Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 17:46

 

L’Association UNION-CONGO porte à la connaissance de tous que le prisonnier politique, Modeste BOUKADIA, incarcéré le 15 janvier 2016 et condamné à 30 ans aux travaux forcés, a bénéficié d’une évacuation sanitaire. Il a quitté le Congo-Brazzaville le 10 août et est arrivé à Paris le 11 août 2017.

M. Modeste BOUKADIA dont l’état de santé est très préoccupant, va être pris en charge par les établissements habilités pour y subir tous les examens médicaux afin de déterminer le degré de gravité des séquelles dues aux agressions par lui subies.

L’Association UNION-CONGO remercie vivement, pour leur pugnacité et abnégation, Madame BOUKADIA, l’Ambassade et le Consulat de France au Congo-Brazzaville, ainsi que toutes les personnes qui, de près ou de loin, se sont mobilisés pour obtenir l’évacuation sanitaire de M. Modeste BOUKADIA.

L’Association UNION-CONGO voudrait encourager les autorités congolaises à agir de la même manière en faveur des autres prisonniers politiques se trouvant dans la même situation que M. Modeste BOUKADIA.

Enfin, contrairement à ce que font circuler certaines sources, l’Association UNION-CONGO rappelle que M. Modeste BOUKADIA n'a pas bénéficié d’une mesure de grâce présidentielle. Il n’est donc pas libéré. Il bénéficie d’une mesure humanitaire et est donc un évacué sanitaire.  Sa condamnation est toujours en vigueur.

Strasbourg, le 11 août 2017

P. L’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Communiqué : Libération de M. Modeste Boukadia (pdf, 614.7 kB)

 

Repost 0
16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 00:51
Dans sa livraison no3699, du mardi 13 juin 2017, le journal catholique La Semaine Africaine a publié un article intitulé « Pour Alphonse Claude N’Silou, le drame du Pool aurait pu être évité! ». Cet article, signé par Le Collectif des partisans du R.C [Rassemblement citoyen, le parti du ministre Alphonse Claude N’Silou], se présente comme une réaction à un article publié dans le journal Sel Piment, rapportant des propos présumés du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou. Si l’on sait lire entre les lignes, la lecture de cet article suscite deux préoccupations majeures, auxquelles l’article apporte lui-même, de façon malencontreuse, des éclairages on ne peut plus troublants pour un observateur averti de la presse et de la vie politique congolaises.

La première préoccupation est liée à un vice de forme, donc un problème de professionnalisme au niveau du journal La Semaine Africaine. Le fait que l’auteur réagit à un article publié dans un journal, pour en contester la validité des faits rapportés, fait de sa réaction ce que l’on appelle un droit de réponse. Mais, en principe, un droit de réponse doit être publié dans le même journal où l’article incriminé a été publié, et ce, dans les mêmes proportions (même rubrique, même longueur, etc.). On se demande donc pourquoi un droit de réponse à un article publié dans Sel Piment se retrouve dans les colonnes de La Semaine Africaine. Est-ce un manque de professionnalisme de la part de la Semaine Africaine? Ce qui étonnerait, lorsqu’on sait que ce journal est dirigé par l’un des meilleurs journalistes congolais, formé à l’École supérieure de journalisme de Lille (France) et qui a fait ses preuves dans le métier. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce journal, qui a toujours été dirigé par de vrais professionnels du journalisme, était jusque-là considéré comme le plus fiable et le meilleur de la place. 

La réponse à cette question réside ailleurs, notamment dans le militantisme politique qui a fini par s’infiltrer au cœur même de la rédaction de ce journal dit « catholique ». En effet, depuis quelques années, le directeur de publication de ce journal s’est fait conseiller en communication du ministre d’État et président du Rassemblement citoyen, Alphonse Claude N’Silou. Il s’en suit que cet organe de presse apparaît aujourd’hui comme une caisse de résonnance des activités liées au ministre N’Silou. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le nombre d’articles ou de publi-reportages qui lui sont consacrés dans ce journal. Par ailleurs, comme le pseudonymat est une pratique courante dans la presse congolaise, il ne serait pas surprenant d’apprendre un jour que ce soit le directeur de publication lui-même qui se cacherait dernière ce nom de Collectif des sympathisants du R.C. Plusieurs journalistes congolais sont en effet employés comme agents de communication ou attachés de presse dans des partis politiques. Leur tâche consiste en la promotion des actions du parti mais surtout au soin de l’image et à l’accroissement de la notoriété de son leader, ce qui se confirme ici : le président du RC a été égratigné par la presse, il faut soigner son image. Pour cela, il fallait passer par un journal qui jouit encore d’une certaine crédibilité et d’une audience assez large, quitte à enfreindre la déontologie du métier.

Voilà ce que l’on peut comprendre de cette faute professionnelle. La Semaine Africaine était en réalité le seul journal qui, jusque-là, échappait à l'infiltration politique. Mais, avec de telles pratiques qui enfreignent la déontologie du journalisme, son image de neutralité vis-à-vis du militantisme politique est plus qu’entachée. Ce genre de pratiques confirme en effet le procès fait à son directeur de publication et rédacteur en chef de s’être volontairement détourné de la ligne éditoriale originelle du journal.

La seconde préoccupation est liée au contenu même de l’article. En résumé, la réaction du Collectif des sympathisants du RC révèle que la cause de la guerre actuelle dans le département du Pool réside dans le fait que Guy Brice Parfait Kolelas avait rompu l’alliance entre le PCT et le MCDDI, en se présentant à l’élection présidentielle de 2016 : « Foulant aux pieds l’esprit de cet accord, ce dernier ambitionna de se présenter à l’élection présidentielle, sans entente avec son allié […] ». Tout est dit : il y a la guerre dans le Pool parce que le fils de Bernard Kolelas a osé affronter Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle! Ceci veut dire que si Guy Brice Parfait Kolelas ne s’était pas opposé à Denis Sassou Nguesso, il n’y aurait pas de guerre dans le Pool. Car, dit l’article, le « grand frère », qu’est le ministre d’État Alphonse Claude N’Silou, l’avait déjà prévenu : « Si tu fais ça, voilà les conséquences qui risquent de se produire et ton peuple [les populations du Pool et de Brazzaville Sud] qui est encore convalescent, va souffrir ». On comprend facilement que les souffrances actuelles des populations du Pool sont la conséquence de la confrontation politique entre Denis Sassou Nguesso et Guy Brice Parfait Kolelas. La faute des populations du Pool qui leur vaut toutes ces souffrances, c’est d’avoir voté massivement Guy Brice Parfait Kolelas à l’élection présidentielle de 2016, en lieu et place de Denis Sassou Nguesso dont les partisans originaires du Pool ne cessaient de scander pendant la campagne électorale : « Si vous ne votez pas l’éléphant [l’emblème du candidat Denis Sassou Nguesso], vous retournez dans la forêt », l’expression « retourner dans la forêt » signifiant ici revivre les affres de la guerre.

Sans le vouloir certainement, le Collectif des sympathisants du parti du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou vient d’apporter la réponse que tout le monde attendait au sujet de cette nébuleuse qu’est la crise armée dans le Pool : il s’agit d’une punition infligée par Denis Sassou Nguesso à Guy Brice Parfait Kolelas, le fils de son défunt allié politique,  tout comme il l’avait fait à son père, entre 1998 et 2003, lorsque ce dernier avait rompu cette fameuse alliance politique, avant de la rétablir en 2005. Les populations du Pool sont donc en train de revivre le même « châtiment collectif pour appartenance ethnique »[1] que le même commanditaire leur avait fait subir entre 1998 et 2013. C’est donc le président Sassou Nguesso qui est en train de faire tuer les populations et détruire les villages du Pool, pour la simple raison qu’un rejeton du Pool, qu’il avait lui-même fait ministre de son gouvernement, a osé le défier politiquement. Merci donc à ce collectif d’avoir rendu service à la vérité, bien que de façon non intentionnelle : il a permis en effet de comprendre le vrai enjeu et le vrai commanditaire des massacres actuels dans le département du Pool.

La leçon à tirer de cette opération de communication ratée, c’est qu’elle va plus desservir le président du RC qu’il ne le servira : comment réagira en effet le président Sassou Nguesso qui y est désigné comme le commanditaire des massacres dans le département du Pool? En voulant protéger son propre président du parti, tout en cherchant à jeter l’opprobre sur Guy Brice Parfait Kolelas, ce collectif a inconsciemment mis à nu la responsabilité du président Denis Sassou Nguesso dans les massacres des populations du Pool. On ne voit pas comment Guy Brice Parfait Kolelas pourrait être responsable de cette tragédie, lui qui n’a fait que chercher à s’affranchir d’une tutelle politique qu’il estimait ne plus être à sa convenance, et ce, de façon démocratique. Serait-ce un péché, voire un crime de s’affranchir d’une tutelle politique ou de s’affronter démocratiquement avec un allié politique?

Pourtant des exemples de ce type ne manquent pas dans ce monde! Le plus récent et le plus pathétique vient de nous être offert par la France dont singeons pourtant les institutions : le désaccord politique, puis la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron. On sait bien que c’est François Hollande qui avait promu Emmanuel Macron en politique, jusqu’à faire de lui un grand ministre. Pourtant cela n’a pas empêché Emmanuel Macron de faire prévaloir ses propres ambitions, le moment venu, et de se libérer de la tutelle de son mentor auquel il a finalement fini par se succéder. Belle leçon de démocratie! On objectera que ceci s’est passé dans un pays d’Europe, une vielle démocratie, de surcroît. Soit! Mais cela s’est aussi réalisé dans un pays africain, en l’occurrence le Sénégal, entre l’ancien président Abdoulaye Wade et l’actuel président Macky Sall. Au Congo-Brazzaville, la rupture d’une alliance politique aboutit toujours à des affrontements armés, et ce, depuis 1959. Allez-y comprendre quelque chose!

Mattathias Bilelo

[1] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Paris, L’Harmattan, 2005.

Repost 0
13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 02:12
 
En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants...
------------------------------------------------------
 

Par Rigobert OSSEBI

 

 

Bernard Madoff est un financier américain qui s’est révélé être un escroc lorsque son fonds d’investissements, basé sur un système « Ponzi » (les nouveaux entrants permettant le paiement d’intérêts élevés aux prédécesseurs), s’est écroulé. Son escroquerie a porté sur plus de 50 milliards de dollars. L’aigrefin américain a battu tous les records des grandes escroqueries financières mais Denis Sassou Nguesso, encore impuni, a-t-il été plus fort que lui ?

En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants, à cette époque.

Si l’on n’avait pas eu à déplorer tant d’assassinats, de crimes de guerres civiles, d’attentats, de malheurs accumulés, de misère, de pauvreté, de mépris des droits humains, Denis Sassou Nguesso aurait facilement pu être reconnu comme le maître incontesté de tous les escrocs et pilleurs de la planète. Devant Bernard Madoff !

Toutes les ressources du pays, depuis son retour au pouvoir en 1997, ont été destinées principalement à l’enrichissement de sa famille au détriment de 75% de la population congolaise qui connait maintenant l’extrême pauvreté. Les courtisans membres de son clan ont reçu des miettes consistantes qui leur ont permis un semblant d’opulence. Les complices n’ont pas manqué ; tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le savoir-faire des pétroliers était à l’origine du complot de la prise du pouvoir, en 1977 et l’a été aussi vingt ans après, dès le 5 juin 1997.

Les proches de Sassou-Madoff n’ont pas été en reste. Hormis les célèbres méfaits du précurseur Willy Nguesso et du fiston Denis Christel, un de ses gendres (déjà dans le collimateur des justices nigérianes et italiennes)  s’est constitué une très solide fortune, dans des transactions douteuses, totalement sous le sceau d’un trafic d’influences au sommet des institutions corrompues de l’Etat congolais. Le Congo, débarrassé de Sassou Nguesso ne saurait tarder à rejoindre le Nigéria dans sa quête de justice. Un autre, un ami seulement, avait tellement bénéficié de sa proximité avec le président kleptocrate, qu’une de ses participations dans une opération pétrolière a attiré l’attention de la très redoutable S.E.C. (Securities and Exchange Commission) de New-York. Cette dernière, sûrement dépassée par l’ampleur des connections politico-maffieuses du secteur pétrolier au Congo ou peut-être simplement téléguidée par l’ancien patron d’EXXON, le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, aurait saisi le Justice Department  à Washington pour enquêter sur les opérateurs pétroliers présents au Congo-Brazzaville. Cette information n’a pas encore été confirmée officiellement mais la source est de toute première qualité. Si tel était bien le cas, c’est un large pan des complicités, dont Denis Sassou Nguesso a bénéficié, qui sera révélé. Sans conteste possible, les sanctions seront lourdes, très lourdes … !

Les banques qui ont permis les préfinancements, les traders qui les ont organisés devraient se faire également un peu de mouron ; surtout ceux qui livraient à MPila, dans des petites valises à roulettes, un petit dollar en espèces par baril… Le petit péché mignon du tyran qui, en différentes devises, aimait savourer le goût délicieux de « son » juteux pétrole ! [i] D’autres banques, plus discrètes ont organisé le blanchiment de faux prêts mais avec de vrais remboursements de centaines de millions de dollars.

Ces affaires, les unes ou les autres, comme une marée noire, finiront bien un jour par remonter à la surface. Le plus tôt serait le mieux… L’impact médiatique sera énorme et contribuera largement à l’effondrement définitif d’un pouvoir moribond qui ne tient plus qu’à un fil. Le monde entier pourrait alors connaître les véritables méfaits de la tyrannie congolaise, l’ampleur de ses crimes et de ses détournements.

L’éducation nationale au Congo, dès que Sassou Nguesso avait pris le contrôle du pays, était une des meilleures d’Afrique. Une quarantaine d’années plus tard, sous sa botte taillée sur mesure, les élèves congolais s’entassent jusqu’à 398 par classe souvent à même le sol, sans banc ni table pour un pays qui exporte 2,5 millions de m3 de bois par an.

Par les armes, par son totalitarisme, le pillard de l’Alima, s’est assuré une impunité sur le plan national. Par sa complaisance sur les conditions de l’exploitation pétrolière, par la corruption d’élites et d’élus de toutes nationalités, français et européens en particulier, le dictateur kleptocrate a eu droit à une reconnaissance internationale, à des aides et à des éloges TOTALement usurpés. Des Evêques et des Cardinaux à l’intérieur même du Vatican ont servi cette même cause, avec les mêmes moyens et aux mêmes fins… Idem à Bruxelles, au siège de l’Union Européenne toujours silencieuse s’agissant des élections ou de la situation politique au Congo.

Exsangue financièrement et économiquement le pays est mort, complètement mort. Aucune structure de production agricole ou d’élevage n’existe réellement au Congo pour répondre aux besoins d’une demande intérieure et encore moins pour l’exportation.

Suscitées pour masquer la faillite financière, le pays est actuellement la proie de grandes violences. La tentation pourrait être grande chez certains de laisser, sans mot dire, le sang congolais couler à flots, comme nous le voyons déjà dans le Pool, et laisser le pays s’embraser dans un feu purificateur qui effacerait toutes traces de complicités, comme ce fut le cas en 1997-1998. Cela n’avait alors dérangé personne. Cependant, ce coup de poker sera très difficile à répéter.

Denis Sassou Nguesso n’est pas un dirigeant africain tout à fait comme les autres. Il est temps de démasquer l’escroc-dictateur congolais et de dresser son bilan catastrophique. La farce a assez duré : perte d’influence, instabilité politique, guerres à répétition, émigrations et sous-développement. La France derrière le Président Macron vient de se débarrasser de sa vieille classe politique. C’est un exemple qui devrait servir à toute l’Afrique et principalement au Congo avec ses vieux réseaux françafricains.

Par Rigobert OSSEBI  

(Extrait de congo-liberty)

[i] Tanker Suezmax = 1 million de barils

Tanker VLCC (Very Large crude carrier) = 2 millions de barils

Repost 0
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:58

"Personne dans le monde, aucune nation dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui les opprimaient." Assata Shakur.

 
Il y a ceux-ci, de la diaspora, sans autre ambition que celui de "faire du vieux avec du vieux", décrétant un "Tout sauf Boukadia." De messes basses entre soi, en désinformation auprès de l'Elysée et autres institutions internationales, tout y est passé ! Ne comprenant rien à la mutation en cours dans la société congolaise...

 

Impassibilité et constance pour celui, nous dit-on maintenant, que ses actuels geôliers surnomment "Le Grand Tigre."

Il y a ceux-là, du système, ayant cru remporter la palme à son retour sur Brazzaville en le faisant arrêter par une armada d'hommes en treillis, une victoire à la Pyrrhus en réalité, à s'en mordre les doigts.

Il y a le Peuple qui lui, ivre de son bon droit, attend avec patience que vienne l'Heure ou l'Aigle se posera enfin sur la plus Haute branche du Fromager. 

Il y a Modeste Boukadia qui, de Son Silence, fait Loi. Une seule question depuis : Mais qui est-Il donc ?!!

Il y a ceux-ci, nombreux congolais-es, jeunes et vieux, fracassés par les espoirs suscités par des marchands d'illusions, tous issus de la même matrice qui aujourd'hui, oppresse sans distinction du Nord au Sud, de l'Ouest à l'Est.

Et toujours la lancinante question : "Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!!"

Ils se l'ont posé aux Nations-Unis lorsqu'il a obtenu la condamnation du système actuel et la demande de remise en liberté de ses hommes, tous du C.D.R.C., pris en otage croyant ainsi pouvoir l'obliger. Peine perdue. 

Elle s'est aussi imposée à l'Union Européenne, et les congolais-es, tels des errants dans le désert auprès des oasis, boivent sans trop se poser de question sur la provenance de l'eau, s'émerveillent des sanctions de l'UE et des EU, ces défections d'entreprises en cascade, ces mises en porte à faux diplomatiques, ces exigences de liberté contre ce régime inique, sans en connaître les vrais artisans.

Ceux du système, ce sont aussi posés la question, l'oeil en coin sur leur chef : "Mais qui est donc ce Modeste Boukadia ?!" Le mutisme en guise de réponse, car comme on le dit couramment chez nous, "il n'y a plus de temps de choix d'aimer ou pas, se baigner, si c'est au crocodile que tu as affaire !"

Ils étaient prévenus, ils ont néanmoins osé. A leur dépend !

_ 3 février 2016, en urgence : Avis de réunion N° 000325 /MAEC-SG/DAM/DONU. Sur la convocation, cette litote toute congolaise : Allégations d’arrestations d’opposants congolais -  "Cas Boukadia"…

La réunion eut lieu. 

Conclusion :  relaxe pure et simple de M. Modeste Boukadia ainsi que des 14 cadres du C.D.R.C.

"Tu avances, tu meurs. Tu recules, tu meurs. Alors pourquoi tu recules ?"  Obosso ! Telle est la devise alors que s’amoncellent  plein Sud sur les pierres tombales, des noms effacés…

Emmanuel Yoka, étrange ministre des Affaires Etrangères, dans son agacement à ne pouvoir savoir "Qui est Modeste Boukadia", campera cette stupide loghorrée diplomatique : "Les Nations-Unis ? Je ne connais pas ! " Il y a de la mesure ...

Leur inhumanité caractérielle se manifestera le 10 avril 2016,  au décès de Mâ Lutaya, mère de Modeste Boukadia… Qui pour l’accompagner ? Qui pour honorer Celle qui a enfanté ? Au Fils, cela ne sera pas permis ! De faux fuyants en tergiversations, leur misérable morale croira ainsi triompher de l’Homme. Que nenni, on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Cette mésintelligence primaire dira sa béance le 11 avril 2016 : lors de l’audience de remise en liberté de M. Modeste Boukadia, pour ne pas y souscrire et sans autre raison juridique valable, ce motif abscons : "maintenu en prison pour sa sécurité car ne voulant pas qu’il soit mêlé aux foyers de tensions en cours." Rien que ça et pas moins ! Le 4 avril avec ses tours de passe-passe était passé par-là.

"Travaillons seulement", comme dirait l'autre. Hé bien, du Zenith au Nadir, nous avons travaillé, et plutôt bien ! La diplomatie elle, ne dort pas ! Et "aussi dure que soit la pierre, l'eau finira par en venir à bout." 

Menaces de sanctions, sanctions. Et sans s'y attendre, la France qui enfin entend la voix de la raison et ce qu'elle n'avait su entendre dans le bras de fer sur les referendums, elle s'y met, les faits l'y contraignent. Le fusil a changé d'épaule.

Sur la nouvelle liste, plus exigeante que la première, le 1er d'entre ses Egaux, Modeste Boukadia suivi de ses hommes, puis de Marcel Ntsourou et ses hommes, ceux de Jean-Martin Mbemba, Paulin Makaya, ainsi que de ces autres, tous victimes ...  

Liberté pour ces femmes et ces hommes incarcérés par l'ignorance, pressions, sanctions, la "Loi 196 des Accords de Cotonou" est alors invoquée. Piteuse capitulation.

Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!! Ils ont arrêté de se poser la question devant l'évidence des faits. Le 9 mai 2016, n'eut été ce détournement d'avion de la TAC, affrété par l'UE pour le transport des "détenus malgré eux et malgré l'élémentaire raison."

Les dirigeants de ce pays qu’est le Congo-Brazzaville, ne reculent devant rien. La honte ne les tue pas, cela doit leur être reconnu.

Nous attendons de lire ce qui sera écrit sur le prochain avis de convocation. Que mettront-ils cette fois-ci en lieu et place de l’usité "Allégations" ? 

La faute de l’opposition congolaise, tant soit peu que nous-nous entendons sur le mot opposition, est de n’avoir pas pris, mais on le dira jamais assez, la mesure du combat à mener pour que naisse de nouveau l'espoir d'Une Union, prélude à l'Unité. "Jamais ne faire confiance dans l’alliance avec l’homme puissant", nous dit Virgile, et eux, tous tels qu’ils sont, face au système qui les a enfanté et abreuvé, ne sont rien, sinon, une prime à cette dictature !

A l’Homme sage qui sait cacher la feuille convoitée dans la forêt, quoique "seul un criquet soit en mesure de juger du sommeil d’un autre criquet", au-delà ces jugements sans savoir, de ces postures sans lendemains, des jérémiades de ceux qui, à la tête des Hommes perdent la leur, il est plus que temps, à chacun d’entre nous, Peuple, de nous poser la question : Qui est donc Modeste Boukadia ? Probablement que nous n'aurons pas d'autres réponses que les perspectives de nos avenirs car, assurément, il est de ceux qui les dessinent...

"Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien." Voltaire.

Repost 0
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 00:49

NOUS DENONCONS LA VIOLENTE AGRESSION EN COURS DANS LE POOL

Nous savons que ce qui se passe dans le Pool n'est pas du tout justifié du point de vue de la raison - ou même de la politique car le régime dictatorial du monstre de l'Alima n'est pas du tout menacé par le pseudo ennemi mukongo : une fausse protestation localisée à Brazzaville dans l'espace et dans le temps, à propos des faux résultats de l'élection présidentielle, ne peut justifier une guerre contre une partie de notre territoire, une atroce agression déclenchée par l'Etat congolais, un génocide dans le Pool contre des civils innocents. Nous savons que le 4 avril 2016, c'est le régime de Denis Sassou Nguesso qui a créé des troubles à Bakongo pour braquer la cour constitutionnelle obligée de valider de faux résultats la kalachnikov à la tempe. Au quotidien, les policiers de l'ethnie-Etat, les bébés noirs, entre autres barbouzes, en font bien pire mais ce n'est pas pour autant que Denis Sassou Nguesso déclenche la guerre à Talangaï, à Mikalou ou à Ouenzé. Le prétexte Ntumi était pensé, préparé, voulu pour dévaster le Pool, achever l'opération Mouébara I. Cela n'a rien à voir avec Ntumi. La première opération  Mouébara qui a déclenché un holocauste dans le Pool n'avait rien à voir avec le pasteur Ntumi mais avec la haine sempiternelle que Denis Sassou Nguesso voue aux Bakongo. Des populations s'agitent à Djambala ou ailleurs dans le nord du pays  - sans que cela ne déclenche les foudres de Zeus dans ces régions.

Denis Sassou Nguesso avait besoin d'un prétexte pour raser le Pool dont tous les villages ont été rayés de la carte. Cela ne peut s'expliquer que par la haine du Mukongo érigé en ennemi pour cimenter la coalition du nord autour du pouvoir. Sans la haine du Mukongo, comment pourrait donc subsister la cohésion de l'ethnie-Etat ? L'ethnodiscrimination cimente la dictature et, de temps en temps, il faut amplifier cette haine instrumentalisée - par des guerres, des génocides, déjà que les sudistes n'ont pas voix au chapitre au niveau de l'emploi, de l'armée, de la police, de la gendarmerie, de la fonction publique, etc. les membres de l'ethnie-Etat contrôlent toutes les strates du Congo. Nous assistons à un phénomène qui est pire que le nazisme et l'apartheid.

Nous avons appris qu'il se déroule dans le Pool au moment même où nous écrivons ce texte  une agression armée d'envergure soutenue par la milice de l'ethnie-Etat et par les mercenaires venus de l'étranger - notamment de l'Angola - alors même que Dos Santos avait juré de ne pas se mêler des problèmes internes du Congo. Nous espérons que cette nième tentative guerrière échouera. On nous apprend que le pasteur Ntumi est encerclé par la "faiblesse publique" renforcée par les mercenaires angolais. Cette offensive bombarde tous azimuts la forêt de Bangou. Nous attendons de plus amples informations dans les heures qui suivent.

Nous dénonçons fermement les attaques disproportionnées du régime Sassou & PCT à l'encontre des Ninjas-Nsiloulous, des FALC, qui ne ripostent qu'en parfaite légitime défense. Nous comprenons que l'honneur de monsieur Denis Sassou Nguesso en prenne un coup car sa soldatesque ne parvient pas à arrêter un pauvre pasteur qui n'a pas les mêmes moyens qu'un Etat. Cependant, nous lui conseillons la retenue et la raison : va-t-il détruire tout le sud du pays en commençant par le Pool au prétexte de capturer ou de tuer le pasteur Ntumi ? Ne suffit-il pas qu'il ait volé le verdict des urnes pour encore se permettre de massacrer de pauvres paysans ? 

Il est temps de résoudre cette crise par la politique. Il est évident que le monstre de l'Alima se sait protégé par SA fausse constitution qui lui garantit une impunité absolue quels que soient les massacres, les génocides qu'il perpétrera dans notre pays mais qu'il se dise bien que la force n'a toujours jamais le dessus et qu'il arrivera qu'elle ne prévale plus.

Denis Sassou Nguesso avait besoin de détourner l'attention du peuple congolais sur un dérivatif afin qu'on ne parle plus de la fraude électorale précédée d'une fraude constitutionnelle. Il est aisé de comprendre que construite sur la haine du Mukongo, la solidarité au sein de l'ethnie-Etat a besoin de transformer constamment le Mukongo en ennemi - afin de cimenter les forces du mal et de l'arbitraire. POUR QUE VIVE ET SURVIVE L'ETHNIE-ETAT, IL FAUT SE COALISER AUTOUR DU MASSACRE DES BAKONGO. Sans cette haine instrumentalisée, ce régime ne survivrait pas un seul jour de plus.

La bête de l'Alima tient absolument à nous laisser la haine en héritage. Il croit que la force armée fera toujours la loi et qu'il pourra compter sur la division de notre pays pour que son camp s'enracine  au pouvoir ad vitam aeternam. Hélas, l'histoire nous a appris qu'il se produit souvent des retournements insoupçonnés. Ceux qui l'accompagnent dans cette nazification du Congo seront tenus demain pour responsables des crimes contre l'humanité qui sont commis dans notre pays qui tombera un jour dans une atroce guerre civile. Chacun rendra des comptes. En attendant, Kinzinza Kia Nzambi doit résister aux assauts du Diable...

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

Repost 0
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
--------------------------------------------

par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

--------------------------------------------------------

NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
Repost 0
22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 17:44

Silence ! Sassou tue au Congo-Brazzaville

 

L’ambiance n’est pas à la fête au Congo-Brazzaville. L’atmosphère politique est suffocante. Le pays du khalife d’Oyo est devenu un baril de poudre prêt à consumer. Denis Sassou Nguesso est de sortie. Et, il a sorti les crocs. Sassou Nguesso donne des coups tous azimuts. Un jour, c’est Paulin Makaya. Un autre jour, c’est Jean Marie Michel Mokoko. Le lendemain, c’est Modeste Boukadia. Le surlendemain, c’est André Okombi Salissa. Et, le 17 février 2017 , c’est l’annonce de la mort du colonel Marcel Ntsourou en prison. Les têtes commencent à tomber de nouveau. En bon dictateur, le kalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso n’apprécie pas la concurrence politique.

 Purge

 Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit. Il n’est donc pas surprenant de le voir repartir épée à la main sur les traces de ses adversaires politiques en renouant avec le coup de l’empoisonnement et des privations des soins médicaux à l’endroit de ses adversaires politiques. Le dernier à en faire les frais est le colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire adjoint du conseil national de sécurité. Tout cela pour préparer la succession de son fils Christel Sassou.

 Traits distinctifs d’un dictateur

 Mettre en scène sa grandeur, refuser de se dédire, diviser pour mieux régner, sont des incontournables de tout homme fort qui se respecte. Denis Sassou Nguesso coche toutes les cases. Il y a bien longtemps que le Congo-Brazzaville a cessé d’être une démocratie en construction. La parenthèse démocratique ouverte en 1990 avec la tenus de la Conférence nationale souveraine, la période de transition et l’élection présidentielle de 1992 s’est refermée dans le sang le 5 juin 1997 avec l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en octobre 1997. Depuis, le Congo-Brazzaville porte bien son nom : une dictature.

 Comment appeler autrement un pays qui ne rend plus la justice équitablement, qui musèle ses journalistes et ses écrivains, et emprisonne ses avocats (Ludovic Désiré Essou en détention, Amedée Bernard Nganga réfugié en France, Hervé Ambroise Malonga un habitué des geôles de Sassou Nguesso) et des fonctionnaires par dizaines ? Comment appeler autrement un pays, le Congo-Brazzaville, où le Président s’arrogerait les pleins pouvoirs et où les militaires seraient à ce point sous pression que certains chercheraient à obtenir l’asile politique dans les pays occidentaux ? Denis Sassou Nguesso s’est emparé de tous les leviers du pouvoir qu’il utilise à sa guise. Le virage pris par l’homme d’Edou-Penda depuis octobre 1997 est si dangereux que la communauté internationale, notamment la France, devrait se poser la question de l’inscription du Congo Brazzaville dans la liste des dictatures tropicales au même titre que le Zimbabwé de Robert Mugabe. Jusqu’à quand les grands pays de la communauté internationale et notamment la France vont-ils faire semblant de ne rien voir et rien entendre ?

   Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 14:26

Jamais de mon existence, je n’aurais pu imaginer voir mon pays le Congo sombrer dans une dictature aussi féroce. C’est de mal en pis et nous ne voulons plus aller dans cette direction.

 

Papy après son rendez-vous manqué à New York a décidé de nous rendre gorge. Des boucs émissaires tout trouvés pour apaiser une colère froide. Les compagnons d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui pour avoir défendu la constitution, clé de voûte de la vie d’une nation. Telle dans une jungle, la chasse aux opposants est déclarée cause nationale. C’est ahurissant.

Dans les jours qui viennent ce gouvernement fera l’annonce d’une création de nouvelles prisons car celles qui existent ne pourront jamais contenir les 92% des congolais qui ont dit NON à ce système mafieux qui gangrène le pays. Ils ne se rendent même plus compte qu’à faire pareil zèle, ils sont devenus la risée du monde. La découverte d'armes de guerre dans les domiciles des opposants est devenue le jeu favori d’une dictature aux abois. A croire que nous sommes dans un jeu vidéo.

Le Congo va mal et ce par le fait d’un seul homme nommé Sassou qui a décidé de braver tout un peuple. Il joue son va-tout tant il est vrai que son avenir est de plus en plus sombre et sans issue. Après le Sud, notamment le Pool, il a décidé de s’en prendre frontalement à ceux qui jadis l’ont aidé dans la conquête du pouvoir. C’est le début des règlements de comptes. Tout ceci démontre à suffisance que la contestation est bien nationale et non tribale ou régionale. Aucun congolais n’en veut à ce monsieur parce qu’il est du Nord, mais parce qu’il a tout simplement violé les principes élémentaires d’une vie en société. Notre combat contribue également à refaire son éducation. Mais parvient-on à redresser un arbre aussi tordu sinon que le couper pour éviter qu’il nous cause davantage de drames. Les rats commencent à quitter le navire tant le bateau ivre fonce droit dans l’iceberg.

Pour l’intérêt du Congo, Sassou doit partir. Il est temps que nous prenions nos responsabilités car trop c’est trop. Les mots sur les mauvais maux ne suffisent plus. Il est temps de passer à l’action pour libérer le peuple congolais qui n’a que trop souffert. La bête a repris confiance et sa défiance à notre encontre est une insulte nationale. Les humiliations qu'il nous inflige au jour le jour ne doivent plus être tolérées.

C’est Goethe qui écrivait dans un extrait formidable : "A partir du moment où l'on s'est engagé définitivement, la providence entre alors en scène. Toutes sortes de choses se produisent qui, autrement, ne se seraient jamais produites. De la décision jaillit un flot d'événements qui déterminent en votre faveur quantité d'incidents, de rencontres et d'appuis matériels imprévus qu'aucun homme n'aurait pu imaginer. Ce que vous pouvez faire ou rêver de faire, commencez à le faire. L'audace est porteuse de génie, de puissance ou de magie. Commencez dès maintenant."

Ne ratons pas les débuts comme disait l’autre.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Repost 0
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 23:00

Publié le 06/01/2017 par congo-liberty.com

Paulin Makaya et ses militants devant le doyen des juges à Brazzaville

Après son faux rendez-vous du 28 décembre 2016 avec le président élu des USA Donald TRUMP et son humiliation mondiale, le dictateur Sassou-NGuesso ordonnait la liquidation pure et simple de ses principaux et véritables opposants (le général Mokoko, Paulin Makaya, Limbongo-NGoka…) injustement embastillés à la maison d’arrêt de Brazzaville.

C’est dans cette optique et dans la pure tradition stalinienne , qu’un  commando d’éléments de la Garde Républicaine attaquait la maison d’arrêt le 29 décembre 2016 , sous prétexte d’une fausse mutinerie, pendant que des membres du parti Uni Pour le Congo (UPC) rendaient visite à leur président Paulin MAKAYA.

Jean-Marie Michel Mokoko, Paulin Makaya, Marcel Tsourou, Limbongo-NGoka et d’autres détenus politiques ont eu la vie sauve, car s’étant rapidement réfugiés dans leurs cellules. Mais le bilan de l’intervention des miliciens du pouvoir dans ce lieu carcéral se solda par un bilan lourd de trois (3) morts, dont le gendarme et Maréchal de logis Milandou Dandou Cedrick (photo ci-dessous), sauvagement assassiné et accusé d’avoir alerté les détenus du stratagème du pouvoir. Paix à son âme !

Aujourd’hui, cette tragédie prend une nouvelle tournure après les accusations graves prononcer par le pro-cul-rieur André Oko-NGakala à l’encontre de Paulin Makaya et Florent Yimbou Bazolo ; Jean Kevin Makoundou ; François Otsala ; Morizio Ntélambila ; Grâce Odou et Léocia Mpala, tous membres de l’UPC.

Paulin Makaya qui purge déjà une peine de prison de 2 ans, après un procès politique , avec pour chefs d’inculpation, « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, assassinat, complicité d’évasion et complicité de détention illégale d’armes et munitions de guerre » ; accusations farfelues maintenues pour tous les autres prévenus, devant le Doyen des juges le 5 janvier 2016 à Brazzaville.

Dans une autre affaire de violation des droits de l’homme du pouvoir de Sassou-NGuesso, nous apprenons que depuis le 5 janvier 2016, le sergent Jugal Mayngui, sauvagement torturé par des éléments de la force publique a été reconduit à la Direction centrale des renseignements militaires (DCRM) alors que son état de santé reste préoccupant. Cela s’est fait à l’insu de ses parents.

Tant que le régime mortifère de Sassou-NGuesso ne sera pas mis hors d’état de nuire, tout congolais est une victime potentielle du pouvoir de Brazzaville…alors mobilisons-nous !

La Rédaction.

Repost 0
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:57
 
drole-de-noel

 

 

Drôle de Noël !!. Que le Congo-Brazzaville est en passe de célébrer. Un noël qui ressemble le mieux à un navire en dérive qui tente de s'accrocher vaille que vaille à l'embarcation et retenir de sa main libre les corps repêchés des noyés pour qu'ils ne soient pas engloutis par la mer. C’est une navire marquée par plusieurs plaies mortifères . C’est une navire ou la subsistance ne tient qu’a un fil tant la pauvreté côtoie l’arrogance et l’intolérance.…Une pensée particulière à tous les congolais et surtout aux ressortissants de la région du Pool, embarqué dans ce navire en dérive mortifère à huis clos.

Drôle de Noël !!. Pour ces centaines d’enfants et adultes congolais qui ont perdu soit la vie ou soit leur liberté pour vouloir défendre simplement ce que nous avions de plus cher le Droit d’exister.  la Terreur des miliciens du régime en place a transformé leur quotidien en mouroir. L’enfant congolais du département du POOL abandonné et marqué par les scènes de violence, des tirs nourris d’une armée déshumanisée ne connaîtra certainement pas le bonheur et la joie d’une fête de NOËL en famille.

Drôle de Noël !!. Cet amère constat que le pool est presque aujourd’hui synonyme de département des sans-abris, sans nourriture et sans attention, car le gouvernement ayant décidé de punir toute une population pour des raisons de politique politicienne égoïstes.

Drôle de Noël !!. Pour ses enfants du POOL, la fête des guirlandes, des vitrines bourrées de victuailles, des jouets plus merveilleux les uns que les autres sera certainement un rêve insaisissable. Ces enfants regarderaient tout ça, lorsqu’ils le pourront, d’un air émerveillés sans plus. Partout, il y aura des choses qui leur donneraient envie et pourtant ne leur seront pas accessibles par le seul choix complètement archaïque et diviseur de Mr HUIT POUR SANG  d'affamer ces pauvres gosses.

Ce sentiment d’amertume est bien visible non seulement dans les yeux des enfants du POOL remplis de larmes dans un silence effroyable, mais également dans ceux de leurs parents persécutés et obligés de se terrer avec leurs enfants.

Drôle de Noël !!. Que de vivre ce sentiment inhumain et pénible de devoir imaginer que nos enfants du POOL vont passer les fêtes , tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un encerclement absurde et complètement disproportionné, un boycott ferme et ferraillé, raison de plus de penser que la volonté du pouvoir en place serait l’extermination du POOL.

Drôle de Noël !!. De voir ces horreurs d’une guerre imposés par les hommes sans foi ni loi. Aux gémissements des mourants, Mr HUIT POUR SANG est sourd. Anesthésié par son élan de vengeance et sa volonté de soumettre. Mr HUIT POUR SANG se noie dans le massacre de ses propres frères. En intensifiant les bombardements contre les populations du POOL, en les acculant chaque jour un peu plus dans la forêt ou vers un exil risqué en ces temps de fêtes de fin d’années, signerait là son bannissement.

Drôle de Noël !!. Que les festivités grandioses sont célébrées avec fastes dans les étables dorés ou le vin et la nourriture rivalisent en quantité l’étalage d’une opulence presque obscène des nouveaux rois du Congo, chez la majorité des Congolais, c’est l’envie de s’abriter contre la misère étouffante , les arrestations et les tortures banalisées.

Noël est une fête de l’amour et de l’espoir, c’est pourquoi mes frères et sœurs prions pour nos enfants du POOL ne serait-ce que ces quelques instants pour que ces derniers puissent trouver ne fusse qu’une bouffée d’air frais et agréable afin qu’ils connaissent un Noël sans bombes.

Que la magie de Noël s’opère et que nos pleurs et souffrances s’estompent. . Notre souhait ne saurait être exaucé qu'avec l'avènement d'une nation véritablement démocratique ou le Droit primera sur la force bestiale des hommes sans foi.

Gardons la foi en un avenir meilleur au Congo-Brazzaville pour 2017.

 

jcberi

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

LIRE LA SUITE : http://berijc.over-blog.com/2016/12/congo-brazzaville-drole-de-noel-2016.html

Repost 0