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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 00:17
 
"Silence on tue" est le titre de ce mauvais film qui se joue sous nos yeux dans le département du Pool, et ce avec la complicité de la communauté internationale notamment de la France, parrain et allié objectif de notre tristement célèbre dictateur. Les droits économiques ont supplanté les droits de l’Homme dans notre monde contemporain.
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"Silence on tue" est le titre de ce mauvais film qui se joue sous nos yeux dans le département du Pool, et ce avec la complicité de la communauté internationale, notamment de la France, parrain et allié objectif de notre tristement célèbre dictateur. Les droits économiques ont supplanté les droits de l’Homme dans notre monde contemporain.

 

Tant il est vrai que le seul génocide qui suscite la compassion de nos "amis occidentaux" est celui des Rohingyas en Birmanie, pour la double raison qu’ils ne sont ni Noirs ni Africains, et ils vivent dans le pays du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. Les nombreux prix littéraires internationaux de nos brillants hommes de lettres tels qu’Alain Mabanckou, Henri Lopes, Emmanuel Dongala, etc., n’ont pas permis ou suffi à attirer la lumière sur le Congo-Brazzaville qui se meurt. Ce qui me pousse à dire que nous avons encore beaucoup de boulot avant que même la providence ou un Dieu malin en glissant l’imprévu vienne au secours des Congolais qui sont dans un état d’insalubrité avancée, mentale, physique, sociale, économique et politique.

Notre histoire en tant que Noirs et accessoirement Africains est cruelle depuis la nuit des temps. Quel que soit l’endroit du globe où l’on se trouve, nous n’aurons jamais les mêmes droits que les autres êtres humains. Marqués au fer rouge, nous portons notre croix quotidiennement.

Mais, le Congo-Brazzaville n’est pas un pays dépeuplé nonobstant la mortalité qui galope depuis que cet État démissionnaire a laissé à l’abandon tout le peuple congolais pour ne se consacrer qu’aux futilités d’une communication bancale tant nationale qu’internationale. En paraphrasant Arthur Erickson, je dirais que : "Pour certains l’illusion est nécessaire pour camoufler le vide intérieur qui les habite". Mais ici le drame c’est que c’est un vide sidéral dans un silence sidéral.

Le Congo-Brazzaville n’est même plus un État embryonnaire en devenir mais un État mort-né depuis la guerre du 5 juin 1997. Il nous reviendra d’en créer un autre en ayant fait le point sur tout ce qui n’a pas marché. Nous n’allons pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Tout le département du Pool est bouclé par des truands en armes et personne ne peut y accéder. Nos villages sont brûlés, les hommes tués, les femmes violées et nos frères et sœurs réfugiés dans la forêt. Les plus valides sont poussés à l’exil car le fait de revendiquer ses droits est devenu un crime de lèse majesté. Nous sommes l’objet de toutes les haines de la part de nos persécuteurs. Tout recommence ce fameux 4 avril 2016 avec la pseudo agression des quartiers Sud de Brazzaville. Combien de Kongos sont depuis morts à ce jour ? Après l’enfer des tribunaux populaires révolutionnaires voilà que ces massacres des Kongos passent à l’échelle industrielle. Combien de charniers allons-nous découvrir à la fin de cette épuration ethnique ?

A croire qu’il n’y a plus de place pour nous dans cette société congolaise. Les discriminations sont quotidiennes et ils veulent que nous devenions des esclaves. A défaut de nous apporter de l’eau potable, ils nous créent des rivières de larmes de sang rouge tel leur drapeau de la honte. C’est la tragédie du peuple le plus persécuté du Congo-Brazzaville. Quoi qu’il arrive nous réaffirmons haut et fort que notre peuple doit vivre en paix dans un Congo libre de toute intolérance. Pour notre devoir de mémoire ce crime contre l’humanité ne restera pas impuni car derrière toute tragédie il y a un commanditaire.

Le génocide qui se déroule à huis clos dans le Pool est une plaie qui mettra des générations à cicatriser eu égard au pardon, sans pour autant oublier, que nous accorderons à nos bourreaux. Le plus important pour nous c’est de mettre fin à cette guerre civile et d’aller de l’avant car l’intérêt national prime avant nos états d’âmes. Notre grandeur nous oblige à nous surpasser dans de telles circonstances.

Il nous reviendra d’analyser les mécanismes qui depuis plus de 40 ans poussent certains d’entre-nous à systématiquement s’en prendre aux populations du Pool quand leur soi-disant pouvoir est menacé. Les massacres perpétrés par le triste CMP (Comité militaire du parti) à la suite de la tragique mort de Marien Ngouabi dont ils étaient les principaux responsables, n’ont jusqu’alors trouvé aucune justification plausible sinon que semer la graine de la discorde. La violence appelant la violence, ils l’ont érigé en mode de gouvernance. Depuis lors, ils s’en prennent systématiquement à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Personne n’est épargné. Même les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui qu’il convient de broyer car au Congo-Brazzaville aucune tête ne doit dépasser hormis celle du tyran. Si au moins il était une lumière pour nous éclairer. Force est de constater que point de lumière pour nous et notre pays s’enfonce au jour le jour dans les profondeurs des ténèbres.

La résistance s’organise. Tout le pays vit au rythme du service minimum suite aux différentes grèves déclenchées ça et là par les acteurs de la société civile. La grève n’est pas qu’un droit constitutionnel, mais aussi le signe d’un mécontentement généralisé après plus de 40 ans de servitude et de gabegie en tout genre.

Il y eut des leaders syndicaux dans notre pays qui firent plier le despote en 1991 avant que ce dernier ne revienne par la force des armes seul moyen d’expression à sa disposition. Ceux-ci sont aujourd’hui aux abonnés absents et ont vite fait de rejoindre la horde des charognards qui festoient sur les cadavres des Congolais. La relève est là, celle qui tel un ouragan emportera ce monde politique désuet. Tous les éléments constitutifs d’une crise sont présents et il ne nous reste plus que l’élément déclencheur. A nous d’allumer la mèche de cette dynamite de la liberté.

Peuple du Pool et à travers vous tout le peuple congolais, n’ayez pas peur. Tous les jours nous portons le fardeau de vos souffrances. Il ne se passe pas un moment sans que nous ne puissions phosphorer pour trouver les voies et moyens de cette sortie de crise. Les résistants du Pasteur Ntumi qui sont avec vous pour vous protéger des exactions de ces terroristes ne doivent pas être considérés comme des ennemis. S’ils n’étaient pas là, notre Pol Pot avec ses Khmers rouges auraient déjà rasé notre contrée pour en faire des terres agricoles à distribuer aux étrangers sans compter toutes nos richesses minières.

Les Kongos sont devenus les damnés du Congo-Brazzaville. J’invite ces damnés de la terre, ces forçats de la paix à se tenir prêts car l’heure de la libération arrive. Il ne peut en être autrement n’ayant pas choisi en Homme libre de vivre sous la dictature.

"Tout Homme doit mourir un jour mais toutes les morts n’ont pas la même signification" chantait dans "Les Immortels" l’un de nos illustres aujourd’hui disparu Franklin Boukaka. Allons-nous accepter de mourir simplement parce que nous sommes du Pool, des Kongos pour notre tyran, et des Noirs pour la France ? Tel est le débat qui se pose à nous ressortissants du Pool, à nous les Congolais artisans de cette paix qui transcende tous les clivages artificiels créés par ceux qui veulent nous diviser. Tel un phénix nous renaîtrons de nos cendres. Ce temps n’est plus que jamais proche avec notre opposition unie dans et au-delà de nos frontières. Nous devrions être à la hauteur des aspirations légitimes que le peuple congolais place en nous. Ce peuple aspire à vivre en paix dans un pays démocratique dans lequel seule la loi sera le vecteur de la cohésion nationale pour un développement dans une justice sociale.

J’en appelle à la prise de conscience de chacun d’entre-nous afin de trouver comme en 1991 les ressorts qui nous permettent de recouvrer notre liberté, notre souveraineté face à cette horde de barbares qui nous servent de guignols devant la communauté internationale.

Que l’on soit Vilis, Mbochis, Kongos, Tékés, Bembés, etc., "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui" dixit le révérend Pasteur Martin Luther King. La vertu est une question de choix et le vice n’est jamais loin de la vertu.

Congolais nous sommes tous, Congolais nous resterons à jamais.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 23:52

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Après cinq-cent-soixante-dix-sept (577) jours de détention, M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), était arrivé en France en date du 11/08/2017, pour y suivre des soins médicaux appropriés.

A l’issue de deux mois de traitement intensif, M. Modeste BOUKADIA a entrepris une série de consultations en France et dans le reste de l’Europe.

A cet effet, au nom de la Diaspora Congolaise, l’Association Union-Congo et le Cercle des Amis de Modeste Boukadia informent l’opinion publique que M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, s’est envolé pour les Etats-Unis d’Amérique, le 09/10/2017, sur invitation du Président du Congrès et des Elus Américains où il leur rend une visite de courtoisie et aussi pour les remercier de tout le soutien qu’ils lui ont apporté tout au long de sa détention jusqu’à son évacuation sanitaire.

Au nom de la Diaspora congolaise, l’Association Union-Congo et le Cercle des Amis de Modeste Boukadia présentent leurs compliments à M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, qui fait toujours sienne la pensée du Président Nelson Mandela qui avait initié la réconciliation de la Nation Sud-Africaine, et saisissent cette occasion pour formuler à son endroit tous leurs vœux de réussite et de pleins succès dans son invitation et ses entretiens tout au long de son séjour aux Etats-Unis d’Amérique.

Paris, le 11 octobre 2017

Pour l’Association Union-Congo,

et le Cercle des Amis de Modeste BOUKADIA

Par Délégation

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

COMMUNIQUE DE PRESSE : INVITATION DE MODESTE BOUKADIA AUX ETATS-UNIS D'AMERIQUE (pdf, 561.6 kB)

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 22:02

Face à la crise et au FMI, les prévisions de Nostradamus pour le Congo-Brazzaville

 

 

 

 Les prévisions de Nostradamus...

Le FMI accompagnera le Congo au-delà du rêve de Sassou .

Car 200 milliards de Frs CFA, c'est l'aide qui pourrait être accordée à ce pays compte tenu de ses possibilités de DTS..., au lieu des 1500 milliards sollicités; ...pour cause, les difficultés de garanties sur la bonne gouvernance et  la lutte contre la corruption (Sassou ne peut prendre le risque de se débarrasser des principaux CO-prédateurs !).

Les intérêts sur la dette extérieure congolaise (5.329 milliards) avoisinent les 250 milliards par an, donc bien plus que l'aide qui sera accordée !...

QUE VA-T-IL ARRIVER ?

Les recettes pétrolières, conjuguées avec la chute des prix ainsi que les productions gagées auprès des chinois, auront du mal à dépasser les 1500 milliards par an !

Il ne sera donc pas évident de pouvoir payer les salaires de la fonction publique tout en assurant le fonctionnent des services publics, sauf l'armée et la police qui pourraient être payées sur  des fonds d'origines douteuses et non traçables (comme c'est le cas des salaires de ce mois de septembre).

S'en suivra une dégradation des services régaliens de l'État, rendant le Congo quasi ingouvernable, même face à une opposition sous anesthésie de diverses sortes...

LA FIN DE LA GOUVERNANCE

D'ici 2019, le pouvoir de Brazzaville ne sera plus capable d'assurer  les traitements de l'armée et de la police sur les  fonds propres aux proches de Sassou. Des dissensions apparaîtront entre ceux qui donnent le plus et ceux qui donnent le moins... Puis, systématiquement la grogne, la déstabilisation et la fragilisation de l'instrument sécuritaire de la dictature.
Et à partir de là... trois  hypothèses possibles :

- Soit une entrée à la Kabila Laurent désiré (peut-être financée par ses propres parents et actuels bénéficiaires pour se préserver de l' avenir)...
- soit un coup d'État de l'entourage du tyran (l'assassinat afin de se défausser de toutes les charges qui pèseront sur eux, négociant ainsi une transition qui les protégerait)
- soit une refondation de la gouvernance imposée par la communauté internationale (avec beaucoup d'incertitudes sur l'objectif à poursuivre). Et ici le peuple libéré de la peur pourrait créer la surprise.

L'ampleur des dégâts financiers, sociaux, humains et économiques, ne permettront JAMAIS au Pouvoir de Brazzaville, d'atteindre 2021...!

A bon entendeur ...,

Nostradamus vous aura prévenu.
Il est temps de quitter le navire...

SOURCE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/081017/face-la-crise-et-au-fmi-les-previsions-de-nostradamus-pour-le-congo-brazzaville

 
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 19:00

Pendant que les congolais meurent de faim et de soif suite à la crise économique qui frappe durement toutes les sphères économiques du pays, Sassou Nguesso profite d’une mission des fonctionnaires du ministère des affaires étrangères aux Etats Unis pour envoyer ses parents (enfants, petits enfants et maitresses) en vacances à New-York aux USA et à Las Palmas en Espagne.

Les cigales continuent à chanter... Les dettes s'accumulent, les détournements et les pillages vont bon train. Le FMI est à la porte. Le Clan n'en a cure... Nous pensons que la France doit récupérer son "Préfet de Région" qu'elle a affecté au Congo-Brazzaville, en 1997, par le bout d'un canon, sur fond de fleuves de sang et de larmes des Congolais. Le peuple Congolais pense que ce n'est pas la mission que feu M. Foccart et le président Chirac, au nom de la France, avaient assignée à cet impénitent criminel, Sassou avec son Clan sanguinaire. Il est temps de réparer cette erreur ou cette faute politique.

Même si cela avait été fait au nom des intérêts de la France, les Congolais refusent de croire que les intérêts et la prospérité de la France et le bien-être du peuple français sont au prix des massacres humains, de l'holocauste du peuple Kongo...

Dans le cas contraire, les crimes de Sassou et son clan seront les crimes de la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 12:10
 

Chers Amis,

Après 575 jours privé de ses droits citoyens, dont plus de 210 jours sans soins adéquats, Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., a eu le bonheur de retrouver le sol français pour y recevoir les soins assistés de plateformes techniques répondant aux besoins de ses pathologies.

Grâce au travail efficace de la diplomatie française, qui a œuvré sans ménager ses efforts, cette entreprise a été couronnée par cet aboutissement.

Modeste a été rapatrié sanitaire, le 11 août 2017. Mais, le Président du C.D.R.C. est condamné à 30 ans de travaux forcés et une amende de 100 millions de FCFA, pour le motif d’atteinte à la sureté de l’Etat. Cette condamnation a été prononcée le 03/05/2017, mais n’a jamais été signée, donc n’est pas enregistrable.

 Mon mari doit reconstruire sa santé après l’agression physique et torture subies le 15/11/2016 dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Pointe Noire par le directeur de cet établissement carcéral.

Cependant, monsieur Boukadia et moi-même tenons à remercier et à présenter nos sentiments de notre grande considération aux autorités françaises et toutes celles qui ont joué un rôle d’influence, à tous ses amis, aux associations et au Peuple du Congo, sans oublier les membres de son parti dont 11 sont toujours emprisonnés et tous les prisonniers politiques pour avoir exprimés leurs idées et opinions. 

Je tenais à vous remercier personnellement pour votre intervention et implication dans le rapatriement sanitaire de mon mari, pour toutes les demandes et tous les rapports que vous avez envoyés ou fait suivre.

Dr Nadine NAGEL-BOUKADIA

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:59
 

A l'attention de Pierre PONGUI, Directeur de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire

 

 

 

Bienvenue à Paris au Président Modeste Boukadia qui n'est pas tombé dedans...

 

Mais Pierre PONGUI en a pris pour 20 ans !

 

 

A lui ces roses...

 

 

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 00:08

 

L’Association UNION-CONGO vient d’être informée que M. Modeste BOUKADIA, hospitalisé à la Clinique Guenin de Pointe-Noire, a fait un malaise dans la nuit du 2 au 3 juillet 2017, à cause des émanations de la peinture appliquée sur les murs du couloir de l’établissement

L’Association UNION-CONGO s’interroge sur cette situation et se demande si la Clinique ne sait pas que les émanations de toutes les peintures sont toxiques.

Au regard de ce qui précède, et connaissant la nocivité des solvants des peintures, on peut se poser des questions sur la qualité de la peinture appliquée aux murs des couloirs de la clinique Guenin de Pointe-Noire.

L’Association UNION-CONGO s’inquiète de l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA. Après la tentative d’assassinat à la maison d’arrêt de Pointe-Noire par le directeur de l’établissement, M. Pierre PONGUI, la détérioration de l’état de santé de Modeste BOUKADIA nécessite impérativement, aujourd’hui, son hospitalisation dans un Etablissement spécialisé et mieux outillé.

L’Association UNION-CONGO lance un Appel aux Institutions et Organisations internationales habilitées, ainsi qu’au Consulat de France au Congo, d’agir pour sauver cet homme que les autorités de Brazzaville veulent voir mourir en prison comme feu Colonel Marcel Ntsourou.

Paris, le 04 août 2017

P. L’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Communiqué : Inquiétude sur l'état de santé de Modeste Boukadia (pdf, 629.6 kB)

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ENGLISH VERSION

The political prisoner Modeste BOUKADIA fainted during the night of July 2 to 3, 2017 at the Guenin Hospital in Pointe-Noire, Congo-Brazzaville.  The incident was due to fumes of freshly applied paints applied on the walls of the corridor.

The charity UNION-CONGO, which regularly blows the whistle on human rights violation in Congo Brazzaville,  is concerned about the health of Mr. Modeste BOUKADIA.  M. Boukadia was the victim of an assassination attempt at Pointe-Noire prison by the prison director, Pierre PONGUI, who is politically protected by his nephew, the Justice Minister in Congo Brazzaville Pierre Mabiala.

That crime has left Mr. Boukadia greatly diminished. He has been held in a clinic since December 2016 suffering from extreme back pain, from unstable blood pressure that can cause a heart attack at any time, and from difficulties to breathe that require the use of medical ventilators at night.

The health of Modeste BOUKADIA is deteriorating.  Doctors have established that his condition cannot be cured in Congo and imperatively requires his urgent hospitalisation in a specialised hospital with the necessary pieces of equipment to deal with heart surgeries and ailments.

The charity UNION-CONGO is launching an appeal to the institutions and international organizations authorized, as well as to the Consulate of France in Congo, to act fast to save this man as the authorities in Congo Brazzaville want to see him die in prison like the late Colonel Marcel Ntsourou.

Source: http://freeboukadia.org/urgent-health-alert-for-political-prisoner-modeste-boukadia/

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:48

Congo-Brazzaville :
Pour La Libération de Modeste Boukadia
Par Gilles Marchand, Président d'Informations sans Frontières

SOURCE : http://www.informationssansfrontieres.com/infos.html

 
Nous sommes nombreux, en France et en Afrique, parmi les proches de l'opposant Modeste Boukadia, président du Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC) et au-delà, à s'alarmer de son état de santé et à demander à ce qu'il soit évacué en France pour y recevoir des soins.

 

Ex-candidat à la présidentielle de 2009, Modeste Boukadia a été condamné par contumace en 2014 à 30 ans de travaux forcés, puis arrêté à son retour dans son pays il y a un an, placé en détention à Pointe-Noire où il est depuis plusieurs mois hospitalisé dans une clinique privée. Son entourage assure que cet établissement n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires. Le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, dit avoir demandé une contre-expertise médicale avant de statuer.

Nous tenions à faire le point sur cette situation en publiant l'entretien donné par son épouse à Ziana TV, le 31 mai 2017, interview qui dresse, avec une grande dignité, un bilan global des faits. Elle y fait montre d'un courage et d'une détermination exemplaires. Et souligne plusieurs incohérences dans ce dossier.

Nous sollicitons instamment la mansuétude des autorités de la République du Congo-Brazzaville, afin que cette affaire soit résolue de manière humaine et pacifique, et ce dans les délais les plus courts possibles. Il apparait chaque jour plus clairement que nous ne devons pas laisser les choses se détériorer et qu'une intervention de son président devient déterminante et cruciale afin de résoudre cette crise et de trouver les mots qui iront dans le sens d'un apaisement.

Tout repose sur les décisions qui seront prises par les autorités et sur la qualité de la relation qui s'établira entre elles et les nouvelles instances françaises ainsi que vis-à-vis des décideurs européens. Il faut que les hommes qui sont en mesure de décider de son sort fassent maintenant preuve d'une responsabilité et d'une droiture sans faille.

Nous souhaitons voir rapidement prononcé son retour sous forme de rapatriement sanitaire afin que soit sauvegardée sa santé et que la situation trouve un dénouement positif qui fasse toute sa place à ce happy end que nous appelons de nos vœux. Toutes les forces démocratiques doivent à présent développer des complémentarités afin de voir la famille congolaise réunie autour d'un projet qui permette de nouvelles synergies pour l'avenir de ce grand pays autour de la figure de son président.

Quelque chose d'essentiel serait irrémédiablement brisé dans le cas contraire. Mais il faut absolument s'interdire cette éventualité afin de voir réussi le futur du Congo-Brazzaville. Nous sommes nombreux qui contribuerons de manière désintéressée de près ou de loin à cet avenir que nous espérons radieux pour tous et pour toutes.

Gilles Marchand
Président
Informations sans Frontières

11 Juin 2017

Visitez le Site de Soutien de Modeste Boukadia

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 01:24

CONGO Intelligence

12 juin, 17:32 ·

Travaux forcés :

LES MYSTÈRES DE L’AFFAIRE BOUKADIA
#Congointelligence #Congomedia1 #CongoBrazza #Boukadia #Sassou

 
Homme politique originaire du sud Congo, Modeste Boukadia, président d’une formation politique, le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), a été condamné le 3 mai dernier par la Cour criminelle de Pointe-Noire à 30 ans de travaux forcés. Motif ? Officiellement, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Factuellement, il lui est reproché d’avoir participé ou plus ou moins, inspiré une manifestation non autorisée le 21 août 2013 à Pointe-Noire au cours de laquelle des manifestants auraient brandi des pancartes sur lesquelles l’on aurait pu lire : « Gouvernement = carton rouge », ou encore « gouvernement démission ». Le point le plus « grave » de l’accusation porte sur l’affirmation selon laquelle quelques pneus auraient été brûlés.

 

On mesure ici la gravité des faits et la peine surréaliste qui a été infligée à Modeste Boukadia pour sa participation – présumée ! – à de tels « événements », susceptibles donc d’attenter dangereusement à la sûreté de l’Etat de la République du Congo.

Précisons que Modeste Boukadia qui possède la double nationalité française et congolaise a été arrêté en janvier 2016 au pied de l’avion d’Air France alors qu’il rentrait LIBREMENT dans son pays, venant de Paris.

BASTONNADE

Une impressionnante force d’un millier de militaires lourdement armés avait été mobilisée à cette occasion pour procéder à l’arrestation du sexagénaire, ex-candidat à la présidentielle de son pays.

Incarcéré à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Boukadia affirme y avoir été copieusement agressé et torturé, ceci sous la responsabilité du directeur de la maison d’arrêt, M. Pierre Pongui, un parent du ministre de la Justice, M. Pierre Mabiala. Une certitude, maints certificats médicaux attestent de la profonde détérioration de l’état de santé du détenu depuis son passage à la maison d'arrêt. Vertèbres lombaires très abîmées et surtout de graves troubles cardiaques et d'hypertension artérielle sévère consécutifs à ces mauvais traitements. Il est établi que ces problèmes cardiaques nécessitent un traitement spécifique que la clinique dans laquelle il est actuellement hospitalisé ne peut pas lui dispenser.

Lors de son procès, c’est sur une chaise roulante qu’il a comparu. Ceci pour une unique audience, longue de 11 heures.

« DU N’IMPORTE QUOI ! »

11 longues heures donc durant lesquelles l’accusation conduite par Norbert Nkoukouli, procureur général près la cour d’appel de Pointe-Noire, sera incapable de prouver la simple présence de Modeste Boukadia à la manifestation d’août 2013. L’accusation ayant d’ailleurs le plus grand mal à établir le simple fait qu’il y a eu effectivement une manifestation ce jour-là ! Aucune photo, aucun blessé et à fortiori aucun décès. Juste une accusation bricolée de toutes pièces.

Mais qu’importe les faits. Le Procureur général réclame la confirmation des 30 ans de travaux forcés infligés par contumace, et sera suivi par le « jury ».

« C’est du n’importe quoi », résumera maître Magloire Sengha, avocat de la défense, en faisant observer la disproportion hallucinante entre la lourdeur de la peine et les faits mis en évidence lors des débats : « On a l’impression que cette décision a été parachutée d’ailleurs », ajoute l’avocat un brin diplomate.

Pour être extravagant à tous points de vue, ce jugement n’en existe pas moins. Enfin presque ! Car curieusement, depuis que la décision a été rendue, soit il y a plus d’un mois, la « grosse », le document qui officialise une décision de justice, n’a toujours pas été signée ni remise aux parties. Sans aucune explication. Par ses avocats, M. Boukadia a donc dû faire constater par huissier l’absence de cette pièce essentielle et sans laquelle la décision rendue par la Cour criminelle de Pointe-Noire n’existe tout simplement pas.

Avec une conséquence incontournable : Modeste Boukadia est actuellement détenu depuis un mois sur aucune base légale, sa condamnation n’existant pas juridiquement.

On dira que c’est là un détail, sans grande importance au regard du caractère surréaliste de l’accusation, du procès, comme de la peine prononcée.

Reste que tant d’incompétence, d’amateurisme, et de grossièreté dans l’exécution de consignes venues « d’ailleurs » interpellent tant la mise en musique des dites consignes, concourt à discréditer, ridiculiser la justice congolaise.

Or, à défaut d’être indépendants ou courageux, les magistrats de Pointe-Noire ne sont pas pour autant tous des imbéciles.

Aussi, pour donner un sens à l’absurdité de la situation, certains observateurs de ce procès kafkaïen émettent l’hypothèse d’une vengeance personnelle. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice n’aurait pas digéré les accusations de torture portées contre son parent, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Une « vendetta » en somme.

NÉGOCIATIONS SECRÈTES

D’autres évoquent un bras de fer bien plus politique, opposant des forces au sein de « l’Etat profond » congolais. Il apparaît en effet que Modeste Boukadia n’a pas toujours été considéré comme une dangereuse menace pour la sécurité nationale du coté de Mpila. Ainsi, lorsque surgit la soi-disante manifestation d’août 2013, c’est au moment même où des contacts confidentiels sont pris entre Modeste Boukadia et Denis Sassou N’Guesso autour d’un projet de gouvernement d’union nationale. Gouvernement, dont aurait donc fait partie Modeste Boukadia.

Un agenda très précis dresse la liste des contacts pris par Boukadia à cette fin : On notamment été associés à ces tractations : Firmin Ayessa, directeur de cabinet du chef de l’Etat, Henri Lopes, ambassadeur de la République du Congo en France, Jean-Marie Ewengue, ex-ambassadeur à Paris et oncle du Président. Jean Dominique Okemba, (premier responsable de la « sécurité nationale » !).

ANTOINETTE : DISCRÈTE "MISSI DOMINICI"

Mieux encore, au tout premier rang des interlocuteurs de Modeste Boukadia figure la propre épouse de Denis Sassou N’Guesso, Antoinette ! Une liaison assurée par Mme Okoumou (du cabinet du chef de l’Etat).

« Madame Antoinette Sassou N’Guesso devait préparer le rendez-vous entre le chef de l’Etat et mon mari. Monsieur Oba Bouya, le conseiller politique du président de la République voulait connaître les desiderata de Modeste Boukadia, c’est ce qui fut fait, à savoir les ministères d’Etat de la Défense, de l’Intérieur, de la Sécurité, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire dans le cadre du Gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud », assure ainsi son épouse, Nadine Boukadia qui ajoute : « Jean-Dominique Okemba et Jean-Jacques Bouya avaient approuvé que Modeste Boukadia entre au gouvernement pour apaiser le pays et reconstruire l’union nationale. A l’époque, le président congolais dit avoir renoncé à modifier la Constitution. Il affirme vouloir mettre en place un gouvernement d’union nationale (Nord Sud donc) lequel devait voir le jour en septembre 2013».

UNE PROVOCATION DU PCT ?

Selon cet agenda , un rendez-vous est ainsi prévu entre le 15 et 20 août entre Président du CDRC et Mme Sassou N’Guesso à Pointe-Noire.

C'est le sens du discours de Sassou Nguesso le 15 août 2013 au cours duquel il avait parlé de Mbongui ou du Kanda pour unir ce qui est épars parce que "les opinions contraires ne sont pas contradictoires."

Le rendez-vous sera finalement annulé le 20 août pour être, en théorie, repoussé à septembre, au terme des vacances en Espagne du couple présidentiel.

C'est à la suite de ce report, le 20 août que Modeste Boukadia monte dans l'avion pour retrouver sa femme.

C’est le lendemain, le 21 août qu’a lieu la manifestation qui permettra ultérieurement d’enclencher la procédure pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et aboutir à la condamnation que l’on sait.

Mais soyons rassuré ; M. Mabiala, ministre de la justice, l’a encore rappelé il y a peu : « il n’y pas de prisonnier politique en République du Congo ».

https://www.facebook.com/CONGOINTELLIGENCE/

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 23:55

Congo : Le Docteur Nadine Boukadia, épouse de Modeste Boukadia, accuse...

 

https://youtu.be/_oCeanuQwh4

 

Le Docteur Nadine Boukadia, épouse de Modeste Boukadia, accuse Pierre Mabiala, ministre de la justice et Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire...

 

·  

ENTRETIEN DU JOUR. Nadine BOUKADIA s'exprime après le procès de son mari à Pointe-Noire © Interview de Mme Docteur Nadine BOUKADIA

 

Le 03/05/2017, les magistrats du Tribunal de Pointe-Noire, particulièrement le Procureur général, M. Norbert NKOUKOULI et le président de la cour (Jury), M. Jean-Claude TOUTISSA, aux ordres, n’ont pas dit le droit, mais ont obéi à un ordre parti de quelque part. Ils ont donc ainsi condamné Modeste BOUKADIA à 30 ans de travaux forcés et 100 millions de fcfa d’amende.

 

Mais, curieusement, après avoir eu le « courage magistral( ?) » de prononcer la sentence et condamner un homme dont le dossier est vide, M. Jean-Claude TOUTISSA, le président du jury, n’a plus le « courage magistral » de sa bravoure de se rendre à ses bureaux pour signer la GROSSE et l’EXPEDITION du verdict à travers lequel il a « condamné à mort » un innocent, M. Modeste BOUKADIA.

 

1) - Cette attitude ou ce comportement que nous mettons sur le compte de la peur ou du remord est en réalité un acte délibéré conseillé à Jean-Claude TOUTISSA pour faire traîner les choses. La barbarie ethno-tribalo-clanique a plusieurs corde dans son arc. Ainsi, le délai de trois jours passé, Modeste BOUKADIA n'a plus le droit de faire Appel. C'était le premier calcul des tortionnaires et bourreaux. Sauf qu'ils étaient loin de s'imaginer que BOUKADIA ne ferait pas appel.

 

2) - Pas de condamnation dûment signée, pas de verdict officiel. Tout le reste, au regard de la loi, n'est que rumeur. "On a jugé un tel, mais où sont la GROSSE et l'EXPEDITION, l'acte de jugement, l'Arrêt du Tribunal ? Rien !" Alors, on maintient en otage un homme sans jugement.

 

Voilà la Justice mbochi conformément aux us et coutumes ethno-tribalo-claniques auxquelles adhèrent et obéissent des individus comme Pierre MABIALA, Norbert NKOUKOULI et Jean-Claude TOUTISSA. Voilà le piège tendu par Sassou et son clan dans lequel sont tombés notre ministre dit de la justice et ses magistrats sudistes.

 

Pourquoi, M. Jean-Claude TOUTISSA, le courageux magistrat, a-t-il peur maintenant, après avoir rendu un verdict ne reposant sur rien ? Curieusement, c’est maintenant que le Juge TOUTISSA a des états d’âme, qu’il a des remords et qu’il a peur de signer, d’assumer son acte barbare ordonné par d’autres… En se comportant ainsi, sait-il qu’il est en train de maintenir illégalement et très arbitrairement en détention un homme non condamné et dont le maintien en prison, dans un Etat de Droit digne de foi, lui couterait à lui-même un emprisonnement ?

 

En effet, après André Grenard MATSOUA, en 1940 sous l’ère coloniale, car les bagnes français n’étaient qu’en Guyane, nous voici en présence d’un autre cas de bagne, cette fois-ci au Congo-Brazzaville sous SASSOU NGUESSO, qui relève de la barbarie pure agissant au nom de la « JUSTICE( ?) ».

 

Or, à notre entendement, telle que nous l’apprécions :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...). La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

 

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

 

C’est pourquoi nous disons à M. Jean-Claude TOUTISSA que le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche.

 

JUGE JEAN-CLAUDE TOUTISSA :

 

“Plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

 

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

 

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

 

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

 

Puisse notre propos vous faire réfléchir, vous, et celles et ceux qui se croient détenir le droit de vie et de mort sur les autres…

 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

- Ancien Rapporteur de la Commission ad hoc "Assassinats" de la Conférence Nationale Souveraine (1991)

- Ancien Représentant Permanent de l'Opposition Congolaise auprès de l'union Européenne (1994-2005)

- Président de l'Association UNION-CONGO

 

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/010617/congo-le-docteur-nadine-boukadia-epouse-de-modeste-boukadia-accuse

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COMMENTAIRE D'UN INTERNAUTE :

Le 03 mai 2017, la Cour d’appel de Pointe-Noire, sous la présidence du juge Jean-Claude TOUTISSA, jugeait et « condamnait » M. Modeste BOUKADIA aux travaux forcés et 100 millions de Frs CFA d’amende.

Depuis cette date, la Grosse du jugement et l’arrêt du tribunal n’ont pas encore été signés.

Or selon le Code de procédure pénale congolais, la Grosse et l'arrêt doivent être signés le jour même du jugement et au plus tard trois (3) jours ouvrés après le prononcé du verdict, sinon le verdict n'est plus validé.

Dans le cas d'espèce de Modeste BOUKADIA, il y a vice de procédure dans la mesure où, le procès s'étant tenu le 03 mai 2017 et le jugement rendu le même jour à savoir le 03 mai 2017, aucun acte de justice n’est à jour et présenté dans les délais requis conformément au Code de procédure pénale.

En d’autres termes, donc, l'arrêt aurait dû être remis le même jour, le 03 mai 2017 ou, au plus tard, trois (3) jours ouvrés, c'est-à-dire, le lundi 08 mai 2017 compte tenu du fait que le 06 mai était un samedi, et donc non ouvré.

Par conséquent, compte tenu de ce qui précède, il appert que le Juge Jean-Claude TOUTISSA n’a jugé personne et le procès n’a pas eu lieu.

Ainsi, sans signature au-delà du 08 mai 2017, M. Modeste BOUKADIA est en détention totalement arbitraire et illégale.

Dans ces conditions, que dit la Loi ?

La loi dit qu'il faut le libérer parce que la signature de La Grosse et de l'arrêt prouve que le verdict a été rendu sous contrainte. C'est ce qui fait que le Juge Jean-Claude TOUTISSA, aujourd'hui, ne peut plus signer cet arrêt ou La Grosse pour avoir dépassé les délais impartis par la Loi.

Sinon comment interpréter ou justifier un temps aussi long entre le jour du jugement et la signature de La Grosse et l'expédition un (1) mois ou plus tard ? Sinon constater la nullité du jugement et libérer Modeste Boukadia sans autre forme de procès.

 

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