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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 02:12
 
En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants...
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Par Rigobert OSSEBI

 

 

Bernard Madoff est un financier américain qui s’est révélé être un escroc lorsque son fonds d’investissements, basé sur un système « Ponzi » (les nouveaux entrants permettant le paiement d’intérêts élevés aux prédécesseurs), s’est écroulé. Son escroquerie a porté sur plus de 50 milliards de dollars. L’aigrefin américain a battu tous les records des grandes escroqueries financières mais Denis Sassou Nguesso, encore impuni, a-t-il été plus fort que lui ?

En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants, à cette époque.

Si l’on n’avait pas eu à déplorer tant d’assassinats, de crimes de guerres civiles, d’attentats, de malheurs accumulés, de misère, de pauvreté, de mépris des droits humains, Denis Sassou Nguesso aurait facilement pu être reconnu comme le maître incontesté de tous les escrocs et pilleurs de la planète. Devant Bernard Madoff !

Toutes les ressources du pays, depuis son retour au pouvoir en 1997, ont été destinées principalement à l’enrichissement de sa famille au détriment de 75% de la population congolaise qui connait maintenant l’extrême pauvreté. Les courtisans membres de son clan ont reçu des miettes consistantes qui leur ont permis un semblant d’opulence. Les complices n’ont pas manqué ; tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le savoir-faire des pétroliers était à l’origine du complot de la prise du pouvoir, en 1977 et l’a été aussi vingt ans après, dès le 5 juin 1997.

Les proches de Sassou-Madoff n’ont pas été en reste. Hormis les célèbres méfaits du précurseur Willy Nguesso et du fiston Denis Christel, un de ses gendres (déjà dans le collimateur des justices nigérianes et italiennes)  s’est constitué une très solide fortune, dans des transactions douteuses, totalement sous le sceau d’un trafic d’influences au sommet des institutions corrompues de l’Etat congolais. Le Congo, débarrassé de Sassou Nguesso ne saurait tarder à rejoindre le Nigéria dans sa quête de justice. Un autre, un ami seulement, avait tellement bénéficié de sa proximité avec le président kleptocrate, qu’une de ses participations dans une opération pétrolière a attiré l’attention de la très redoutable S.E.C. (Securities and Exchange Commission) de New-York. Cette dernière, sûrement dépassée par l’ampleur des connections politico-maffieuses du secteur pétrolier au Congo ou peut-être simplement téléguidée par l’ancien patron d’EXXON, le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, aurait saisi le Justice Department  à Washington pour enquêter sur les opérateurs pétroliers présents au Congo-Brazzaville. Cette information n’a pas encore été confirmée officiellement mais la source est de toute première qualité. Si tel était bien le cas, c’est un large pan des complicités, dont Denis Sassou Nguesso a bénéficié, qui sera révélé. Sans conteste possible, les sanctions seront lourdes, très lourdes … !

Les banques qui ont permis les préfinancements, les traders qui les ont organisés devraient se faire également un peu de mouron ; surtout ceux qui livraient à MPila, dans des petites valises à roulettes, un petit dollar en espèces par baril… Le petit péché mignon du tyran qui, en différentes devises, aimait savourer le goût délicieux de « son » juteux pétrole ! [i] D’autres banques, plus discrètes ont organisé le blanchiment de faux prêts mais avec de vrais remboursements de centaines de millions de dollars.

Ces affaires, les unes ou les autres, comme une marée noire, finiront bien un jour par remonter à la surface. Le plus tôt serait le mieux… L’impact médiatique sera énorme et contribuera largement à l’effondrement définitif d’un pouvoir moribond qui ne tient plus qu’à un fil. Le monde entier pourrait alors connaître les véritables méfaits de la tyrannie congolaise, l’ampleur de ses crimes et de ses détournements.

L’éducation nationale au Congo, dès que Sassou Nguesso avait pris le contrôle du pays, était une des meilleures d’Afrique. Une quarantaine d’années plus tard, sous sa botte taillée sur mesure, les élèves congolais s’entassent jusqu’à 398 par classe souvent à même le sol, sans banc ni table pour un pays qui exporte 2,5 millions de m3 de bois par an.

Par les armes, par son totalitarisme, le pillard de l’Alima, s’est assuré une impunité sur le plan national. Par sa complaisance sur les conditions de l’exploitation pétrolière, par la corruption d’élites et d’élus de toutes nationalités, français et européens en particulier, le dictateur kleptocrate a eu droit à une reconnaissance internationale, à des aides et à des éloges TOTALement usurpés. Des Evêques et des Cardinaux à l’intérieur même du Vatican ont servi cette même cause, avec les mêmes moyens et aux mêmes fins… Idem à Bruxelles, au siège de l’Union Européenne toujours silencieuse s’agissant des élections ou de la situation politique au Congo.

Exsangue financièrement et économiquement le pays est mort, complètement mort. Aucune structure de production agricole ou d’élevage n’existe réellement au Congo pour répondre aux besoins d’une demande intérieure et encore moins pour l’exportation.

Suscitées pour masquer la faillite financière, le pays est actuellement la proie de grandes violences. La tentation pourrait être grande chez certains de laisser, sans mot dire, le sang congolais couler à flots, comme nous le voyons déjà dans le Pool, et laisser le pays s’embraser dans un feu purificateur qui effacerait toutes traces de complicités, comme ce fut le cas en 1997-1998. Cela n’avait alors dérangé personne. Cependant, ce coup de poker sera très difficile à répéter.

Denis Sassou Nguesso n’est pas un dirigeant africain tout à fait comme les autres. Il est temps de démasquer l’escroc-dictateur congolais et de dresser son bilan catastrophique. La farce a assez duré : perte d’influence, instabilité politique, guerres à répétition, émigrations et sous-développement. La France derrière le Président Macron vient de se débarrasser de sa vieille classe politique. C’est un exemple qui devrait servir à toute l’Afrique et principalement au Congo avec ses vieux réseaux françafricains.

Par Rigobert OSSEBI  

(Extrait de congo-liberty)

[i] Tanker Suezmax = 1 million de barils

Tanker VLCC (Very Large crude carrier) = 2 millions de barils

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:57

 

A l’occasion du quarantième (40ième) anniversaire de l’assassinat de Monseigneur Emile BIAYENDA, le kongologue Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, de par la publication de son ouvrage aux éditions les Impliqués-L’Harmattan, nous invite une fois de plus, à la découverte de ce vénéré Cardinal qui a été non seulement un bon pasteur mais également un excellent passeur spirituel.

« Le testament socio-institutionnel du cardinal Emile BIAYENDA : le sacre du Mpfumu Mpu ou du chef à couvre tête », tel est en effet le titre du remarquable ouvrage de notre kongologue avisé. L’originalité dudit ouvrage, porte non seulement sur la réflexion du Cardinal BIAYENDA mais également et surtout sur sa conviction aux termes de laquelle :

« Les coutumes révèlent l’âme profonde d’un peuple. La connaissance profonde d’un peuple permet de l’aiguiller, de discipliner ses instincts, de tenir compte de ce qu’il est, de ce qui constitue sa note individuante : ce qui le caractérise et le distingue des autres. »

Ainsi, l’étude de l’élection du Mpfumu Mpu, chez les KOÔNGO, par le Cardinal Emile BIAYENDA, apparaît, selon Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, comme une manière voire une sorte d’invitation au voyage, pourrait-on dire, de la société Congolaise vers sa propre histoire pour mieux penser ses institutions [ puisque au terme de la réflexion du cardinal BIAYENDA, l’on est tenté de dire qu’avec lui les PENSEES SE PENSENT POUR MIEUX PANSER LES PLAIES DES HOMMES POUR ALLER, AU FINAL VERS UN MEILLEUR VIVRE ENSEMBLE QUI N’EST POSSIBLE QUE DANS LA CONSTRUCTION DE L’HARMONIE, EN L’OCCURRENCE DE L’HARMONIE SOCIO-INSTITUTIONNELLE ] et pour aboutir à une gouvernance paisible et raisonnable et qui, par voie de conséquence contribuerait à l’épanouissement de l’être ou du MUUNTU dans tous les aspects de son existence.

Ntu buzitu, Mpu buzitu, selon un adage KOÔNGO, autrement dit, le respect et le rayonnement de la couronne dépendent intimement de la personnalité et de la sagesse de l’être qui en est investi. C’est aussi le message que l’auteur entend véhiculer au travers des mots limpides qui gouvernent tout son propos.

D’après la réflexion du cardinal BIAYENDA, telle qu’elle ressort de l’ouvrage de Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, la tenue de l’élection d’un chef KOÔNGO, le Mpfumu Mpu, les critères qui conduisent au choix des prétendants sont une leçon à retenir pour le Congo-Brazzaville, aux fins de mieux préparer son présent ou son avenir.

Comme le souligne parfaitement bien le préfacier du nouveau livre de Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, le professeur Henri Louis CANAL,

« Le vénérable Abbé Emile BIAYENDA est l’un de ces êtres exceptionnels souvent appelés guides de lumière ou tout simplement Sages, Philosophes, Inconnus…, Adeptes du lignage du Primordial… Leur Réminiscence est claire. Celles ou ceux qui savent se Souvenir loin, des Réminiscents, sont plus aptes à construire l’avenir d’ici ou d’ailleurs avec pertinence et durée que les savants habituels. Ils sont la Confiance même du Chemin harmonieux qui, tout en étant là, se trouve en communication cosmique du seul fini. » P .18

Visionnaire à l’instar d’un prophète des temps sans fin ou d’un véritable NGUNZA, le Cardinal était certainement un adepte  d’union harmonieuse entre l’invention et la sagesse en matière institutionnelle qui, au final aurait dégagé un système de gouvernance au Congo qui lui serait propre, original, fortement équilibriste, de nature à faire participer toutes les forces vives de la Nation Congolaise à son développement.

Je recommande vivement la lecture de cet ouvrage qui nous présente une fois de plus un Cardinal Emile BIAYENDA comme un grand intellectuel avisé et très soucieux du devenir de son pays, le Congo-Brazzaville, pour lequel d’ailleurs, il n’a pas hésité à donner de son sang pour le préserver des divisions, des guerres fratricides ou des maux qui font mal et dont les cicatrices restent éternellement indélébiles. Je m’adresserai spécialement à tous les acteurs sociaux de la Société Congolaise qui, d’une manière ou d’une autre, cherchent à bâtir un meilleur vivre ensemble qui permettrait au MUUNTU, une expression si chère à Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU de connaître une jouissance paisible de bonheur et de justice sociale.

ELIEZERE BAHADILA (Licenciée en psychologie)

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 22:37
(Congo-Brazza) CARDINAL BIAYENDA: l’apartheid sévirait-il toujours au Vatican ?

Par Rigobert OSSEBI

La RDC est un très grand pays catholique en Afrique. Le Congo Brazzaville ne l’était pas moins, toute proportion gardée quant à sa dimension et à sa population.

Tant par son média officiel, Radio Vatican, que dans les homélies papales ou encore dans les déclarations du Nonce apostolique en RDC, Monseigneur Louis Mariano Montemayor, ou encore du Président de la Conférence épiscopale, Monseigneur Marcel Utembi, l’Eglise n’a jamais manqué une occasion d’intervenir dans les développements de la crise liée à l’élection présidentielle en RDC.

Un parcours quasiment sans faute… !

Le 15 août dernier, juste après la mort d’une cinquantaine de personnes à Beni, dans le Nord Kivu, le Pape François avait dénoncé « le silence honteux » dans lequel ces massacres se perpétuent « sans même attirer notre attention. Ces populations font partie de celles qui n’ont pas les moyens d’attirer l’opinion publique mondiale », a-t-il encore regretté.

Avec tout l’immense respect que l’on doit à sa Sainteté le Pape François : En quoi les populations du Pool, de l’autre côté du fleuve Congo, attireraient-elles davantage l’opinion publique internationale ? Et toujours très respectueusement, pourquoi n’a-t-on pas entendu sa voix concernant les bombardements qu’elles subissaient et qu’elles subissent encore ?

Hier, 20 septembre, Mgr Marcel Utembi, suite aux violences meurtrières qui s’étaient déroulées à Kinshasa, annonçait que l’Eglise suspendait sa participation au dialogue national, qu’elle avait jusque-là défendu fermement. Mgr Utembi réclamait aussi une commission d’enquête indépendante sur les derniers incidents.

Ce même 20 septembre, se tenait à Assise, en Ombrie (Italie), les Rencontres interreligieuses pour la paix et le Pape François y a encore exhorté « les représentants des différentes confessions à tous se sentir responsables de cette paix ».

Pourquoi l’Eglise du Congo-Brazzaville, bien entendu aux ordres du Vatican, ne s’est-elle pas engagée, comme en RDC, pour la préservation de cette même paix ? Pourquoi s’est-elle tenue scrupuleusement à l’écart de l’actualité politique locale en veillant bien à ne pas interférer dans les manipulations électorales tyranniques de Denis Sassou Nguesso ?

Vu du Vatican, en quoi un Catholique de Brazzaville différerait-il d’un autre Catholique de Kinshasa ?

Est-ce parce que l’un produit du pétrole et l’autre pas ? Alors pourquoi, ces deux Congo frères, de part et d’autre d’un fleuve qui les unit davantage qu’il ne les sépare, n’ont-ils pas droit à une égalité de traitement de la part d’une Eglise qu’ils vénèrent tous deux ?

Autre sujet brûlant : Qui n’a pas été touché par l’assassinat odieux du Père Jacques Hamel le 26 juillet dernier et n’est pas encore sous le choc de l’émotion ressentie alors ?

Après que le Pape François, le 14 septembre 2016 au Vatican, ait déclaré « le Père Jacques est un martyr », dans une homélie particulièrement forte, Mgr Lebrun, Archevêque de Rouen, une semaine plus tard à Assise a enchéri : «Je reçois des lettres qui demandent la béatification du Père Hamel, (…) certaines m’incitent à demander la dispense des 5 ans requis».

Le Père Jacques Hamel, qui avait été égorgé alors qu’il célébrait l’office dans son Eglise, mérite d’être déclaré martyr, comme le Cardinal Emile Biayenda, dans cette quarantième année de son sacrifice, enterré vivant la nuit du 22 mars 1977 au cimetière d’Itatolo, près de Brazzaville ; deux assassinats aux mêmes relents sataniques…

Une demande de dispense des 5 ans ne choquerait assurément personne, si le cas du Cardinal Emile Biayenda n’était pas en suspens depuis quatre décennies. A quoi cela peut-il bien tenir ? Aux décès de ses deux Avocats, près du Vatican, dans la procédure en béatification ? Mais selon certains, après la nomination d’un troisième défenseur, la canonisation serait en bonne voie… On ne peut qu’en douter, quand on a vu comment celle de Monseigneur Romero avait été menée tambour battant sous l’autorité du Pape François. De plus, chacun de nous a pu observer la mine embarrassée du Saint Père lorsqu’il avait découvert une délégation congolaise, Place Saint Pierre, avec des banderoles à l’effigie du Cardinal Biayenda.

L’Italie et la France totalisent une centaine de millions de Catholiques. L’Afrique en affiche 2,5 fois plus, soit près de 250 millions de fidèles. Pourtant les deux premiers comptent 30 cardinaux électeurs contre 13 pour toute l’Afrique. Le rapport de force est alors inversé dans une proportion de 2,3 fois.

Depuis la mort du Cardinal Biayenda, comme nous l’avions déjà vu dans « Le Cardinal Emile Biayenda est mort étouffé deux fois » les pétroliers français et italiens, associés à l’exploitation des hydrocarbures au Congo, avaient tout intérêt à cacher aux yeux du monde l’ignoble assassinat parce qu’ils soutenaient déjà Sassou Nguesso. Faut-il croire à un lobby intensif à Rome pour que le Cardinal Emile Biayenda ne soit pas canonisé tant qu’il y aura toujours un baril de pétrole à pomper dans ce pays ? Dans ce cas, le nombre de Catholiques congolais diminuera au même rythme que les barils d’or du diable… !

Ou bien, simplement, et loin de toute considération bassement mercantile, est-ce parce que l’apartheid, éradiqué aux USA et en Afrique du Sud, sévirait toujours au Vatican ou, pour le moins, au Paradis ?

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:55
(Congo-Brazzaville) "Cardinal Emile Biayenda Santo subito"

« Cardinal Emile Biayenda Santo subito » Place Saint Pierre à Rome avec la bénédiction du Pape François

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Congo-Liberty avait mené campagne auprès du Vatican pour que le Pape François n’aille pas bénir le tyran congolais Sassou Nguesso dans un stade (baptisé Saint Denis) chèrement dédié à sa gloire. Nous avions été entendus et avions poursuivi notre appui à nos compatriotes militants de la canonisation du Cardinal Emile Biayenda.

Ce 23 mars 2016, quelques dizaines parmi ces derniers se sont rendus à Rome pour célébrer l’entrée dans la, très symbolique, quarantième année de l’assassinat cruel du Cardinal Emile Biayenda. Ces fidèles se sont présentés, ce jour-là, dans la cour de la Basilique Saint Pierre à l’audience générale accordée par le Pape François. C’est alors que se produisit l’inattendu et le pourtant tant espéré : devant le petit groupe qui avait tendu une banderole « Cardinal Emile Biayenda Santo Subito », le Saint Père s’est arrêté. Son regard parcourut longuement les visages de nos compatriotes, les pancartes qu’ils dressaient et le portrait de notre Cardinal martyrisé. Des instants, une minute ou deux, qui durèrent une éternité, celle dans laquelle l’on voudrait qu’entre enfin notre Cardinal. Alors, visiblement ému le Saint Père accorda sa bénédiction à ces quelques personnes et bien entendu à l’effigie du Cardinal assassiné qui s’offrait à son regard.

Au mois de novembre dernier, à Bangui, le Pape François avait symboliquement ouvert les portes de l’année de la Miséricorde. Tout aussi symboliquement par son attention, son émotion palpable et sa bénédiction, il est possible d’affirmer que le très Saint Père ouvrira, cette année, les portes de la canonisation de notre Cardinal Emile Biayenda en le portant à la lumière pour le sortir enfin des ténèbres dans lesquelles l’a plongé son odieux assassinat.

Déjà, cette récente bénédiction ne pourra qu’aider notre pays à gagner son combat contre le mal absolu qu’est le régime de Denis Sassou Nguesso. Ce dernier, quant à lui totalement dévoué à l’occultisme, l’a toujours craint. C’est ainsi qu’il avait placé cette dernière élection sous le signe de la trilogie cruelle et maléfique des sacrifices qui nous ont été imposés. Ses dates fétiches ont été retenues. Celles qui lui ont toujours porté bonheur et sur lesquelles a reposé son pouvoir ! Le 4 mars, début de la campagne présidentielle, est l’anniversaire qu’il ne commémore jamais des explosions de MPila* ; le 18 mars, fin de la campagne présidentielle, l’assassinat du Président Marien N’Gouabi ; le 22 mars, première annonce de sa victoire, l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda en l’année 1977.

En cette fin de mois de mars 2016, loin de se satisfaire d’une proclamation officielle, le Peuple congolais tout entier recompte les voix de la victoire qu’on lui a volée. Las de la tyrannie qui lui a été imposée, le pays s’est également trompé dans le décompte des années de la dictature qui veut se maintenir à sa tête. Le règne de cette dernière vient d’entrer aussi dans sa quarantième année ; elle s’annonce toute aussi agitée et imprévisible que peuvent l’être les quarantièmes rugissants.

Ce pouvoir malfaisant et diabolique, appuyé par toutes sortes d’individus congolais et étrangers sans scrupules, a subi sans qu’il le sache véritablement encore, un important revers ce 23 mars 2016, peu avant 10 heures du matin, Place Saint-Pierre à Rome.

La canonisation du Cardinal Emile Biayenda ne le portera pas seul dans la lumière. Le peuple congolais et le Congo y entreront avec lui, avec ses bénédictions dont nous avons tous le plus grand besoin !

Cardinal Emile Biayenda Santo Subito !

Cardinal Emile Biayenda Santo Subito !

Cardinal Emile Biayenda Santo Subito !

Rigobert Ossebi

* Officiellement 300 morts mais en réalité plus de 3000.

NB Photos officielles du Vatican Servizio Fotografico – Ordini <ordini.photo@ossrom.va>

(Extrait de congo-liberty)

Messe en mémoire du cardinal Emile BIAYENDA, le dimanche 3 avril 2016 à Paris (France)

(Congo-Brazzaville) &quot;Cardinal Emile Biayenda Santo subito&quot;
(Congo-Brazzaville) &quot;Cardinal Emile Biayenda Santo subito&quot;
(Congo-Brazzaville) &quot;Cardinal Emile Biayenda Santo subito&quot;
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