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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 18:41

Liberez les prisonniers politiques du CDRC,Otages du régime Sassou N’Guesso.

Le 21 août 2013, à l’instigation du régime de Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, les autorités militaires et policières de Pointe-Noire au Congo Brazzaville ont procédé à l’arrestation de plusieurs membres du parti politique du CDRC dont le président est Modeste BOUKADIA.

Ces arrestations suivies d’incarcérations, au nombre de 28 personnes, ont été décidées de façon arbitraire par le régime de Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO au motif que certaines parmi ces 28 personnes manifestaient dans les rues de Pointe-Noire pour réclamer la création d’un gouvernement d’union nationale entre le Nord et Sud Congo, sans le moindre procès.

Pour les personnes qui ne manifestaient pas, elles ont été interpellées à leur domicile.

Il est à noter un fait absolument incroyable : les autorités congolaises, pensant arrêter le Président du CDRC Modeste BOUKADIA ce même jour, ont procédé à l’arrestation et à l’incarcération d’un bébé de 8 mois avec sa mère au seul motif qu’il portait le même nom que celui du président du CDRC. Ce bébé et sa maman n’ont été relâchés qu’au bout d’une semaine !

Le Président du CDRC Modeste BOUKADIA, contraint de s’exiler en France, est intervenu de nombreuses fois, notamment durant le second semestre 2013, pour solliciter les interventions : de l’Elysée et du Quai d’Orsay en France, du Département d’Etat américain, de la Chine, de la Russie, de l’ONU et notamment l’OHCHR, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, du Gabon, du Cameroun, de l’Angola, du Tchad, du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, du Bénin, du Burkina Faso et du Vatican en vue de la libération de ces prisonniers politiques.

C’est à la suite des pressions exercées par ces différents pays, notamment celles de la France et de l’Union européenne, que le régime Sassou N’Guesso a daigné organiser un unique procès qui s’est déroulé auprès de la Cour d’Appel de Pointe-Noire le 7 avril 2014, sans procès en première instance ce qui est illégal au regard du droit congolais, avec comme chef d’accusation : « incitation et trouble à l’ordre public. »

L’élève Rodeche Nestide MAYELA, interpellé à son domicile le 21 août 2013, a été libéré avant le procès.

A l’issue de cet unique, inique et cynique procès, pour le même chef d’accusation, 13 personnes ont été libérées et 14 condamnées à des peines de prison allant de 2 ans à 7 ans.

En plus de ces 14 condamnations, le Président du CDRC Monsieur Modeste BOUKADIA, n’ayant reçu ni acte d’accusation ni d’assignation à comparaître, s’est vu condamné à une peine de 30 ans de travaux forcés pour le même motif ! Il est à noter un fait tout à fait remarquable tant il est incroyable : le délibéré du jugement de Modeste BOUKADIA demeure à ce jour introuvable.

Au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous demandons la libération immédiate des cadres et militants du CDRC.

Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous vous demandons de libérer les membres du CDRC suivants incarcérés depuis le 21 août 2013 : (Liberez les prisonniers politiques)

Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Paul Marie MABIALA MPANDZOU condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Valentin TSIAKAKA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Judicaël MBANZA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Joseph KIMANGOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Gilbert BIBILA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Antoine MABOYI condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

René SILAHO condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Euloge MATIMOUNA MOUYECKET condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Pierre Placide KIALOUNGOU ou KIALOUNGA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Jean Claude Davy TANDOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Dominique Mesmin BANANGOUNA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Sylvain Privat NGOMA condamné injustement à 2 ans de détention ferme,

Landri LONDHET MOUSSA condamné injustement à 2 ans de détention ferme.

(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso transfère les membres du CDRC de la maison d’arrêt de Pointe-Noire à Brazzaville

C.D.R.C.


Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Enregistré au Ministère de l’Intérieur sous N°002/MISAT/CAB/DGAT/SAAB du 10 mars 1998 -

COMMUNIQUE DE PRESSE

Relatif au transfert des membres du CDRC de la prison de la maison d’arrêt de Pointe-Noire à celle de Brazzaville. Comme à l’accoutumée, Monsieur SASSOU N’GUESSO qui avait instruit lui-même le Préfet de Pointe-Noire, Monsieur Honoré PACKA, de procéder à l’arrestation du Président Modeste BOUKADIA, n’a pas communiqué les raisons de ce transfert. Nous alertons la presse et les Instances Internationales pour qu’elles veillent et soient garantes de la sécurité de ces hommes dont nous avons perdu la trace.Le transfert concerne les membres du CDRC, arrêtés au nombre de vingt-huit (28) le 21 août 2013 au motif de demande de gouvernement d’union nationale manifestée sur la voie publique et emprisonnés à Pointe-Noire depuis ce jour, jugés le 9 Avril 2014 sur acte d’accusation délivré le 31 mars 2014 par la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" et dont il est impossible à ce jour d’obtenir de la part de la Cour Criminelle signification ou copie du jugement qui libère treize (13) des membres et condamne les quinze (15) autres à de lourdes peines de prisons et de travaux forcés, alors que, pour les mêmes raisons de gouvernement d’union nationale, le pouvoir arbitraire du Parti congolais (communiste) du Travail (PCT) et du Gouvernement d’Oyo de Monsieur SASSOU N’GUESSO vient d’organiser le 5 juillet 2014 au Palais des Congrès à Paris au même motif une manifestation pour l’Union Nationale.

Il s’agit de :

- Messieurs MIAKAMONA NZINGOULA Sylvain, MABIALA MPANDZOU Paul Marie et TSIAKAKA Valentin condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.

- Messieurs MBANZA Judicaël, KIMANGOU Joseph, BIBILA Gilbert, MABOYI Antoine, SILAHO René, MATSIMOUNA MOUYEKET Éloge, KIALOUNGOU Pierre Placide, TANDOU Jean Claude, BANAGOUNA Mesmin condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.

- Messieurs LONDE MOUSSA Landry et NGOMA Sylvain Privat condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

- Monsieur BOUKADIA Modeste, Président du CDRC, condamné par contumace à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES.

Le CDRC rappelle, d’après LE DROIT :

- A la communauté internationale, aux États-Unis d’Amérique qui organise le Sommet USA/Afrique les 5 et 6 août 2014 à la Maison Blanche, à l’organisme FORBES qui tient les 24 et 25 juillet 2014 à Brazzaville le troisième Forum économique que ces condamnations sont arbitraires et mettent en exergue le déni pour la démocratie et les droits de l’Homme par Monsieur SASSOU N’GUESSO ;

- Monsieur SASSOU N’GUESSO exerce la tyrannie à l’égard des populations du SUD CONGO qui sont pacifiques et n’aspirent qu’à l’essentiel, le droit à la vie ;

- A l’auto-détermination du Peuple du SUD CONGO pour la sauvegarde du génome Kongo et pour se préserver des crimes contre l’Humanité, des crimes de guerre condamnés par le procès de Nuremberg dont les populations du SUD CONGO sont victimes.

Le CDRC demande sur la base du DROIT :

- Où Monsieur SASSOU N’GUESSO a-t-il décidé d’aller en légitimant les membres du CDRC des prisonniers politiques dont le seul délit est la demande d’un gouvernement d’unité nationale ?

- LA LIBÉRATION DES MEMBRES DU CDRC ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SANS CONDITION et LA REMISE DE CES HOMMES AUX INSTANCES INTERNATIONALES.

Fait à Paris, le 19 juillet 2014

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates
et Républicains du Congo (CDRC)

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT CDRC
23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 17:09
[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

23 août 2013 | Par Jecmaus

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 août 2013

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 AOÛT 2013 : Les cadres et les militants sont toujours dans les locaux de la gendarmerie de Km 4 et dans les locaux de la DGPN de Pointe-Noire.

22 AOÛT 2013 : Les responsables de la Police reconnaissent que les deux (2) militants du C.D.R.C. n’étaient pas détenteurs d’armes. Ni les cadres du C.D.R.C. ni les militants arrêtés n’ont commis ni infraction ni délits. De source policière, les deux militants ont déclarés :
« Nous avons manifesté parce que nous en avons marre. Le Président Sassou dans son discours ne s’est pas adressé à ceux qui souffrent, qui ne travaillent pas alors que nous avons terminé nos études depuis longtemps et nous sommes sur le carreau. Oui, nous voulions manifester pour demander la démission du gouvernement PCT, pour exiger un Gouvernement d’Union Nationale et une Conférence Nationale pour mettre les choses à plat. »
Cette contestation tuée dans l’œuf est l’œuvre des étudiants qui n’ont jamais travaillé et ont initié une manifestation parce que le discours de Sassou Nguesso ne nous a pas convaincu.

Les deux (2) armes montrées au public par la chaîne TPT1 appartenaient aux braqueurs sans lien avec le C.D.R.C.

D’après les services de Police, M. Sassou a ordonné que :
« Les deux (2) militants du C.D.R.C. ne devraient subir aucun mauvais traitement de quelque nature que ce soit et doivent être déférés à Brazzaville pour qu’ils répètent devant lui ce qu’ils ont dit » dans les locaux de la DGPN (Direction Générale de la Police Nationale). »

22 AOÛT 2013 : La Télé-Congo a diffusé aux infos un grotesque montage montrant 2 militants du CDRC avec 2 armes alors que la population qui a assisté à l’arrestation dément avoir vu les armes lorsque les 2 militants du C.D.R.C. ont été arrêtés. C’est la présence de ces deux (2) qui justifie la rafle dont est victimes tous les cadres et militants du CDRC sur instruction du Préfet de Pointe-Noire à la région de gendarmerie de Pointe-Noire alors que le Commandant de la Gendarmerie Nationale a instruit son second, colonel de grade, de Pointe-Noire de libérer les militants et les cadres du C.D.R.C. Ce dernier reste sourd aux injonctions de son supérieur mais souhaite avant tout de discuter d’abord avec le Président du C.D.R.C.

Cette attitude du commandant de la région de gendarmerie de Pointe-Noire met l’armée en ébullition qui de fait s’est divisée en deux contre l’attitude du Préfet qui continue de maintenir les cadres et militants du C.D.R.C. en détention. Sassou Nguesso est allé se reposer en Espagne. Es-ce sur ses instructions que le CDRC se trouve dans le collimateur du Préfet de Pointe-Noire où le 29 juin dernier il avait tenu un Meeting monstre ?

21 AOÛT 2013 : Sur instruction du Préfet de Pointe-Noire, la gendarmerie a arrêté le vice-Président du CDRC, Sylvain MIAKAMONA, le Secrétaire général du Kouilou du CDRC, BIBILA, le fils du vice-Président, Syl MIAKAMONA, M. MAYALA Ruden et le sergent Alexandre MALONGA, accompagnant le Président du C.D.R.C. en visite privée. D’autres militants ont été interpellés, y compris une femme et un bébé de 8 mois, Mme TSIAKAKA Valentin et son bébé. Le motif invoqué par le Préfet non fondé : préparatif d’une insurrection.

En réalité, le Préfet a peur que la visite privée du président du C.D.R.C. à Pointe-Noire soit le point de départ d’une contestation populaire à l’image du Meeting du 29 juin qui avait rassemblé une immense foule. D’ailleurs de jeunes gens se sont immédiatement transportés au commissariat de Tié-Tié avec des pancartes DEMISSION DU GOUVERNEMENT parce que le discours du 12/08 dernier n’a pas répondu aux attentes des jeunes. Le commandant du commissariat de Police de Tié-Tié a expliqué aux policiers et a insisté :
« Les jeunes n’ont rien et c’est de leur droit de manifester ; ce n’est ni un délit ni une infraction. De plus, le C.D.R.C. est un parti politique dûment enregistré au Ministère de l’Intérieur, il a le droit de faire manifester ses militants. Il y a les opérations du recensement, alors il faut éviter les problèmes inutiles avec le Président Modeste Boukadia. »

Ayant appris l’arrestation de ces jeunes, des cadres du C.D.R.C. sont partis demander des explications et ils ont été à leur tour détenus au poste de la police centrale de Pointe-Noire. Le président Modeste BOUKADIA a joint les plus hautes autorités de la Police et de la Gendarmerie qui lui ont dit : « ils ne sont pas arrêtés, ils doivent signer leur procès-verbaux et ils seront libérés. Mais depuis hier, ils sont toujours détenus, les cadres au poste de la gendarmerie de Km4 et les autres au poste central de la police. »

A l’issue des arrestations la Police est revenue sur les lieux de son forfait où elle a procédé au pillage de la résidence, et de certaines maisons appartenant aux membres du C.D.R.C.
Selon nos informations dignes de foi, à la suite de l’arrestation des cadres du C.D.R.C., le ministre de l’Intérieur, M. Mboulou aurait remis sa démission avant que Denis SASSOU ne prenne son avion hier en direction de l’Espagne pour un congé bien mérité de 3 semaines !

Certaines supputations commencent à se faire jour : le C.D.R.C. doit être décapité à cause de son insistance sur la demande du Gouvernement d’Union Nationale et de la Conférence Nationale, comme évoqué au Meeting de Pointe-Noire ; de même, la dernière publication « Le PCT se doit de tirer les conséquences sur « l’affaire Isidore MVOUBA » a accéléré cette prise de décision au plus haut sommet de l’Etat.

UN GROS POINT D’INTERROGATION : Qui veut décapiter le C.D.R.C. en mettant ses cadres et ses militants en prison ? SASSOU serait-il celui qui a jeté la pierre et qui a caché sa main derrière le Préfet de Pointe-Noire alors que les autorités militaires et de la sécurité ont donné instruction au Préfet de faire libérer les cadres et les militants du C.D.R.C. pour éviter des drames inutiles ?

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 10:17
[Congo-Brazzaville] Modeste Boukadia, president du CDRC, revient à la charge

Modeste Boukadia revient à la charge
« L’AUTRE POLITIQUE – une nation pour tous »
SON OBJECTIF POUR LE PAYS : LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE

In La Griffe N° 178 du 24 au 31 juillet 2013 pp. 9, 11

Modeste Boukadia lors de son meeting à Pointe-Noire

Après le brillant meeting, surnommé “Meeting de Pointe-Noire” qui s’inscrit d’ores et déjà dans les annales politiques de notre pays, nous tenons à bien expliciter notre position quant à l’évolution future du pays avant et après le discours du Chef de l’Etat lors de la Fête de l’Indépendance le 15 août prochain célébrée dans la région des Plateaux.

Lors du Meeting de Pointe-Noire, nous avons énoncé les grandes idées de la Nouvelle République que le Peuple du Congo entend et veut voir se mettre en place. Cette Nouvelle République doit être le résultat d’un consensus autour des échecs irrattrapables et inexcusables du PCT qui ont réduit à néant les espoirs du Peuple du Congo exprimés lors de la Première Fête de l’Indépendance le 15 Août 1960 conformément à l’idée de la République et de la démocratie contenue dans la déclaration de naissance, à Pointe-Noire, de notre République le 28 Novembre 1958. Il est donc temps de sonner le tocsin du Rassemblement de toutes les forces vives du Pays afin que nous mettions en place le Gouvernement de large Union Nationale qui devra convoquer une Conférence Nationale, sans invectives, pour examiner sans acrimonie les points ci-après et y trouver ensemble des solutions que les populations attendent :

1- La moralisation de la vie politique (Bien mal acquis) ;

2- Le rajeunissement et le renouvellement du personnel politique ;

3- La réconciliation des populations (l’affaire des disparus du Beach et les officiers congolais) ;

4- L’indemnisation des victimes de toutes les guerres et la tenue de nos engagements.

1- La moralisation de la vie politique

« L’Autre Politique – une nation pour tous » vise la moralisation de la vie politique par la moralisation de l’action des hommes politiques afin de recréer la confiance entre le Peuple du Congo et les acteurs politiques. Nous sommes tous conscients que la grave crise politique actuelle est une crise de confiance à l’égard de la classe politique traditionnelle et partisane. Il nous faut donc restaurer cette confiance entre le Peuple du Congo et ses élites ; la confiance réciproque entre toutes les ethnies du Congo en leur permettant d’accéder aux fonctions d’Etat et, enfin, peut-on dire la confiance du Peuple du Congo à l’égard des Institutions notamment la Loi Suprême que l’on change à tout moment au gré des humeurs des politiques et pour un rien ce qui empêche l’action pérenne de la continuité et de la stabilité de l’Etat.

Aussi, dans le cadre de cette moralisation de la vie politique, et au regard du Meeting de Pointe-Noire, Moi, Modeste BOUKADIA, en ma qualité de Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), demande à tous ceux qui ont pillé le pays, qui ont des comptes à l’étranger, qui ont pratiqué – pour reprendre les termes du PCT – la bourgeoisie bureaucratique, nous leur demandons de rapatrier tout cet argent dans le Pays et de l’invertir à leur propre compte pour créer des entreprises à objets sociaux pour participer à la politique de la création de l’Emploi en faveur des Jeunes. Nous sécuriserons leurs investissements. Mais si cela n’est pas fait maintenant, il est clair que nous rapatrierons à notre tour cet argent par tous les moyens que nous connaissons pour le bien du Peuple du Congo. Tous ceux qui ont pillé les Entreprises d’Etat seront pardonnés. Ils jouiront de leurs droits sociaux et économiques.

D’où la nécessité d’un Gouvernement de Large Union Nationale pour aborder toutes les questions de la refondation de la vie politique congolaise.

2- Le rajeunissement et le renouvellement du personnel politique

Lorsqu’on sait commencer, il faut aussi savoir arrêter. Les problèmes de la mauvaise gestion du PCT sont dus en grande partie à l’usure du pouvoir. Cette gangrène qui attaque ceux qui restent longtemps aux affaires parce qu’ils sont tellement rassurés que personne ne peut les bousculer. Ils ne font plus attention à rien. Ils ne gèrent plus rien. Et ils finissent par régresser le pays. D’où la situation dans laquelle sur trouve notre Congo na biso.

Les dirigeants du PCT doivent se rendre compte qu’ils ne peuvent plus rien proposer pour le décollage économique. Ses cadres doivent avoir le courage politique qu’il est devenu impérieux de le dissoudre. Comme ce fut le cas, de la ligue lombarde en Italie ou du RPR en France lorsque le parti chiraquien vieillissant ne pouvait plus tirer les wagons, les cadres du RPR ont eu le courage politique de créer l’UMP ou encore la dissolution du PCUS avec la perestroïka sous Michaël Gorbatchev. Le PCT rappelle tellement de mauvais souvenirs qu’il n’a pas d’autres choix que sa dissolution. L’échec du PCT, c’est d’avoir manqué sa refondation qui pourtant devrait l’aider à mieux rebondir.

L’évocation du PCT fait constamment penser au renversement des institutions de la République démocratiquement élues avec le coup d’Etat du 5 juin 1997 avec toutes les conséquences dont l’entrée des mercenaires angolais pour le massacre des Congolais en 1997.

Le nom du PCT est synonyme de « disparus du Beach » mais aussi de « mauvaise gestion du pétrole congolais » au profit d’une seule famille.

Tout ceci amène qu’il faut savoir s’arrêter et avoir honte d’être membre du PCT. Le Jeune Okombi Salissa a raison sur ce point.

Aujourd’hui, plus que jamais, les dirigeants du PCT devraient laisser leur place aux jeunes. Depuis la présidence du Sénat en passant par l’Assemblée Nationale jusqu’à la présidence de la République.

3- La réconciliation des Populations du CONGO

J’ai toujours pensé, qu’au crépuscule de sa vie, le plus beau cadeau que Monsieur Sassou devrait laisser au Peuple du Congo, serait la Réconciliation. Les guerres contre les civils du Niari, de la Bouenza et du Pool ont laissé des blessures intérieures très profondes que seule une Conférence Nationale pourrait les juguler. C’est pourquoi, en vue de permettre aux Congolais de s’asseoir et de discuter à nouveau sans hypocrisie, il serait nécessaire de convoquer une Grande Conférence Nationale pour une vraie réconciliation.

Nous pouvons nous-mêmes résoudre les nombreux dossiers épineux qui poussent les Congolais à ne pas s’accepter. C’est pourquoi, je lance un vibrant appel à la société civile congolaise d’exiger avec nous une vraie rencontre pour la réconciliation. Il est indispensable d’en finir avec les rencontres de surface qui n’apportent rien sinon se congratuler pour le plaisir. Si Monsieur Sassou échoue cette étape de la réconciliation, il laissera ses Généraux et ses parents en mauvaise posture.

Souvenez-vous que beaucoup de nos officiers supérieurs sont impliqués dans le dossier des « disparus du Beach » ; beaucoup de ses Ministre et des cadres du PCT sont impliqués dans le dossier des Biens Mal Acquis désignés sous le vocable BMA. Que deviendront-ils à l’après-Sassou si le pouvoir changeait de mains sans que ces questions ne soient réellement abordées au cours d’une Grande Conférence Nationale ?

Oui, le CONGO est notre pays. Il nous appartient à nous tous. Nous en sommes tous les héritiers. Nous pouvons donc et nous devons tous nous asseoir pour regarder comment sécuriser les cadres et les populations impliqués dans des massacres des civils et autres crimes économiques. C’est une opportunité à saisir. Je lance un vibrant appel aux Généraux et autres officiers qui sont impliqués de loin ou de près dans ces faits, si vous n’écoutez pas ceci, ne vous trompez pas, vous serez rattrapés par le cours de l’histoire.

Nous pouvons à la manière de l’Afrique du Sud, après l’apartheid, résoudre ces problèmes épineux dont on ne pourrait passer sous silence. Car des hommes sont morts. Et des familles entières souffrent de ces crimes crapuleux.

4- l’indemnisation de toutes les victimes et tenir nos engagements

C’est donc après avoir discuté de toutes ces choses que nous penserons à l’indemnisation de toutes les victimes de ces événements malheureux survenus dans notre pays. Prendre en charge tous les traumatismes. Et tenir tous nos engagements vis-à-vis des populations et de tous les soldats quant à leur ordinaire et leur avancement conformément à leurs classes.

Voilà, à l’orée de la Fête Nationale, les lumières que nous voulions faire sur « L’AUTRE POLITIQUE – une nation pour tous » pour l’Unité Nationale et la Réconciliation du Peuple du Congo pour l’avènement de la Nouvelle République Une et Indivisible.

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (C.D.R.C.)

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NOTE : Ce 25 juillet, La Griffe N° 178 du 24 au 31 juillet 2013 est introuvable dans les kiosques de vente. A peine déposé dans les kiosques hier 24/07/2013, le PCT a fait tout acheter en grand nombre pour que le Peuple du Congo n’en prenne pas connaissance.

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