, celui d’avoir découvert sur le net les images atroces de la torture subie par Mr. Augustin Kalla Kalla, un proche collaborateur de Mr. André Okombi Salissa de la CADD, un autre drame de ce genre à failli se reproduire à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, la semaine écoulée, avec le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Mr Modeste Boukadia, où ce dernier est incarcéré depuis son arrivée À l’aéroport de Maya Maya À Brazzaville, le 15 janvier 2016.

En effet le 15 novembre dernier À 12h45 minutes exactement, pendant que Monsieur Boukadia disais «Bonjour de la main » aux agents de la brigade de surveillance à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, le directeur de ladite prison [N.D.L.R. : Pierre Pongui] qu’il prenait sa bière au buffet de la prison l’a interpellé, lui signifiant de le suivre dans son bureau. Et dans le bureau Monsieur BOUKADIA fut surpris de constater que Monsieur le directeur voulait lui mettre des menottes aux mains.  «Y a-t-il un problème ? » a demandé Monsieur Boukadia à son directeur, sans obtenir de réponse. Et à côté du bureau du directeur, il y avait une seringue ne contenant pas de produits pharmaceutiques mettre remplie derrière, et prête à être injectée sur quelqu’un. Or selon la déontologie médicale enseignée, … infirmières j’ai pratiqué dans nos dispensaires, une seringue vide, non remplie de produit médical mais seulement d’air est injectée dans le corps humain, provoque aussitôt une interruption de la circulation sanguine dans le corps humain et s’ensuit inévitablement un AVC (accident vasculaire cérébral) au niveau du cerveau, c’est-à-dire une mort subite. Connaissant cette théorie certainement, monsieur Boukadia s’est alors débattu comme un lion et il a appelé «au secours ». Arrivés sur les lieux, les cinq matons (surveillants de la prison) qui étaient policiers, n’ont cependant écouté que la version des faits relatée par le directeur de la prison, version selon laquelle monsieur Boukadia l’aurait menacé. Et Monsieur Boukadia fut menotté par les policiers, effet copieusement «bastonné comme un enfant récalcitrant, puis il fut enfermé au «mitard » (À la prison de la prison) pendant deux heures, avant d’être reconduit dans sa cellule en état fébrile. «et j’ai été nommé par le ministre Mabiala et j’ai agi comme lui. Au Congo il n’y a pas de prisonniers politiques », a souligné et Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Ensuite, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire [N.D.L.R. : Pierre Pongui]  a accusé Monsieur Boukadia à dire d’être en relation secrète avec le pasteur Ntumi qui sèmerait la pagaille dans le pool contre le pouvoir régnant de Brazzaville. «Tant que je serai là (à la maison d’arrêt), tu regretteras le fait d’être là », a-t-il renchéri, en s’adressant avec dédain À Monsieur Boukadia qui venait d’être reconduit dans sa cellule. Cependant selon notre informateur, monsieur le directeur de la prison aurait quand même eu le courage de demander 10 000 Fr. CFA à Monsieur Boukadia, pour sa « bière », reconnaissant le droit d’ainesse à Monsieur Boukadia qui reste tout de même son frères malgré tout, et par conséquent, a-t-il ajouté : la paix devrait y régner entre eux. Profitons de ce mea culpa, monsieur le directeur a fait aussi savoir à Monsieur Boukadia, de dire à son représentant À Pointe-Noire, de faire venir un médecin et une ambulance. Ayant ainsi la double nationalité dont celle de la France, le consulat de France qui est intervenu en vertu de la convention de Viennes, a fait venir un médecin et une ambulance à sa charge, et l’épouse de Monsieur Boukadia, une française de souche, a déposé une plainte à Paris en France. Le médecin demande que soit effectuées : une radiographie ; un scanner et un bilan cardio-vasculaire. Affaire à suivre…

Machiavel Christian Boteba

Journal Emmanuel Numero 239 du mardi 22 nomvembre 2016, page 5


2. Note du Service Presse du CDRC:

Cette tentative d’assassinat, intervient:

  • quelques semaines après un incendie suspect à côté de la cellule où est illégalement détenu le president Modeste Boukadia depuis le 15 janvier 2016,
  • 2 mois apres les rapports alarmants sur la santé de Monsieur KIMANGOU Joseph, autre membre du CDRC en prison pour des motifs politiques selon la constatation du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
  • 2 mois après que le Ministre de la Justice, Pierre Mabiala est declaré au micro de RFI qu’il n’a pas de prisonniers politiques au Congo- Brazzaville, et ce malgré la condamnation du Congo en novembre 2014  par le Groupe de Travail des Detentions Arbitraires de l’ONU pour emprisonnement depuis 2013 et jusqu’à present de 14 membres du CDRC en raison de leurs opinions politiques. 
  • 5 mois après le pourvois en justice du ministre de la Justice Monsieur Mabiala, qui s’est opposé à la decision de justice du tribunal de Pointe-Noire de libérer Monsieur Boukadia après plus de 4 mois de detention sans charges retenues contre lui. Ceci constitue une double violation de la Constitution par le ministre de la Justice (violation des droits de l’Homme et violation de la separation des Pouvoirs).
  • 9 mois apres l’arrestation abusive de Monsieur Boukadia, sans être présenté devant un juge, en toute violation de la legislation sur les jugement par contumace. Le principe de la contumace exige de refaire le proces une fois la personne de retour dans le pays où le jugement par contumace a été prononcé.  Pour rappel, les motifs de sa condamnation n’ont jusqu’a present jamais été présentés à son avocat, ce qui est une contravention aux conventions internationales auxquelles le Congo est partie (notamment la Charte des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Charte des Droits d’Homme de l’Union Africaine).
  • Plusieurs mois après le début de bombardements meurtriers dans le Pool et dans les regions du Congo qui se sont opposées à la modification de la Constitution de 2002. De nombreuses associations dénoncent de nombreux crimes contre les civils, crimes qui ne sont pas sans rappeler les conditions violentes dans lesquelles le regime de Monsieur Sassou Nguesso a commis le coup d’état qui lui a permis de confisquer le pouvoir.

Cette nouvelle tentative d’assassinat nous interpelle car le directeur de la prison qui aurait reçu  des instructions du ministre de la Justice Pierre Mabiala, qui refuse de libérer  Monsieur Boukadia, pourtant en prison depuis 9 mois sans aucune charge retenue contre lui. Les instances internationales sans alertées. 

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Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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1ERE PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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2EME PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

LIRE LA SUITE : https://cdrc-cg.com/2016/11/23/tentative-dassassinat-de-modeste-boukadia/

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NOTRE COMMENTAIRE : Il se dit que le nouveau patron de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire, Pierre Pongui, serait de la famille de feu président Pierre Kinkhounga-Ngot et un autre dont nous taisons le nom pour ne pas lui porter préjudice, car il n'est pas responsable des actes de son parent.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:55

Par Olivier Mouebara

 

« La différence entre une démocratie et une dictature, c’est qu’en démocratie tu votes avant d’obéir aux ordres, dans une dictature tu perds ton temps à voter »(Charles Bukowski).

Les débats des candidats de la primaire de la droite et du centre montrent à quel point l’Afrique, est éloignée de leurs préoccupations.

A aucun moment, les journalistes, dont certains se font tancer comme des écoliers, encore moins les candidats, n’ont esquissé les sujets relatifs à notre continent.

De droite, du centre ou de gauche, tous ces hommes politiques de France et de Navarre, ont un point commun vis-à-vis de l’Afrique: la piller de toutes ses richesses en y maintenant des dictateurs, voire leurs sous-préfets.

Le permis de tuer de Hollande au criminel Sassou-Nguesso obéît à cette logique. Les 600 pages du pavé des deux journalistes du Monde Davet et Lhomme, « un président ne devrait pas dire ça », nous laissent sur notre faim.

Après avoir révélé certains secrets d’Etat, les deux journalistes n’ont pas réussi à arracher les confidences du capitaine du pédalo sur son revirement en faveur du criminel Sassou-Nguesso.

Quoi qu’il arrive, François Hollande qui a pris les congolais pour ce qu’ils ne sont pas, doit être battu à plate couture au mois de mai prochain, s’il commet la maladresse de se représenter à la prochaine élection présidentielle. Notre bulletin de vote sera notre vengeance.

Tous les congolais qui ont le droit de vote en France ont le devoir moral d’aller voter pour faire perdre François Hollande, comme nous l’avons fait, moyennant 2 euros, pour nous débarrasser de Sarkozy.

Les discours de François Hollande sur le respect des principes démocratiques au Congo ressemblent au village de Potemkine. C’est-à-dire, à un trompe-l’œil à des fins de propagande.

Ses prises de position contre Kabila ne sont qu’un mensonge de plus. Pourquoi épargner le criminel Sassou-Nguesso, qui, depuis quarante ans, tue, viole, affame, pille les richesses du pays? Quid des massacres perpétrés dans le Pool? Pourquoi s’acharner sur Bachar El Assad tout en protégeant le dictateur Sassou-Nguesso? Mystère!

Cette ambivalence est préoccupante. C’est la politique étrangère à géométrie variable à la sauce hollandaise.

Dès lors, nous devons prendre notre destin en main. Pour cela, une véritable organisation s’impose pour chasser le criminel Sassou-Nguesso, le cancer de notre pays.

Alors, que faire?

– Réorganiser toutes les structures éparses existantes en une seule entité. Si notre but est réellement de chasser le criminel Sassou-Nguesso, et in fine de libérer notre pays, alors, quel est l’intérêt de la dispersion, si non que d’affaiblir notre lutte?

– On ne peut pas lutter sans argent. Nous devons mener une réflexion sur la manière dont nous pourrions lever des fonds afin de mettre sérieusement en place des stratégies qui affaibliraient le régime de Brazzaville.

– En finir avec les partis politiques qui ne sont au fond, que des relais et des caisses de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays passe par notre courage à braver cette dictature épouvantable. Les congolais l’ont montré au boulevard des armées. Seule la collusion de certains « opposants » avec le criminel Sassou-Nguesso a annihilé cet élan.

– Rejeter toute idée de dialogue avec le dictateur Sassou-Nguesso distillé ici et là. On ne dialogue pas avec un voleur. Y participer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso.

– Encourager, aider financièrement et matériellement nos combattants à amplifier leurs actions.

– Que l’armée, ou ce qu’il en reste, prenne ses responsabilités pour en découdre. Il est temps d’agir. Et vite!

– S’en prendre à tous les édifices qui symbolisent la dictature de Sassou-Nguesso doit faire partie intégrante de notre stratégie.

– Tout congolais, où qu’il soit, doit agir pour contribuer à abréger l’omnipotence de la dictature de Sassou-Nguesso.

– Organiser un référendum pour chasser la France de notre pays.

– Réorganiser l’école afin que les manuels scolaires correspondent à notre propre identité. Nous n’avons aucun intérêt à étudier une histoire qui n’est pas la nôtre.

-En finir avec la monnaie coloniale, le FCFA.

– Boycotter la francophonie qui n’est autre qu’un instrument de la perpétuation de la colonisation à travers la langue française. Nous ne pouvons pas nous émanciper en utilisant une langue qui n’est pas la nôtre. Revaloriser nos langues devrait être une piste de réflexion.

– Tous les congolais qui ont perdu leurs parents pendant la guerre de 1997, au Beach de Brazzaville(353 morts), lors des explosions de Mpila, dans le Pool et autres, doivent déposer plainte avec constitution de parties civiles contre le régime de Brazzaville. Ce qui aura pour conséquence de les empêcher de venir rouler les mécaniques en France.

Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la dictature de Sassou-Nguesso n’a de beaux jours devant elle que grâce à la corruption et à la félonie des uns et des autres. Il ne sert à rien de ne penser qu’à soi au détriment du peuple. Nos divisions et nos querelles stériles ne font que renforcer la brutalité d’un régime criminel qui use de l’appareil d’Etat pour commettre ses forfaits.

La dictature engendre la peur tout en développant un comportement servile. Elle s’épanouit également sur le terreau de l’ignorance. Ce qui explique le saccage du système éducatif par le dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays par tous les moyens de la dictature de Sassou-Nguesso est une affaire de tous. Le dictateur Sassou-Nguesso a perdu les élections et doit partir. Nous y arriverons rassemblés et non divisés. Pourquoi échouerons-nous à le chasser du Congo , alors que d’autres peuples ont réussi à chasser leurs dictateurs?

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 17:33
Mesdames, Messieurs, bonjour.

Discours de Mme Boukadia

Je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous saluer très chaleureusement, d’être présents à cette conférence débat « Dictature et Economie au Congo Brazza », et bien sûr pour la promotion du livre de Modeste Boukadia.

Plus de 20 ans en quelques lignes

Dans les années 90, je découvre le Congo, celui de l'après Conférence Nationale Souveraine avec Modeste Boukadia plein d'espoir de revivre "Brazza la verte". 

Je découvre les spécialités de la gastronomie locale :  poissons, gibiers comme le cibici, le phacochère. Ces mets succulents sont dégustés au restaurant "le sergent recruteur". Nous sommes servis par un monsieur, qui pour l'occasion a enfilé une redingote malgré la chaleur. Mais avec le coup d'état, ce monsieur est assassiné et son restaurant brûlé. D'autres à titre d'exemple, le journaliste sportif Clément Massengo connu sous l'appellation "Docteur Fu Manchu", le restaurateur de "l'île du père Feignant" sont pourchassés et tués.

1996,

Nous sillonnons le pays. Modeste Boukadia commence à se faire connaître dans l'arrière-pays et notamment parmi les Anciens.  Il règle les droits d'inscription (5 millions de FCFA soit plus de 7600€) et se déclare candidat à l'élection présidentielle en sa qualité de Président du CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, c’est le 2ème parti enregistré.

Dans ce pays, ce ne sont pas des mains que l'on sert au marché pour la campagne. Ce sont, des vivres que l'on apporte au village visité en offrandes au Chef pour les villageois. Pour 300km, ce n'est pas 3h d'autoroute ou de nationale, mais 6h de routes pas entretenues, des chemins ravinés et de ponts peu rassurants même en 4X4

Mais le 5 juin 1997, des canons déchirent ce calme. Un conflit fratricide éclate. La population fuit les villes, l'arrivée des milices. Cobras, Ninjas, Cocoyes sont les plus importantes

 Modeste Boukadia se déclare en 2009 candidat à l'élection présidentielle. L'inscription coûte 9 millions de FCFA. Nous reprenons le chemin de battre campagne et de recevoir beaucoup de personnes à la maison. Ces visites arrivent à n'importe quelle heure y compris celle du repas. La table s'allonge naturellement

Cette élection ressemble à un jeu pipé. Aucun candidat n'a accès aux communications médiatiques. Ceux qui acceptent voient leurs rédactions fermées/diffusion de bloquées. Pour pouvoir s'inscrire, le président sortant impose aux candidats 3 consultations médicales.  Modeste Boukadia refuse cette tactique et suspecte des diagnostics pouvant être télécommandés. Sa réponse est que sa femme est médecin. Il se retire et appelle au boycott de ces élections qui ne sont pas si claires et transparentes. La chasse à l'homme commence. Juin 2009 Modeste Boukadia est recherché et retourne en France. 

Il revient au Congo début 2010.

Mars et juin 2013, année de ces 2 grands rassemblements, avec autorisations demandées et accordées + les contributions pour les dits dérangements. 

Une foule importante répond à l'appel et est présente par conviction.

21 Août 2013, des gendarmes ou policiers arrêtent sans présentation de mandat 28 membres du parti à Pointe Noire. Modeste Boukadia arrive à leur échapper et rejoint la France en septembre. Par les voies diplomatiques et le respect du droit, il informe médias, gouvernements et organismes internationaux. L'ONU lui répondra en 2015 que ce sont des arrestations arbitraires et abusives.

2014, l'association FVCB organise une manifestation devant l'ambassade du Congo. 

La raison : ils avaient arrêté un bébé de 8 mois avec sa mère. 

Le prétexte : l'enfant s'appelle Modeste Boukadia et pour eux, ils ont arrêté le président du CDRC.

De 2013-fin 2015, Les associations Union Congo et AFSPP-CB ainsi que tous les amis fidèles et la famille, nous nous mobilisons pour communiquer et informer médias, politiques et organismes nationaux et internationaux de ce kidnapping avec un procès cousu de fil blanc qui se déroule à Pointe Noire, téléphoniquement télécommandé par Brazzaville. 

Sur les 28 détenus, 14 sont libérés, 2 avec 2 ans de détention toujours emprisonnés, cela fait déjà 3 ans.

2016 

 Pour présenter ses vœux à la presse locale, comme chaque année, retrouver MaLoutaya, la maman du Président du CDRC, nous prenons l'avion le 15/01/2016 pour 3 semaines. À Maya Maya, nous attendent 4000 sympathisants, membres du parti et la famille. Face à eux 2000 militaires, gendarmes, policiers garde républicaine et 4 blindés accompagnés d'un hélicoptère.

Une vingtaine d'hommes en uniforme remontent le flux de passagers qui sortent de l'avion et arrêtent Modeste Boukadia au début de la passerelle. Je m'impose et suis mon mari. A un moment, je fouille dans mon sac à main, et un militaire/policier me somme en aboyant de ne sortir ni de téléphone ni appareil photo. 

Dans les bureaux de l'aéroport, ce même homme en chemise noire lui demande s'il reconnaît les faits. Il tend à Modeste Boukadia une feuille de papier tamponnée sans rien d'autre d'officiel, sur laquelle est inscrit la condamnation par contumace à 30 ans de travaux forcés. Modeste Boukadia ne répond rien. Je regarde la feuille posée et lui répond :" nous n'avons rien reçu ni du gouvernement de la République du Congo ni de son ambassade à Paris, nous ne pouvons reconnaître ce que nous ignorons". 

Après avoir ouvert sa mallette, il sort le mémorandum imprimé. Il s'écrit :"ça y est j'ai la preuve". Suite à sa découverte, je lui rétorque :" c'est non seulement sur le net, envoyé aux chefs d'état, aux organismes internationaux. S'il n'y avait pas tant de coupure d'électricité, ce document ne serait pas imprimé". Frustré, il sort le drapeau. Un gradé s'approche et énonce :"il y a du rouge, du jaune, y-a-t-il du vert ?". Leur mauvaise foi évidente me fait lui répondre :" mon mari n'est pas un officiel de la République du Congo." 

Il interpelle un soldat qui sort le drapeau, le pose au sol et s'apprête à le mesurer. De peur qu'il marche dessus, j'énonce :"ce drapeau est enregistré à l'ONU et possède les mesures requises". Le supérieur donne l'ordre de le ramasser. Là encore j'interviens :" ce n'est pas du linge sale, vous l'avez trouvé plier et ranger dans son plastique, je souhaite qu'il retrouve sa situation initiale". 

Nos valises sont ensuite apportées. "Quelle est la valise de monsieur Boukadia ? Ma réponse :"J'imagine monsieur, que vous n'êtes pas marié, car une femme cherche à gagner de la place et ne fait pas une valise par personne". 

Le plus gradé m'annonce que Modeste Boukadia va partir à la maison d'arrêt de Pointe Noire. Pour que j'accompagne mon mari il me faut acheter un billet.

À mon retour, Modeste a été emmené menotté. La foule réagit en le voyant sur la terrasse. Les hommes armés chassent les sympathisants.

Le lendemain, à Pointe Noire, j'achète le droit de visite pour une semaine. Je retrouve mon mari, fatigué. 

1ère action lui apporter un nécessaire de toilette et du linge de rechange. 

La 2ème étape mettre en place son alimentation et eau de l'extérieure. 

3ème temps, rendre visite au Consul et lui expliquer l'arrestation abusive de ce Français Congolais. 

Le consul m'explique que pour les binationaux sont français en France et congolais au Congo. L'exemple de la franco-colombienne, Ingrid de Betancourt, me revient en tête et la France a largement contribué à sa libération. Le consul me dit que Modeste Boukadia a fait un meeting sans autorisation.  Son bras droit présent à mes côtés, lui tend les photocopies prouvant non seulement que le président du CDRC a fait une demande mais que celle-ci lui fut accordée et payée. 

Le consul général, le consul et le consul adjoint vont rendre visites Modeste Boukadia, en janvier, mars et juin. 

De retour sur Brazzaville, j'effectue la tournée de toutes les ambassades y compris la nôtre. A cette dernière, j'entends des inepties dans la bouche de l'ambassadeur.

Le rythme du séjour : visites à Modeste matin et après-midi, courses, administrations, occupent largement la journée sans parler des embouteillages liés à la dégradation extrême de la chaussée au niveau du marché Tsié Tsié. 

Autre élément important :  trouver un avocat capable de plaider ce type de dossier. 

Suite au rendez-vous avec monsieur Brice Makosso, direction à la commission : justice et paix. Bref descriptif de chacun des 3 avocats proposés. Le parcours de l'un retient mon attention. Syndicaliste ayant fait de la prison puis en sortant devient avocat. Je prends RDV avec cet homme qui accepte de plaider la cause.

Février – Mars 2016 : les frais d’inscriptions pour être candidats s’élèvent 25 millions de FCFA soit 32 800€ sans compter les frais de campagne et meeting. Mais un candidat potentiel est retiré d’office des prétendants, à l’insu de son plein gré. Il végète dans une cellule de la maison d’arrêt de Pointe Noire parce qu’il veut un Congo Libre.

4 Avril 2016. Il y a des tirs dans Brazza. L'avion décolle de Roissy avec 4h de retard. A l’arrivée, impossible de sortir du périmètre. Militaires cagoulés sillonnent sur des voitures portant un fusil mitrailleur. A certains carrefours, c'est purement du racket, faisant sortir tout le monde du véhicule, présentation des pièces d'identité. Les passeports étrangers ont du mal à revenir à leurs propriétaires. Le soir, c'est pire encore. Fouille des voitures pour chercher des armes, certains hommes ont même eu le plaisir de se faire palper. 

Même rythme qu'en janvier. Les visites à Modeste ne se déroulent plus au parloir chaud puant et truffé d'insectes mais dans l'espace entre l'enceinte et le bâtiment. C'est beaucoup moins de bruit et mieux ventilé par une brise agréable. 

Brazzaville, un court séjour pour enterrer dignement Marianne Loutaya et représente Modeste qui n'a pas eu l'autorisation de sortir accompagner sa mère à sa dernier demeure. Un greffier a inscrit "devant la caducité de l'événement, la demande de liberté provisoire est rejetée".

Octobre 2016. Changement de directeur de la maison d'arrêt de Pointe Noire. Les promenades sont interdites. Il n'y a plus de privilèges pour personnes. Pas pour tous ! 

"Je suis nommé par le ministre de la justice" m'annonce ce personnage qui confond RDV et audiences. Rassurez-vous, il n'est ni président, ni pape encore moins têtes couronnées puisqu'il n'est que l'exécutant d'un ministre.

Moins de militaires visibles dans les véhicules, mais des blindés toutes sirènes hurlantes traversent la ville pour aller.... à la pompe à essence. Oui, rupture de carburant au pays du pétrole. La longueur de queue peut atteindre 1 km. Les militaires qui montent la garde sont maintenant armés, différence notoire. C'est vrai que l'on est fort avec des armes contre en face, rien que leur malnutrition, leur confiance perdue, mais pas encore l'abnégation.

Novembre 2016. Pour faire sentir que ce régime présidentiel tient la population, on menotte les portes de communications entre parloir et cour des prisonniers, le soir et partant avec la clé. Fait intéressant lorsque les archives s'enflamment spontanément, sans électricité ni mégots ni essence.

Pour fêter son 11ème mois de détention arbitraire et abusive, le directeur de la maison d'arrêt accompagné de 4 gendarmes ont offert à Modeste Boukadia, de beaux bracelets ... au sein même de cet espace carcéral. Non pas pour sortir voir le juge qui ne veut pas le recevoir, pas encore, attendons demain disent-ils. Qui sait peut-être la prochaine étape sera le quartier disciplinaire pour bientôt ? Un homme qui aime et respecte la vie, pour avoir sauvé celle de Denis Sassou, respecté par tous les prisonniers actuellement, n’est-ce pas une provocation pour une insurrection ? Toutes les conditions sont requises.

Pendant ce temps, pour soutenir sa libération, je me suis rendue à un rassemblement de la diaspora congolaise, témoigner sur les prisonniers qui ne mangent qu'un jour sur deux et une cuisse de poulet pour 3 détenus, tellement la trésorerie de cette administration est sur la paille. Ils établissent des listes après d'autres listes de détenus ou prisonniers susceptibles de verser 100000 FCFA soit 153€, le quart d'un salaire d'enseignant. Cette aspiration à construire la société civile qui manque tant au Congo, ne peut être qu’un acte positif avec de jeunes pousses, et pour une fois, que les aînés cèdent leur place pour instruire et construire l’avenir de cette Nation.

Conclusions

Un Sage a dit : "Ma liberté et la vôtre ne peuvent pas être séparées". 

Modeste Boukadia est un unificateur, qui aime son pays et pense " le Ensemble " pour que le Congo puisse se redresser. Que nous le voulions ou non, tous les Congolais sont responsables de ce qui les uniront demain. Modeste Boukadia a créé le CDRC, il l'a implanté et l'a fait grandir. Un parti autonome, conciliant économie, respect, dignité, santé, scolarité, communications et l'honneur d'être l'Union pour Une Nation.

C'est un leader à l'esprit libre. On ne l'emprisonne pas. Ni les barreaux qui retiennent son corps, ni les manipulations ou récupérations de son travail, de son image ou de ses idées en prenant des mégaphones ou outils informatiques.

Il n'y a pas de réconciliation possible sans une pleine acceptation du passé, que chacun endosse ses torts, les explique et s'apaisera les visions du futur grâce à la compréhension et la place exacte de l'Histoire. Le passé doit être d'abord compris non retouché pour être des leçons édifiantes. 

Il n'y a, face au passé, qu'une attitude qui vaille : la lucidité. C'est dans cet état d'esprit que cet ouvrage a été rédigé tout en proposant des possibilités concrètes pour un Congo du XXIème siècle et sa mondialisation. Modeste Boukadia y aborde la monnaie, le travail, les relations nationales et internationales et les richesses dont la plus importante est la population. Un pays sans jeunesse, sans mémoire des anciens, sans culture ni instruction n'est plus qu'un fantôme.

Je conclus par ce proverbe africain : Tant que les lions n’auront pas leur propre histoire, on glorifiera toujours le chasseur.

Merci de votre attention.

 
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 23:08

Depuis le 4 avril 2016, comment décrire ce qui se passe dans le Pool ? Est-ce une "opération de police" contre des "bandits" qui tourne mal ? Une "guerre totale" comme le pense la LC ? Dans ce cas, contre qui ? Tous les habitants du Pool ? Autrement, elle ne serait pas totale ! Quelle intention véritable poursuit Denis Sassou Nguesso dans le Pool ? Et bientôt au-delà - puisque la Bouenza a déjà été bombardée ? Si la cible est Ntumi, comment expliquer les bombardements aveugles et la destruction de tous les villages de cette région dont les maisons sont brûlées comme si on ne voulait pas que les populations reviennent ? Tous les habitants du Pool sont-ils devenus des "bandits" à abattre aux yeux de Denis Sassou Nguesso ? En effet, dans la représentation du monstre de l'Alima, Ntumi est passé de "terroriste" à "bandit" (cf. sa dernière conférence à Maya-Maya). Si on doit tuer un terroriste, on se doit de capturer un bandit. Ce glissement d'échelle n'est pas anodin. Le monstre de l'Alima a bien spécifié que Ntumi ne sera pas tué mais capturé pour être jugé. En attendant, Brazzaville alimentée par le Pool commence à ressentir le coût de cette opération MOUEBARA II sur la vie de tous les jours. Que les conséquences soient l'asphyxie économique de Brazzaville importe peu au régime de Mpila qui fait venir sa nourriture par avion de l'étranger. Denis Sassou Nguesso importe même ses mangues - alors que le pays en produit de très bonnes. De toute façon, ceux qui subissent une crise alimentaire dans ce génocide planifié, ce sont les populations bakongo de Brazzaville forcées de recevoir des parents ayant déserté la région du Pool. Le moungouélé a beaucoup maigri - même si son prix lui a augmenté - et il faut encore le partager à Diata ou à Bacongo avec ceux qui ont réussi à s'extirper du piège tendu par monsieur OUI POUR SANG dans le Pool... 

Nous avons l'habitude de lire la presse internationale qui s'efforce de fournir une information quelque peu neutre - sans parti pris, ce qui est un exercice difficile. Cependant, lorsque des enjeux économiques entrent en ligne de compte, on se soucie plus de profit, de chiffre d'affaires que de vérité. Nommer les choses comme il se doit devient très délicat. Lorsque la presse utilise des mots, elle les choisit à dessein. Souvent, pour éviter des attaques, des procès, elle fait usage d'euphémismes qui édulcorent la réalité. Non, dans le Pool, il n'y a pas guerre car il n'y a pas face à face deux armées qui se combattent selon les règles conventionnelles de genève régissant la guerre - même si on peut noter des actions de guérilla, somme toute de défense, de la part des proches du pasteur Ntumi. Il n'y a pas guerre quand on bombarde et détruit des villages, rasant les maisons, brûlant le reste. Nous avons entendu Denis Sassou Nguesso demander aux populations de ne pas fuir mais d'attendre tranquillement les bombes et les balles perforantes de ses mercenaires. Ici, dans le cas du Pool, on ne peut pas parler de guerre, tellement les moyens des mercenaires publics sont disproportionnés par rapport à ceux des hommes du pasteur Ntumi qu'on ne voit même pas sur le terrain - que la dictature venue des bords de l'Alima est obligée de fabriquer de faux ninjas-nsiloulous ! 

Dans le Pool, il y a un assaillant, avec volonté d'anéantissement : Denis Sassou Nguesso et de l'autre, un homme, un pasteur, forcé de se cacher et de SE DEFENDRE. Ntumi se trouve en situation de légitime défense. Monsieur OUI POUR SANG, le sang des autres, veut raser le Pool, l'effacer de la carte, quel qu'en soit le prix. Ntumi ? Un simple prétexte. Tant que l'opération d'anéantissement régional n'aura pas atteint son objectif, rien ne changera. Ce qui démontre en suffisance que Denis Sassou Nguesso n'est pas pressé de capturer l'homme qui tient dans la main droite une kalachnikov et dans la gauche une Bible. Des rumeurs font état d'ordres de repli donnés alors que Ntumi serait en ligne de mire. C'est une rumeur, disons-le, mais chez nous, la rumeur est la queue de la vérité.

Qui se préoccupe au niveau international de ce génocide contre les Bakongo ? Personne. La France est absorbée dans sa politique intérieure avec probable renouvellement des élites politiques lors de la prochaine élection présidentielle tandis que l'Amérique se demande que va faire Trump nouveau président élu. Et il ne faut pas oublier l'Irak, la Syrie et Daesh avec pour conséquence des tensions terroristes plus fortes. Nous ne pouvons compter sur personne. Le Pool est une poule encerclée par des vautours qui veulent la déchiqueter.  La Bête de l'Alima a du temps devant lui pour atteindre son objectif d'anéantissement du Pool. En attendant, il consolide son pouvoir volé au peuple congolais. Il recherche des solutions pour faire face à la faillite qui guette l'Etat. Distraire le peuple en l'obligeant à s'apitoyer sur le trauma causé dans le Pool pour faire oublier et la crise économique et la crise politique. Voilà, des conséquences bénéfiques au régime - sans compter de l'affaiblissement de la seule force de résistance qui reste au peuple congolais : les FALC ou Forces Armées de Libération du Congo.

    LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTUPRESSE/POOL : GUERRE TOTALE OU PROJET D'ANEANTISSEMENT TOTAL D'UNE REGION ?

LIRE LA SUITE :

http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/11/presse/pool-guerre-totale-ou-projet-d-aneantissement-total-d-une-region.html

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:45
Devant le carnage, les opérations d'épuration et de purification ethniques, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il y a un président de la République au Congo-Brazzaville. A entendre M. Sassou Nguesso, on croit se trouver en face du CHEF DE TRIBU MBOCHI qui parle aux populations du Pool qu'il a vassalisées...Le Congo-Brazzaville n'est plus une République...

Monsieur Sassou Nguesso vient de déclarer qu'il n'y a pas de crise dans la région ou département du Pool.
Que font donc les hélicoptères de combat dans cette région qui y pilonnent matin, midi et soir, toutes les localités, massacrant toutes vies humaines et animales, avec ces scènes de pillages ordonnées par le pouvoir en place, c'est-à-dire Sassou Nguesso lui-même..

Pour traquer un seul homme et ses compagnons dont on ne sait même pas combien sont-ils, faut-il des centaines de milliers de mercenaires (angolais, tchadiens, rwandais, ukrainiens, etc.) et de militaires(?) ou miliciens cobras congolais ?

Le génocide est en route, il est là !

Nous vous laissons visionner et écouter les fichiers audiovisuels (video) ci-annexés !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA


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DECLARATION DE SASSOU NGUESSO SUR LA TRAGEDIE DU POOL :

Il dit :

"Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président pour isoler Ntoumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu'on le mette hors d'état de nuire"

"Pour moi, il n'y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire...", estime M. Sassou Nguesso, l'expert en coups d'Etat au Congo-Brazzaville, cet homme qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, sinon par des tragédies sanglantes.

 

Déni de génocide © ZIANA TV - (Source ZIANA TV via IciBrazza)

Mais, malgré la bravade de Sassou Nguesso, le roi des coups d'état sanglants et des génocides dans le pays, écoutons la prise de position de l'Ambassadeur d'Italie au Congo-Brazzaville. Pour lui, il y a crise au Congo, et pas celui qui prétend en être le président. Sassou Nguesso est pris en flagrant délit de mensonge et de parjure. S'il n'y a pas crise, pourquoi est-il allé s'incliner sur les cercueuils des victimes militaires (milices et mercenaires) tombés sur le champ de bataille ?

Ecoutons ce très respecté diplomate digne de foi :

Parole de la dignité et de l'honneur © Convention Cdi

(Source Zenga-Mambu)

A vous de juger !

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:28
 
INVITATION A LA CONFERENCE-DEBAT. ENTREE LIBRE !

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CONFERENCE-DEBAT AU NOVOTEL-CHARENTON, LE 19 NOVEMBRE 2016

Métro Liberté, ligne 8

Thèmes :

- Dictature et économie au Congo-Brazzaville

- Présentation du livre "CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA. SASSOU NGUESSO M'A TUER"

de Modeste BOUKADIA

aujourd'hui otage de Sassou Nguesso, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, depuis le 15 janvier 2016, pour délit d'opinion

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 14:10

28/10/2016

LE VIGILANT 2, notre Correspondant à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, nous signale un  INCENDIE A LA MAISON D'ARRÊT DE POINTE-NOIRE.
 
Le Bureau de la Détention qui jouxte la Cellule du Président du CDRC, M. Modeste Boukadia, a pris feu en pleine nuit mettant ainsi la vie des détenus et de M. Modeste Boukadia en danger.

Le directeur et le chef de la détention n'ont trouvé rien d'autre que de déferrer les agents de la détention chargés de la sécurité devant la DST sous le prétexte qu'ils ont mis le feu à la maison d'arrêt.

Avec les temps qui courent, de là à imaginer l'assassinat de certains prisonniers par l'incendie, il n'y a qu'un pas. M. Sassou Nguesso et son tonitruant ministre de la justice, Pierre Mabiala qui, tour à tour, se fait passer aussi pour le ministre de la Communication, ou de l'Intérieur ou de la Défense, etc., devraient faire très attention et veiller à la sécurité des personnes prises et gardées en otage dans les différentes prisons du Congo.
 

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:25
Combien de fois Tintin s’est-il retrouvé en mauvaise posture, piégé parce qu’il traquait l’information et la vérité ?­ Au moins une fois dans chaque volume.

Mais prenons le livre de Tintin au Congo, et lisons son histoire qui se déroule en 2016.

Au Congo, nous savons que le Conseil National de la Justice, organisme consultatif, veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement de la Justice. Tintin n’a aucun tracas, puisqu’il sait qu’avec l’article 27, tout fonctionne parfaitement dans le meilleur des mondes. De plus, ce pays est membre permanent à l’ONU et applique la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. N’a-t-il pas été cette année, le pays hôte ? De fait, la commission africaine des droits de l’Homme siège en Gambie (Banjul). Bonne chose.

Mais voilà, cette fois-ci, il a été capturé et jeté dans une geôle du Congo sans autre forme de procès.

Cherchant toujours l’information, Tintin part muni d’une carte du Congo et du code. Dans ce lieu particulier, il y rencontre d’autres détenus. Reporter de renommée internationale, Tintin les écoute.

Il entend que les maisons d’arrêt sont surpeuplées. Celle de Brazzaville avait été construite pour 150 personnes et voilà que l’on en décompte quatre fois plus soit plus de 600 détenus (pas encore jugés) et prisonniers (qui purgent leurs peines). Pas mieux à Pointe Noire, la maison d’arrêt était prévue pour 75 – 130 incarcérés, plus de 300 y résident.

Tintin s’aperçoit qu’humainement la vie carcérale est un enfer. Même si les condamnés doivent payer leurs méfaits, privés de liberté. Mais les conditions ne correspondent plus à l’article 3, dans lequel est inscrit que les maisons d’arrêt sont chargées de veiller aux conditions humaines en vigueur. Tintin s’interroge sur ce que l’on peut sous-entendre par conditions humaines en vigueur.

Promiscuité, dormir à même le sol, cellules surchauffées par un toit en tôle qui ressemble la journée à une plaque électrique chauffante où, lors de la saison des pluies, les fuites rendent ce lieu malsain et nauséabond, sont des réalités qui sont loin des textes de lois.

Tintin, qui vient d’arriver, ne connait pas les habitudes et se renseigne. Si en théorie, l’hygiène, la santé et la bonne alimentation sont inscrites dans ce même article, en réalité, il n’en est rien, pas plus que de favoriser l’équilibre relationnel avec la famille. Par exemple, des détenus/prisonniers de Brazzaville séjournent à Pointe Noire et réciproquement. Comment les familles entretiennent-elles ces relations familiales pour le bien-être psychique du détenu ou du prisonnier ? Surtout que Tintin apprend que les incarcérés sont en réalité à la charge de la famille.

Pourquoi ?, demande Tintin ?

L’Etat du Congo n’a plus d’argent dans les caisses et certains détenus/prisonniers ne mangent qu’un jour sur deux du riz bouilli parce que personne ne peut rien lui apporter, pas même un fruit de saison. Et les fruits…, il y en a beaucoup toute l’année. C’est pour cela que de nombreux pensionnaires des maisons d’arrêt sont malades et personne ne le dit, personne ne les soigne. Pour avoir le privilège d’être ausculter par un médecin, il faut payer entre 10 000 et 20 000 FCFA. C’est beaucoup même pour la population qui ne travaille pas toujours, car il n’y a pas de travail pour tout le monde, alors imagines Tintin, pour un résident de la maison d’arrêt, c’est une fortune.

Mais Tintin s’interroge. Les maisons d’arrêt doivent collaborer avec les associations des Droits de l’Homme ? Pourquoi tant de chômage ?

Avant, tout le monde travaillait. On était heureux. Et puis est arrivé un Attila et sa horde de Huns. C’est peut-être à cause de ce nom qu’il y a eu confusion en

Sassou : "ONU ? Connais pas !" Sassou : "ONU ? Connais pas !"
tre Huns, un et Unité. Tout le monde devait devenir son esclave ou fuir. Mais pour toucher les associations et organismes internationaux, il nous faut un porte-voix à l’extérieur, quelqu’un qui n’aura pas peur de s’exprimer. Ceux qui utilisent leurs droits d’expression, cette liberté qui existe chez toi Tintin, ici, ils sont enfermés, en espérant que la société les oublie. Je te donne un exemple, des membres d’un parti politique indépendant, le CDRC, ont fait une manifestation autorisée à Brazzaville puis a Pointe Noire, en 2013. Ils avaient des pancartes ‘’carton rouge’’ ou ‘’Gouvernement d’Union Nationale’’. Ils ont été kidnappés chez eux un matin et six mois plus tard, ils ont été jugés pour atteinte à la sureté de l’Etat. Ils ont été transférés dans différentes prisons/maisons d’arrêt, loin de leurs familles. Plus de la moitié de ces membres sont malades et personne ne fait rien malgré que le président de leur parti avait écrit à l’ONU. La commission des Droits de l’Homme de l’ONU avait répondu au président du CDRC, Modeste Boukadia, que c’était des arrestations arbitraires et abusives. Ce courrier est arrivé sur le bureau du Président de la République, 1er magistrat qui doit aider à bien gérer la justice de son pays, mais rien n’a changé, puisqu’il a fait dire ‘’ONU, connait pas !’’.

 

Et puis ici, il y a des détenus qui attendent depuis des années leur jugement. S’ils meurent avant le jugement, cela fera des économies pour l’Etat.

Comment, questionne Tintin ? Il me semblait que l’article 2 permettait à tous les citoyens congolais d’être égaux devant la loi et devant la juridiction. L’accès à la justice n’est-elle pas gratuite pour toutes les instances ?

Récemment, il devait y avoir un procès. Le transfert d’argent s’est effectué du ministère au palais de justice. Mais lors du trajet, l’argent avait disparu ….pas pour tout le monde. La personne attend toujours son procès, si et seulement si le procureur veut le recevoir.

C’est comme ce président du CDRC, Modeste Boukadia, qui habite en France et au Congo, puisqu’il est franco-congolais, est venu voir sa maman malade, en janvier 2016. Il s’est fait arrêter à la descente de l’avion sous prétexte qu’il avait été jugé par contumace pour lui aussi, atteinte à la sureté de l’Etat, avec une peine de 30 ans de travaux forces. C’est un homme politique qui n’était pas d’accord avec la gestion et le bilan du pays du Président de la République, ni de sa volonté de changer sa constitution. Cela fait 10 mois qu’il est enfermé en attente de son jugement. Il doit leur faire peur car le 20 juin 2016, son avocat avait enfin réussi à lui obtenir une libération provisoire, puisqu’il était incarcéré depuis plus de 4 mois en attendant son jugement. Mais le ministre de la justice, a non seulement insulté les juges au téléphone, mais a fait un pourvoi en cassation.

Sans jugement, qu’est-ce que l’on peut casser, demande Tintin stupéfait ?

Rien, en dehors du temps que la justice croit gagner et peut-être les convictions de cet homme. Mais il est solide.

Mais Tintin s’étonne. Dans ce cas, il n’y’a plus de respect de l’individu, de la liberté d’expression !

Tu sais Tintin, être reporter, journaliste, homme politique au Congo et tous ceux qui défendent les droits, la liberté sont en danger. Sauve-toi pendant que tu le peux, Tintin. Tu pourras faire un article avec un beau titre, ‘’Liberté, j’écris ton nom’’.

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Ecrivain congolais

in Journal La Griffe

 

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