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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 17:42

Par Rigobert OSSEBI

 

Le tyran Sassou-NGuesso et son fils Kiki le voleur

Dans la famille des usurpateurs, il y eut d’abord le père, Dénis Sassou Nguesso. Le fondateur, maintenant quarante années de pouvoir au compteur… Il fut le premier à faire main-basse sur notre pétrole, la principale richesse du Congo, la sève et le sang des Congolais. Avec la bénédiction des partenaires pétroliers francophones, anglophones et italophones, fort de ce droit satanique qu’il s’était octroyé, il put transmettre cette ressource en toute tranquillité à son rejeton Denis Christel. Ce dernier, Kiki le pétrolier, le maintenant redouté « Chef du Clan des Mapapa » ne s’est jamais embarrassé de principes dans son pompage personnel des recettes pétrolières, dans le piratage des cargaisons de la Cotrade ou dans celles de la SNPC. Plus encore, car cela est bien connu que l’appétit vient en mangeant, Denis Christel ne se gêna pas pour prendre possession de participations dans des champs pétroliers, au travers de sociétés comme Kontinent de Yaya Moussa, ex-Représentant Résident du FMI à Brazzaville spécialisé dans l’établissement de faux-rapports, ou de la plus récente Petro-Congo dite PETCO représentée par un illustre inconnu à Pointe Noire, Meddy Espérance EARE LIPIKA.

Voilà qu’une bonne quinzaine d’années se sont écoulées depuis qu’il a été initié par Bruno Itoua au négoce pétrolier, ne retenant que les pires travers, les détournements… Son enrichissement personnel, insolemment criminel, ne l’a pas encore conduit à la notoriété d’un Teodorin Obiang épinglé par les grands médias internationaux et par différentes cours de justice, mais le jour ne saurait tarder où il devra rendre les comptes, tous les comptes… (En même temps qu’un Edgar Nguesso qui vient juste d’être mise en examen, avec sa mère, à Paris dans l’affaire des Biens Mal Acquis, pour «blanchiment de détournement de fonds publics».)

En attendant, ne sachant où mettre la tête avec ses deux ou trois épouses et ses nombreux « bureaux », n’ayant que très peu de temps pour gérer la « chose publique » qu’est « notre pétrole » devenue « son bien exclusivement privé », Kiki a dû confier l’affaire à une personne capable d’y mettre un peu d’ordre, toujours à son profit exclusif, dans tout le désordre qu’il y avait semé… !

C’est ainsi qu’est apparue Madame Fairouz Garlan ; mystère absolu, dont personne ou presque ne sait qui elle est, ni d’où elle vient ! Google est également totalement ignorant de sa personne ; fait absolument rarissime pour quelqu’une qui accède à une telle responsabilité… Celle de gérer la production pétrolière, les produits raffinés et les participations dans des champs pétroliers d’un pays qui devrait atteindre 500.000 barils/jour vers la fin 2017 ou courant 2018. Des milliards de dollars… !

Pour certains, elle est Française, pour d’autres c’est une Marocaine, voire même une Libanaise. Tous ne savent rien de ses références professionnelles et ceux, qui savent quelque chose sur elle, tremblent de le dire ou même de prononcer son nom. Est-elle un cheval de Troie de TOTAL, d’ENI, de PERENCO ou de TRAFIGURA ? Ce dernier avec Worldwide, sa filiale émiratie, sont mouillés tous deux pour un milliard de dollars de préfinancements très légèrement consentis et dont on ne sait à qui ils ont profité exactement…

Désignée comme l’assistante de Denis Christel Sassou Nguesso, elle est en réalité la véritable patronne, avec ou sans procuration, de la Société Nationale des Pétroles du Congo, la SNPC propriété de Nguesso, et de toutes ses filiales dont la CORAF.

Tout le dernier étage du siège de la SNPC lui a été réservé, pour elle-même et ses collaborateurs, tous étrangers comme elle. Tout, absolument tout, de la gestion de l’entreprise est entre leurs mains et plus particulièrement dans les siennes. Cela ne blague plus dès l’entrée de l’immeuble, les visiteurs occasionnels et les importuns ont été interdits d’accès. En place depuis un peu plus d’une année, nul ne lui conteste ses fonctions, acceptées par tous les partenaires pétroliers et financiers du Congo, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ; quant à l’usurpateur président, Denis Sassou Nguesso, proche du « burn out », il n’a plus le temps ni l’énergie pour se consacrer aux affaires pétrolières… Des milliards de dollars par an à gérer par une inconnue en toute opacité. Le Congo de Messieurs Sassou Nguesso Père, Fils et Neveux est décidément un pays de fous !

Personne n’a été choqué par cette délégation puis cette prise de pouvoir… Il est vrai que les mêmes ne disaient rien lorsque le rythme des cargaisons était soutenu, 8 à 10 par mois, et que le prix du baril dépassait allègrement les 100 dollars ; et qu’une bonne part s’évaporait. C’est maintenant une cheffe de légion étrangère pétrolière qui gère le pétrole congolais en dehors de toute présence nationale et encore moins de tout contrôle de l’opposition (emprisonnée). Madame Fairouz Garlan, si elle a été employée pour nettoyer l’entreprise, ne met pas de gants pour faire le sale boulot : quiconque, parmi les cadres du secteur des hydrocarbures  congolais, s’est approché de l’opposition ou des opposants, est licencié sans ménagement par la nouvelle reine du pétrole congolais !

Comment sommes-nous tombés aussi bas ?

Kiki le pétrolier, qui s’est depuis longtemps approprié notre pétrole, en a écarté aussi tous les cadres nationaux valables et utiles qui pouvaient participer à sa production ou à sa gestion. Ne sont restés à ses côtés que les plus retors et les notoirement corrompus. Calixte Ganongo, son complice de la première heure, à la SNPC, est aujourd’hui ministre des finances du gouvernement fantoche de Clément Mouamba. Son autre complice, dans le secteur privé, Willy Etoka le Golden Boy du pétrole congolais, a été mis sur la touche comme Blaise Elenga. Rien ne filtre de leur contentieux. Le gamin de Ouenzé, marchand de pneus, devenu la 10ème fortune africaine ne pouvait susciter qu’une immense jalousie chez les Nguesso ; peut-être le motif de la rupture. Raoul Ominga, le nouveau Directeur Administratif et Financier de la SNPC, cousin et successeur de Calixte Ganongo, profitera-t-il de cette place à prendre, lui qui sait tant jongler avec les dizaines de millions des cargaisons ? Il est également candidat à la députation dans la nouvelle circonscription d’Oyo, OYO2.

Il ne sera qu’un soldat de plus pour la prise de pouvoir de Denis Christel. On ne sait pas grand-chose de lui également, de sa formation et de ses références, sinon qu’il est un parent de Ganongo. Propulsé par Jean-Jacques Ikama, au début des années 2000, auprès de l’antenne parisienne de la SNPC au 43, Boulevard Friedland près de l’Arc de Triomphe, Raoul Ominga choquait ses collègues, chiquement habillés, par ses tenues vestimentaires négligées digne d’un bon villageois fraîchement débarqué de son village (Tshirt du PSG et « mouchouinia bata » -tongs congolaises-).

Nul doute que pour ce dernier, qui partage – un peu – des pouvoirs exorbitants de Madame Garlan Fairouz, la SNPC restera l’instrument de la conquête du pouvoir suprême pour Kiki. Le pétrole est entre leurs mains obscures. Il ne tient qu’aux Congolais de mettre un terme, finalement, à tous ces  abus !

Rigobert OSSEBI

Extrait de congo-liberty.com

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 22:25
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Un président normalement et correctement élu n’a pas peur de son peuple. Monsieur 8 % vient de démontrer à la face du monde que cela n’a jamais été le cas pour lui. Mais ça nous le savions déjà. Ne pas comprendre que notre manifestation était pacifique est le comble de l’illettrisme et de l’analphabétisme, nouveaux maux corollaires de la dictature au Congo-Brazzaville.

Nous le subodorions et avions toujours pensé qu’il fallait lui laisser une dernière chance de s’amender, tout individu étant complexe. Mais l’homme est un incorrigible aux réflexes primitifs. Hélas. Tremblant de tous ses membres, notre dictateur a sorti ses supplétifs armés pour terroriser le peuple. Il a suffit d’un mot d’ordre de manifestation pacifique pour que la panique s’empare du clan. C’est l’état de siège qui ne dit pas son nom en période électorale. Quel comble ! Le sieur tel un tire au flanc a pris la clé des champs en allant se  réfugier à Oyo laissant ainsi à sa basse-cour les sales besognes

Ainsi, la preuve est faite que le pseudo-négociateur des crises africaines n’est qu’un vulgaire gangster qui martyrise son peuple. Il récidive avec ses manières brutales.

Le peuple congolais dans son immense sagesse n’a pas voulu donner du sang à ce vampire. La partie se poursuit. Il nous revient de continuer à harceler pacifiquement ce pouvoir en tout temps et en tout lieu afin qu’il plie. Comme disait l’autre : "Il faut terroriser les terroristes". Ce 10 juillet 2017 a été un jour test réussi car ils ont sorti les mercenaires reprenant ainsi leur vieille maxime du XXe siècle : "le pouvoir est au bout du fusil". Ce sont de véritables barbares qui se trompent d’époque.

Notre opposition républicaine unie ne dévie pas de sa trajectoire. Nos revendications sont connues et nous les défendrons pacifiquement quoique que ce soit l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé. Par tous les moyens nécessaires il doit partir pour le bien du pays car il nous fait HONTE. Cet homme est dangereux pour la cohésion nationale. La gangrène ne fait que s’étendre au jour le jour au  péril de tuer le pays. Après l’avoir ruiné, il s’enorgueilli d’être un bâtisseur. Nous ne sommes pas dupes et nous savons de quelle bâtisse dont il parle. Il ne respecte même pas l’éthique de sa coterie.

Ce pouvoir vient de montrer à la face du monde son visage hideux et haineux. Notre combat est une course de fond, un marathon, une épreuve d’endurance qui sera semée de beaucoup d’embûches. Notre foi en la victoire finale est intacte.

En tant que Congolais, nous avons des devoirs et des droits envers notre pays. En ces temps difficiles, il convient de le libérer de l’emprise de cette mafia. Encore une fois, n’ayons pas peur.

Le Congo va mal :

-          le Pool est bombardé,

-          les retraités ne perçoivent pas leur dû,

-          les salaires sont versés au compte-gouttes,

-          les bourses des étudiants sont données au petit bonheur la chance,

-          les diplômés sont sans emploi,

-          l’insécurité et la dépravation des mœurs sont galopantes,

-          les leaders politiques traqués, emprisonnés et torturés,

-          les libertés fondamentales sont bafouées,

-          l’injustice devient la règle,

-          la constitution violée comme à leurs habitudes,

-          la gabegie est leur marque de fabrique,

-          les infrastructures sont délabrées,

-          le système de santé est à l’agonie,

-          l’éducation est en berne,

-          la gestion de l’appareil de l’état est clanique, tribale, ethnique,

-          les parlementaires et les courtisans sont nommés par le fait du Prince d’Edou,

-          l’assemblée nationale devient une assemblée familiale,

-          des biens mal acquis (BMA) des membres la famille régnante en France avec des mises en examen qui ne finissent pas de ternir l’image du Congo,

-   etc.

La liste de nos malheurs est aussi longue que le bras du diable.

Honni par le peuple congolais, il s’accroche au pouvoir telle une sangsue. Le seul langage qu’il connait est celui de la force. Blessé dans son amour propre, il veut nous faire payer ses errements politiques et sa gestion calamiteuse de l’état congolais. Il est temps de se pencher sur son état mental car à défaut des urnes, seul un collège des médecins peut prononcer sa destitution pour incapacité à exercer le pouvoir, ce dernier étant atteint d’anosognosie. Il refuse de reconnaître qu’il est touché par le principe de Peter.

Qu’il sache que seuls Dieu et la patrie sont éternels, et que dans une démocratie les mandats sont limités dans le temps. Le Pol Pot congolais sera jugé pour ses crimes ainsi que ses Khmers rouges du PCT.

Avant de quitter le pouvoir, dans sa prophétie l’abbé Fulbert Youlou, premier président congolais avait dit que : "Les Congolais allaient applaudir un fou" ; nous y sommes. Tout ceci n’est pas reluisant et nous en sommes tous conscients.

Victor Hugo écrivait : "On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées". Nos idées de valeur de vivre ensemble, de fraternité, de paix, de liberté et de tolérance sont majoritaires au Congo-Brazzaville ce que le camp d’en face doit comprendre.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Pool Afrique centrale Afrique
4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 08:31
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Le spectacle qui se déroule sous nos yeux à Mbanza Ndounga dans la région du Pool au Congo-Brazzaville sur fond de rivalités politiques ressemble, à bien des égards, au film « A couteaux tirés » réalisé en 1997 par Lee TAMAHORI avec Anthony HOPKIN, Alec BALDWIN, Harold PERRINEAU, Elle MAcPHERSON. Le richissime Charles Morse est fort jaloux de sa somptueuse épouse top model. D’autant plus qu’il est persuadé que Mickey, le séduisant photographe de sa femme, entretient une relation amoureuse avec elle. L’occasion de se débarrasser de l’amant gênant se présente au cours d’une expédition dans le grand Nord ou le photographe doit réaliser une série de photos exotiques. C’est le crash ! Le clash !

Dans le cas d’espèce, la pomme de discorde entre les deux canailles c’est la circonscription de Mbanza Ndounga dans le Pool, région en proie à un film d’horreur avec Sassou dans le rôle de metteur en scène. Alphonse Nsilou et Bernard Tchibambéléla c’est l’histoire de deux coqs dans une même basse cour. L’objet qui suscite la jalousie pour l’un et la curiosité pour l’autre est le poste de député de la circonscription de Mbanza Ndounga. Les législatives du 16 juillet 2017 sont passées par là. L’un dit « pousse-toi que je m’y mette. » L’autre rétorque « j’y suis, j’y reste. »
Scénario classique dans un système politique où la raison du plus filou est la meilleure.

Mbanza à Mbanza

Claude Alphonse Nsilou souhaite que la circonscription de Mbanza Ndounga tombe dans l’escarcelle politique du Rassemblement Citoyen (RC) dont il est le chef. Pour ce faire, Claude Alphonse Nsilou n’a pas fait dans la dentelle. Il a sorti un gros gibier de sa gibecière, un poulain qui connaît bien le personnel politique du Congo-Brazzaville et entretient parfois avec celui-ci des relations dangereuses : Joachim Mbanza. Car c’est lui. Pour savonner la planche parlementaire de Bernard Thcibambeléla à Mbanza Ndounga, Claude Alphonse Nsilou qui se vante de murmurer à l’oreille de Denis Sassou Nguesso y a donc positionné son conseiller à la communication et journaliste de « La Semaine Africaine », journal catholique versé désormais dans le « pharisianisme. »

Match matambé

Fureur de Bernard Tchibambeléla dont la cote d’amour auprès de Denis Sassou Nguesso serait en baisse depuis l’épisode des scores catastrophiques de ce dernier dans la région du Pool lors de l’élection présidentielle. On ne se sépare pas facilement d’un si juteux « job ». Un froid s’est installé entre Denis Sassou Nguesso et Bernard Tchibambeléla qui aurait gardé pour lui les « Guiris » remplis à rebord, destinés à corrompre les populations de la région du Pool. Entre les deux crapules, Claude Alphonse Nsilou et Bernard Tchibambeléla, c’est la guerre. Match matambé ! Bernard Tchibambeléla et Claude Alphonse Nsilou ne se font pas de cadeaux. Les coups fusent. Et tous les coups sont permis. Jugez-en par la tonalité du communiqué du Rassemblement Citoyen (RC) de Claude Alphonse Nsilou publié à Brazzaville le 1er juillet 2017.

« Depuis le 30 juin, un groupe ninjas sème la terreur dans les villages du district, comme il vient de le faire à Louyakou, Moukouono, Matsoula, Mbonza 2 et Kimpanzou 1, ravissant téléphones portables, argent, vivres et objet divers, et incendiant les maisons des chefs et secrétaires de villages. Ces bandits armés ont demandé aux populations de rentrer à Brazzaville, pour qu’il n’y ait pas élection à Mbandza-Ndounga. Dans la peur et la désolation, les populations passent actuellement les nuits dans la forêt. Le comité RC de Mbandza-Ndounga condamne, avec la dernière énergie, ces actes barbares des temps révolus. Il demande au gouvernement de tout mettre en œuvre, pour combattre ce banditisme armé, manipulé depuis Brazzaville aux fins d’obtenir l’annulation des élections » ( Les dépêches de Brazzaville, 1er juillet 2017).

Mpouassa

Sans le nommer, le commanditaire des actes de banditisme et de vandalisme à Mbanza Ndounga est clairement désigné. Obtenir l’annulation des élections législatives à Mbanza Ndounga aux fins de la reconduction automatique du député sortant, voilà le manège concocté par Bernard Tchibambeléla et révélé par Claude Alphonse Nsilou.

Tel est pris qui croyait prendre. Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces. Qui a dit : « on ne doit pas instrumentaliser la guerre du Pool et en faire un fond de commerce politicien ? » Pascal Tsaty Mabiala pour justifier sa participation aux législatives gagnées d’avance par le clan Sassou.

Claude Alphonse « Nsilou a bimissi Bernard Tchibambeléla na mpouassa. »
Les couteaux sont tirés. Qui portera le premier le coup de Jarnac ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:49

Après Guy Brice Parfait Kolélas, Vivien Romain Manangou vient de succomber aux sirènes de l’oyocratie. Le mentor a déteint sur son disciple. L’ancien porte-parole se présente aux élections législatives à Tié-tié comme candidat de l’opposition. A cette allure comment voulez-vous que ce pouvoir tyrannique prenne au sérieux l’opposition congolaise s’il suffit d’un poste à l’Université Marien N’Gouabi pour trahir son camp. Nous allons de déconvenue en déconvenue à cause de ces esprits faibles qui se servent du peuple comme d’un tremplin pour des intérêts personnels bassement égoïstes. Ils sont prêts à marcher sur les cadavres de nos martyrs qu’ils ont sciemment envoyés à l’abattoir pour siéger au coté des tortionnaires. Ce qui n’est pas notre conception de la politique.

Le changement ne consiste pas à renier ses engagements antérieurs en allant faire allégeance. Qu’il ne s’y méprenne pas, le gang de Brazzaville veut donner un habillage démocratique à son pouvoir vacillant qui découle d’une violation de la constitution congolaise de 2002 et d’un hold-up électoral à la présidentielle de mars 2016. Ceux qui rejoignent cette auberge espagnole, le font-ils par opportunisme ou par conviction ? C’est la girouette qui nous le dira.

La cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique. Après avoir donné l’illusion de défendre le peuple congolais, jadis appelé "les masses populaires", ces opposants de circonstance arrivés sur la scène politique avec un agenda caché ont vite fait de rejoindre ceux là même qu’ils faisaient semblant de combattre hier sur le plan idéologique.

A cause de leur discours enflammé, tant la rhétorique était belle, le peuple congolais les avait suivi. Dans cette histoire, il y a eu des morts que nous déplorons et que nous ne pouvons honorer qu’en tenant nos engagements qui consistent à mettre hors d’état de nuire cette mafia qui a pris en otage le peuple congolais. L’attirance du pouvoir est plus fort que la souffrance du peuple pour certains.

Il y a lieu de savoir que le rôle d’un député est de légiférer pour le compte de toute la nation et de contrôler l’action du gouvernement. Au Congo, les députés deviennent des entrepreneurs, des chefs des PME, promettant monts et merveilles à la population locale et se substituant ainsi aux obligations régaliennes du gouvernement. Certains candidats s’expriment dans leur patois sur les affiches électorales, oublions au passage qu’un député est censé être au service de toute la nation et non d’un village. Pareilles confusion mentale, escroquerie intellectuelle et politique est à l’image de notre beau pays qui est pourrie à la tête. Qu’avons-nous fait pour mériter pareil déshonneur ?

Nous disons que la vraie opposition congolaise n’ira pas aux élections législatives sous la mitraille. Nos désidératas pour un avenir commun meilleur dans une paix retrouvée sont connus. Nous ne sommes pas de ceux qui préconisent la fuite en avant afin de recevoir des miettes tombées de la table du prince. La dignité humaine ne se marchande pas.

Le Congo est l’un des seuls pays au monde avec la Corée du Nord qui n’a jamais connu de transition démocratique. La Conférence nationale souveraine (CNS) de 1991 avait été un coup d’état de palais qui permit des élections démocratiques présidentielle et législative. Par la suite arriva le chaos par la non organisation de l’élection présidentielle de 1997 dans les délais impartis par la constitution congolaise de 1992. La nature ayant horreur du vide, les assoiffés de pouvoir prirent leur revanche les armes à la main après avoir perdu dans les urnes un pouvoir qu’ils croyaient détenir de Dieu. Il s’en suivi une période de transition flexible de 5 ans, puis des élections présidentielles de 2002, 2009, puis 2016. Mais qu’attendre des élections quand elles sont organisées par un dictateur qui par ailleurs est incapable de respecter ses serments successifs. La nature d’un serment est de demeurer intacte quelles qu’en soient les circonstances. Le savait-il ?

L’horizon s’éclaircit au niveau de l’opposition congolaise qui regorge en son sein de femmes et d’hommes de qualité et de conviction. Notre cause est noble et juste. Ainsi, nous ne doutons pas de notre victoire finale qui pointe à l’horizon. Notre dynamique est en marche et rien ne saura faire face ni résister aux revendications légitimes du peuple de se débarrasser de ceux qui font la honte de notre pays.

Le Congo pâlit et pâtit. En cela, il est temps que ses enfants, ses intellectuels, ses élites, sa société civile lui redonnent son lustre d’antan. Le rôle des élites dans une société est de résoudre les problèmes difficiles qui se posent et c’est de là qu’elles tireront leur légitimité. Ceux qui perdent le nord devant un poste à l’université et une promesse de nomination en tant que député ne méritent pas d’être des nôtres. N’étant plus en communion d’idées ni d’espérance avec ces derniers, notre conscience nous fait un devoir de nous séparer d’eux. C’est la clarification.

L’histoire d’Icare nous rappelle qu’à vouloir trop se rapprocher du soleil on se brûle les ailes. Il ne faut pas oublier que nous avons affaire à un pouvoir qui telle une mante religieuse a pour habitude de dévorer ses partenaires lorsque ces derniers ne servent plus sa cause.

Pour notre part ce sera NON aux élections législatives qui sont des nominations par le seul fait du prince d’Edou. Le Congo est une république (res publica : chose commune) et non une monarchie qui prépare la succession du père pour le fils. Par ailleurs nous savons aussi que l’intelligence ne se transmet pas, mais la connerie oui. Avec ce que nous endurons depuis 33 ans, il est temps de penser au bien être de la population congolaise et non à notre propre ego. La politique c’est l’art d’être au service des autres. Comme disait l’autre dans ses rares moments de lucidité : "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple".

La résistance continue et ne faiblira pas, nonobstant la trahison qui est le jeu politique prisé au Congo. Tout homme a un prix auquel il peut se vendre, mais là ils se vendent au rabais en cette période de solde. Ceux qui se revendiquent de l’opposition congolaise et qui vont aux élections législatives truquées d’avance trahissent et salissent la mémoire de nos martyrs. Ils veulent se frayer une place au soleil en marchant sur les corps encore fumants de nos morts. Mais qu’ils sachent qu’ils se brûleront.

De l’adage "qui a bu, boira", se substitue "qui a trahi, trahira". Un traître restera un traître toute sa vie même aux yeux de ses nouveaux amis de circonstance qui se méfieront de lui comme de la peste.

Le casting change, mais le scénario funeste reste le même. Ceci est une raison supplémentaire pour ne pas baisser les bras.

Vivien Romain Manangou a voulu être César, mais il ne sera que Brutus et l’histoire l’a déjà oublié. Il passe de la lumière aux ténèbres et portera seul le lourd fardeau de son inconséquence politique devant le peuple congolais à vouloir à tout prix pactiser avec le diable. N’oublions jamais que nos actes d’aujourd’hui conditionnent nos vies de demain. Député ou collabo, tel est le dilemme qui se pose à lui.

C’est André Thérive qui écrivait : "La trahison est une question de date".

Le peuple congolais prend rendez-vous avec l’avenir car la vertu est une question de choix.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Pool Afrique centrale Afrique
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:43

Nous ne donnons pas de titre à ce document. Nous n’en faisons aucun commentaire. A chacun de l’analyser et de s’en faire une opinion.

Tout ce qu’on peut retenir, c’est que le Sassou Nguesso de 1999 qui, dans son discours de Talangaï, au Dispensaire Marien Ngouabi, appelait tous les Nordistes à lui donner tous leurs enfants pour aller massacrer, exterminer tous les Kongos dans la région du Pool, a tué le Nord en 2002 comme il a tué le Sud depuis 1998. Aujourd'hui, Nord-Congo et Sud-Congo subissent le même traitement. Ils n'ont plus de raison de se méfier les uns et les autres. Ils ont un même, un seul et unique ennemi : LE CLAN !

Vive le clan, vive la famille avec ses mœurs et ses us et coutumes !

Vive la dépravation des mœurs humaines au profit des moeurs et us et coutumes claniques du sassouland !

Mais visualisez, écoutez !

Puis, donnez un titre. S'il vous plaît !

Cliquez !

SASSOU NGUESSO - UN COMPLEXÉ SOUILLÉ PAR DES JUPONS DES CHIENNES AFFOLÉES © Chemin D'avenir
 

https://youtu.be/7ER6wuLwbms

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:34

Aucune catastrophe naturelle, ni sécheresse, ni inondation, ni invasion des criquets, mais pourtant la famine sévit désormais dans le Pool et dans le Congo.

Voilà le bilan criminel de la gouvernance Sassou Nguesso que nous devons abréger le plus tôt possible.

Faisons en sorte que cet enfant, un symbole, ne souffre plus de la barbarie des "parachutés" de la françafrique au Congo-Brazzaville.

Il a droit à la vie !

 

Il a droit à la vie Il a droit à la vie
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 20:54

Par Patrice Aimé Césaire Miakassissa

 

pool-victimes-expiatoires
Cette rengaine devient de plus en plus insupportable. Aucun homme civilisé ne pourra s’habituer à voir son peuple massacré pour des raisons bassement matérielles, car aucune idéologie rationnelle ne sous tend cette attitude barbare.

 

Rapports accablants après rapports, le Congo s’enfonce dans l’indicible devant une indifférence coupable de la communauté internationale. Les priorités sont ailleurs et le peuple congolais notamment celui du Pool meurt sous le joug du corrupteur international. Alors, comment expliquer ce silence sinon que par l’achat des esprits faibles. L’humanité a quitté l’Occident et n’oublions toujours pas que le berceau de l’humanité c’est l’Afrique. En cela, nous sommes ceux là même dont la voix doit porter pour défendre les droits de l’Homme à travers le monde. L’histoire ne se répète pas, elle bégaie dixit Karl Marx. Dans notre histoire contemporaine, les grands faits se produisent, pour ainsi dire, deux fois : la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. Le Pool ne saurait être une farce.

C’est Joseph Staline qui disait : « La mort d’un homme, c’est une tragédie; la disparition de millions de gens, c’est la statistique ». Oui, nous sommes devant des statistiques macabres. Ils peuvent mettre à prix nos têtes en fuyant le débat d’idées, mais qu’ils sachent que l’on ne s’appartient plus lorsqu’il s’agit de se battre pour des causes nobles. De tout temps et en tout lieu, « je suis de la race de ceux qu’on opprime » comme aimait à le dire Aimé Césaire. Nous ne prendrons jamais une brise matinale pour un tsunami jusqu’au point d’abandonner femmes et enfants. Nous continuerons à dénoncer ce génocide à huis clos qui se passe dans le Pool. N’oublions plus jamais qu’Adolf Hitler avait commencé l’épuration ethnique par l’extermination des minorités.

Pour amuser la galerie, voila que se profile à l’horizon incertain des élections législatives de parlementaires godillots et valets en tout genre à la solde du clan de Mpila. Le Congo n’est plus pauvre que financièrement, mais aussi spirituellement car la raison a quitté certains congolais qui se vautrent pour des peccadilles. Triste constat. Des alliances des associations familiales affiliées au régime dictatorial se créent avec le PCT pour pouvoir se partager le gâteau. Tout ceci ne saurait surprendre un citoyen avisé car nous savons tous qu’ils sont arrivés au pouvoir pour des raisons purement alimentaires. Point d’idéologie, point de repère, seule la girouette continue à indiquer la direction du vent. Il faut toujours se méfier d’être dans le vent car l’on risque d’avoir le destin d’une feuille morte qui tombe dans un brasier.

Ces élections de façade vont s’organiser pour donner une apparence démocratique à un pays en ruine, qui s’écroule sous la gouvernance du seul timonier africain. Ainsi, ils espèrent séduire les bailleurs de fonds pour qu’ils leur prêtent de l‘argent qu’ils dilapideront à la première occasion pour des futilités.

Peuple congolais, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, l’heure est grave et personne ne saurait en douter. Jusqu’à quand allons-nous endurer sans broncher toutes ces souffrances ? La démocratie, comme système politique le moins mauvais, concoure au bien être des populations et non à leur extermination. Ce pouvoir a échoué en voulant faire du peuple congolais des vassaux à son service, ce que la majorité d’entre nous en Hommes libres ne sommes pas.

Le rapport sur le portrait de la torture au Congo nous glace le sang. Mais, nous connaissons depuis belle lurette la nature barbare de ceux qui gouvernent le Congo avec le fusil sur la tempe de chaque congolais. A défaut du dialogue inclusif, de la libération de tous les prisonniers politiques, de la restauration de nos libertés fondamentales, de l’arrêt de la guerre dans le Pool, il est temps de trouver les voies et moyens pour chasser ces mafieux du pouvoir. Nous avons trop pleuré et le moment est arrivé de sécher nos larmes. Ce sera au peuple de prendre son destin en main pour un avenir radieux dans l’unité nationale. Il sera impossible qu’ils nous tuent tous car ils auront peur de manquer de domestiques.

Le temps de la marche vers le palais présidentiel pour en chasser l’usurpateur est arrivé. Nous ne pouvons plus rester les bras croisés à attendre qu’un Dieu malin puisse glisser l’imprévu. Nous devrions phosphorer pour arriver à faire triompher nos idéaux. La grisaille s’amoncelle dans le ciel congolais et il faut que le soleil se lève pour que notre Congo resplendisse à nouveau.

Aucune idéologie, aucun culte de la personnalité, aucune rancœur ne peuvent justifier autant de torture sinon que la volonté de voir disparaître le Pool et réduire sa population en esclavage.

Comme l’écrivait Vladimir Volkoff : « La torture. Il y a quelque chose d’insoutenable et de vertigineux, la destruction de l’homme à l’état pur. » Non le vaillant peuple congolais gardera ses aspérités, ne disparaîtra pas de la terre de ses ancêtres, encore moins de celle du Pool. Nous y sommes et nous y resterons en dépit de tous ces supplices.

A nous de régler ce problème qui devient prégnant et en cela la révolution congolaise est en marche avec une victoire certaine.

RAPPORT SUR LE PORTRAIT DE LA TORTURE EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

 Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:33
 

 

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Loamba Moke, président de l'ADHUC

L’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) que préside Loamba Moke a indiqué dans un rapport publié le 26 juin à Brazzaville que plusieurs commissariats de police avaient la mauvaise réputation d’être des lieux de torture au Congo. « Plus de 45% des cas de décès sont causés par la torture en lieu de détention », a fait savoir Loamba Moke, qui a dénoncé dans la foulée le manque de sanctions contre les auteurs de crime de torture.

L’ADHUC a publié son rapport à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de solidarité avec les victimes de torture. Dans son rapport, le président de l’ADHUC a affirmé que c’est sur les lieux d’arrestation, de transport et de détention que les citoyens étaient torturés. « Certains commissariats de police au Congo ont la triste réputation d’être des lieux où les tortures sont exercées sur les personnes, entrainant souvent la mort de ces dernières », selon Loamba Moke.

On peut également lire dans le rapport de l’ADHUC : « Par ailleurs, les victimes d’actes de tortures n’ont pas souvent l’accès facile à la justice et à un suivi médical adéquat. Ceci s’explique par le manque de moyens ou de matériels appropriés et par le fait que les victimes ne dénoncent pas ouvertement ces pratiques, du fait de la peur ou de la honte (notamment pour les victimes des violences sexuelles) ainsi que par la méconnaissance des structures habilitées à fournir l’aide ».

Le président de l’ADHUC appelle les autorités à mettre fin aux pratiques de torture dans les lieux de détention. L’ONG des droits de l’homme recommande aussi au gouvernement de mettre en place un mécanisme de prévention de torture, et confier des pouvoirs à la Commission nationale des droits de l’homme pour sanctionner les tortionnaires ainsi que leurs commanditaires.

LIRE LA SUITE :

http://www.vox.cg/plus-de-45-detenus-meurent-a-cause-de-torture-selon-ladhuc/

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 17:33
 
Sassou mène la guerre contre la région du Pool depuis vingt ans, parce qu'elle est coupable, selon lui, d'avoir agressé ses parents en 1959.
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Correspondance reçue de Brazzaville

 

 

 

Le Congo, depuis plus d’un an, s’enfonce chaque jour dans le chaos économique, social et financier. Comme depuis plus d’un quart de siècle, le clan de Sassou au pouvoir, incompétent et stoïque, compte une fois de plus sur l’augmentation de la production pétrolière et sur une hausse du baril pour rebondir, car au plan de la bonne gestion économique, il ne sait pas faire.

Ainsi les mauvaises nouvelles succèdent au mauvaises nouvelles. Qu'on en juge.

Dans la filière des transports, le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) a suspendu sa liaison entre Loutété et le Pool en raison de la guerre que M. Sassou mène contre ce département coupable, selon lui, d'avoir agressé ses parents en 1959. Cette crise artificielle perturbe gravement notamment l'approvisionnement du pétrole et du ciment en provenance de Pointe-Noire. Résultat, les compagnies aériennes vont faire le plein de kérosène à Kinshasa, et beaucoup de taxis et foula foula sont à l’arrêt à Brazzaville.

La compagnie aérienne Ecair, surendettée et mal gérée a fermé boutique depuis novembre 2016, sans crier gare. Il est vrai que personne n’a jamais cru que le clan au pouvoir était capable de gérer sur la durée une compagnie aérienne.

Il est bien entendu que les salariés du CFCO et d’Ecair attendent depuis plusieurs mois d’être payés.

La situation des 70 000 salariés de la fonction publique est identique. Les contractuels de l’Etat enregistrent jusqu'à sept mois d'arriérés de salaires, les retraités encore plus. D'aucuns pensent d'ailleurs que la paie est assurée à partir d'une cagnotte que Sassou a dissimulée loin du trésor public.

Les nombreuses fermetures de sociétés et d’usines, notamment à Pointe-Noire, sont suivies de vagues de licen­ciements.

Les chantiers dits présidentiels sont à l’arrêt. Le complexe sportif de Kintélé, un éléphant blanc construit à coup de milliards pour les Jeux africains en 2015, sous exploité, menace ruine faute d'entretien. Le Congo a d'ailleurs renoncé à l'organisation de l'Afrobasket 2017 en raison de la conjoncture économique, ce qui ne l'empêche pas d'alourdir en plus sa dette auprès de la Chine  avec la construction d'un nouveau palais des congrès. Notons que la dette publique du Congo a atteint 77% du Produit intérieur brut (PIB). Les réserves internationales imputées au pays étaient tombées en mai à deux mois d'importations. Aujourd'hui le Congo est en état de quasi cessation de paiements, ce qui signifie que pour payer les importations le pays recourt au crédit de la zone CEMAC ou du trésor français. Les prêts improductifs ont augmenté du fait de l'accumulation des arriérés du gouvernement qui a affaibli les entreprises privées. Le gouvernement a accumulé des arriérés extérieurs en 2016 et 2017...

Des entreprises comme la Société nationale de distri­bution d’eau (SNDE) ou la Société natio­nale d’énergie (SNE) peinent à servir eau et électricité dont la fourniture est depuis des années sujette à des coupures intempestives. Là également, les salariés sont payés au lance-pierres.

Le Centre hospitalier de Brazzaville, le plus grand au Congo, souffre de la panne, depuis le 6 juin dernier, des appareils de stérilisation de sorte qu’aucune opération chirurgicale ou IRM n’est plus pratiquée. De même les scanners sont à l’arrêt et il n'y a plus d'oxygène dans l'établissement depuis décembre 2016. Les membres du clan au pouvoir se soignant à l'étranger, les équipements des hôpitaux publics n'ont jamais été une priorité, cela à dessein  : c'est une stratégie de délaisser ces structures, histoire d'orienter les malades vers les cliniques privées appartenant aux membres du clan d'Oyo...

Le cabinet CACOGES qui vient de réaliser un audit de cette structure révèle que «  A peine 7% des 1,5 milliard de FCFA représentant la subvention d’équilibre accordée trimestriellement par l’Etat sont utilisés pour l’achat des médicaments, des réactifs, des consommables ou encore dans la radiologie et l’entretien de l’équipement. Le reste va dans des dépenses contre-productives ». Comprenez  que les grands chefs nommés par le pouvoir sur une base tribale détournent les fonds, quand ils ne consacrent pas ceux-ci à l'entretien de la pelouse de l'hôpital ou à repeindre le mur d'enceinte...

Ici également, tout comme à l'hôpi­tal général de Loandjili, à Pointe-Noire, les salaires sont perçus par intermittence et les parents vivant en Europe et en Amérique sont mis à contribution pour venir en aide aux sinistrés de Sassou.

Même les mili­taires n’ont pas reçu l'intégralité de leurs primes. D'ailleurs, une certaine grogne commence à être perçue. Certains désertent le Pool où ils sont censés combattre les hommes de Bintsamou, d'autant qu'ils comprennent à présent que Sassou envoie au front de préférence des soldats originaires du Sud tuer des populations du Sud. Une manoeuvre machiavélique d'extermination des populations de cette partie du pays qui ne dit pas son nom.

S'agissant toujours de l'armée, environ 600 Casques bleus congolais déployés en Centrafrique vont être rapatriés après des accusations d'abus sexuels, trafic de carburant, indiscipline et divers autres manquements, a annoncé l'ONU mercredi dernier.

Dans le Pool, selon une enquête de l'ONU publiée ce vendredi 23 juin à Brazzaville « Le taux de malnutrition aiguë global parmi les enfants déplacés de moins de 5 ans est de 17,3%. Ce taux dépasse le seuil d’urgence de 15% établi par l’Organisation mondiale de la santé " (OMS) « Les ménages déplacés font face à de grandes difficultés d'accès à la nourriture et aux besoins élémentaires ».

Selon cette même enquête, tout comme celle de Caritas qui a signalé des cas de viols systématiques parmi des réfugiés à Kingoué, le nombre de personnes déplacées dans cette région du Pool (qui compte 263.000 habitants) a été multiplié par six en moins d’un an, passant de près de 13.000 à 83.000 en mai 2017.

Sur le front des droits de l’Homme, selon le dernier rapport du Secrétaire général sur la situation en Afrique centrale et les activités du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, « La situation des droits de l’homme en République du Congo reste préoccupante. Des organisations locales de la société civile et des partis d’opposition dénoncent la poursuite de la réduction de l’espace démocratique et des violations des droits de l’homme, y compris des cas de torture, d’arrestations arbitraires, de détentions et de disparitions forcées ».

C'est dans ce contexte que s'inscrit l'affaire Nianga Mbouala alias Joe Bill, du nom de ce général chef de la Garde républicaine, en froid avec JDO et Ndengué. Une manoeuvre de diversion de plus du pouvoir qui se terminera soit par l'emprisonnement dudit général pour " atteinte à la sureté de l'Etat, trahison et détention de munitions et d'armes de guerre ", selon la formule consacrée, soit se réglera sous l'arbre à palabre mbochi.

Pourtant, malgré cette situation apocalyptique, Sassou a prévu de dépenser, en juillet prochain, des milliards de francs CFA pour l’organisation d’une cérémonie de nomination de députés à l’assemblée croupion, une cérémonie baptisée " élections législatives ".

Ainsi va le Congo, un pays où seuls prospèrent aujourd'hui les services de la morgue et les églises de réveil animées parfois par des ministres (Bruno Itoua, Ibombo...) et autres Willy et Claudia Nguesso. Jusqu’à quand les congolais courberont-il l’échine face à la dictature d’un clan ? Jusqu'à quand, alors que leurs compatriotes meurent ou crient au secours, les Congolais se contenteront-ils de grommeler sur les réseaux sociaux, dans les colloques et ailleurs ? La question est posée.

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COMMENTAIRE D'UN CONGOLAIS NON ABONNE :

 

Mort assassiné pour appartenance ethnique Mort assassiné pour appartenance ethnique
châtié pour appartenance ethnique châtié pour appartenance ethnique (les milices de Sassou lui ont crevé les yeux)
Le président Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire est à la CPI pour moins que ce que fait Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville depuis vingt ans. Le "Préfet" de la France, Sassou Nguesso, installé dans ce pays en 1997 sur fond de fleuves de sang et de larmes par le président Jacques Chirac et ELF pour garantir les "INTERETS DE LA FRANCE", au grand mépris des vies humaines des populations civiles congolaises, est en train d'opérer un pogrom, un génocide sinon un crime contre l'humanité dans la région du Pool.

 

Malgré les alertes des ONG des droits de l'homme, voire le rapport du Département d'Etat américain, la France reste stoïque, insensible aux cris de douleurs des populations du Pool martyrisées, massacrées. Elle croise les bras, regarde et laisse faire. Tant que les "INTERETS DE LA FRANCE" ne sont pas menacés et tant que le "pétrole continue de couler", il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Il faut donc laisser Sassou "faire le ménage", terminer le nettoyage et l'épuration ethniques programmés, dit-on dans certains milieux français. Après, on s'étonne que certains peuples se radicalisent. C'est comme ça que ça commence.

Par ailleurs, les Congolais en voudront longtemps à M. François Hollande d'avoir accordé, en octobre 2015, le QUITUS et délivré le "PERMIS DE TUER" au Préfet de la France au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso, au nom des "INTERETS DE LA FRANCE". Ainsi, cet été et l'hiver prochain, les Français pourront rouler et chauffer leurs maisons avec le sang des Congolais de la région du Pool.

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 03:46
 

Ce mercredi 21 juin 2017, la milice de Denis Sassou Nguesso vient d’enlever vers une destination inconnue, Christine BALANDAKANA ,une pauvre femme, et ses deux enfants dont un petit garçon de 12 ans et une fillette de 8 ans.
Elle est soupçonnée d’être l’ancienne directrice des relations extérieures et la femme légitime du Révérend Ntumi Bintsamou Frederic.

 

Il est inacceptable que « l’opération de police » contre le Pasteur Ntumi ouvre ainsi une chasse à l’homme abjecte contre sa famille et ses proches en dehors de toutes les règles de procédures, les lois et les traités internationaux.  La fuite en avant du régime est chaque jour de plus en plus meurtrière. Il est plus que temps pour la communauté nationale et  internationale d’y mettre un terme définitive le plus rapidement possible.

Le Collectif Sassoufit craint grandement pour l’intégrité physique et morale de Christine Balandakana et de ses enfants. Au vu des révélations de Caritas et du Code Blue campaign sur l’usage systématique du viol, y compris sur mineur, comme moyen de coercition par les forces armées congolaises.

La Coordination

Contacts : 
Coordination du Collectif Sassoufit

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