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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:14
[Congo-Brazzaville/Afrique] Sassou Nguesso suscite la méfiance

Revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d’un putsch sanglant, renversant Pascal Lissouba ainsi que la jeune démocratie en pleine construction, arrachée de haute lutte syndicalo-ouvrière chère à Dieudonné Tsati, doyen rouge, à la conférence nationale souveraine, Denis Sassou Nguesso intrigue pas seulement les populations du Congo-Brazzaville. Mais aussi au delà. Il suffit de jeter un regard sur la liste des chefs d’Etat présents à Edou à l’occasion de la célébration du cinquième anniversaire du décès en 2009 d’Edith Lucie Bongo au Maroc pour lever tout équivoque.

Confiance ne rime pas avec Sassou
En effet, les chefs d’Etat d’Afrique Centrale, armés d’une prudence de sioux, ont brillé par leur absence remarquée. Sa réputation d’homme sans
parole, déstabilisateur des pays voisins (Cf : Quand Sassou Nguesso complotait contre le Président équato-guinéen Théodoro Obiang Nguema in
congo-liberty.com, 9 mars 2014), d’arrogant, de manipulateur, de poseur de chausse-trappes et de tricheur s’étend au-delà des frontières nationales. « On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance », écrivait le cardinal de Retz. En d’autres termes, mieux vaut un pari risqué qu’un repli qui laisse décider les autres. Car, in cauda venenum, il vaut mieux apprivoiser un serpent cobra que de placer sa confiance dans le cœur de Sassou Nguesso.

Le naïf colonel téké Marcel Ntsourou vient de l’apprendre à ses dépends. Sa peine de 5 ans de prison avec sursis prononcée à l’issue du procès de l’explosion du 4 mars 2012 a été transformée en prison ferme par la Cour suprême de Brazzaville. Suivant les règles de la procédure, la Cour suprême, plutôt que de « requalifier le sursis en prison ferme » , aurait dû simplement casser la décision et renvoyer l’affaire devant une autre juridiction ou la même composée d’autres magistrats, selon les règles de l’art que n’ignorent pas Aimé Emmanuel Yoka et Bienvenu Okiémi , les deux plus grands juristes du clan qui se sont comporté comme un « éléphant dans un magasin de porcelaines ». Si la Cour suprême a « révoqué le sursis » comme le soutient Aimé Emmanuel Yokale juriste conseil du clan, , cela voudrait-il dire que cette juridiction, qui n’en a du reste pas la compétence, aurait évoqué et jugé les faits qui ont conduit récemment à l’arrestation musclée de Ntsourou et que, sur cette base, elle a révoqué le sursis prononcé par les juges de fond ? (Cf Yoka et la cour suprême condamnent Ntsourou à la prison ferme, mwinda.org 18 mars 2014). Une décision prononcée par le vice-président de la Cour suprême qui disqualifie définitivement la justice du Congo-Brazzaville. Pour avoir statué en première instance sur le renvoi de l’affaire de l’explosion de la poudrière de Mpila devant la Cour d’appel du tribunal de grande instance de Brazzaville, le président Placide Lenga, malin comme un
vieux singe, a trouvé de bonnes raisons pour se débarrasser de la patate chaude refilant ainsi le « bébé » à son vice-président chargé de la sale besogne. Sassou Nguesso, Aimé Emmanuel Yoka et Bienvenu Okiémi ont sapé ainsi donc les fondements du droit du Congo-Brazzaville.

Lait sur le feu
L’ancien marxiste primitif qui défilait en uniforme militaire vert olive, foulard rouge enroulé au cou et pistolet accroché à la ceinture, est surveillé de près par les chancelleries africaines et occidentales, comme le lait sur le feu. Roulant des mécaniques dans la résolution de la crise centrafricaine dans laquelle il s’est auto-désigné médiateur et faisant pis que pendre aux chefs d’Etat de la sous-région de l’Afrique, Sassou Nguesso est-il un hâbleur (grandes promesses, slogans grandiloquents, piètres résultats) qui s’ obstine à attirer la lumière vers lui ? La manière dont le tsar d’Oyo utilise les deniers de l’Etat
pour soigner son image personnelle à l’international fournit un bel exemple de la façon dont la frontière entre l’intérêt général et abus peut être allégrement franchie. Sassou Nguesso qui vient d’accorder un crédit de 5 milliards de francs CFA à l’équipe de Catherine Samba-Panza en sus de 25 milliards de francs CFA lâchés à Michel Djotodia pour l’entretien des miliciens de la séléka a semé une belle pagaille entre la BEAC, le gouvernement d’André Nzapayéké et la MISCA . Cet imbroglio financier a eu pour source une incompréhension due au fait que, lors de la réunion des donateurs sur la Centrafrique, Sassou Nguesso, qui a pris un melon, avait parlé au nom des 10 pays membres de la Ceeac. Ce dernier avait annoncé au nom de la communauté une contribution de 100 millions de $ à raison de 10 millions de $ apportés par chaque État membre de la Ceeac. Les fonds réunis dans ce cadre seraient destinés à la Mission de soutien en Centrafrique (Misca). C’est précisément cette phrase qui a créé l’imbroglio entre la BEAC, le gouvernement Nzapayéké et la MISCA. A la grande satisfaction de Sassou Nguesso.

« Qui paie commande »
Les chefs d’Etat de la CEAC, au premier rang desquels figure Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, s’écharpent sur le nom du futur patron de la force de l’ONU. Agissant avec la délicatesse de la charge de division blindée, Sassou Nguesso a fait des propositions qui énerve encore plus. Fort de la diplomatie du pétrole inspirée par Vladmir Poutine, Sassou Nguesso, dont le pays dispose de réserves de plus de 3 000 milliards de francs CFA, revendique sans sourciller que le commandement de la force de l’ONU en RCA revienne impérativement à des officiers généraux qui connaissent bien le sol sur lequel ils feront manœuvrer leurs troupes et plus encore le peuple auquel ils devront porter secours, selon le postulat : « qui paie commande ». Pour Sassou Nguesso, qui ne s’embarrasse pas de scrupules, écrasant de son mépris les autres chefs d’Etat d’Afrique Centrale, c’est clair, la direction de la future force d’intervention en Centrafrique doit être confiée à un homme originaire du Bassin du Congo. L’allusion au général makoua du Congo-Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, est à peine dissimulée, conformément à l’offensive de charme dirigée en direction du groupe ethnique akoua,
prélude à la modification de la Constitution de 2002, après l’arrestation/libération du colonel Germain Ickonga Akindou, dilapidateur de près de 490 millions de francs CFA destinés à la construction des soutes militaires. Avec Sassou Nguesso, Aimé Emmanuel Yoka, Bienvenu Okiémi, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir », dans le domaine du droit comme celui des relations internationales, le Congo-Brazzaville a perdu la bataille de la respectabilité après celle de la crédibilité.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Afrique Afrique centrale
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:01
[Afrique/Congo-Brazzaville] CEEAC : L'arrogance financière du dictateur Denis Sassou Nguesso inquiète les autres chefs d'Etat de la région

CEEAC : L'arrogance financière du dictateur Denis Sassou Nguesso inquiète les autres chefs d'Etats de la région

Les choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités, expliquent la politique étrangère d’un État : Depuis plusieurs mois, l’accélération de la crise Centrafricaine a conduit le dictateur Denis Sassou Nguesso à un positionnement stratégique dans la sous-région d’Afrique Centrale, en s’autoproclamant médiateur. Événement :


Le dictateur congolais Denis Sassou N'Guesso, le 16 novembre 2009 à Rome.

D’après nos sources, les choix stratégiques du multimilliardaire général des armées Denis Sassou Nguesso, dans la résolution de cette crise, inquiètent de plus en plus les palais des autres pays membres de la sous-région, qui lui reprocheraient de privilégier la diplomatie de l’arrogance que celle de la négociation.

Les premiers éléments de discorde auraient été observés du côté de Libreville, dont les autorités n’auraient pas apprécié l’auto-proclamation du dictateur Congolais en qualité de médiateur dans la crise Centrafricaine. Les autorités gabonaises qui, à juste titre, avaient jugé légitime de poursuivre la médiation longtemps conduite par feu El Hadj Omar Bongo dans cette vieille crise, auraient vu d’un très mauvais œil les tractations menées par le général des armées Congolais, à la recherche d’un dossier lui permettant de se positionner diplomatiquement.

Il sied de rappeler que le choix de Libreville pour abriter les sommets sur la crise Centrafricaine s’inscrit dans cette politique de continuité de la médiation de son Excellence feu El hadj Omar Bongo.

Cette diplomatie hasardeuse devient de plus en plus inquiétante en juin 2013 lorsque le général multimilliardaire Denis Sassou Nguesso décide d’octroyer une aide de 25 milliards aux nouvelles autorités Centrafricaines. Cet acte unilatéral aurait été considéré, par les autres membres de la « CEEAC », comme une preuve d’irresponsabilité du dictateur Congolais et un manque de respect de sa part, conduisant à affaiblir la « CEEAC ».

Pire, comme pour enfoncer le clou, s’exprimant le 1er février 2014 dernier au nom des dirigeants d’Afrique centrale, au sommet de l’Union Africaine, le général poltron annonce une aide de 50 millions de dollars à lui seul en plus de sa participation aux 50 millions que devraient donner tous les Etats membres de la « CEEAC ». Cette annonce, qui surprend plus d’un diplomate aurait été considérée par les autres chefs d’États de la « CEEAC », comme un affront de la part de leur homologue voulant exposer sa richesse avec arrogance.

Cette diplomatie hasardeuse et arrogante justifierait le fait qu’aucun chef d’État de la « CEEAC » n’a répondu présent à chacun des événements organisés par le dictateur fêtard Congolais depuis plusieurs mois. Le dernier en date est le refus du président Angolais Dos Santos de participer aux festivités du 25ème anniversaire du protocole de Brazzaville, dont l’organisation avait été confiée au couple affairiste Attias.

Conscients des difficultés que rencontre leur chef dans la politique étrangère et du rejet de sa personne par de nombreux palais présidentiels de la sous-région, les valets et griots du dictateur Denis Sassou Nguesso, ont d’ailleurs salué et fêté l’annonce d’une éventuelle rencontre bilatérale entre le pouvoir en sursis de Brazzaville et le pouvoir Angolais, afin d’apaiser les tensions.

Seraient-ils en train de réaliser que leur chef ne devra pas se permettre de fâcher longtemps, l’homme qui l’aura aidé à prendre le pouvoir par les armes en 1997 ? Que ces valets et le général des armées, devenu multimilliardaire grâce à l’argent de notre peuple, le notent bien : « Notre peuple les vaincra tôt ou tard et conquerra sa liberté ».

« RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

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Réseau Nerrati-Press - dans Congo-Brazzaville Afrique
25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 17:56
Afrique/Senegal : Mandat de 5 ans Macky Sall met fin à la polémique

SENENEWS.com | 24/02/2014 à 11:36 - Mis à jour le 24/02/2014 à 12:30

Le groupe consultatif de Paris s’est ouvert ce matin sur une déclaration de taille du Chef de l’Etat Macky Sall. Ce dernier qui prenait en direct sur la RTS la parole lors de cette ouverture a annoncé que comme promis lors de la campagne électorale, qu’il comptait respecter sa promesse de faire cinq ans à la tête de notre pays. En effet le President Macky Sall vient de dire que desormais le Mandat Présidentiel est de 5 ans renouvelable une seule fois comme aux USA et ceci applicable à l’instant même. Ceci met fin à la polémique !

Avec Dakaractu

SOURCE : http://www.senenews.com/2014/02/24/mandat-de-5ans-macky-sall-met-fin-a-la-polemique_75772.html

NOTRE COMMENTAIRE :

Nous espérons que M. Sassou Nguesso, le produit des lobbies mafieux français qui se nourrissent de sang humain, s'inspirera de la décision sage du Président Macky Sall...

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Dakaractu - dans Afrique Congo-Brazzaville
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 19:36
Afrique/Congo-Brazzaville : Pour qui travaillent les dirigeants africains ?

Par Franck Cana

Dans un XXI eme siècle bien engagé, de nombreux pays africains accusent un important retard en ce qui concerne le progrès industriel, la recherche médicale, la sécurité alimentaire, la protection de la population ou encore l'amélioration des conditions de vie de leurs citoyens. Dès lors, d'aucuns estiment que la compréhension des causes de ce retard irrationnel devient un impératif. Cela, dans la mesure ou l'Afrique demeure le continent le plus riche sur la planète en ressources naturelles qui ont par ailleurs permis à l'occident de se développer et maintenir le cap jusqu'à ce jour. Mais, sachant que le résultat est toujours au bout du travail, il serait illusoire de croire que le développement sortira ex nihilo, faisant fi de la bonne volonté. En commençant par celle des dirigeants africains qui laisse encore à désirer.

A l'instar de ce chef d'état qui a fait construire un somptueux établissement scolaire dans le district de Chengduo à Yushu en Chine et que cette dernière a réceptionnée au titre de l'amitié entre son pays sous-développé inscrit au point d'achèvement PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) et la Chine. Bien évidemment, tout ceci sans l'accord de ses compatriotes dépourvus d'université de qualité et dont 90 % vivent sous le seuil de pauvreté, selon les organismes des nations unies. Et, le questionnement sur le travail des dirigeants africains a encore du sens lorsqu'on assiste à des actes que ces derniers posent et que sous d'autres cieux les autorités ne se permettraient de faire. Pour preuve, cet autre chef d'état qui après avoir été fait docteur honoris causa de l'université Lyon III en France offrit à cette dernière un chèque de 300 millions de francs cfa alors qu'au même moment dans son pays les étudiants entamaient leur 6eme mois de grève. Ces derniers réclamant principalement le règlement de leurs arriérés de bourses.

Il est courant de voir certaines autorités africaines se déplacer avec des suites pléthoriques comprenant l'essentiel de leurs familles sans pour autant que ces pérégrinations de prestige ne parviennent à changer la vie de leurs concitoyens. D'autres ont amassé des fortunes, fermé les yeux ou encouragé l'enrichissement illicite des membres de leurs familles et de leurs sbires. Pas étonnant qu'une instruction liée aux biens mal acquis avec l'argent des africains soit toujours en cours en France.

Un rapport publié par l'organisme financier euro-américain Global Financial Integrity (GFI) démontre qu'en 38 ans, 854 milliards de dollars ont été détournés d'Afrique vers les places financières occidentales par les africains avec l'aide des occidentaux. Les estimations montrent que l'argent détourné entre 1970 et 2008 suffirait à effacer la totalité de la dette extérieure africaine évaluée à près de 260 milliards de dollars, prévoir 600 milliards de dollars pour la réduction de la pauvreté et stimuler la croissance. Ces milliers de milliards de dollars transférés en occident et qui concourent au développement de ce dernier, précise l'organisme, proviennent des détournements de fonds, de la fraude fiscale, de la corruption et du blanchiment d'argent.

Paradoxalement, l'Asie a mis 30 ans à se relever du chaos sans avoir à sa disposition les mêmes richesses que celles du continent africain. Sous-développés hier, les pays comme l'Indonésie, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud ou la Chine se sont hissés au sommet du développement, améliorant considérablement le niveau de vie de leurs populations. De mémoire, en 1970, le PIB (produit intérieur brut) de la Corée du Sud et de la Corée du Nord réunis était inférieur à celui du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. D'autre part, nous gardons le souvenir de l'aide alimentaire apportée en 1976 par le Zaïre du président Joseph Désiré Mobutu à la Chine de Mao en crise.

Des pays comme le Vietnam, brisé par une longue guerre, ayant pour principale richesse le riz et ses eaux poissonneuses entrent dans l'émergence avec une monnaie 27 fois inférieure au franc cfa des pays d'Afrique francophone qui demeurent dans le sous-développement affirmé. En outre, les institutions financières internationales attestent qu'entre 1974 et 2008, la République du Gabon et le Qatar ont perçu les mêmes sommes d'argent en termes de revenus pétroliers. Qu'ont fait les gabonais qui manquent aujourd'hui de l'essentiel de leur argent ?

Condamnant une sorte d'idiosyncrasie de la classe dirigeante africaine, d'aucuns parmi les économistes considèrent que l'Afrique se dit en situation de dépendance, elle se dit pauvre et très endettée alors que ses autorités continuent d'envoyer les ressources nationales dans les pays qui sont paradoxalement leurs créanciers et d'où sont expulsés des Africains parce que sans-papiers.

A noter également, l'absence notable de réactions des autorités subsahariennes face aux souffrances, humiliations, brimades et tortures infligées aux africains noirs par les maghrébins en Afrique du Nord. Une insupportable absence d'assistance des autorités à leurs ressortissants qui a poussé Fabien Didier Yene, témoin et victime au Maroc de ces crimes et violations des droits de l'homme, à exposer ce « martyre noir africain » dans son ouvrage « Migrant au pied du mur » publié aux éditions Seguier en France.

Quant à la paix, elle demeure aux abonnés absents, périodique ou à la carte pour les états extérieurs à l'Afrique australe. Regroupés au sein de l'Union Africaine, financée à 77% par des fonds occidentaux, les dirigeants africains s'avèrent incapables de faire appliquer leurs propres textes. En effet, les coups d'états se succèdent et donnent toujours lieu à une condamnation de pure forme avant la réintégration des putschistes dans le sérail. Rien que ces dernières années, l'Afrique a connu une myriade de renversements anticonstitutionnels de présidences comme en Centrafrique, en Guinée Bissau, en Mauritanie, à Madagascar, au Niger, en Libye, en Égypte ou de nouveau en Centrafrique. Actuellement, le chaos en Centrafrique fait des milliers de morts et au Sud Soudan, la tentative de coup d'état de l'ancien vice-président, Riek Machar, contre le président Salva Kiir a déjà fait près de 15.000 morts et 700.000 réfugiés jetés sur les routes et dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés. La République démocratique du Congo agressée par plusieurs états depuis 15 ans à travers plusieurs groupes rebelles ayant causé la perte de plus de 10 millions de congolais, a été abandonnée à son triste sort avec la présence passive de 20.000 casques bleus de l'ONU.

En ce qui concerne le domaine sanitaire, dans de nombreux pays l'état n'est pas encore à même d'assurer les soins de santé primaires aux populations. Les structures sanitaires font toujours défaut au même titre que l'équipement et le personnel formé. A ce sujet, le cancérologue Claude Maylin, conseiller spécial en matière de santé à la présidence de la République du Congo souligne le manque de volonté politique dans ce domaine. Il estime pourtant avoir interpellé les autorités avec insistance pour que le nombre de médecins formés par année puisse passer de 20 à 150 environ pour couvrir les besoins hospitaliers. Sans résultat pour le moment ! « Ce n'est pas une affaire d'argent, mais de volonté politique...D'ailleurs, c'est sans doute l'une des premières décisions que j'aurais prise si on me nommait Ministre de la Santé. »

Qu'à cela ne tienne, désormais l'espoir africain résiderait dans les projets concrets tels celui de la cimenterie du magnat nigérian Aliko Dangoté au Cameroun qui fera baisser le prix du sac de ciment d'environ 3500 à 1000 francs cfa pour les camerounais. Le début de la coopération Sud-Sud entre la Côte-d'Ivoire et la Guinée Équatoriale dans le domaine agricole et celui des hydrocarbures s'annonce également prometteur.

Du coté de la République démocratique du Congo, avec la bancarisation du règlement des salaires des fonctionnaires, le gouvernement du président Joseph Kabila et son premier ministre Augustin Matata Ponyo, vient de réaliser une prouesse. Depuis belle lurette, les congolais se plaignaient d’être rackettés par des agents véreux au moment de la perception à la main de leur paie. Cette pénitence ainsi que la phlébotomie causée aux finances publiques viennent de prendre fin avec la modernisation, par le virement sur le compte bancaire du fonctionnaire, du règlement des salaires de la fonction publique.

Au Congo Brazzaville, les importants revenus pétroliers n'ont pas toujours permis à la population d’être convenablement fournie en électricité, en eau potable, d'avoir droit à une bonne éducation, d'avoir accès aux soins de santé de qualité, ou d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire pourtant jadis promise à grand bruit. De ce fait, pour y parvenir, les regards sont désormais rivés vers la bonne gestion espérée de l'entreprise Congo Iron dirigée par Aimé Emmanuel Yoka Fils. Cette nouvelle entité économique est dorénavant chargée de piloter le projet Mbalam-Nabeba du plus important gisement de fer. Projet qui devrait rapporter à moyen terme pas moins de 4,7 milliards de dollars qui serviront également à l'amélioration des conditions de vie de la population congolaise, comme l'a laissé entendre son responsable.

Si les attentent demeurent entières du Maghreb à l'Afrique centrale, les pays de l'Afrique australe, regroupés au sein de la SADC, avancent à grand pas vers l'émergence pour y rejoindre l'Afrique du Sud. Les économies telles que celles de l'Angola ou émigrent chaque année des dizaines de milliers de portugais à la recherche d'une vie meilleure, du Mozambique, du Botswana ou de la Zambie sont florissantes. Pour autant, l'idéal serait que le reste de l'Afrique parvienne à offrir a ses fils des infrastructures, l'emploi, la paix et une meilleure répartition de la richesse. Car à ce jour, la croissance à deux chiffres qu'on y trouve, profite uniquement à l'élite, aux grands groupes et aux multinationales.

Franck CANA " Analyste sociopolitique"

cana.franck@orange.fr

Publications :

« L'aube de l'odyssée, » éditions La Bruyère, Paris

« Opération Restore Hope, » éditions La Bruyère, Paris

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 07:29
Afrique/Congo/Littérature : Comment sortir l'Afrique de la boue ?

LITTERATURE : COMMENT SORTIR L'AFRIQUE DE LA BOUE ?

L'une des problématiques qui se posent aux populations africaines est celle de la fin d'une dictature. Un dictateur au pouvoir depuis 30 ans peut-il pacifiquement quitter le pouvoir ? C'est l'un des problèmes auxquels sont confrontés de nombreux africains qui vivent sous la « foutocratie » alors qu'ils désirent la démocratie et l'amélioration de leurs conditions de vie.

A travers le récit de son roman « La boue de Saint-Pierre, » Ralphanie Mwana Kongo, traite du sujet par le biais de ce qui se déroule à Tanu. Ce pays imaginaire dont le quotidien des habitants du quartier boueux de Saint-Pierre est à l'image de celui de la grande majorité de sa population : Misérable, désœuvrée et abandonnée par l'état. Telle Pélagie, une habitante aux joues creuses, et le contour de ses yeux noirci par les tourments d'une vie de souffrance,...faisait vieille femme avec sa figure ravagée par des journées sans pain.

Tout le monde sait que quelque chose se trame à Tanu sans trop en savoir

Pourtant, dans ce pays muselé avec un Saint-Pierre à la population qui languit, quelque chose se trame dans l'ombre autour d'un politicien qui garde l'anonymat, se faisant appeler « L’homme. ». Saint-Pierre abritait une poignée d'ouvriers et une horde de chômeurs. Ça s'entassait là depuis des décennies, ça fourmillait dans des logements vétustes rongés par les blattes et l'humidité, dans une précarité parfois innommable, au milieu d'une marmaille de mômes mal mouchés à l'avenir déjà bien hypothéqué, peut-on lire en page 19.

Abandonnés par les pouvoirs publics, les habitants se considèrent comme étant : Les oubliés d'un gouvernement qui achetait plus d'armes qu'il ne créait d'emplois. Des tanks, des obus, des mitraillettes...Pour quoi faire déjà ? Oui, pour quoi faire ? Qu'avait-on à craindre à Tanu pour emmagasiner comme ça, des armes lourdes aux quatre coins du pays, quand eux misérables citoyens, crevaient de faim ? (page 38)

En attendant des lendemains meilleurs, Saint-Pierre encore appelé Tchibodo entretient, dans un « chacun pour soi, Dieu pour tous,» son lot de misère et de problèmes qui en découlent : L'incivisme, le chômage, les violences conjugales, la dépravation des mœurs, l'inceste, le refus de paternité, l'avortement, l'insalubrité...Certes, c'est dans cette réalité chaotique que quelques uns, à force de persévérer, réussissent socialement.

Les exceptions qui font la fierté de Saint-Pierre

A l'instar de Maurice, ce fort en gueule qui, à la mort de son frère aîné, n'hésita pas à exproprier la veuve et les orphelins. Il monta la plus grande buvette de Saint-Pierre, « Le coin des sages. » Barthelemy Tengo deviendra cadre éminent au ministère de la Justice avec voiture de fonction et chauffeur. Il viendra demander pardon à Pierrette son ancienne copine et tiendra à la reconquérir et à reconnaître son fils Zoizo qu'il n'avait pas voulu reconnaître à sa naissance. Quant à Pélagie, victime de l'inceste de son défunt père, elle s'émancipe de « Mâ Monique, » sa mère, en trouvant une maison à louer avec ses deux enfants et devient une femme d'affaires. (chapitre 10). Son grand frère Gaspard Tala, lui, est le patron d'un atelier de couture et de plusieurs magasins. Il devient par ailleurs l'ami du futur préfet, Ferdinand Moto, un politicien. Celui-ci lui ouvre les portes inaccessibles des sphères du pouvoir.

Les parties de jambes en l'air

Les milieux de pouvoir étant parsemés de « parties de jambes en l'air, » Ferdinand Moto devient l'amant de la femme de Gaspard, Louisa Tala. Une très belle femme métisse aguicheuse et intrigante qui transporte en elle l'absence d'un père et les blessures de la vie. Auparavant, elle feignit de repousser ses avances. Une résistance qui amplifia « son désir de la posséder...Louisa conquise, se laissa faire...L'amour, Louisa l'avait toujours voulu fort, captivant, enivrant. Et ce sentiment, elle l'éprouvait pour la première fois de sa vie. Elle l'éprouvait pour Ferdinand. »

Elle achète le silence de son domestique, Firmin, qui est au fait de ses infidélités : « Je serai muet comme un cimetière, » promet l'employé à sa patronne (page 58). A son tour, Ferdinand dépose Gaspard qui n'avait jamais trompé sa femme, dans les jambes de Bibiche, une fille de joie très avenante. Bibiche était l'amie de la énième maîtresse de Ferdinand. Ce bel homme aux multiples conquêtes féminines et qui passe même du bon temps avec la première dame de Tanu, Constantine Bukuta (page 82).

Et la romancière Ralphanie Mwana Kongo de nous rappeler quelque part que ces plaisirs de la chair sont toujours éphémères, à travers cet excellent ouvrage très agréable à lire de 14 chapitres, en y mettant une bonne dose de trahison. Ainsi, le pacte entre Louisa Tala et son domestique est rompu en des termes grivois : « Une traînée comme ça, qui ne sait rien faire, qui passe ses journées à dormir et à lire des romans photos. Elle est incapable de changer la couche de son enfant ; et elle ose recevoir des hommes dans son salon, quand son mari n'est pas là. Toi, tu me traites de salopard, mais c'est toi la vraie salope ici...Je vais aller raconter que madame est une chienne, une chienne ! » (chapitre 11)

Ecce homo

Cet ouvrage est indéniablement un miroir des réalités sociopolitiques que l'on trouvent dans certains pays africains. Et, c'est avec beaucoup d'intelligence que l'auteur met également en lumière le malaise causé par les enfants malades dans les milieux nantis, comme les enfants trisomiques du couple Tala. Louisa « ne voulait pas qu'on les voie. Ils étaient la tache qu'il fallait à tout prix dissimuler, sa honte et son désespoir. »

Enfin, Gaspard comprit que Ferdinand, le futur préfet, l'avait doublement roulé dans la farine (page 144-145). La femme et les deux enfants de ce dernier arrivèrent de Paris après que, lui, qui se cachait en réalité derrière l’appellation de « L'homme,» eut trouvé la solution qui mit fin aux 30 années de règne dictatorial du président Théodore Bukuta à Tanu.

Franck CANA

Écrivain progressiste

« La boue de Saint-Pierre » de Ralphanie Mwana Kongo, roman, éditions l'Harmattan, 153 pages, 16,50 euros.

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Franck Cana - dans Afrique Congo-Brazzaville
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:39
(Afrique/Esclavage) Les Africains sont-ils responsables de l'esclavage?

Les Africains sont-ils responsables de l’esclavage ?

L’argument classique des esclavagistes européens des 17e et 18e siècles, c’est que les responsables de la mise en esclavage des Africains seraient les Africains eux-mêmes.

Cet argument est couramment utilisé au XXIe siècle dans un but révisionniste, pour minimiser le préjudice causé aux Africains et à leurs descendants par la traite et l’esclavage racistes pratiqués par les Européens pendant quatre siècles.

Il a l’avantage d’opposer les descendants d’esclaves aux descendants de colonisés qui les auraient « vendus » et d’éviter toute revendication commune.

Pour prévenir toute contradiction avec le dogme chrétien, universaliste, qui accorde aux Africains la qualité d’hommes, les esclavagistes considéraient, ou feignaient de croire, avec une parfaite hypocrisie, que les Africains qu’ils embarquaient étaient déjà esclaves en Afrique.

C’est grâce à ce argument que Louis XIII, qui refusa dans un premier temps de donner son accord à la mise en place d’une politique esclavagiste de la France, finit par céder : on lui fit valoir que le transport d’Africains païens et déjà esclaves pouvait être un moyen de les convertir, puis de les libérer. C’était en quelque sorte une bonne action.

Voltaire a systématiquement utilisé le procédé de l’Africain esclavagiste.

« Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les nègres : on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Le négoce démontre notre supériorité : celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »

L’argumentation insupportable de Voltaire – qui ose soutenir que les Européens démontrent leur supériorité par l’esclavage – ne repose sur aucune vérité. La quasi-totalité des Africains déportés aux Antilles étaient des hommes, des femmes, des enfants libres, arrachés à leur village, capturés pour le compte des négriers européens.

Il était moralement plus acceptable et surtout plus rentable de déléguer les opérations de capture à des subordonnés locaux, à qui l’on fournissait des armes et à qui l’on accordait une rétribution sous forme de marchandises sans valeur ou de denrées avilissantes (l’alcool).

Parfois, le seul salaire des intermédiaires était d’éviter d’embarquer eux-mêmes dans le bateau négrier.

L’utilisation d’intermédiaires locaux était un gain de temps, car plus tôt un bateau négrier arrivant sur les côtes d’Afrique repartait vers les Antilles, moins il y avait à payer et à nourrir l’équipage, plus rentable était l’expédition.

Ces subordonnés n’étaient évidemment qu’une minorité travaillant pour le compte des négriers.

En ce sens, il est absurde et particulièrement malhonnête de faire porter, à tout un continent victime de la traite et de l’esclavage, la responsabilité d’un crime organisé depuis l’extérieur, sous prétexte que quelques collaborateurs auraient participé à ce crime.

La plupart des rois africains ont au contraire résisté autant qu’ils l’ont pu à la mise en esclavage de leur peuple. Mais les esclavagistes européens se sont attachés à favoriser des guerres intestines pour que ces résistants soient remplacés par collaborateurs des opérations de traite.

C’est bien évidemment la surveillance des opérations de traite, de capture et de déstabilisation du continent africain qui a légitimé l’établissement de « comptoirs » européens sur les côtes, qui disposaient de petites garnisons.

Certains « historiens », subventionnés et encouragés par les gouvernements européens, se sont attachés, au début du XXIe siècle, à minimiser le rôle de l’Europe dans la traite raciste organisée à partir du 15e siècle par l’Europe contre l’Afrique. Pour cela, reprenant l’argumentation traditionnelle des négriers, ils ont cherché à mettre en évidence une prétendue « traite africaine » qui aurait existé de toute éternité et ils ont cautionné ces élucubrations de leur autorité « scientifique ».

D’après les travaux d’historiens plus sérieux et plus honnêtes -notamment l’Américain Patrick Manning -tout porte à croire que la traite ne s’est développée en Afrique qu’à partir du 15e siècle, pour subvenir aux besoins des Européens qui ont bouleversé durablement la civilisation de tout un continent.

En ce sens, l’utilisation de collaborateurs pour les opérations de traite aux 17e et 18e siècles préludait aux politiques de déstabilisation consistant à mettre en place, à la tête des gouvernements africains, des hommes de paille ou à provoquer des coups d’État, procédés couramment utilisés à la fin du XXe et au début du XXIe siècle, malgré une décolonisation apparente, pour maintenir, à des fins bien entendu économiques, le continent africain sous la tutelle de l’Europe sous prétexte que l’Afrique ne serait pas mûre pour la démocratie et que les dirigeants seraient corrompus.

SOURCE : http://www.une-autre-histoire.org/les-africains-sont-ils-responsables-de-lesclavage2/

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:13
(Afrique/Congo-Brazzaville/Gabon) Les présidents africains les plus bêtes du monde, ils volent leur pays pour donner aux Blancs

Les Présidents africains les plus bêtes du monde, ils volent leur pays pour donner aux blanc

Les africains volent leurs maisons pour donner aux blanc, quel malheur pour l’Afrique noir ? Je pleure quand je lis cet article, nous avons quoi dans la tête, l’Afrique noir est – elle modite ? Je ne comprends pas ses idiots, en tout cas ils n’ont rien dans la tête, c’est les malades mentaux.

C`est un monde enchanté où l`on vogue d`une villa de 9 pièces avec piscine à Nice à un hôtel particulier de l`Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti payées cash plus de 1 million d`euros. Un microcosme constellé d`une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du pétrole saoudiens? Stars d`Hollywood ? Non : chefs d`Etat africains producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète.

Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l`immobilier en France, qu`ils séjournent à Paris dans un luxe inouï, que leurs familles bénéficient de largesses financées dans la plus grande opacité n`est pas une révélation. Mais, cette fois, l`inventaire de ce patrimoine vertigineux n`est pas dressé par des militants tiers-mondistes en lutte contre la « Françafrique ». Il se lit dans les 34 procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 par les policiers de l`Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Cette enquête policière, dont Le Monde a pu prendre connaissance, a été ouverte par le parquet de Paris en juin 2007. Elle faisait suite à une plainte pour « recel de détournement d`argent public » déposée en mars par trois associations françaises, visant cinq chefs d`Etat : le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinabé Blaise Compaoré, l`Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guinéen Teodoro Obiang.

Au fil des centaines de pages du dossier se dessine une singulière carte du Paris africain, sorte de Monopoly où les présidents auraient jeté leur dévolu sur les artères les plus huppées. Foisonnant et cossu, le patrimoine immobilier est surtout localisé « dans des quartiers à forte valeur marchande, soulignent les policiers. Paris 16e, 8e et 7e arrondissements pour Omar Bongo et son épouse, Paris 16e et Neuilly-sur-Seine pour Jeff Bongo [un des fils d`Omar Bongo], Le Vésinet pour le frère de Denis Sassou Nguesso, Courbevoie pour Wilfrid Nguesso [neveu du président du Congo] ou Paris 16e pour Chantal Compaoré [épouse du président burkinabé]« .

La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Elysées et la plaine Monceau, dans le 8earrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d`euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans.

Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M.Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. A Nice, une propriété « est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d`une piscine », précise le procès-verbal.

« Un chef d`Etat, en fonctions depuis quarante ans dans un pays pétrolier et qui a des revenus officiels importants, peut économiser suffisamment d`argent pour acheter plusieurs appartements à Paris, explique Me François Meyer, avocat d`Omar Bongo et de sa famille. Surtout avec les prix très bas de l`immobilier pratiqués il y a vingt ou trente ans. » L’héritage des Bongo passe à la commande du fils,Ali Bongo Ondimba

Selon les policiers, le président Bongo dispose de quatre adresses distinctes à Paris. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7earrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant – souvent – par le 16e arrondissement parisien, l`enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d`Omar Bongo et actuel ministre des affaires étrangères, et d`autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que de filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita.

En comparaison de ce petit empire immobilier, les autres chefs d`Etat visés apparaissent comme de petits propriétaires. Discret, le président congolais Denis Sassou Nguesso ne fait qu` »utiliser », selon les policiers, la Villa Suzette du Vésinet (Yvelines). Cette coquette demeure de 485 m2 était juridiquement la propriété de son frère Valentin, jusqu`à ce que, quelques semaines avant le décès de ce dernier à la fin 2004, elle soit cédée à une société de droit luxembourgeois aux actionnaires anonymes.

Les enquêteurs ont également répertorié un appartement de 9 pièces acheté à Paris (17e) en 2007 pour 2470000 euros par l`épouse du président congolais Antoinette Sassou Nguesso. Ils mentionnent aussi le logement de 10 pièces à 1 600 000 euros acquis en 2005 à Paris par leur fils Denis Christel, ainsi que l`hôtel particulier de 7 pièces avec piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine acheté 3,15 millions d`euros en 2006 par Julienne, leur fille cadette.

Les mêmes policiers n`ont découvert aucun bien immobilier appartenant au président angolais Dos Santos ni au Burkinabé Blaise Compaoré. Seule la déclaration d`impôt sur la fortune de Chantal, l`épouse de ce dernier, a montré qu`elle possède deux biens immobiliers à titre personnel dans le 16e arrondissement. Dans le même quartier, le président guinéen Teodoro Obiang est propriétaire d`un appartement. Epluchant les fichiers fiscaux et bancaires, les enquêteurs de l`OCRGDF ont non seulement dressé la liste des biens immobiliers, mais aussi des comptes bancaires accueillant en France les avoirs de dirigeants africains et de leur famille.

Ainsi, Edgar Nguesso ne possède pas moins de 12 comptes dont 7 courants. Mais aucun n`apparaît au nom de son oncle, le président du Congo. Son homologue gabonais, lui, est titulaire de 11 comptes ouverts à Paris, Nice ou Créteil dont 6 comptes courants.

Dans leur élan, visiblement ébahis par leurs découvertes, les policiers ont étendu leurs investigations au domaine des voitures de luxe, qui n`était pas explicitement visé par la plainte. Chez les concessionnaires Mercedes, Bugatti ou Aston Martin, ils ont retrouvé ce qu`ils n`avaient pas obtenu pour les appartements : les chèques et les virements ayant servi aux paiements.

« Le financement de certains véhicules apparaît pour le moins atypique », notent les enquêteurs, maniant l`euphémisme à propos de « ce parc automobile conséquent ». Les deux Ferrari acquises pour près de 400 000 euros par Ali Bongo, la Maybach à 424 477 euros d`Edith Bongo, les trois Bugatti à 1 million d`euros pièce fabriquées spécialement pour Teodoro Nguema Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été payés au moyen de chèques tirés par des sociétés au profil opaque.

De même, notent les policiers, Wilfrid Nguesso, neveu du président congolais, « règle le solde d`achat d`un véhicule Aston Martin type DB9 par un virement émis par Matsip Consulting », une société de droit luxembourgeois aux associés inconnus qui apparaît également comme propriétaire de la Villa Suzette du Vésinet.

Le fils du président de la Guinée équatoriale a, lui, acheté au total en France « une quinzaine de véhicules pour un montant estimé de plus de 5,7 millions d`euros », acquittés là encore par des virements de sociétés intermédiaires. Son nom, Teodoro Nguema Obiang, a été cité en 2004 dans un rapport du Sénat américain sur les transactions suspectes couvertes par la Riggs Bank qui, à Washington, gérait alors plus de 60comptes au nom des responsables de ce petit Etat pétrolier et de leur famille.

En fait de « financement atypique », les enquêteurs français se sont vivement intéressés au chèque de 390 795 euros tiré en février 2004 par la « paierie du Gabon en France » pour régler la « Maybach 57″ (une marque allemande concurrente de Rolls-Royce) de couleur « bleu Côte d`Azur » destinée à « Madame la Présidente Edith-Lucie Bongo-Ondimba ». A en croire ce chèque, dont la copie figure au dossier, l`argent public gabonais financerait le véhicule de grand luxe de la première dame du pays, qui n`a pourtant aucune fonction officielle.

Le même compte de la « paierie du Gabon » ouvert à la Banque de France et utilisé pour régler les frais de fonctionnement de l`ambassade à Paris a servi à financer la moitié d`une Mercedes à 75858euros dotée d`un « toit ouvrant panoramique » achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président, qui est aussi sa directrice de cabinet. Curieusement, le reliquat de 41 370 euros a été acquitté par un chèque signé de Me François Meyer, avocat du président Bongo.

« Cela peut étonner, admet Me Meyer. Mais je peux faire des cadeaux à la fille du président Bongo, que je connais depuis vingt ans. » D`où vient l`argent? Au vu de ce somptueux état des patrimoines, la question de l`origine des fonds s`impose. L`apparente disproportion entre la richesse immobilière accumulée et les revenus publics des propriétaires aurait pu suggérer de poursuivre des investigations dans les comptes bancaires ayant permis pareilles transactions.

Le salaire mensuel officiellement versé par l`Etat gabonais au président Bongo ne se limite-t-il pas à 14 940 euros, selon l`hebdomadaire Jeune Afrique? Celui du président Sassou Nguesso n`est-il pas de 30 000 euros, comme l`indiquent d`autres sources? Quant à Teodoro Obiang, ministre de l`agriculture et des forêts de son père, ne perçoit-il pas officiellement 5 000 dollars (3 400euros) par mois, d`après des sources américaines? Des investigations plus approfondies auraient dépassé le cadre de l`enquête préliminaire de police.

Elles supposeraient l`ouverture d`une information judiciaire et la désignation d`un juge d`instruction. Une telle perspective a été écartée par la décision de classement, notifiée le 15 novembre par le parquet de Paris. Mais le dossier pourrait être rouvert si les associations parvenaient à déposer une nouvelle plainte, assortie cette fois d`une constitution de partie civile, comme elles en nourrissent le projet. Cette formule conduit automatiquement à la désignation d`un juge d`instruction, à condition que les plaignants prouvent leur « intérêt à agir ».

Même si un juge d`instruction était désigné, de sérieux obstacles surgiraient immédiatement sur sa route. Outre l`immunité dont peuvent se prévaloir des chefs d`Etat en exercice – mais pas leurs familles –, la difficulté résiderait dans la mise au jour des opérations à l`origine d`éventuels détournements. Il faudrait enquêter en Afrique, où des infractions auraient été commises, notamment dans les comptes publics. « La preuve que l`argent public a financé des dépenses privées se trouve dans le pays que contrôle précisément… le bénéficiaire », résume un spécialiste du dossier.

Trois des cinq régimes concernés bénéficient du soutien indéfectible de Paris. Cet appui, renouvelé récemment par Nicolas Sarkozy. Françafrique continue encore pour combien de temps ? Qui vivra, verra.

Philippe Bernard
Source : Le Monde

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Philippe Bernard / Le Monde - dans Afrique Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:13
(Afrique/Congo-Brazzaville) Comment se débarrasse-t-on d'un dictateur ?

LES DICTATEURS SASSOU ET BOZIZÉ

Pour se débarrasser de son dictateur, la première règle est de ne compter que sur soi-même . Surtout, il ne faut pas croire que les Occidentaux voleront à votre secours . Faites d’abord le boulot, pas de France, ni sur Facebook, sur place, avec courage et l’esprit de sacrifice, c’est alors seulement qu’ils se souviendront de l’universalité des fameux «principes démocratiques».

En second lieu, il n’est pas nécessaire d’avoir un homme providentiel , bien souvent il vous décevra et s’accaparera le pouvoir à la première occasion. Lui préférer une révolution sans leader, sans autre visage que celui du peuple. Cela a pour mérite de rallier les militaires et d’attirer la curiosité de l’opinion internationale.

Troisième point, il faut savoir choisir soigneusement ses manifestants . Veillez à tenir à l’écart les religieux extrémistes , les politiciens opportunistes, les ralliés de la dernière heure et les anarchistes destructeurs. En revanche, une jeunesse qui ne craint pas les balles et les gaz lacrymogènes —périmés ou non—, est un atout indispensable. La composante féminine est encore plus utile. Elle ajoutera du crédit à votre projet, vous ralliera une part non négligeable de la population (les femmes sont majoritaires dans TOUS les pays sauf l’Inde), abaissera le niveau de violence potentielle, et à l’occasion, une manifestation de femmes aux sein nus vous procurera quelques photos inoubliables.

Quatrièmement, cultivez vos amitiés sur Facebook . Ce ne sont pas plusieurs centaines, ni plusieurs milliers, mais des millions d’amis que vous devez avoir. Deux millions de Tunisiens ont leur page Facebook … C’est la condition du succès: l’effet feu de brousse qui se transforme en un gigantesque incendie. Internet est votre meilleur ami et votre plus sûr allié. Le dictateur, même bien informé, ne sait pas encore comment contrer le Web.

Dès lors, vous devez veiller à documenter votre révolution en vous équipant de smartphones capables de filmer les manifestations ou la répression policière. Les Chinois fabriquent de faux iPhone à bas prix, on peut s’en procurer pour une somme raisonnable. Et puis, pour une fois au moins dans votre vie, vos films amateurs intéresseront un public plus large que votre cercle familial. Le quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol est à portée de main…

Cinquièmement, trouvez un nom qui sonne bien pour votre révolution. Les fleurs (œillets, tulipe, jasmin ) ça commence à lasser. Les couleurs (rouge ou orange) ça n’est guère glamour. Au rayon des tissus, hormis le velours, on ne voit pas trop quoi choisir… Tweed, popeline, wax ou bazin… vous pouvez essayer mais le succès n’est pas garanti.

Dans le même ordre d’idée, un bon slogan vaut mieux qu’un long discours. « Ben Ali dégage! », simple et direct —bien qu’un peu sommaire— s’est révélé d’une efficacité redoutable. On peut certes le reproduire de pays en pays, mais vous devez faire preuve d’originalité; c’est à ce prix que votre révolution sortira du lot et sera médiatisée de par le monde.

Sixièmement, sachez retourner les policiers et les soldats . Après tout ce sont des hommes comme vous, des citoyens et des pères de famille. Beaucoup ont les mêmes problèmes quotidiens que vous. Ils habitent parfois la rue d’à côté. Profitez-en donc pour aller sonner à leur porte la nuit venue, et les convaincre —en insistant si nécessaire— de rejoindre les rangs de la révolte. Si certains sont réticents, essayez avec leurs enfants. Les fils de policiers ont sans doute des comptes familiaux à régler avec papa. Ils seront les premiers sur les barricades, à jeter des pierres.

Le septième point est le plus important en ce début de 21e siècle. Votre révolution doit être exemplaire afin de pouvoir s’exporter. Pas de pillage à grande échelle: on n’est pas en Grèce. Pas d’usage de déjections humaines ou animales: on n’est pas en Grande-Bretagne dans une manifestation d’étudiants en colère. Pas de lynchage systématique: on n’est pas au Pakistan.

En revanche, ayez quelques blogueurs lookés «sympa», à la Steve Jobs, patron cool, qui sauront s’adresser aux journalistes et poser devant les caméras. Autre façon de séduire, nommer rapidement un blogueur à un poste ministériel, d’où il tweetera pendant les Conseils des ministres. Accueillir à bras ouverts la presse étrangère, et se mettre dans la poche un grand réseau de télévision, de type Al-Jazeera ou CNN.

Huitième point, mettez la main sur le carnet d’adresses privé de votre dictateur . Il a probablement tout un réseau d’amis puissants venus d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique: présidents, ministres, hommes d’affaires, intellectuels et artistes de renom. Il s’en trouvera bien quelques-uns qui auront passé des vacances dans vos hôtels de luxe, au frais du contribuable.

Plus ces personnalités seront puissantes dans leur pays et plus vos révélations provoqueront de scandale. L’objectif étant de faire culpabiliser les grandes puissances et de les amener à vous soutenir pour ne pas paraître complices. Au passage, vous aurez sans doute la satisfaction de voir quelques ministres étrangers démissionner piteusement en s’excusant d’avoir dégusté des bricks au thon dans l’avion privé d’un homme d’affaires proche du régime.

Neuvième point, c’est le moment de penser à culpabiliser la finance mondiale . Votre dictateur est d’abord un voleur et les banquiers du Nord sont ses complices . L’argent est quelque part dans des coffres étrangers, c’est le moment de le crier haut et fort et de réclamer son retour au pays. Vous aurez, de surcroît, l’immense plaisir de voir des banquiers cossus ou des dirigeants complices faire acte de contrition en public. Avec un peu de chance, il se trouvera un Suisse pour demander pardon. Soyez magnanime, n’exigez pas forcément la tête de votre dictateur, mais simplement son portefeuille, qui, après tout, est un peu le vôtre.

Dixième point . Si Dieu s’est reposé au septième jour, il n’est pas question pour vous de faire de même. Une fois le dictateur en fuite, la partie n’est pas pour autant terminée. Il vous reste encore beaucoup de travail pour gérer la transition et installer un nouveau pouvoir.

Une révolte, ce n’est pas si compliqué; mais une révolution c’est une entreprise de longue haleine. Gardez la tête froide.

Kidi Bebey et Alex Ndiaye

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Kidi Bebey et Alex Ndiaye - dans Afrique Afrique centrale Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:19
[Afrique/Congo-Brazzaville] Pouvoir et satanisme en Afrique

Au lendemain des indépendances administratives des territoires africains dans les années 60, une vague de dirigeants en culotte furent imposés à ces nouveaux états par les pays qui choisissent les « Guides » en Afrique. Une fois en place, ces autorités considérèrent que l'onction occidentale n'était pas suffisante pour la garantie du pouvoir, face au danger du coup d'état qui pourrait provenir de partout, accompagné à l'époque d'une mort certaine. Ils décidèrent donc d'aller chercher un appui supplémentaire, spirituel celui-là, afin de parer à toute éventualité. C'est ainsi que la sphère du pouvoir fut envahie par le fétichisme, le maraboutage, la sorcellerie, les pratiques magiques importées des grands maîtres de l'Inde, à partir des palais présidentiels, suivis plus tard par la franc-maçonnerie nègre.

L'un des précurseurs en la matière fut le maréchal-président Joseph-Désiré Mobutu du Zaire, actuelle république démocratique du Congo. Des multiples pratiques magiques de ce dernier, qui n'ont jamais permis à son pays d'aller de l'avant, l'enfonçant aux contraire dans les ténèbres, on peut entre autres retenir, le déversement de ses selles et urines dans l'une des principales sources d'eau du pays. D'ailleurs, lors de sa repentance publique, son ministre de la communication, feu Sakombi Inongo, dira : « Le maréchal-président prenait un verre de sang humain le matin ».

Prélèvements d'organes sur les personnes assassinées

Au Gabon, débutés sous l'ère de l'ancien président Omar Bongo, les crimes rituels initiés par la classe politique sont toujours d'actualité dans une véritable impunité avec leurs lots de victimes démembrées. A savoir qu'à partir des années 1990, la déferlante des loges de la franc-maçonnerie nègre en Afrique francophone vint également accentuer la douleur de la population gabonaise. Une franc-maçonnerie nègre qui s'est au fil du temps avérée être en terre africaine une pure fabrique du crime et de la misère, tenue par ceux qui prêtent serment la nuit. En effet, toute période pré-électorale plonge le peuple dans la psychose. Dans ces conditions, pas étonnant que des hommes de bon sens et l'association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) que préside Jean Elvis Ebang Ondo, soient montés au créneau à la veille des scrutins départementaux et communaux du 14 décembre 2013.

Sang humain retiré frais et bu dans les temples maçonniques

Ce dernier parle des hommes politiques comme de « véritables prédateurs » en cette période pré-électorale. Une période de « douleurs et de pleurs » pour les gabonais. Malgré les appels à la responsabilité du chef de l'état et des pouvoirs publics, les organisations des droits de l'homme demeurent ulcérées par la persistance des crimes rituels politiques. Au point, d'appeler la communauté internationale à s'intéresser à la barbarie de ceux qui sont censés diriger et protéger les populations. Le corps affreusement mutilé de la jeune Yollye Babaghéla était découvert le 20 janvier 2013 à Libreville. Sept adolescentes ont par la suite connues un sort identique dont Astride Atsame, 7 ans, retrouvée horriblement mutilée sur une plage de Libreville. Parmi les récentes victimes, le jeune Achile Obiang Ndong, froidement assassiné avec prélèvement d'organes à Oyem. S'adressant à ses concitoyens, Jean Elvis Ebang Ondo, les a mis en garde : « Surveillez vos enfants, vos proches, vos tombes, soyez vigilants. On égorge des enfants comme des moutons et le sang est retiré frais pour être consommé dans les temples. » Un cadre gabonais affirme : « Lorsqu'en 2009 la vidéo de l'intronisation du chef de l'état comme grand maître de la loge maçonnique du Gabon fut diffusée, j'ai eu beaucoup de mal à expliquer à mes enfants que nous n'y buvons pas de sang humain ».

Les criminels qui agissent en principe pour les hommes politiques ne sont jamais retrouvés. Leur mode opératoire est toujours le même. Ils arrachent sur la victime encore vivante la langue, les organes génitaux, les yeux...pour en faire des amulettes et espérer accéder ou se maintenir à des postes de responsabilité dont l'enrichissement personnel demeure le leitmotiv. Au Congo Brazzaville, ces crimes furent déjà condamnés par la Conférence nationale de 1991. Cette institution avait comptabilisé 290 cas de disparitions d'enfants entre 1979 et 1990 aux fins de sacrifices humains occasionnés par le pouvoir en place. A l'époque, les témoins de ces crimes qui furent entendus par une commission de la conférence nationale souveraine étaient les agents de la sécurité d'état, chargés des enlèvements d'enfants, surtout dans le quartier de Moukondo. A l'heure actuelle, les inquiétudes des populations congolaises demeurent entières. Et l'arrestation le 22 mai 2013 du maire de la commune de Ouésso, Siméon Mombonde, suite à une série d'assassinats, appelés Kata-kata, avec prélèvements d'organes en dit long. Cette arrestation, la première du genre, atteste que le personnel politique congolais, généralement maçonnique, persiste bel et bien dans ces pratiques macabres.

Crimes et sodomisation des cadavres

En janvier 2013 au Cameroun, une série d'assassinats eurent lieu dans le quartier Mimboman à Yaoundé. Une dizaine de victimes toutes de sexe féminin et âgées de 15 à 25 ans étaient dénombrées. Un témoin qui n'est plus dans la haute fonction publique affirme avoir vu un jour des scènes sordides dans la cour du palais présidentiel. « Les testicules d'un enfant de 15 ans vivant furent arrachées et offertes à un chien qui sera enterré à son tour vivant après ce repas. Ou encore des séances de sodomisation d'animaux tels que des chiennes.» Ce témoignage qui dépasse l'entendement humain va encore plus loin : « Au Cameroun, j'ai également vu des autorités enterrer des êtres vivants ou les assassiner pour des sacrifices politiques en les étouffant dans des fleuves ». Et, Didier Ovono, ancien responsable de la morgue de l’hôpital régional de Bertoua, met en lumière le criminel de la classe dirigeante camerounaise. « Je recevais les visites des ministres, des directeurs généraux des sociétés d'état et privées, qui venaient de Yaoundé vers minuit et voulaient rester discrets. Certains préféraient sodomiser les cadavres selon la pratique imposée dans leur milieu occulte et nombreux d'entre-eux se procuraient les organes humains. Il y en a qui portent ces organes dans leurs vêtements pendant un an, lorsqu'ils vont au travail. Je vous assure, je n'ai aucun respect pour certains ministres, dont la plupart sont encore en fonction. Ce sont des monstres qui se cachent derrière leurs vestes ».

Le clitoris de la femme est mangé

Le comble du satanisme et de l'aliénation des hommes de pouvoir en Afrique, conseillés par leurs gourous généralement analphabètes, est que nombreux sont par exemple convaincus que manger un clitoris procure une rhétorique venant du Ciel et capable de convaincre quiconque de son bon vouloir. Au Burundi, ce sont les albinos qui sont pris pour cible comme en Tanzanie ou « les meurtres rituels sont en recrudescence », selon Navi Pillay, Haut-commissaire des Nations-Unies aux Droits de l'homme.

Au regard de ce décorum, il est évident que le satanisme a atteint son paroxysme et est bel et bien enraciné aujourd'hui dans les cercles de pouvoir africains par le biais, principalement, des pratiques funestes des frères de la sombre franc-maçonnerie satanique nègre. De fait, l'un des drames des populations africaines est de recevoir le mal de la part de ceux qui sont censés leur faire du bien. Pas étonnant puisque la parole de Dieu nous a prévenu : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice.»

Franck CANA

Écrivain progressiste

Auteur des ouvrages :

« L'aube de l'odyssée », éditions La Bruyère, Paris

« Opération Restore Hope », éditions La Bruyère, Paris

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Franck Cana - dans Afrique Congo-Brazzaville
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 16:28
[LIVRE] Afrique/Françafrique : Le scandale des biens mal acquis. Enquête sur les milliards volés da la françafrique

Quand un secret de Polichinelle de la Ve République vire à l’affaire d’Etat ! Depuis les indépendances des années 1960, les initiés savaient que certains dirigeants africains « amis de la France » menaient grand train à Paris ou sur la Côte d’Azur : hôtels particuliers, voitures de collection, vêtements de luxe…

Mais qui s’en souciaient vraiment ?

Au printemps 2007, une plainte déposée à Paris par une poignée d’ONG, accusant plusieurs chefs d’Etat africains de détournements de fonds publics, a lancé l’affaire de ces « biens mal acquis » sur le dos de leurs peuples. Après moult péripéties judiciaires, la Cour de cassation a autorisé, en novembre 2010, l’ouverture d’une enquête inédite sur ces fortunes accumulées en France par les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée Equatoriale.

Les journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung dévoilent dans ce livre, révélations à l’appui, les dessous de ce scandale majeur. Après l’affaire Elf, l’affaire des BMA pourrait bien faire trembler les fondements de la République. Par quels circuits financiers transitent les fonds détournés ? De quelles complicités ont bénéficié ces dirigeants pour placer leurs pétrodollars dans l’Hexagone ? Le silence des partis politiques français serait-il lié à des financements occultes ? Autant de questions liées à ce scandale de la corruption ordinaire aux parfums de Françafrique.

Xavier Harel, chroniqueur à TV5-Monde, est notamment l’auteur de Afrique, pillage à huis clos. Comment une poignée d’initiés siphonne le pétrole africain (Fayard, 2006) et de La grande évasion. Le vrai scandale des paradis fiscaux (Les liens qui libèrent, 2010).

Thomas Hofnung, journaliste à Libération, est notamment l’auteur de La crise ivoirienne. De Félix Houphouët-Boigny à la chute de Laurent Gbagbo (La Découverte, 2011). Il a reçu en mai 2011 le prix du Syndicat de la presse quotidienne nationale, dans la catégorie meilleurs enquête de l’année, pour un article paru dans Libération sur l’affaire des biens mal acquis.

Ed. La Découverte, Paris, 2011. ISBN : 978-2-7071-6487-2

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