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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:12

Madame,

Monsieur,

Chers amis, bonjour,

Merci de nous accorder un peu de votre temps. Des Sites Internet et Blogs qui traitent et dénoncent la tragédie de la région du Pool, au Congo-Brazzaville, où s'opère une épuration ethnique sans précédent, ont été bloqués pour que nos publications ne soient plus référencées dans les Alertes des moteurs de recherches comme celui de Google, Rubrique Congo-Brazzaville et/ou Sassou Nguesso, etc. Ainsi, jouent-ils le jeu de Sassou Nguesso et son clan.

Les moteurs de recherches comme ceux de Google ne reprennent plus en référence les articles que nous publions sur l'Internet. Exemple, le titre de cet article ne sera plus repris dans les moteurs de recherches ou cité dans les Alertes de Google dans les Rubriques CONGO-BRAZZAVILLE ou SASSOU NGUESSO.

Nous avons constaté ce fait depuis la dernière tournée des popotes des médias et des maisons de presse européennes de M. Jean-Paul Pigasse, le gourou de Sassou Nguesso. Vérifiez si les publications de votre Site ou Blog sont reprises ou citées dans les Alertes des moteurs de recherches comme ceux de Google par exemple.

Excusez-nous aussi d'abuser d'une expression que nous ne méritons peut-être pas, celle de "GENOCIDE". Mais que dire d'autre lorsqu'un homme, Sassou Nguesso, s'est donné pour seule mission, celle d'exterminer tout un peuple dans le Pool à travers des opérations militaires dénommées "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara I", "Mouebara II", etc, depuis 1998. Ce que nous avons appelé dans un livre écrit par un des nôtres, Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", L'Harmattan, Paris, 2005.

Votre silence, aujourd'hui, sera coupable, demain.

Merci de votre attention !

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Sassou et la dictature du génocide

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

De ce massacre des Kongos-Tékés qui se déroule depuis neuf mois, dans le Pool et la Bouénza, le Congo saigne. Un génocide y est bel et bien en cours, à huis clos. L’intentionnalité de ce crime contre l’humanité ne fait plus de doute. En effet, l’extermination de cette population avait été codifiée au nom d’une macabre opération dite «  Mouébara » dénoncée par la presse internationale.

Il y eut d’abord un grand coup de tonnerre dans le ciel congolais avec le triple assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat et Emile Biayenda, deux anciens présidents et un prélat de renom, Cardinal de son Ministère. S’ensuivirent des exécutions sommaires des cadres et ressortissants du Pool. Ainsi démarra l’ère Sassou. L’accession de ce dernier au pouvoir qui apparaissait comme un banal accident de l’histoire, se révèle être une tragédie, faisant du Congo le cœur des ténèbres.

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

Outre la folie d’un homme, ce génocide est dicté par des enjeux capitalistes mondiaux d’accaparement des terres africaines favorisé ici par la cupidité et le manque de patriotisme et de clairvoyance des dirigeants congolais.

La réduction des réserves d’eau douce sur le plus mondial, la nécessité de nourrir plus de sept milliards des humains et l’envie de disposer à volonté des richesses que renferment nos sous-sols annonçaient déjà, dès le milieu du 20ème siècle, les futures guerres. Nous y voilà, avec l’avancée sino-américaine en filigrane.

Le capitalisme chinois exerce une énorme pression sur nos dirigeants. Ceux-ci, peu soucieux des aspirations des populations et englués dans des pratiques mystico-fétichistes, imposent au peuple  le « goût du sang » qu’il exècre.

Dès lors que des gangsters se sont emparés des Institutions, des décennies durant, et ont achevé d’installer leur mafia dans les moindres recoins de la République, parvenant même à s’autoamnistier constitutionnellement de leurs crimes encore non commis, il fallait s’attendre à un éventuel massacre de masse. Force est de constater que celui-ci est en cours dans le Pool.

Redoutant malgré tout le retour du bâton, le pouvoir de Brazzaville efface les traces de ses forfaits. Ainsi, les victimes sont ensachées et brûlés. Des habitants sont parfois rassemblés dans des maisons puis brûlés avec. On a connu, dans le monde, des villages brûlés par les chasseurs de scalps. Mais ici des villages entiers sont transformés en crématoriums géants par la puissance publique en proie avec sa propre paranoïa. Plus d’une centaine de villages du Pool, y compris leurs habitants n’existent plus. Stupéfiant !

Les récentes photos de Modeste Boukadia-Loutaya démontrent le caractère diabolique du régime Sassou. De Jean Ngouabi, à Modeste Boukadia en passant par Augustin Kala-Kala et Jean-Marie Michel Mokoko et tant d’autres, le Congo saigne.

Y a-t-il un Dieu là-haut ? Si oui, alors Père, fais ce que tu sais faire afin de sauver tes brebis.

On pleure en silence à Brazza, à Dolisie, à Pointe-Noire … Et partout dans le pays, c’est le silence qui prévaut car la dictature est dans sa phase azimutée la plus horrible. Paradoxalement, ce silence favorise aussi les exactions.Bébé victime de la barbarie de Sassou et son clan

En effet, si la dictature tue, le silence aussi. Les bombardements tuent, le silence aussi. Les bébés noirs tuent, le silence aussi. Les mercenaires tuent, le silence aussi. La torture tue, le silence aussi. L’insalubrité tue, le silence aussi.

Après plusieurs décennies de règne sans partage, le bilan de Sassou se résume tristement en une kyrielle de hautes trahisons et holdup innommables auxquels s’ajoute un gangstérisme d’Etat qui déverse, sans discontinuer, un torrent de larmes et de sang dans le pays. Une économie de gribouille totalement exsangue côtoie, sur le plan social,  la sacralisation des antivaleurs. Cette distorsion des mœurs n’en finit point de désarticuler les bases de notre société axées autrefois sur les valeurs humaines et le  travail.

C’est justement par ce biais du travail et des valeurs humaines  que les Ntinu ou Ntotila ou Mani au travers les Nzinga, les Ngola, …  les Lukéni, dès le XVème siècle œuvraient et espéraient élever le pays Kongo au rang de société ouverte, organisée et prospère. Mais en un demi-siècle de pouvoir, jamais Sassou ne s’est inscrit, ni inspiré, ni même référé à cet héritage historique en ancrant son action dans les racines du pays afin de se projeter vers l’avenir. Pire, il se révèle être le bourreau de ce même peuple qu’il décime au travers des guerres à répétitions et bombardements incessants avec l’aide des mercenaires.

Exterminer une population ne peut tenir lieu d’un quelconque projet de « modernisation des institutions » et encore moins de projet de société. Il s’agit là d’un crime contre l’humanité. Sassou avait-il un projet réel pour ce pays ?

Abraham Avellan WASSIAMA

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:24
15/12/2016
Modeste Boukadia Modeste Boukadia
Le 15 novembre 2016, jour pour jour, le président Modeste Boukadia fut sauvagement agressé par M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, sous le prétexte que M. Boukadia l’aurait menacé, alors qu’en réalité, c’est lui, Modeste Boukadia, que M. Pierre Pongui avait entraîné dans un guet-apens dans le but de lui injecter de l’air dans les veines en vue de provoquer la mort subite par AVC. A ce sujet, M. Pierre Pongui n’a d’ailleurs jamais arrêté de dire qu’il avait agi sur ordre de son ministre de tutelle (Cf. Journal Emmanuel, n° 239 du 22/11/2016)

 

Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette tentative d’assassinat à l’actif de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, qui a dit avoir agi sur ordre de son ministre de tutelle.

A l’initiative du Consulat de France à Pointe-Noire, puisque M. Boukadia jouit de la double nationalité (Française et Congolaise), il avait été conduit à la Clinique Guenin pour y recevoir des soins médicaux, suite à son agression et aux sévices subis.

Cependant, il convient de rappeler et préciser que le Consulat de France avait fait hospitaliser M. Modeste Boukadia le 5 décembre 2016. Le même jour, M. Pongui, Directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et parent de feu président Kikhounga-Ngot, avait envoyé à la clinique 3 véhicules Toyota BJ remplis de policiers pour y extraire de force, avec la brutalité qu’on leur connaît, le malade et le ramener à la prison, arrachant au passage la perfusion qui lui était administrée, foulant aux pieds les règles sanitaires et médicales appliquées à tous patients. Ainsi n’y sera-t-il finalement et définitivement admis que le lendemain, le 06/12/2016, sur injonction expresse du Consulat de France à Pointe-Noire.

De source digne de foi, nous apprenons que M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) est sorti de la clinique Guenin et a donc réintégré sa cellule hier, 14 décembre 2016, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, bien que n'étant pas encore complètement guéri.

Selon la source, le président Modeste Boukadia doit être dans un environnement calme et non bruyant, et ne doit subir aucune violence physique ni psychologique.

Ceci dit, notre interrogation est simple : Est-ce le cas dans une maison d'arrêt ? Surtout celle de Pointe-Noire avec ce Pierre PONGUI qui est à l'origine des problèmes actuels de santé de M. Modeste Boukadia, et qui a juré d’avoir sa peau, la peau du président Modeste Boukadia ?

L’incident qui a entrainé cette hospitalisation a été provoqué par un Agent de l’administration pénitentiaire. L'hospitalisation et les examens dans une clinique étant payants, qui va prendre en charge l'ensemble des frais de cette hospitalisation et les autres frais annexes et subséquents à suivre ? Seront-ils à la charge du patient ou de Pierre PONGUI, responsable de la tentative d’assassinat, ou du ministre Pierre Mabiala qui l'a nommé là à ce poste de haute responsabilité, sachant que la personne se droguait, ou le ministère de la justice voire la maison d'arrêt de Pointe-Noire ?

Pourquoi le président Boukadia, qui n’est pas un délinquant ou un prisonnier de droit commun, n’est-il pas placé dans une résidence surveillée ?

Est-ce parce que M. Modeste Boukadia est originaire du sud ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

M. BOUKADIA est sorti de l'hôpital, le 14/12/2016 (pdf, 613.7 kB)

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:30

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand corrupteur du monde

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?  (Nouvelles des ONG, INDH, organisations régionales et onusiennes)

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand maître corrupteur du monde

C’est une honte pour la francophonie d’encourager les dictateurs africains et de ternir la réputation de l'ancienne gouverneur général du Canada, Madame Michaëlle Jean, piégée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.

Comment la France, Nation qui se dit berceau des droits de l’homme peut-elle faire adopter une résolution qui encourage les violations des droits de l’homme et des fondements de la francophonie, au Congo Brazzaville ?
Au nom de la francophonie, la résolution des Chefs d’Etat et de gouvernement chante les louanges du dictateur Sassou Nguesso avec un vocabulaire digne des complices des crimes contre l’humanité.
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Rappelons la nécessité de respecter les droits de l’homme entoutes circonstances, notamment dans le cadre des procédures engagées contre certains responsables politiques à la suite du contentieux né de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.
« Réitérons l’engagement de la Francophonie à apporter aux autorités congolaises le soutien nécessaire à la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre de la nouvelle constitution issue du référendum du 25 octobre 2015.
Comment peut-on ignorer ce qui se passe au Congo où Sassou Nguesso en véritable tyran s’est imposé par la force en changeant la constitution et en se proclamant président de la République à l’issue d’une élection où il est arrivé en 5ème position, en emprisonnant le vainqueur et surtout est en bombardant la population d’une région qui n'a pas voté pour lui.
Aujourd’hui ce qui se passe au Pool est un génocide qui est couvert par une certaine communauté internationale corrompue par l’argent des malheureux et pauvres congolais croupissant dans la misère la plus totale ?
C’est de notoriété publique, Sassou Nguesso est un véritable tyran qui n’a jamais respecté les principes d’un Etat de droit.
Dans son univers clanique il n’y a pas : - la séparation des pouvoirs; - le libre exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; - l’égalité devant la loi des citoyens, une bonne administration de la justice.
Et pourquoi la Francophonie des corrompus a-t-elle foulée au pied ses propres règles, notamment la Charte de la francophonie ainsi qu’à tous les instruments qui régissent l’action de l’Organisation en matière de développement démocratique en particulier la déclaration de Bamako adoptée en 2000 et la Déclaration de Saint Boniface adoptée en 2006.
La déclaration de Bamako qui a été violée par le dictateur du Congo mentionne bien les principes fondamentaux sur la démocratie. En effet, elle réaffirme bien que la francophonie et la démocratie sont indissociables en se donnant les moyens de réagir vigoureusement à toute interruption du processus démocratique et aux violations graves des droits de l’homme dans l’espace francophone.
Elle mentionne également que la démocratie est incompatible avec toute modification substantielle du régime électoral introduite de façon arbitraire ou subreptice, un délai raisonnable devant toujours séparer l’adoption de la modification de son entrée en vigueur. Sassou Nguesso a fait adopter par la force une constitution préparée par un petit comité sans qu’elle soit soumise au parlement et le président Français a donné curieusement son aval, d’où les crimes actuels de Sassou sur une population hostile au changement de la Constitution et à sa réelection.
Les intérêts personnels et égoïstes de quelques dirigeants de la francophonie ont fait qu’encourager l’homme qui est réputé violateur des lois et principes des droits de l’homme.
Sassou Nguesso a toujours ignoré que la démocratie exige en particulier, la tenue , à intervalles réguliers, d’élections libres, fiables et transparentes, fondées sur le respect et l’exercice, sans aucun empêchement ni aucune discrimination, du droit à la liberté et à l’intégrité physique de tout électeur et de tout candidat, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, notamment par voie de presse et autre moyen de communication, de la liberté de réunion et de manifestation, et de la liberté d’association.
La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui s’est déroulée à Antananarivo (Madagascar) a adopté une résolution qui confirme la complicité de la France avec certains dictateurs, c’est le cas du Congo Brazzaville dont la situation des droits de l’homme n’a pas préoccupé l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Les dirigeants français, MackySall et la Secrétaire générale de la Francophonie ont prouvé aux yeux de la communauté internationale leur complicité quant au génocide en cours au Congo Brazzaville dans la région du Pool et les arrestations arbitraires des opposants au régime dictatorial de Sassou Nguesso.
La police est devenue un instrument de répression, un refuge d’antivaleurs et de dérives, recrutés pour torturer et tuer, ignorant les normes nationales et internationales pour les agents de l’application des lois.
De nombreuses personnes n’ont pas eu malheureusement la chance d’échapper aux rafles de la police politique. Ils sont des disparus aujourd’hui. Leurs proches traumatisés n’osent pas parfois se plaindre à cause des représailles des escadrons de la mort qui leur imposent le silence.
Sassou a ordonné les bombardements et les tirs à la mitraillette par hélicoptère, pendant plus de huit mois dans une région plus grande que le Rwanda, à la recherche du Pasteur Ntumi, président du Conseil National des Républicains qui n'a fait que soutenir les opposants au changement de la constitution.
En violation des textes internationaux le régime autoritaire de Sassou a recruté des mercenaires étrangers pour commettre des exactions.
De nombreux témoignages font état, dans le pool, de la traque des jeunes gens de 18 à 40 ans qui fuient dans les forêts pour échapper à leurs meurtriers comme cela s’est passé en 1998-1999. C’est ce fameux goût de sang dont parle le Président Sassou.

En ignorant les crimes contre l'humanité actuellement en cours au Congo, la XVè conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays ayant le français en partage est bien devenue une croisière en folie qui ne tient ni compte de la déclaration de Bamako du 3 novembre 2000 ni de la déclaration de Saint Boniface du 13 – 14 mai 2006.
C'est pourquoi nous précisons à titre de rappel d'une part, les principes de la Déclaration de Saint Boniface adoptés par les Chefs d’Etat et de Gouvernement et d'autre part la Déclaration de Bamako

A. les principes de la Déclaration de Saint Boniface.

Soulignons la responsabilité qui incombe à chaque État de protéger les civils sur son territoire ou sur un territoire qu’il contrôle ; Réaffirmons que cette responsabilité exige la protection des populations contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique, et les crimes contre l’humanité, ainsi que la poursuite en justice des auteurs de tels actes ; Confirmons la coopération pleine et entière de la Francophonie à l'égard de ses membres qui le souhaitent, pour qu’ils s’acquittent de cette responsabilité ;
Soulignons la responsabilité de la communauté internationale de réagir d'une façon opportune et décisive, et en conformité avec la légalité internationale, les principes de la Charte des Nations Unies et les prérogatives dévolues au Conseil de sécurité pour protéger les civils contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique et les crimes contre l’humanité, au cas où les moyens pacifiques s’avéreraient insuffisants et où il serait manifeste que les autorités nationales ne protègent pas leurs populations contre de tels actes ; 4. Réaffirmons notre volonté de conforter l’action préventive de l’Organisation internationale de la Francophonie, telle que prévue par la Déclaration de Bamako et dans le Programme d’action annexé à celle-ci, par une utilisation optimale de ses capacités, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales ;
Confirmons notre volonté politique d’agir et d’exercer pleinement notre responsabilité de prévenir l’éclatement des crises et des conflits dans l’espace francophone, limiter leur propagation, faciliter leur règlement pacifique et hâter le retour à une situation de paix durable par la mise en œuvre des dispositions librement consenties au titre de la Déclaration de Bamako et des instruments internationaux auxquels nos Etats sont parties ;
Réaffirmons également la responsabilité de nos États de protéger et d'assister les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et de faciliter les efforts des Organisations et Agences internationales, régionales et humanitaires à cet égard, notamment afin de faciliter l’accès aux personnes déplacées ;
Soulignons que les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays, approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies, constituent un cadre international important pour la protection des personnes déplacées, et Sommes résolus à prendre des mesures concrètes pour renforcer cette protection ;
Soulignons l’importance de promouvoir le respect de tous les droits de l’Homme et du droit international humanitaire, de prévenir et de sanctionner les violations graves ou massives de ces droits, et de traduire en justice les auteurs de telles violations ; Nous engageons à promouvoir l'action des Défenseurs des droits de l’Homme et à garantir leur protection ; dans ce contexte, Appelons solennellement à la ratification de tous les instruments internationaux et régionaux de lutte contre l’impunité, tels ceux relatifs à la Cour pénale internationale ou à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, et Invitons l'Organisation internationale de la Francophonie à renforcer, en tant que de besoin, son assistance aux Etats pour leur permettre d'assumer les engagements prévus par le Statut de Rome;

B - les principes de la Déclaration de Bamako du 3 novembre 2000

PROCLAMONS :

1. que Francophonie et démocratie sont indissociables: il ne saurait y avoir d’approfondissement du projet francophone sans une progression constante vers la démocratie et son incarnation dans les faits; c’est pourquoi la Francophonie fait de l’engagement démocratique une priorité qui doit se traduire par des propositions et des réalisations concrètes;
1 Réserve du Vietnam et du Laos sur l’article 2 (5) – Motif: la démocratie et le multipartisme sont deux notions différentes et ne peuvent s’identifier. La démocratie est une finalité alors que le multipartisme n’est qu’un chemin. Le chemin pour y parvenir décidé par chaque pays doit être défini par son peuple en fonction de ses spécificités culturelles, historiques, économiques et sociales.
2. que, pour la Francophonie, il n’y a pas de mode d’organisation unique de la démocratie et que, dans le respect des principes universels, les formes d’expression de la démocratie doivent s’inscrire dans les réalités et spécificités historiques, culturelles et sociales de chaque peuple;
3. que la démocratie, cadre politique de l’État de droit et de la protection des droits de l’Homme, est le régime qui favorise le mieux la stabilité à long terme et la sécurité juridique; par le climat de liberté qu’elle suscite, la démocratie crée aussi les conditions d’une mobilisation librement acceptée par la population pour le développement; la démocratie et le développement sont indissociables: ce sont là les facteurs d’une paix durable;
4. que la démocratie, pour les citoyens - y compris, parmi eux, les plus pauvres et les plus défavorisés - se juge, avant tout, à l’aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanismes de garanties. Il s’agit là de conditions essentielles à leur adhésion aux institutions et à leur motivation à devenir des acteurs à part entière de la vie politique et sociale;
5. que, pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’État et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal;
6 que, pour consolider la démocratie, l’action de la Francophonie doit reposer sur une coopération internationale qui s’inspire des pratiques et des expériences positives de chaque État et gouvernement membre;
7. que les principes démocratiques, dans toutes leurs dimensions, politique, économique, sociale, culturelle et juridique, doivent également imprégner, les relations internationales.

PRENONS LES ENGAGEMENTS SUIVANTS :

A. POUR LA CONSOLIDATION DE L’ÉTAT DE DROIT

1. Renforcer les capacités des institutions de l’État de droit, classiques ou nouvelles, et œuvrer en vue de les faire bénéficier de toute l’indépendance nécessaire à l’exercice impartial de leur mission;
2. Encourager le renouveau de l’institution parlementaire, en facilitant matériellement le travail des élus, en veillant au respect de leurs immunités et en favorisant leur formation;
3. Assurer l’indépendance de la magistrature, la liberté du Barreau et la promotion d’une justice efficace et accessible, garante de l’État de droit, conformément à la Déclaration et au Plan d’action quinquennal du Caire adoptés par la IIIe Conférence des Ministres francophones de la justice;
4. Mettre en œuvre le principe de transparence comme règle de fonctionnement des institutions;
5. Généraliser et accroître la portée du contrôle, par des instances impartiales, sur tous les organes et institutions, ainsi que sur tous les établissements, publics ou privés, maniant des fonds publics;
6. Soutenir l’action des institutions mises en place dans le cadre de l’intégration et de la coopération régionales, de manière à faire émerger, à ce niveau, une conscience citoyenne tournée vers le développement, le progrès et la solidarité.

B. POUR LA TENUE D’ÉLECTIONS LIBRES, FIABLES ET TRANSPARENTES

7. S’attacher au renforcement des capacités nationales de l’ensemble des acteurs et des structures impliqués dans le processus électoral, en mettant l’accent sur l’établissement d’un état civil et de listes électorales fiables;
8. S’assurer que l’organisation des élections, depuis les opérations préparatoires et la campagne électorale jusqu’au dépouillement des votes et à la proclamation des résultats, y inclus, le cas échéant, le contentieux, s’effectue dans une transparence totale et relève de la compétence d’organes crédibles dont l’indépendance est reconnue par tous;
9. Garantir la pleine participation des citoyens au scrutin, ainsi que le traitement égal des candidats tout au long des opérations électorales;
10. Impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués, tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions, et leur permettre de bénéficier de financements du budget de l’État;
11. Prendre les mesures nécessaires pour s’orienter vers un financement national, sur fonds public, des élections;
12. Se soumettre aux résultats d’élections libres, fiables et transparentes.

C. POUR UNE VIE POLITIQUE APAISÉE

13. Faire en sorte que les textes fondamentaux régissant la vie démocratique résultent d’un large consensus national, tout en étant conformes aux normes internationales, et soient l’objet d’une adaptation et d’une évaluation régulières;
14. Faire participer tous les partis politiques, tant de l’opposition que de la majorité, à la vie politique nationale, régionale et locale, conformément à la légalité, de manière à régler pacifiquement les conflits d’intérêts;
15. Favoriser la participation des citoyens à la vie publique en progressant dans la mise en place d’une démocratie locale, condition essentielle de l’approfondissement de la démocratie;
16. Prévenir, et le cas échéant régler de manière pacifique, les contentieux et les tensions entre groupes politiques et sociaux, en recherchant tout mécanisme et dispositif appropriés, comme l’aménagement d’un statut pour les anciens hauts dirigeants, sans préjudice de leur responsabilité pénale selon les normes nationales et internationales; 17. Reconnaître la place et faciliter l’implication constante de la société civile, y compris les ONG, les médias, les autorités morales traditionnelles, pour leur permettre d’exercer, dans l’intérêt collectif, leur rôle d’acteurs d’une vie politique équilibrée;
18. Veiller au respect effectif de la liberté de la presse et assurer l’accès équitable des différentes forces politiques aux médias publics et privés, écrits et audiovisuels, selon un mode de régulation conforme aux principes démocratiques;

D.POUR LA PROMOTION D’UNE CULTURE DÉMOCRATIQUE INTÉRIORISÉE ET LE PLEIN RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

19. Développer l’esprit de tolérance et promouvoir la culture démocratique dans toutes ses dimensions, afin de sensibiliser, par l’éducation et la formation, les responsables publics, l’ensemble des acteurs de la vie politique et tous les citoyens aux exigences éthiques de la démocratie et des droits de l’Homme; 20. Favoriser, à cet effet, l’émergence de nouveaux partenariats entre initiatives publiques et privées, mobilisant tous les acteurs engagés pour la démocratie et les droits de l’Homme;
21. Ratifier les principaux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’Homme, honorer et parfaire les engagements ainsi contractés, s’assurer de leur pleine mise en œuvre et former tous ceux qui sont chargés de leur application effective;
22. Adopter en particulier, afin de lutter contre l’impunité, toutes les mesures permettant de poursuivre et sanctionner les auteurs de violations graves des droits de l’Homme, telles que prévues par plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux, dont le Statut de Rome portant création d’une Cour Pénale Internationale; appeler à sa ratification rapide par le plus grand nombre;
23. Créer, généraliser et renforcer les institutions nationales, consultatives ou non, de promotion des droits de l’Homme et soutenir la création dans les administrations nationales de structures consacrées aux droits de l’Homme, ainsi que l’action des défenseurs des droits de l’Homme;
24. Prendre les mesures appropriées afin d’accorder le bénéfice aux membres des groupes minoritaires, qu’ils soient ethniques, philosophiques, religieux ou linguistiques, de la liberté de pratiquer ou non une religion, du droit de parler leur langue et d’avoir une vie culturelle propre;
25. Veiller au respect de la dignité des personnes immigrées et à l’application des dispositions pertinentes contenues dans les instruments internationaux les concernant;
A ces fins, et dans un souci de partenariat rénové, nous entendons:
• Intensifier la coopération entre l’OIF et les organisations internationales et régionales, développer la concertation en vue de la démocratisation des relations internationales, et soutenir, dans ce cadre, les initiatives qui visent à promouvoir la démocratie;
• Renforcer le mécanisme de concertation et de dialogue permanents avec les OING reconnues par la Francophonie, particulièrement avec celles qui poursuivent les mêmes objectifs dans les domaines de la démocratie et des droits de l’Homme;

5. DÉCIDONS DE RECOMMANDER LA MISE EN ŒUVRE DES PROCÉDURES CI-APRÈS POUR LE SUIVI DES PRATIQUES DE LA DÉMOCRATIE, DES DROITS ET DES LIBERTÉS DANS L’ESPACE FRANCOPHONE:

1. Le Secrétaire général se tient informé en permanence de la situation de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, en s’appuyant notamment sur la Délégation aux droits de l’Homme et à la démocratie, chargée de l’observation du respect de la démocratie et des droits de l’Homme dans les pays membres de la Francophonie;
Une évaluation permanente des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone sera conduite, à des fins de prévention, dans le cadre de l’Organisation internationale de la Francophonie, sur la base des principes constitutifs énoncés précédemment. Cette évaluation doit permettre:
• de définir les mesures les plus appropriées en matière d’appui à l’enracinement de la démocratie, des droits et des libertés;
• d’apporter aux États et gouvernements qui le souhaitent l’assistance nécessaire en ces domaines;
• de contribuer à la mise en place d’un système d’alerte précoce;
2. Face à une crise de la démocratie ou en cas de violations graves des droits de l’Homme, les instances de la Francophonie se saisissent, conformément aux dispositions de la Charte, de la question afin de prendre toute initiative destinée à prévenir leur aggravation et à contribuer à un règlement. À cet effet, le Secrétaire général propose des mesures spécifiques:
• il peut procéder à l’envoi d’un facilitateur susceptible de contribuer à la recherche de solutions consensuelles. L’acceptation préalable du processus de facilitation par les autorités du pays concerné constitue une condition du succès de toute action. Le facilitateur est choisi par le Secrétaire général après consultation du Président de la Conférence ministérielle, en accord avec l’ensemble des protagonistes. La facilitation s’effectue en liaison étroite avec le CPF;
• il peut décider, dans le cas de procès suscitant la préoccupation de la communauté francophone, de l’envoi, en accord avec le CPF, d’observateurs judiciaires dans un pays en accord avec celui-ci;
3. En cas de rupture de la démocratie ou de violations massives des droits de l’Homme2, les actions suivantes sont mises en œuvre:
• le Secrétaire général saisit immédiatement le Président de la Conférence ministérielle de la Francophonie à des fins de consultation;
• la question fait l’objet d’une inscription immédiate et automatique à l’ordre du jour du CPF, qui peut être convoqué d’urgence en session extraordinaire, et, le cas échéant: – confirme la rupture de la démocratie ou l’existence de violations massives des droits de l’Homme, – les condamne publiquement, – exige le rétablissement de l’ordre constitutionnel ou l’arrêt immédiat de ces violations;
Le CPF signifie sa décision aux parties concernées;
Le Secrétaire général se met en rapport avec les autorités de fait. Il peut envoyer sur place une mission d’information et de contacts. Le rapport établi dans les plus brefs délais par cette mission est communiqué aux autorités nationales pour commentaires. Le rapport de la mission, ainsi que les commentaires des autorités nationales, sont soumis au CPF, pour toute suite jugée pertinente;
2 Interprétation de la Tunisie: par «rupture de la démocratie», entendre «coup d’État» par «violations massives des droits de l’Homme», entendre «génocide».
Le CPF peut prendre certaines des mesures suivantes:
• refus de soutenir les candidatures présentées par le pays concerné, à des postes électifs au sein d’organisations internationales,
• refus de la tenue de manifestations ou conférences de la Francophonie dans le pays concerné,
• recommandations en matière d’octroi de visas aux autorités de fait du pays concerné et réduction des contacts intergouvernementaux,
• suspension de la participation des représentants du pays concerné aux réunions des instances,
• suspension de la coopération multilatérale francophone, à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie,
• proposition de suspension du pays concerné de la Francophonie. En cas de coup d’État militaire contre un régime issu d’élections démocratiques, la suspension est décidée;
Lorsque des dispositions sont prises en vue de restaurer l’ordre constitutionnel ou de faire cesser les violations massives des droits de l’Homme, le CPF se prononce sur le processus de retour au fonctionnement régulier des institutions, assorti de garanties pour le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Il détermine les mesures d’accompagnement de ce processus par la Francophonie en partenariat avec d’autres organisations internationales et régionales;
Si besoin est, le CPF saisit la Conférence ministérielle de la Francophonie par le canal de son Président;
La question de la rupture de la démocratie ou des violations massives des droits de l’Homme dans un pays et des mesures prises, reste inscrite à l’ordre du jour du CPF aussi longtemps que subsistent cette rupture ou ces violations3.
Nous, Ministres et chefs de délégation des États et gouvernements des pays ayant le français en partage,
Adoptons la présente Déclaration;
Demandons au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie d’en assurer la mise en œuvre;
Transmettons, à l’intention des chefs d’État et de gouvernement, en vue de leur IXe Sommet à Beyrouth, le projet de Programme d’action ci-joint en annexe.

Bamako, le 3 novembre 2000

Me Maurice Massengo-Tiassé Vice Président de la CNDH –Congo - Président du CIRAC (Comité International Pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples)

LIRE LA SUITE : http://www.frtdh.org/fr/article/la-croisiere-en-folie-de-la-francophonie-viole-ses-propres-textes-en-soutenant-un-dictateur-nomme-sassou-ngues-92.html

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:54

ALERTE ! ALERTE ! ALERTE !

CONGO-BRAZZAVILLE : Modeste BOUKADIA, président du CDRC, emprisonné à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour délit d'opinion, a été enlevé à la clinique Guenin où il a été hospitalisé, suite à l'agression et tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire.

Modeste BOUKADIA hospitalisé à la clinique Guenin de Pointe Noire, a été enlevé ce soir 5 décembre 2016 par des policiers à bord de 3 BJ alors qu'il était sous perfusion, laquelle perfusion a été arrêtée vers 19h00 par les kidnapeurs pour le ramener de force à la maison d’arrêt, malgré les protestations du corps médical. Les policiers ont déclaré : « ils  ont reçu des ordres de le ramener en prison, dans sa cellule. Il n'a qu'à mourir en prison sans soins ce Moukongo qui prône la division du pays ».

Actuellement, aux dernières nouvelles, M. Modeste BOUKADIA est de nouveau admis à la clinique Guenin suite à la pression des médecins.

Avis à celles et ceux qui soutiennent et protègent ce régime criminel aux méthodes et pratiques inhumaines.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-02-12-2016
emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-p2-02-12-2016

 

Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

palace-et-villa-de-ondongo-via-operbras-bresil

Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:16
BARBARIE ET BESTIALITE : SOCLE DE LA DICTATURE AU CONGO-BRAZZAVILLE (*)

Dac-press: Epuration ethnique

 

15 août 1963, la chape de plomb s'abat sur le Congo. Depuis, les mêmes femmes et les mêmes hommes officient aux destinées du Congo-Brazzaville. Du socialisme scientifique au marxisme-léninisme, ils sont passés au capitalisme sauvage insidieusement plus criminel que les premiers. Ceux qui criaient « vive Marx ! », « vive Lénine ! », « vive Mao ! » se sont tus, se sont reniés dans leurs convictions. Ce qui signifie qu'ils n'étaient pas sincères, qu'ils ne croyaient en rien de ce qu'ils disaient ou scandaient à longueur de journées.

Ce sont ces jeunes d'hier qui, en 1963, criaient à tu tête : « A bas les vieux ! », « Place aux jeunes !… ». Curieusement, et comble de malheur, ces jeunes d'hier sont devenus les vieux d'aujourd'hui, contre lesquels est dressé un bilan calamiteux, désastreux, lugubre et macabre. A leur tour, ils subissent la loi de l'âge. A leur tour, ils entendent les jeunes leur dire : « Vous êtes trop vieux, déguerpissez ! », « Vous avez détruit tout le pays », « vous avez tout pillé, saccagé le pays entier » ; « vous avez assassiné vos compatriotes et massacré massivement les populations congolaises, personne d'autre n’a fait autant avant vous, pas même sous la colonisation ».

Pire que le président Youlou, que les mêmes avaient accusé d'avoir tout volé. On se souvient encore, comme si c'était hier, des slogans et chansons des Ndalla Graille, Noumazalayi et consorts : « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau, suffit la liberté… ! »

Malheureusement, ils n'ont rien rebâti, rien reconstruit et point de liberté. Au contraire, ils ont tout broyé, tout saccagé sur leur passage ; ils ont tué, assassiné, massacré massivement. Ils ont pillé à tour de bras, vandalisé le pays. Malgré tout cela, ils sont encore là, toujours là, en train de perpétuer ce qu'ils ont semé le 15 août 1963, en pire, et pire encore, dis-je ! Avec comme corollaire, la dépravation des mœurs.

Aujourd’hui, que peut encore dire M. Claude-Ernest Ndala dit Graille, l’un des rares dinosaures survivants de cette mascarade et, qui plus, est encore Conseiller auprès de son compère-complice-petit-frère Sassou Nguesso ? A plus de 80 ans, ne prenant pas encore sa retraite, croyez-vous que ce personnage soit encore capable de raisonner lucidement ?

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du crime, ont appris à assassiner, aujourd'hui, sans état d'âme.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du vol et du viol ont appris à voler et à violer.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture et l'esprit guerriers ont appris à manier les armes et à faire la guerre aux autres compatriotes.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la logique criminelle sont devenus des criminels impitoyables.

Ajoutées à tout cela, les traditions tribales transposées au niveau national comme mode de gouvernement, dont on voit les effets catastrophiques sur le plan de la gestion de l'État. Qu'ont-ils apporté de rassurant au pays ? Rien, sinon que des fosses communes, des profanations de tombes, une multitude de sectes, des bombardements à l'arme lourde des édifices, des vols massifs, des détournements de fonds publics, des viols, des assassinats, etc. Ils sont devenus des kleptocrates doublés de criminels contre l'humanité, au lieu d'être des démocrates et des hommes de paix. Ce dont ils ont terriblement horreur[1] d’ailleurs.

Depuis, un homme, avec un petit noyau de son clan, s'est mis à tout broyer, ravager, détruire et réduire à néant tout l’existant, au grand bonheur de ses souteneurs. Comme quoi, même en politique, surtout dans ce domaine précis, les proxénètes ne font pas défaut.

Et les Congolais pendant ce temps ? Parce qu'ils ont été cueillis à froid, parce qu'ils sont traumatisés par la violence, la barbarie et la bestialité des milices, la férocité des troupes étrangères de quelques pays voisins et des mercenaires importés, au service du pouvoir par procuration, parachuté et mis en place, avec la bénédiction de quelque Etat européen[2] :

-          Ils ont maintenant peur, très peur pour se révolter, descendre dans la rue pour affirmer, ce qui est de droit, leur dignité, exprimer leur colère et revendiquer leur souveraineté, à l'exemple du peuple ivoirien et Burkinabé.

-          Ils ont oublié qu'ils n'avaient absolument rien fait lorsqu'ils ont été pilonnés à l'arme lourde dans les forêts du Congo où ils avaient essayé de trouver refuge. Pourchassés, exterminés purement et simplement, sans raison. Sinon, subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique[3]. Aujourd’hui même, ils continuent de subir ce châtiment collectif pour appartenance ethnique.

-          Ils ont oublié de penser que le seul moyen d'existence pour leurs bourreaux, comme tout « Ubu », pour se maintenir et rester au pouvoir octroyé par d'autres, c'est la terreur, la violence, le crime tous azimuts. En clair : le gouvernement de la terreur, pour la terreur et par la terreur.

Ceci étant, personne ne se pose plus la question de savoir pourquoi Sassou Nguesso et son petit clan agissent ainsi. L'explication est très simple. C'est parce qu’il est revenu là pour se venger. Mais venger quoi et qui ? Et les Congolais ont peur, très peur.

De l'autre, conscients des méthodes et moyens qu'ils ont utilisés pour revenir au pouvoir, les « faillis », appelons-les comme ça, sont donc obligés de transmettre leur propre peur aux populations congolaises. Et les Congolais, ayant oublié cet élément parce que profondément traumatisés, sont tombés dans le panneau.

Si demain les Congolais se réveillaient, dépassaient leur peur à eux insufflée, relevaient la tête et levaient leur petit doigt, il est sûr et certain que beaucoup de ces criminels et kleptocrates prendraient tout de suite le large. C'est sûr qu'avant de prendre la fuite, ils assassineraient encore d'autres Congolais, puisque c'est leur seul mode opératoire. Mais, ils n'extermineront pas tout le peuple congolais, même si Paris, Ndjamena et Luanda voire Rabah, sont là pour couvrir et cautionner, une fois de plus, leurs crimes contre l'humanité. N'empêche que le génocide rwandais et le coup de force contre le président Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, à l'actif de la France, ne sont pas du tout oubliés. Ce sont là autant de points de repères et de références.

Il est dit que l'homme qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d'un autre s'est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu'elle capte, et l'autre joue de lui comme d'un instrument[4].

C'est pourquoi, avec ce régime né de l'arbitraire, de la barbarie et de la bestialité, et qui ne survit[5] que grâce à l'arbitraire, à la barbarie et à la bestialité, nous disons que nous pourrons signer avec lui autant d'accords que nous voudrons, au nom de la paix, pour la paix, aucun d'entre eux ne sera respecté, appliqué, encore moins suivi d'effet.

L'explication est simple : lorsqu'un homme viole sa propre constitution qu'il s'est taillée sur mesure, la foule aux pieds, au grand mépris de la nation et de la communauté internationale, cet homme-là perd toute sa crédibilité et, dès lors, ne peut se comporter et agir que selon les lois régissant le grand banditisme. Ainsi donc, M. Sassou s'est parjuré.

Dès lors, il n'y a plus d'État, plus de gouvernement, plus de chef d'État. L'Etat n'existe plus. Seules demeurent valables, pour lui, les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales qu'il a érigées en Loi d'État, doctrine et philosophie de gouvernement. L'organisation et le déroulement des dernières élections législatives prétendues de cette année 2007, voire les dernières présidentielles de 2016, qui rentrent dans cette logique, sont autant de preuves pour conforter ce que j'avance et confirme ici. Sans hésitation.

De ce fait, quel que groupe politique que ce soit, qui s'aventurerait dans cette voie, avec l'espoir de consolider la paix, se mettrait le doigt dans l'œil, ne ferait que preuve de naïveté. Car on ne discute pas, on ne négocie pas et on ne construit jamais rien de bon avec des femmes et des hommes sans foi ni loi, qui se renient jusqu'à leur propre signature. Ils n'ont pas le sens de l'honneur. Ils ne savent pas ce que sont la parole donnée, la parole d'honneur qui leur conféreraient toute dignité. La barbarie et la bestialité constituent leur seule règle de vie et de survie : la dictature.

Alors, aux Congolais donc d'en prendre conscience et d'y réfléchir sérieusement, au lieu de tomber dans la sénilité, la cécité et l'amnésie politiques coupables, commandées par la politique du ventre ou par des pulsions qui refoulent la honte et font place à l'indignité.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine,

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association Union-Congo

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(*) Cet article avait été publié en 2008 et un peu réactualisé en 2016, sans grandes modifications.


[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Denoël, Paris, 2007, pp. 151-159.

[2] C’est effectivement pour cela que la France s’y est mouillée jusqu’au cou pour avoir, à son actif, cautionné et/ou couvert les massacres humains perpétrés par son protégé Sassou Nguesso. Le silence de la France, même aujourd’hui, en 2016, en dit long.

[3] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. L’Harmattan, Paris, 2005.

[4] Lanza del Vasto, Les quatre fléaux, Denoël, Paris, 1959, p. 26.

[5] Heureusement que la France, avec ses troupes de substitution (Angola, Tchad, etc) et ses multinationales militaro-industrielles (Total, Bolloré, etc.) sont là pour soutenir et couvrir la barbarie et les atrocités d’un régime honni par les Congolais.

 
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:03

Par Gabriel SOUNGA-BOUKONO

cathedrale-facade-brazza

Tout d’un coup, on assiste à un déchaînement des attaques contre l’Eglise catholique au Congo. Insidieuses, ouvertes, inspirées, frontales : l’Eglise en tant qu’Institution est descendue en flamme, ses agents voués aux gémonies. Ils sont dépeints en véreux, en corrompus, en affairistes, en sournois visant le pouvoir, en personnes entretenant une confusion suspecte sur le présent et l’avenir du Congo, en opposants même.

Répondre à chacune des attaques qui ont vu le jour ces jours-ci sur les réseaux sociaux et les médias serait impossible. Réfuter chaque ligne de venin publiée au nom de la bonne foi et de l’attitude correctement immuable de l’Eglise catholique est impossible. Mais laisser faire également. Car ce serait accréditer les hypothèses les plus viles et les plus dangereuses, de celles qui nous ont conduits aux pires catastrophes de notre histoire. Nous, Association cardinal Emile Biayenda-France (ACEB) avons décidé de nous poser en défenseurs sinon de la vertu de l’Eglise catholique au Congo, du moins de la nette séparation des pouvoirs entre ce qui relève du domaine souverain de l’Etat et de la démarche reconnue et admise des citoyens. Car les catholiques ne constituent pas une entité à part au Congo : ils souffrent avec les populations qui ont du mal à atteindre les deux bouts, à recueillir la moindre goutte d’eau du robinet,  meurent de manque d’aspirine dans les hôpitaux ou qui fuient, balluchons sur la tête, devant les exactions des soudards de Ntoumi, autoproclamé pasteur d’une Eglise qui n’est pas fondée sur la fraternité et l’amour, mais la prédation et la violence, la destruction du peu de bien qui nous est acquis en tant que Nation.

Le disant, nous ne fermons pas les yeux devant les exactions de nos forces de l’ordre qui, dans la confusion créée par Ntoumi depuis le 4 avril dans les quartiers sud de Brazzaville, et dans le Département du Pool, ne se conduisent pas toujours de manière irréprochable face aux populations civiles. Nous voulons appeler l’opinion nationale à se retrouver autour de nos problèmes les plus sérieux sans céder à la démagogie de ceux qui voudraient nous voir divisés, encore une fois, en un Nord et en un Sud antagonistes par atavisme.

C’est pourquoi nous réaffirmons les quelques points essentiels suivants, qui infirment aussi au passage les accusations portées contre la hiérarchie catholique congolaise qui s’est toujours montrée citoyenne malgré les violences subies depuis les années 1960, l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda en 1977, les violences plus ou moins voilées subies.

1.    L’Eglise catholique n’est pas un parti d’opposition

Les enseignements des différents magistères insistent sur le fait que l’Eglise catholique, au Congo comme ailleurs, exerce son mandat dans la délimitation bien reconnue des pouvoirs qui reviennent à l’Etat et de ses prérogatives propres qui sont dans l’assistance spirituelle à ceux qui adhèrent à sa foi ou qui acceptent ses services en toute connaissance de cause. Depuis l’indépendance et même bien avant, l’Eglise catholique au Congo a formé avec abnégation des milliers de cadres grâce à ses écoles,  lycées (Javouhey, Chaminade) et séminaires (Mbamou, Loango, Makoua), soigné des millions de Congolais dans ses centres de santé, apporté sa contribution chaque fois que l’Etat lui demandait de mobiliser pour le Bien commun. Mais dans le sens de justice qui lui est reconnu aussi, elle dit son point de vue lorsque des dérives risquent de conduire les Congolais dans des tensions les uns contre les autres. Elle le fait notamment, en rappelant constamment le devoir de respecter la vie des citoyens, de promouvoir leur bien-être, de veiller à la juste répartition des Biens de la Nation, et notamment des fruits de l’exploitation de notre pétrole et de notre bois, nos principales ressources. Que les partis politiques bâtissent leurs stratégies sur l’un ou l’autre de ces aspects est une coïncidence fortuite, pas une identité de visées ni une accointance complice.

L’Eglise catholique ne parle pas au nom d’une tribu

Les catholiques congolais se recrutent sur tout le territoire de la Nation. Qu’ils appartiennent à des tribus différentes est un fait, mais un fait qui s’annule en Eglise vécue comme « famille des fils et filles de Dieu ». Nos pasteurs ont mandat de servir là où ils sont établis, et d’abord par volonté de la hiérarchie et non désir servir d’abord ses parents. L’Eglise du Congo compte trois expatriés qui servent hors de leur pays ; les autres  Evêques sont placés à la tête d’entités diocésaines où ils n’agissent pas d’abord comme envoyés de leurs tribus. L’oublier, c’est chercher à nous diviser à tout prix. De par ses structures et son organisation, l’Eglise catholique du Congo renforce l’unité des Congolais : beaucoup de ses agents du Nord ont été formés à Mbamou, dans le Sud ; beaucoup de ses agents originaires du Sud ont été formés à Boundji, dans le Nord, ou à Makoua. Ce fait nous regarde comme un défi heureux devant les tentations de nous replier et de nous regarder en ennemis. Ainsi, l’Archevêque de Brazzaville peut aller dire la messe, bénir des grottes mariales, célébrer baptêmes, mariages et funérailles partout sur le périmètre de sa juridiction diocésaine : il est partout chez lui, partout chez ses diocésains qu’il ne regarde pas en hommes et femmes du Nord, en proches ou non du pouvoir politique. Un catholique, c’est celui qui adhère à la foi de l’Eglise, point barre.

  L’Eglise catholique n’est pas corrompue

Sans constituer une entité coupée des réalités de notre pays, l’Eglise catholique que nous servons tous a toujours prôné la saine gestion de la chose publique, et condamné l’enrichissement illicite qui se fait sur le dos de nos populations pauvres. L’Etat, auquel nous obéissons tous catholiques ou non, a eu des gestes forts que nous avons appréciés : construction du clocher de la basilique Sainte-Anne du Congo endommagée par la guerre de 1997 et la vieillesse ; construction du siège de l’Association des Evêques d’Afrique centrale ; convoyage des pèlerins aux divers événements de l’Eglise à Rome ou dans le monde… Ces gestes sont des gestes citoyens ; ils ne constituent pas un achat des consciences catholiques. Qui plus est, aucun de nos Evêques ne s’illustre par un train de vie d’opulence. Et si un de nos jeunes prêtres peut avoir dépassé les limites de la sobriété, l’opprobre ne doit pas retomber sur la totalité d’une Institution reconnue comme « experte en humanité ».

L’aventure de Ntoumi n’est pas une aventure d’Eglise

Des voix ont tenté de faire croire, à la suite d’une déclaration hâtive de quelques prêtres, que l’Eglise catholique avait partie liée avec cet homme. Nous récusons de la manière la plus formelle que nos Evêques, originaires du Pool ou non, aient eux quelque complaisance envers Frédéric Bintsamou dont les premières victimes ont toujours été ses propres parents, un de nos Évêques ayant même subi des violences insensées à Soumouna, son ancien fief. Ntoumi reste un danger pour les Congolais,  et nous appelons nos compatriotes à tout mettre en œuvre pour l’amener à la raison. Que ses griefs contre le Président Sassou-Nguesso ne soient pas motifs pour paralyser toute une Nation qui souffre de pénurie de carburant et de vivres, du fait de l’arrêt du trafic sur la voie ferrée. Ntoumi n’est pas un catholique ; les catholiques ne se reconnaissent pas dans son action insensée. Son objectif est de détruire l’Eglise catholique, d’installer sa secte, de déscolariser les enfants du Pool, d’appauvrir, d’abrutir les gens sous sa coupe et de les exploiter, pendant que son business à lui prospère. Que cela soit dit une fois pour toutes. Nous, Association Cardinal Emile Biayenda-France, nous le disons ainsi. Que les opposants politiques exercent leurs prérogatives ; que le pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso leur réponde, mais que cela ne soit pas une occasion de nous diviser, de chercher des boucs émissaires ou encore d’insulter nos Evêques.

A Bobigny, le 18 novembre 2016

Pour l’Association Cardinal Emile Biayenda-France

Gabriel SOUNGA-BOUKONO

Président

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:06

Le PGCC Génocidaire

 

 

Des centaines de jeunes de la majorité présidentielle, ont  manifesté dans les rues de Brazzaville  ce jeudi 03 novembre 2016, plaidant pour le retrait du Congo de la Cour pénale internationale (CPI). A voir les nombreuses demandes de poursuites déposées contre le président Sassou Nguesso, l’on s’achemine vers le retrait du Congo de la CPI.

 

[…]

Mais là où la marche des jeunes pro-Sassou inquiète, c’est à cause des nombreuses plaintes pour violations des droits de l’homme déposées contre le régime congolais depuis 1997. La dernière situation au sujet de laquelle la Cour de La Haye devra prochainement ouvrir des enquêtes préliminaires est le massacre des populations de la région du Pool. Prétextant d’une attaque d’un poste de police à Brazzaville il y a quelques mois, le président Sassou Nguesso s’est engagé dans des expéditions punitives  à l’encontre des populations de la région. Le Pool, est justement le fief du pasteur Ntumi, dont les miliciens Ninja sont soupçonnés par le pouvoir d’être à la base de l’attaque. Au vu de ces éléments, il est de plus en plus indéniable que le président Sassou a fait un pas de plus vers la sortie de son pays de la CPI. La prochaine étape sera certainement un vote favorable au parlement, entièrement acquis à la cause du président congolais. Cette phase sera juste suivie de la promulgation de la loi, au nom de la volonté du peuple, encore que la nouvelle constitution, interdit le jugement d’un Congolais par une juridiction étrangère.

Christophe SESSOU

SOURCE :

http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/4043-congo-denis-sassou-fait-un-pas-vers-la-sortie-de-son-pays-de-la-cpi

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NOTRE COMMENTAIRE :

L’article 10 de la nouvelle constitution de Sassou interdit que tout Congolais soit jugé par une juridiction étrangère. Mais, en fait de « Tout Congolais », il s’agit plutôt de Sassou et son clan qui ne veulent pas être extradés, livrés à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. Même pour les crimes de guerre, contre l’humanité et les génocides. Ils refusent d’être jugés par une juridiction étrangère.

Et, pour enfoncer le clou, M. Sassou et son clan, les bons élèves de la françafrique, ordonnent :

Article 96 : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions.

La violation des dispositions ci-dessus constitue le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi. »

Qui dit et garantit à M. Sassou et son clan que cette constitution ne sera pas abrogée et que ces dispositions ne seront jamais appliquées ?

Comble de ridicule, ce n’est pas le citoyen lambda qui a prêté serment. Ce n’est pas le citoyen lambda qui détient le pouvoir politique, gouverne, pille, vole et commet des crimes de sang. En quoi peut-il donc être accusé de forfaiture ou de haute trahison ? Parce qu’il aura dénoncé les pillages, les vols, les crimes de sang et les génocides commis par le président de la République ? Cela devient-il un crime de forfaiture ou de haute trahison ? Or, ne commet un acte de forfaiture et donc de parjure et de haute trahison que celui qui a prêté serment. Le seul à le faire n’est que le Président de la République.

N’est-ce pas assez clair ? Donc, qu’il le veuille ou non, M. Sassou Nguesso, son clan et leurs amis seront bien poursuivis et jugés pour parjure, forfaiture, haute trahison, crimes de sang et génocides, le moment venu.

Ils seront donc jugés soit à l’intérieur, soit à l’extérieur du pays.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:13
Après les opérations "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara" pour exterminer les Congolais du Pool, véritable programme d'épuration et de purification ethniques débutées depuis 1998, M. Sassou Nguesso vient d'activer l'opération dite "HORS-JEU" destinée à traquer, hors du Congo-Brazzaville, tous les Cadres civils et militaires originaires du Sud-Congo et également ceux qui soutiennent les opposants politiques en prison comme Paulin Makaya Paulin, Modeste Boukadia, Jean-Marie Michel Mokoko, Marcel Ntsourou, Jean Ngouabi, Limbongo Ngoka, etc. L'opération "Hors-jeu" s'étend dans toute l'Afrique, l'Europe notamment en France, aux USA et au Canada.

Nous attirons l'attention des Aurorités administratives et politiques de tous les pays concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les opposants Congolais se trouvant sur leur territoire (Canada, USA, Europe, Afrique francophone, Afrique du Sud, etc.). Ils sont en danger de mort. Il y a donc lieu de surveiller tous les éléments congolais en service au niveau de toutes les chancelleries congolaises. Le moindre laxisme peut coûter la vie d'un homme.

Nous reproduisons ce document tel quel, sans modification ni correction aucune.

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Les services secrets du pouvoir de Brazza adopte le plan « Hors-jeu »


Suite aux multiples faisceaux d’informations à notre disposition, nos sources patriotiques  nous indiquent avec précision la mise sur pied d’un plan machiavélique de neutralisation des activistes de la diaspora et de  certains opposants congolais résident hors du Congo .Le nom de code de cette opération est baptisé « Hors jeu ».  

En effet, c’est au cours d’une séance de travail initié par le président dictateur à Oyo que les instructions ont été donné à Jean Dominique Okemba Sg du scabreux conseil national de sécurité de réunir l’ensemble des services de renseignements pour bâtir une stratégie de neutralisation des foyers de contestations du régime après l’échec de l’infiltration de plusieurs cellules de la diaspora qui sont perçu par le régime de Brazzaville come une réelle menace.

En difficulté dans le pool car le régime voit maintenant le diable partout, les faucons incompétent du régime qui malgré les moyens manquent d’efficacité  ont jugé utile de passer une autre manche.

La mission de cette opération est  confiée à trois services spéciaux (La Dgst, la Direction des renseignements extérieurs et les services dirigés par le Colonel Bakala et Ndoudi. une autre mission est menée par  une cellule secrète clanique qui est contrôlée par Jean François  Ndéngué sous la supervision de Jean Dominique Okemba constitué des réseaux d’anciens Cobras.

D'emblée : « Hors-Jeu » - Services secrets - n'a strictement aucun rapport avec le renseignement    classique, ni même avec les échanges d’information entre services internes et externes. « Hors-Jeu » est un  Passeport pour neutraliser la diaspora et certains opposants Congolais établis hors du pays et qui sont restés droit dans leur botte. Car le régime de Brazzaville ne parvient pas à cerner la détermination de la nouvelle classe des jeunes Congolais qui ne faiblissent pas et qui reste très active sur les réseaux sociaux où cette nouvelle génération a remporté la bataille de la communication face au pouvoir en réduisant à néant les jeunes comunity manager recrutés a coût de millions par le pouvoir.

Les  éléments recrutés par les services du pouvoir de Mpila  possèdent chacun une identité secrète : celle de l'un des différents  agents mis en jeu. Ils les manipulent collectivement pour effectuer des rencontres dans des villes déterminées par le sort ou bien récupérer des paires d'objets. Ces derniers sont disséminés dans la diaspora et envoyés en mission de neutralisation. Des femmes, des jeunes sans papiers ou désireux de se rendre en France sont recrutés pour cette opération avec des cibles précises.

Dans leurs viseurs, les groupes des combattants de la diaspora, les relais médiatiques et des réseaux sociaux de la Diaspora, comme les responsables du site Brazza News, Zenga Mambu, Brazza Paris Info, les relais installés aux Etats Unis, au Canada, en Italie, Londres, les pays de l’Est, etc.

D’autres cibles sont répertoriées par les barbouzes de Mpila : les  intellectuels, comme Alain Mabanckou, Dongalla Boundzéki, Maître Massengo Tiassé...  Les hommes politiques et d’autres hommes de l’ombre sont également sur la ligne de mire comme les soutiens politiques du Général Mokoko à l’étranger, notamment sur la place de Paris,.les représentants de Kolélas et Ntumi notamment. Les officiers, sous-officiers et anciens combattants  en exil sont également ciblés tout comme les anciens Cobras et déserteurs qui ont quitté le navire de Mpila sont aussi sous la sellette des services spéciaux du dictateur.

Le Général Kéteka, en Allemagne, est nommément cité  dans les fiches de renseignements .Autre personnage ciblé le ministre Bikinkinta qui vit à Londres et le général Ferdinand Mbaou et d’autres …

Le pouvoir par le biais des anciens éléments de la Dgse Française évoluant dans le privé depuis un moment ont été recruté pour Sassou par le biais de Scharchini et Jean Yves Olivier ami de Falcon (ce grand marchant d’arme)  ont pour mission de s’approcher d’un certain nombre d’opposants pour leur vendre des projets d’achats d’arme et de mise en relation directe avec Debby ou Ali Bongo pour mener une opération de déstabilisation du Congo. C’est la cane-à-pêche que compte tendre les barbouzes pour attraper comme des poissons les opposants Congolais qui seront par la suite livrés à Brazzaville et présenter lors d’un procès notamment au moment où on continue de fabriquer les preuves contre Mokoko.

Chacun des éléments dispose d’une carte d’action. Les cartes d'action permettent de mouvoir un personnage de ville en ville, d'échanger sa place avec un autre agent, de troquer un objet ou bien de le voler à un partenaire/concurrent. Moins d'une dizaine d'actions sont possibles, de sorte que le jeu se trouve très contraint et l’action de l’opération « Hors-jeu » efficace.

Mode opératoire

L’empoisonnement, le sabotage des véhicules, la filature active ; sauf que le pouvoir a recruté beaucoup d’amateurs qui  ont déjà été détectés, puis certains agents, notamment les filles, une fois arrivée renonce à la mission et changent d’identité. Le pouvoir a débloqué de moyens importants pour mener cette opération. Quand un agent  a accompli une mission, tous les agents ayant participé à l'opération marquent un point. C’est le mot d’ordre.

Comme dans l'excellent Origo, de Wolfgang Kramer, on progresse sur la piste de score non pas de case en case, mais de case libre en case libre. Cela permet parfois de fulgurantes ascensions c’est la promesse faite aux agents par le pouvoir finissant de Mpila.

L'un des agents s'appelle Mister Black. Comme son nom l'indique, c'est un vilain personnage : au lieu de progresser sur l'échelle des scores, il recule. Dès qu'un joueur le rencontre, la partie s'arrête. Chacun dévoile alors son personnage, et ajoute à son score le nombre de missions qu'il a accomplies durant la partie qui  c’est comme ça que nous parvenons à notre niveau a démonter les pièges tendues par le pouvoir de Mpila qui butte a vaincre les forces de Ntumi dans le Pool. Le pouvoir veut  couper soit disant Ntumi des relais d’information à partir de l’étranger ou ce dernier ferait passer ses messages .Ce pouvoir cris à tort ou a raison que la Diaspora à l’instar de Ntumi constitue une menace .

Malheureusement, la piste de score est un peu courte. Le système de marque est a priori séduisant et astucieux. Il rend cependant le jeu encore plus chaotique qu'il ne l'est déjà, à cause du grand hasard gouvernant le choix des actions possibles. Néanmoins, il y a là plusieurs bonnes idées que l'on est peu accoutumé à voir dans un jeu car le pouvoir de Brazzaville se retrouve lui-même « hors-jeu »

Les possesseurs de téléphone portable (il y en a encore, paraît-il) peuvent en outre opter pour une variante amusante. Elle consiste à se faire expédier par SMS un certain nombre de missions supplémentaires. Nous n'avons pas testé cette option ;mais d’ici peu nous affirme notre source patriotique au service du peuple et qui déjoue à l’intérieur les plans macabres du pouvoir .Ce dernier nous indique que la situation de crise actuelle profite à plusieurs chefs militaires et sécuritaires qui pompent chaque jours des milliers des francs sortis soit du trésor soit des fonds spéciaux gérés par JDO et Mboulou dans le cadre de la sécurité nationale.

La diaspora vous êtes désormais informé  prenez vos garde car le dispositif de la mission « hors-jeu » a été déniché et mis en échec mais comme elle est constitué de plusieurs cellules et les différentes cellules ne communiquent pas les unes des autres nous sommes aux aguets pour contrer toutes les velléités  .La France à intérêt de mettre hors d’état de nuire les agents double du pouvoir de Brazzaville qui veulent mener des actions de terrorisme d’Etat sur le sol Français.

A bon entendeur salut !

Affaire à suivre

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 00:24

 

Encore en train d’être examiné à Genève, le rapport de Me Massengo Tiassé sur le climat de terreur au Congo fait déjà des vagues à Brazzaville. Les extraits publiés dans Afrique Education ont rendu Sassou fou de rage.

Trente patates

Persuadé qu’il n’est entouré que de nuls, L’homme de l’Alima a passé un savon à ses acolytes du pouvoir. Le 15 septembre 2016, Monsieur 8% a réuni son staff militaro-policier sécuritaire. Composant son masque le plus hideux, Papa Bonheur lui a tenu ce langage : « J’ai mis en jeu 30 milliards de fcfa pour financer les services de police de l’armée et fait le lobbying pour changer la Constitution contre la volonté du peuple congolais. J’ai instrumentalisé la police et la justice sur l’affaire imaginaire du général Jean-Marie Michel Mokoko, l’affaire du Pool contre Ntoumi, la chasse à l’homme contre le CADD et la manipulation de l’Opposition dans le but inavoué de l’affaiblir.  »

Ca n’a servi à rien. Les cobras tombent comme des mouches dans le Pool. Okombi reste introuvable. Le blason international d’Otchombé demeure terne. Ses ministres sont tournés en ridicule. Bref, la mayonnaise ne prend pas.

On me cache tout

Au bord de la crise hitlérienne, Sassou poursuit : « Depuis la publication du rapport de Me Massengo Tiassé, personne n’est capable de me dire où se trouvent Okombi Tsalissan, Pasteur Ntoumi et Marion Mandzimba. Je ne sais pas comment Me Tiassé a pu quitter le Congo. Personne ne me démontre avec exactitude les charges qui pèsent sur certains citoyens détenus en situation illégale. Personne ne m’a dit que j’étais déjà vomi par les Congolais, que je n’étais pas parmi les trois premiers le 20 mars 2016. » - « On nous cache tout, on ne nous dit rien » chante Jacques Dutronc. Pôvre Sassou, lui, l’As du renseignement, le Rastignac des coups bas, le Javert de l’espionnage, n’est au courant de rien quant à tout ce qui se trame dans son royaume !

Hystérique, le roi d’Oyo ajouta face aux caïds de sa sécurité : « Vous êtes incapables de me dire qui a donné tous ces éléments à Me Massengo Tiassé.  »

« Il n’y a rien de caché qui ne se sache » dit La Bible. En effet, tout ce qu’a consigné l’avocat des Droits de l’homme est lisible sur les réseaux sociaux. Pour peu qu’on se donne la peine de lire les sites de l’opposition on en apprend chaque jour sur les crimes pré et postélectoraux en Sassouland. Or l’ami Moungalla ne peut pas couper à vie Internet. Il n’y a rien qui se fait à Brazzaville qui ne soit connu dans la diaspora en temps et en heure. C’est incroyable que Sassou ne soit pas au courant que le monde, depuis Mac Luhan, est devenu un village.

« Les contacts de Me Massengo Tiassé à Genève sur les violations des Droits de l’homme au Congo m’inquiètent au plus haut point. Il faut que vous balayer d’un revers de la main ce qu’a dit Me Massengo Tiassé sur les violations des Droits de l’homme au Congo parce que ce dossier me dérange » insiste l’homme qui réussit à corrompre Hollande afin qu’il lui donne quitus de consulter « son peuple ».

Tout réfuter en bloc. C’est ce à quoi s’est employé le ministre Mabiala alias « Pierrot le fou » en niant sur RFI la présence de prisonniers politiques au Congo.

Les salaires et les pensions impayés, les embastillements des opposants, les enlèvements de civils, la crise économique qui frappe le Congo de plein fouet, rien de tout cela ne dérange l’actuel chantre du « Vivre ensemble ». Seule l’empêche de dormir la perspective de voir étaler ses crimes (des secrets de Polichinelle) à Genève.

Jean-Pierre Vidon, l’homme à tout faire

L’homme d’Oyo dont on dit qu’il est sur le point d’être balayé (yi wiri) n’a pas encore dit son dernier mot. « Sur ce, l’ancien ambassadeur Vidon va se rendre à Genève avec deux autres personnes dont je ne vous dis pas les noms, pour aller corrompre certains membres du Conseil des Droits de l’homme afin d’écarter les dossiers inquiétants sur les violations des Droits de l’homme présentés par Me Massengo Tiassé. »

Ca c’est le Sassou des actions secrètes et des coups tordus qui croit dur comme fer que le pognon règle tout dans ce bas monde.
Jamais las, toujours là, Me Tiassé fait la navette entre la capitale Suisse et Paris pour défendre son rapport, décidé plus que jamais de contribuer à renvoyer Sassou devant sa part sombre de l’histoire du Congo ces cinquante dernières années.

Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée

Cependant, quelqu’un eut le culot de l’éconduire. «  Je préfère conserver mon honneur que reconnaître, moyennant finances, ta victoire » lui asséna à la face le général Jean-Marie Michel Mokoko.

Et pourtant elle tourne ! Comme Galilée, Mokoko accepte sa part d’hérésie et d’inquisition. « Et pourtant tu as perdu » persiste et signe Mokoko quand Sassou, maniant bâton et carotte, le supplia d’admettre qu’il a obtenu 60 %. « Si tu ne le sais pas, je t’apprends que les Congolais t’ont vomi » reprit le général en dépit des nguiri que lui mit Sassou sous le nez.

Cet argent contenu dans les sacs en plastique pouvait servir à construire des unités de production, à payer des bourses , à servir à la science. En bon monarque, Sassou préfère l’utiliser à acheter les consciences.

Thierry Oko

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