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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:06

par Mayala
22 avril 2017

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère.

La Semaine africaine

Rétablissement de la sécurité publique dans le Pool : Une attaque-surprise contre l’armée, qui indigne et suscite des interrogations

Un détachement des F.a.c (Forces armées congolaises), composé des militaires du G.p.c (Groupement para-commandos) et de la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle), a subi une attaque-surprise des ninjas-nsiloulou, à l’aube du mardi 18 avril 2017, dans la zone du village Hérila, située à 27 kilomètres de Kindamba, à mi-chemin de Mayama.

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère, avant la fin de la matinée du jour où l’attaque a eu lieu. Les pertes subies par la force publique ont suscité une grande indignation dans la capitale et des interrogations fusent sur le règlement de la question du Pool.

C’est, sans doute, le quatrième épisode le plus sanglant qu’ont subi les forces de l’ordre, depuis le début de la crise armée dans le Pool, en septembre 2016. Il y a eu des attaques sur le C.f.c.o et sur la route nationale n°1, entre Brazzaville et Kinkala et sur la route carrossable Koubola-Kibossi.

Alors que la Force publique a marqué des points en affaiblissant les groupes armés ninjas-nsiloulou dans plusieurs endroits du Pool, particulièrement dans les districts de Goma-Tsétsé, Mayama, Kindamba, Mindouli, etc.,  et que l’on se préparait à ouvrir les couloirs sécurisés, pour permettre aux ex-combattants de pouvoir sortir sains et saufs, l’attaque-surprise de Hérila est venu tristement rappeler à l’opinion nationale que le rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans le Pool reste encore un grand chantier.

Selon des témoignages, le détachement dirigé par le commandant Thierry Ngambié a été attaqué très tôt, le mardi 18 avril, entre 4h et 5h du matin, par un groupe de ninjas-nsiloulou surgi de la forêt. Le nombre élevé de militaires (neuf) qui ont trouvé la mort sur place et de blessés, une dizaine, prouve que le détachement était pris à la surprise. Parmi les victimes, il y a le commandant Ngambié lui-même, son adjoint, un capitaine, un lieutenant et des sergents. On compte aussi un civil, Mbemba Guy. De source sûre aussi, la Force publique a réagi par une contre-attaque qui aurait déjà fait de nombreux morts dans les rangs des groupes ninjas-nsiloulou.

L’on apprend que le pasteur Ntumi aurait appelé ses fidèles, à l’occasion de la fête de Pâques, de reprendre les attaques armées contre les positions de la Force publique. Toujours introuvable, le pasteur rebelle a fait poster, le 26 mars 2017, une vidéo prouvant qu’il est bien en vie, quelque part dans le Pool. «Je puis vous assurer que je suis bien portant, malgré les bombardements, malgré les traques auxquelles nous sommes assujettis. Mais, Dieu ne nous laissera pas», déclare-t-il dans cette vidéo dont des sympathisants font la promotion sur «You Tube», non pas véritablement parce qu’ils adhèrent au projet de Ntumi, mais beaucoup plus pour exprimer leur opposition au régime du Président Denis Sassou-Nguesso ou, simplement, par chantage.

Après l’attaque de Hérila, nombreux sont les Congolais qui s’interrogent sur le fait qu’on n’arrive pas à attraper Ntumi, un an après le lancement de mandats d’arrêt contre lui et deux de ses proches. L’opposition congolaise, toutes tendances confondues, appelle au dialogue politique, pour régler cette question. Le gouvernement a choisi la voie de la justice, en rapport avec les événements du 4 avril 2016, pour en finir avec l’impunité. Mais, un an après, l’attaque de Hérila semble démontrer que les progrès dans cette voie ne sont pas décisifs. Le pasteur Ntumi, qui a fui avec ses partisans et une famille nombreuse, errant entre dans les forêts des districts de Mayama et Kindamba, est toujours introuvable. Pendant ce temps, les populations civiles payent le plus lourd tribut à cette situation: villages vidés, viols, vols, agressions armées, assassinats, pillage, insécurité, etc., sont devenus le lot quotidien d’une population qui ne sait plus d’où lui viendra le salut. Les déplacés dans les départements limitrophes du Pool et à Brazzaville sont fatigués de vivre une vie de misère, sans assistance humanitaire ou presque, et veulent regagner leurs villages «pour y mourir», mais personne n’entend leurs cris du cœur. La question du Pool semble être un casse-tête chinois à l’Etat congolais. Comment se fait-il que sur le territoire national, la Force publique ne trouve pas trace d’un fugitif, donnant l’impression qu’il s’agit de rechercher une aiguille dans une botte de foin? Conséquence? Les langues se délient: veut-on réellement attraper Ntumi, le soumettre à la justice et mettre fin  à la crise du Pool?

Joël NSONI

© La Semaine africaine

Notre commentaire (Cf. mwinda.org)

Sassou et son allié objectif Ntumi ne sont pas prêts à mettre fin aux massacres dans le Pool. L’un et l’autre n’y ont aucun intérêt.

Sassou, dans sa haine viscérale des populations du sud du pays et notamment celles du Pool, se sert de cette situation pour maintenir un état de guerre, une sorte d’état d’urgence sinon indispensable du moins favorable à la survie de son régime dictatorial.

Quant à Ntumi, sa complicité manifeste avec le dictateur lui permet de continuer d’exister sur l’échiquier politique, ce qui est bon pour ses affaires.

Le grand perdant de cette tragédie : la région du Pool et ses populations abandonnées en premier lieu par ses propres fils et filles, en tête desquels les Nsilou, Kolelas, Tchibambelela et autres Moughany ou Mvouba, lesquels détournent le regard, mangeoire oblige, et se réfugient derrière de faux-semblant, pour éviter d'agir ou de condamner leur bienfaiteur Sassou.

SOURCE : mwinda.org

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 01:16

ETATS D’AME ET PRISE DE CONSCIENCE

PAR CEUX DE NOS COMPATRIOTES AU NORD DU CONGO ?

par Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

 

Cela fait vingt-quatre ans depuis que le phénomène des milices privées est né au Congo-Brazzaville, sous le régime du président Pascal Lissouba. Nous étions en 1993.

 

Naïveté, mauvaise foi ou volonté délibérée, nous ne le saurons jamais. Les responsables politiques de l’époque étaient tombés dans le traquenard tendu par leur adversaire du Pct, en l’occurrence Denis Sassou Nguesso. S’en suivirent les tragédies successives vécues par les populations au sud Congo et notamment, celle de la région du Pool.

A l’origine, la création des milices privées en raison de la guerre de 1993-1994 provoquée par M. Sassou Nguesso dans sa stratégie de reconquête du pouvoir perdu par en 1992.

Cependant, sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, il se trouve, malheureusement, des individus sans discernement mus par une haine aveugle, incurable et indécrottable qui ne comprennent pas et n’ont jamais cherché à comprendre comment est né le phénomène des milices privées.

Devant des évidences et la réalité quotidienne, ceux de nos compatriotes au nord du Congo, fer de lance dans la reconquête du pouvoir par Denis Sassou Nguesso, s’interrogent et acceptent aujourd’hui sur le fait que l’homme qu’ils avaient soutenu jusqu’ici est dangereux, très dangereux pour l’union des congolais et pour eux-mêmes.

A cet effet, un document/témoignage, sous le titre : Cet homme nous met tous en danger, circule en ce moment dans les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.

En s’attaquant et éliminant, l’un après l’autre, tous ceux de son camp avec qui ils ont repris le pouvoir, fut-il par la violence, ils ont donc mis en place la machine à broyer. Cette politique d’élimination des témoins, de peur qu’ils ne parlent et ne témoignent un jour des crimes qu’ils ont commis ensemble, va provoquer le tsunami qui les emportera.

Ce document,  Cet homme nous met tous en danger, sera suivi d’un autre, intitulé : “Lettre ouverte au Général Paul Mbot, un courrier effectivement adressé au Général Paul Mbot, alors directeur général de la police nationale, sous le président Lissouba. Il est, ici aussi, question de création de milices et notamment : reproche lui est fait d’avoir conseillé au président Lissouba et à son ministre de l’intérieur, Martin Mberi, de créer une milice privée, désignée à l’époque sous l’appellation de Réserves ministérielles, les fameux Aubevillois qui deviendront successivement : Zoulous, Mamba, etc. Début du calvaire insurrectionnel que connaissent aujourd’hui les congolais.

C’est donc ainsi que tout le monde a eu sa milice privée : les Ninjas pour Kolelas ; les Condors et Cobras pour Sassou Nguesso ; les Mambas pour Thystère-Tchicaya, etc.

A tous ceux et celles qui, enfin, aujourd’hui, s’aperçoivent qu’il faut changer de trajectoire, de voie, pour la paix et l’UNION NATIONALE, le moment est venu, non pas de tendre la main,  mais de reconnaitre que nous avons tous fait fausse route, certains plus que d’autres.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

-       Auteur,

-       Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise

auprès de l’union Européenne (1994-2005),

-       Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la CNS (1991),

     Président de l’Association UNION-CONGO

 

***

 

DOCUMENT 1

 

Cet homme nous met tous en danger,

document signéBRDiem

Cet homme, celui dont il est ici question n’est autre que Sassou Nguesso Denis.

 

Extrait :« Pour nous qui lui sont si proche, nous l’appelons Mouène, pour d’autres, il est l’os Lekoubèou encore la belle noix de palme Otsouèmbè. Malgré tous ces noms attirant, l’homme est une bombe ambulante et une machine répression machiavélique.

 

Avec un recul, je me rends compte que Mouènen’a jamais aimé personne. Nous sommes beaucoup à le penser. Mais, avec l’infiltration bien profonde du système, nous ne nous faisons plus confiance. Nous nous espionnons entre frères, entre amis, entre parents.

J’ai approché Mouène après avoir été viré de mes fonctions militaires, suite au fameux code 104. A cette époque, je n’étais qu’Adjudant. J’ai été parmi de ceux qui ont aidé Mouène“. Nous avons commencé par la formation des jeunes pour la résistance. Ceux que nous appellerons par la suite Condors et Cobras. Nous avons fait des erreurs de jugement, aujourd’hui je le sais.

Tout est parti de la création de cette résistance dite Cobra, malheureusement Mouène avait son plan. Je parle aujourd’hui de Plan, je vois tout ce qui se passe. Rien ne va dans le plan qu’il nous avait présenté. Nous avons formé et détruit la jeunesse de ces jeunes congolais. Aujourd’hui, tout ne tourne qu’autour de sa famille et des amis. Nous les fidèles, nous qui avons pris des risques depuis 1993, nous ne sommes que pour la forme.

Si cela continue, nous aussi allons devenir des victimes. Victimes, parce que : Yves Motando, Blaise Adoua, Emmanuel Avoukou, Fréddy Menga… Toutes ces personnes de valeurs, ayant donné jusqu’à la dernière énergie, ont péri pour avoir un jour soit donné conseils ou tenu tête à Mouène.

Partant du grade d’adjudant, considérant la traversée du désert et aujourd’hui Lieutenant-Colonel, vous vous doutez que j’ai vécu des choses ? Oui j’en ai vécu, c’est pourquoi, je m’exprime. Pour l’instant, mon nom ne vous sera pas révélé. Pour des raisons de sécurité, je ne citerais pas d’autres personnes, pour ne pas mettre au péril des familles. Je vais donc commencer par relater les opérations et tout le cheminement des opérations depuis 1994 jusqu’à ce jour. Vous allez bien comprendre qui est Mouène ?

La peur de perdre le pouvoir : Après les événements de Bacongo (Sarajevo) en 1993, nous avons reçu mandat d’empêcher à Lissouba de travailler. Le maintien de la pression par des braquages et des tueries, malgré la création des forces d’interposition ont dégradé la situation sécuritaire du pays. Voir les Aubévillois à Gamboma n’arrangeait nos déplacements. Entre Brazzaville et Oyo, il nous fallait maitriser les allées et venues des personnes. Une propagande anti Lissouba a vite été mise à pied d’œuvre. Tous nos jeunes, condors, cobras, recherchés étaient soit à Mpila, pour des opérations ou encore à Oyo pour formation. Beaucoup de Jeunes des quartiers nord de la capitale (Mpila, Ouénze, Talangaï, Texaco, Mikalou, Kombo, Petit-chose, Mamboualé …) allaient à Oyo pendant les vacances scolaires pour ne pas éveiller les soupçons. Mpila était une bonne position, nous bénéficions des appuis des quartiers comme Poto-Poto (la porte d’entrée), Mpila (la porte de sortie), Ouénzé (Bretelle de dégagement), les autres quartiers venaient en support en cas d’attaque.  Tous les quartiers acquis à notre cause étaient minés d’armes. Ces armes que nous sortirons en juin 1997, même dans certaines églises de réveil.

Après le retour aux affaires, Mouène a commencé à nous montrer son vrai visage. Nous pensions qu’il s’agissait  de la gestion d’après-guerre. Mais, nous n’avions rien compris. Seul Blaise Adoua à l’époque l’avait compris. Les personnes ayant fait un nom pour bravoure en pleine guerre se sont vu pousser des ailes. Cela dérangeait Mouène. Le général Blaise Adoua, a aidé beaucoup de jeunes à sortir du pays, ce qui lui valut cette  notoriété. Hélas, il est mort parce qu’il devenait populaire, de peur qu’il prenne le pouvoir un jour.

Jean Marie  Tassoua, aussi populaire a commencé lui aussi à avoir des soucis, il a été accusé de tout. Mouène a vite oublié le rôle qu’’il a joué pendant les hostilités. La proximité entre Tassoua et Motando, un autre homme fort, a précipité Yves Motando dans la tombe. Car il était, lui, considéré comme le soutien armé de Tassoua. On a commencé à l’accuser d’infiltré. Le Saboter en habillant les ninjas acquis à notre cause en tenue Mongounia a leka te“ (l’ennemi ne passeras), la tenue que nous portions pendant les événements de 1998. Il a même été accusé d’avoir voulu tuer Mouène pendant la guerre du 5 juin à Kombo, dans la maison de Jean Marie TASSOUA.

Nous avons joué le meilleur des atouts qui se présentaient à nous. Il fallait commencer par émietter les partis forts du moment. Il y a eu beaucoup d’argent, pour bousculer l’UPADS, le MCDDI, UDR-MWINDA, le RDPC et le PCT. Avec les tensions internes, Mouène était tranquille.

Ensuite, nous sommes passés par l’épreuve des intimidations. Un budget a été mis en place pour faire venir les guerriers se trouvant hors du pays, pour intimider les hommes politiques, qui ne rentraient dans la boite. C’est lorsque nos propres petits ont commencé à mourir, par décision de Mouène, ou du maître moro a nzambéJDO, que même nous sentons déjà en insécurité. Si eux sont traités comme ça, pourquoi pas nous ?, entre eux et nous y a pas de différences. Gaulois Freddy Menga, Seigneur Willy Matsanga et bien d’autres …

Simulacre d’une opposition : Il fallait créer une opposition pour rendre crédible un changement de textes de lois, la constitution. Tout avait été orchestré, pour arriver au plan de  Mouènè. Mais, il y a des gens qui ne pouvaient être manipulés ou nguirisés. Il s’agit de certaines personnalités de l’IDC-FROCAD, de madame Aimé Mambou-Gnali, et bien d’autres jeunes que nous ne contrôlons pas. Ceux même qui sont fatigués de la politique de Mouène.

La technique adoptée était de préparer une élection avec un deuxième tour entre Mouène et Pako Parfait Kolélas, puisque Okombi Salissa échappait à tout contrôle. Même la proposition d’un deuxième tour entre lui Mouènè ne l’ébranlait pas. Dans le milieu, on disait qu’il était un petit incontrôlable. On ne peut pas faire de lui un enfant prodige. Il risque de s’allier avec l’aille du PCT des amis de Marien Ngouabi. Si c’est le cas, Le projet de la Nouvelle Espérance, celle qui a but d’être remplacé par ses propres enfants, tombera à l’eau.    C’est comme ça qu’un pacte secret a été mis en place : Il fallait infiltrer l’opposition. Préparer un second tour entre Sassou – Kolelas.

Un opposant inattendu : L’arrivé de Mokoko dans la course au pouvoir a tout changé. Tous les plans et projets ont été révisés. Il a bien été infiltré à Bangui, comment avons-nous laissé échapper de telles informations ? Comment Léonard Essongo, avec tout le budget pour le surveiller a failli ? A toutes ces questions, nous ne pouvions répondre. Mokoko a toujours fait l’objet d’une surveillance particulière et accrue. Avec son arrivé dans la course, le projet du 2è tour à la présidentielle devait disparaître. C’est comme ça qu’est né le Coup KO. Il fallait commencer par l’intimider. La mission a été confiée à Barack Obama Philippe Obara qui chargea Jean François Ndenguet, ordres donnés par JDO. Grosse erreur, il ne fallait pas l’attaquer. Après cette attaque, tout ce que nous avons ventilé comme informations, que Mokoko était avec nous, qu’il jouait un double jeu, n’avait plus d’échos. Nous avons-nous-mêmes tué notre stratégie. Mouène  était très en colère.

Changement de stratégie et perte de contrôle : Avec l’arrivée de Mokoko, C’est là que j’ai compris que Même Mouène avait peur de Mokoko. La machine a été mise en marche. Une machine aujourd’hui contrôlée par des personnes qui ne maîtrisent rien. Ils ont commencé par les problèmes de coup d’état et de guerres. Tout portait sur la sécurité nationale. Quelle sécurité ? Nous sommes jetés dans le jeu d’accuser tous nos voisins, RCA, RDC, Angola, Gabon et même les sud-africains, dans de prétendues préparations de guerre. Même nos propres frères d’armes sont devenus des suspects. L’armée s’est vu le retrait de son matériel de travail : son armement. Le vrai problème, c’est que Mouène a perdu toute crédibilité chez les congolais, du nord au sud. Il fallait revoir les stratégies : Infiltration des opposants, surveillance, espionnage, intimidation, incarcération, soudoyer la population …

Mon récit ne s’arrête pas là, vous aurez la suite si je vous juge digne de confiance. Le comment et les procédures vous seront révélés …

Pour l’instant je suis BRDiem, pour vous.

 

***

 DOCUMENT 2.

RETROSPECTIVE : LA GENESE DES MILICES PRIVEES

LETTRE OUVERTE AU GENERAL PAUL MBOT, Directeur Général de la Police Nationale (publiée dans “Le Combat”, Bulletin d’information et d’opinionde l’Opposition congolaise, Numéro Spécial - Août 1993)

Le document qui suit avait été publié, pour la première fois, dans un Bulletin de l’Opposition, en 1993, dans le but de faire comprendre au Directeur Général de la Police Nationale de l’époque, le Général Paul MBOT, que le conseil qu’il venait de donner au Président Lissouba était contraire aux dispositions de la Constitution et un crime contre la paix, un crime contre l’humanité.

Après avoir servi “loyalement” le Président Lissouba à la tête de la Police Nationale, après avoir été nommé “loyalement” Préfet de la Région de la Sangha par le même Président Lissouba, le Général Paul MBOT est passé du côté de l’ex-Président Sassou Nguesso qui, actuellement, affronte les milices privées de son protagoniste, créées et formées sur les conseils du même Général Paul Mbot. Ce dernier est donc aujourd’hui, en 1997, obligé de se battre contre sa propre création, ses propres créatures.

Paris le 25 août 1993,

“Mon” Général,

Suite à la lettre commune de Monsieur le Président de la République aux Ministres d’Etat respectivement de la Défense et de l’Intérieur, en date du 3 août 1993, permettez que je me donne la liberté de vous adresser cette lettre que j’ai voulue ouverte afin que l’opinion nationale et internationale le sache également.

“Mon” Général, à la Conférence Nationale Souveraine, en 1991, dans ma lecture du Rapport de la Commission Ad hoc “Assassinats”, par une improvisation voulue, citant un philosophe de notre temps, Lanza Del Vasto, j’ajoutai en fin de lecture, en guise de conclusion, ceci :

- “Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c’est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qu’on n’aura pas avalée) retombera d’où elle vient”.

Au cours de ce même Grand Forum, citant toujours le même penseur, je disais :

- “Pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sages”.

Ce furent-là deux avertissements qui s’adressaient non seulement au Peuple Congolais dans son intégrité et toute son intégralité, mais à vous aussi qui en êtes une partie intégrante.

Aujourd’hui, au regard de la situation qui prévaut dans notre pays, je constate avec une stupéfaction et une horreur non feintes, mais très profondément ressenties, que vous êtes devenu (depuis quand cela ?) le Conseiller, l’éminence grise, le cerveau-penseur-auteur d’une stratégie lugubre pour les besoins du pogrom mis en œuvre par un régime qui agit dans l’illégalité la plus totale. D’un côté, l’application des accords de Libreville et, de l’autre, les préparatifs pour un génocide national programmé.

“Mon” Général, me référant donc à la lettre ci-dessus référencée relative au recrutement des éléments devant composer une police parallèle (milice) - les salaires des fonctionnaires déjà existants sont impossibles à payer -, ma stupéfaction et mon horreur sont aussi grandes et profondes que j’ai du mal à croire que vous, l’initiateur, l’instigateur, le meneur en 1973 d’une grève “congolaise” à l’Académie Militaire (Section Police) de Bucarest (Roumanie), où vous étiez en formation, pour revendiquer l’égalité des droits et de traitement, le respect de la dignité humaine et luttiez donc contre l’injustice, la brimade et le mauvais traitement, soyez passé du côté de la barbarie, des bourreaux.

En effet, en ce temps-là, par rapport à ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, vous n’étiez pas, à ce que je sache, vous et vos quatre autres collègues, menacés de mort. Pourtant, malgré l’absence de cet argument majeur - menace de mort -, vous n’aviez pas hésité de vous révolter, de vous rebeller. Dans votre rébellion, vous vous étiez même convenus de rentrer au bercail, ce quel que soit le résultat des négociations qui furent d’ailleurs bien menées par le très regretté et courageux Ambassadeur, Eugène MANKOU. De vous tous, dans ces turpitudes, un seul avait le sens de l’honneur, de la parole donnée et surtout de celle d’Officier. Ce Congolais dont je tais volontairement le nom - pour des raisons de sécurité - rentra au Congo. Rien pourtant ne l’obligeait à le faire, puisque tout était rentré dans l’ordre. Mais sa conscience, l’honneur d’Officier et le sens de la dignité avaient pris le dessus. Il appliqua, seul, à la lettre, ce que d’un commun accord vous aviez décidé.

En fait, en d’autres temps et dans une Armée digne et respectable, appliquant scrupuleusement les règles disciplinaires qui régissent une Armée Nationale ou une Police Nationale digne du nom, rien qu’à considérer cet acte d’insoumission, vous ne seriez même plus, ni dans l’Armée, ni dans la Police; vous ne seriez même pas nommé “Général” aujourd’hui, car vous auriez été radié du Corps de la Police, voire de l’Armée tout court, pour mutinerie, rébellion et félonie, surtout que cela se passait en terre étrangère où vous aviez souillé l’image et de la Police et de l’Armée, mais aussi et surtout celle de notre pays. C’était de l’indiscipline caractérisée intolérable. Ceci dit, je vous laisse, “mon” Général, la liberté d’expliquer ce fait à tous ceux qui liront la présente Lettre Ouverte.

"Mon" Général, ma stupéfaction et mon horreur sont d’autant plus grandes et profondes, disais-je, que pour un strapontin somme toute éphémère et pour quelques malheureuses miettes - même si, pour acheter votre conscience, on vous donne 10 ou 20 milliards de Francs CFA (pour services rendus), ce sont toujours des miettes -, vous conseillez au Président Lissouba de constituer un Corps Spécial de Police - en somme une milice privée, parallèle, personnelle du Chef de l’Etat - dont vous n’aurez même pas le contrôle, afin de mâter tous ceux et toutes celles qui se battent pour la démocratie, la liberté et la paix dans notre pays, cela ne fait que faire se retourner dans leur tombe tous les martyrs de notre pays, desquels vous vous en foutez d’ailleurs puisque vous en fabriquez d’autres.

"Mon" Général, loin de vouloir faire de cette lettre ouverte un blâme public, mais plutôt un Appel à la prise de conscience patriotique, je voudrais surtout que vous vous rappeliez, à tout moment, de ceci :

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

"Mon" Général, ceci dit, en conseillant au Président Lissouba (Cf. sa Lettre du 03/08/1993 aux Ministres d’Etat de la Défense et de l’Intérieur) de créer un Corps parallèle de la Police (milice privée) qui sera sous les contrôle et ordres exclusifs de M. Jean Da Costa (frère de l’autre ancien Premier Ministre) qui s’était déjà illustré, de triste mémoire, dans les années 1964-1965 et hier maquisard dans le F.L.C. du Cabinda, qui croyez-vous libérer par l’assassinat, le génocide et le pogrom déjà organisés et institutionnalisés ?

En tout état de cause, disait Mô-Tsé, je cite : - “Tuer un homme pour le bien du monde, ce n’est pas faire le bien du monde. S’offrir soi-même en sacrifice pour le monde, voilà qui est bien faire”.

Et Gandhi d’ajouter : - “(...) Il est lâche de tuer les autres. Qui croyons-nous libérer par l’assassinat ?”

Or, "Mon" Général, depuis le 30 novembre 1992 à ce jour, comme en 1965, le Congo ne compte plus ses morts. Plus de 1000 citoyens congolais sont morts, assassinés, partout, sur toute l’étendue du territoire national, en moins d’un an de pouvoir Lissouba. Les uns sont jetés, enfermés vivants ou décapités dans des sacs, dans le fleuve Congo; d’autres sont purement et simplement enterrés vivants ou décapités aussi. Ceci se passe dans les pays du Nibolek et à Brazzaville, sous vos yeux, allant inspecter quotidiennement les victimes, les suppliciés dans les divers centres de tortures, sans doute pour vous assurer de l’efficacité du travail qui y est effectué par les nombreux “Ngayo” qui y opèrent en toute impunité. 

Dans les Services d’Etat, tous les cadres de la Mouvance présidentielle (civils et militaires) se promènent avec des pistolets. Dans le même temps, au lieu d’obliger ces civils partisans de la Mouvance présidentielle à rendre ces armes de guerre qu’ils trimbalent dans les rues jusque dans les bureaux, au vu et au su de tous, vous préférez organiser des razzia sous le prétexte d’aller ramasser les armes de guerre que détiendraient les membres et partisans de l’Opposition. Voilà l’injustice et la ségrégation ethno-tribale. 

Je ne parle même pas des quatorze (14) malheureux citoyens congolais, extraits de votre Commissariat Central et remis à l’un de vos Corps de police : le S.A.S.P.N., aujourd’hui portés disparus (Cf. Documents du Commissariat Central), selon le Rapport d’Activités de la Commission de Médiation et de Négociation menée du 29 au 30 juillet 1993. Vous savez où ils se trouvent, ces 14 disparus de vos geôles. Depuis cette date à ce jour, ce nombre peut être multiplié par 10, 20, 30 voire 100 fois, au train où va la barbarie à visage humain.

Général MBOT, vous savez autant que moi que “plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

"Mon" Général, aujourd’hui vous ressemblez à cet homme qui tombe au pouvoir d’un Mage; car en effet, un homme qui tombe au pouvoir du Mage (pour un strapontin éphémère, un galon et quelques miettes qu’il ramasse sous la table où mange le roi) perd la conduite de sa vie parce que la volonté d’un autre s’est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu’elle capte, et l’autre joue de lui comme d’un instrument.

Je crois, "mon" Général, vous avoir assez dit. Mais en guise de conclusion, pour avoir fait votre choix comme moi aussi j’ai fait le mien depuis plus de 20 ans aujourd’hui, il n’est nullement besoin de vous rappeler les principes qui régissent votre Corps de métier, si ce n’est faire appel à votre conscience d’homme et de citoyen et vous répéter ce qui suit :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander (Ndlr : même si vous en êtes devenu le Conseiller, le Cerveau penseur, l’Eminence grise) si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

C’est pourquoi je dis que la vie et la survie de notre patrie est une perpétuelle bataille, et la guerre patriotique pour la sauvegarde des acquis démocratiques, la paix et la liberté le haut devoir du Citoyen, le vrai et digne de foi.

En espérant vous avoir dit tout haut ce que tous les Congolais pensent tout bas - du moins ceux qui ne pensent pas et n’agissent pas comme vous et ils sont majoritaires -, je vous prie de recevoir, "mon" Général et cher ami, l’expression de mes sentiments très patriotiques.

Paris, le 25 août 1993

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Chef du Département de la Communication

Coordination Europe de l’Opposition Congolaise

 

***

 Deux documents, l’un récent et anonyme, l’autre plus ancien et "sourcé". A ces deux documents, pour une meilleure compréhension, il nous faudrait peut-être adjoindre un 3ème, plus récent que les deux premiers : l’interview de Claude Ernest Ndalla, Conseiller de Denis Sassou Nguesso, sur une chaine Web de la diaspora congolaise en France. 

L’analyse du document de "Brdiem" et celui de Claude Ernest Ndalla montre une convergence qui ne peut qu’en troubler plus d’un.

Constat non exhaustif :

·         Les batailles dites de libération du pays ont toutes été des guerres tribales menées par des milices ethniques dédiées et formées à dessein

·         Le document de "Brdiem", s’il fait part d’une désillusion, ce n’est pas dans les atrocités commises mais dans le partage du butin de l’après-guerre. Le remord y est absent.

 ·         Dans ce document tout comme dans l’interview de Claude Ernest Ndalla, un président ressortissant du nord du Congo est perçu comme "la caution nationale" à la quiétude, entérinant de ce fait le terrifiant pronostic, pour l’unité d’un pays, que ceux du sud en veulent à ceux du nord. Remarquez que Tony Moudilou, dans la préparation de son coup d’Etat qui avait avorté, en était arrivé à cette conclusion-là aussi, si nous en croyons ce qu’en affirme Jean Marie Michel Mokoko dans la vidéo.

·         Dans les 3 cas donc (celui de Tony Moudilou en plus), Jean Marie Michel Mokoko, homme du nord du Congo et militaire est perçu comme un moyen sans que l’on ne s’interroge sur ce fait-là, précisément.

Questions non exhaustives :

·         Est-ce un énième coup d’Etat qui se joue pour le compte des mêmes ? Quid alors de l’Unité et de l’indivisibilité de la Nation ? Tous Congolais ?

 

Etats d'âme et/ou prise de conscience par ceux de nos compatriotes au Nord du Congo ? (pdf, 546.8 kB)

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:47
Congo : Début des procès des prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire

Comme l’a annoncé l’Association UNION-CONGO le 16/04/2017, est-ce les prémices du début des procès concernant les prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire ?

Il n’y a pas besoin de faire des commentaires. La Cour d’Appel de Pointe-Noire vient de confirmer le programme des procès envisagés contre les prisonniers politiques. Celui de M. Modeste BOUKADIA aura lieu le mercredi 03 mai 2017, à Pointe-Noire.

Les vrais criminels vont juger un innocent, une victime expiatoire, comme toujours !

Projet de rôle des audiences criminelles
 
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 19:53
 
Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.
 
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Sassou veut simuler un coup d’Etat pour parachever son œuvre d’extermination, d’épuration ethnique dans le Pool et de massacres de tous les prisonniers politiques.

17/04/2017 19:20:02: Charles Zacharie Bowao a écrit : "Le pouvoir voudrait simuler un coup d'État militaire afin d'arrêter les dirigeants de l'Opposition congolaise et procéder à des purges au sein de l'appareil d'État et du PCT. Ceci pour neutraliser tous ceux qui sont opposés à  une dévolution monarchique du pouvoir. Ce serait la dernière étape de conservation clanique du pouvoir, après le coup d'État anticonstitutionnel de 2015 et le hold-up présidentiel de 2016.
Il s'agit d'un scénario turc tropicalisé..."

 

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Ce coup d’Etat dont les raisons n’existent que dans la tête de Sassou Nguesso et son clan n’a pour but que de parachever leur œuvre d’extermination, d’épuration ethnique entamée dans la région du Pool depuis 1997 à ce jour et justifier le massacre de tous les prisonniers politiques qu’ils n’ont pas envie de juger, car ils ont peur que l’opinion et toute la communauté internationales ne soient mises au courant et n’apprennent les atrocités commises et les méfaits de leur barbarie.

C’est ce qui explique le message ci-dessous qui fait état d’un parachutage des cargaisons d’armes de guerre dans le Pool au profit des Ninjas. Sauf que cette information est totalement fausse. Elle est l’émanation de la manipulation des officines (Services de la désinformation) de Sassou Nguesso lui-même et le PCT. Pour, une fois de plus, justifier l’injustifiable, à savoir : un carnage d’une ampleur sans précédent, jamais égalée.

Non, il n’y a pas eu de largage d’armes et de munitions de guerre dans la région du Pool au profit des ninjas . Cette information sert à justifier les desseins macabres de Sassou Nguesso et son clan, dont voici, ci-après le texte en circulation pour justifier l’injustifiable. Est-ce le remake de décembre 1998 ?

18/04/2017 13:28:27: Alerte! ! ! « Les ninjas ont reçu des renforts en armes conventionnelles venant d'une source que le gouvernement Mouamba n'arrive pas à ficeler. Il est dit que ces armes ont été parachutées par deux avions non identifiés. Les services secrets de Sassou soupçonnent les États-Unis, jusque-là ils n'ont aucune preuve d'inculpation contre Washington. Il se dit aussi dans les couloirs de la Présidence et de l'état-major, que les ninjas se prépareraient à lancer une offensive généralisée sur Brazza et à libérer tous les prisonniers politiques détenus injustement par le tyran Sassou… ».

D'où vous remarquez l'installation des bouchons militaires  dans les grandes artères de la capitale. Ces bouchons n'ont pas été érigés pour traquer les bébés noirs comme veulent nous faire croire les sassouistes. Les bébés noirs existent depuis longtemps et c'est une création de Ndenguet Jean François avec Jean Dominique Okemba. Pourquoi n'y avait-il pas eu des bouchons avant lorsque les bébés noirs terrorisaient la population et pourquoi ces bouchons ne sont érigés que maintenant ? Ndenguet n'a pas besoin des bouchons militaires pour mettre fin au phénomène des « bébés noirs », c'est sa création, il peut les rappeler à l'ordre à tout moment.

Ces bouchons que vous voyez à Brazzaville sont en réalité en rapport avec la fameuse attaque que prépareraient les forces de libération du Congo encore appelée ninjas

Souvenez-vous ! L’information de l’attaque des ninjas en décembre 1998 était partie du Colonel Nkonta pour berner et induire en erreur (manipulation) M. Bernard Kolelas. C’est Madame Nkonta qui convaincra Bernard Kolelas de faire une déclaration depuis les USA. Voilà le prétexte qui permit Sassou Nguesso, à l’époque, d’attaquer la zone sud de Brazzaville et toute la région du Pool. La suite, nous la connaissons tous !

Aujourd’hui, Sassou Nguesso veut répéter le coup de 1998, avec cette affaire de coup d’Etat et des armes et munitions de guerre au profit des ninjas pour justifier l’œuvre d’extermination des populations du sud en général et du Pool en particulier.

Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.

Brazzaville, le 18 avril 2017

TOKO ZABA (pour le Réseau Congo-Mfoa)

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POUR COMPLETER LA LECTURE :

18/04/2017 17:09:11: https://www.afriqueeducation.com/politique/congo_brazzaville_18_soldats_du_dictateur_tu_s_ce_matin_dans_le_pool

AFFAIRE BOURGI / FILLON

https://www.franceinter.fr/justice/robert-bourgi-francois-fillon-je-ne-lui-ai-jamais-rien-demande

Interview de J.-L. Mélenchon

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/sierra-leone/problems-never-end/article/reponse-au-comite-gbagbo-contre-la

Gambie : le premier faux pas d'Adama Barrow

http://www.journaldebrazza.com/article.php?aid=9391

Gamboma : le Tribunal de Grande Instance en proie aux flammes

http://lesechos-congobrazza.com/faits-divers/2851-gamboma-le-tribunal-de-grande-instance-en-proie-aux-flammes

C’est très fort et pertinent surtout, regardez

https://senepeople.com/2017/04/17/cette-dame-veut-a-certains-chefs-detat-africains-video/

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 22:55
 
Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.
 

Le Congo-Brazzaville et la Syrie : le bal des faux culs

Le deux poids et deux mesures de la communauté internationale tant décrié vient encore de s’illustrer de manière évidente au sujet du génocide qui se déroule dans le silence dans le Pool au Congo. Le Conseil de sécurité de l’ONU veut avoir une résolution sur la Syrie en feignant d'ignorer les massacres du Pool tout aussi ignobles.

Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.

Jadis pays des droits de l’Homme, la France sous un gouvernement socialiste a failli à protéger les paisibles populations du Pool de la terreur de son filleul. Les miasmes de la Françafrique ont fini par être humés par ceux là même qui les redoutaient. L’odeur du pétrole congolais a fini par les rendre respirables. N’est-ce pas que certains parcs animaliers en Afrique sont mieux sécurisés par les Occidentaux de peur de voir disparaître ces espèces qu’ils chérissent tant au détriment des populations locales depuis longtemps reléguées au rang de sous hommes. L’esclavage et la colonisation sont passés par là et les habitudes ont la vie dure.

L’on assiste à l’empathie des Occidentaux pour les Syriens parce qu’ils se ressemblent. L’on dira tout simplement parce qu’ils sont BLANCS, certains chrétiens et cela compte au final. Quant aux populations du Pool dont personne n’a jamais entendu parler, ces NOIRS d’Afrique et plus précisément du Congo, elles n’intéressent personne. Le Congo n’existe sur le plan international qu’à cause de son pétrole, de sa forêt, qu’il est de bon temps de piller avant que ceux qui ont le souci de cette nation n’en prennent les règnes.

Ceux de nos aînés qui portaient haut la fierté de notre continent sont partis, en ayant parfois payé de leur vie, à l’instar de Kwame Nkrumah, Lumumba, Mandela, Sankara, etc. La relève tarde à venir, car ceux qui veulent s’approprier nos richesses ont vite compris qu’il fallait corrompre les élites africaines pour continuer à prospérer. Le crime a changé de visage.

Notre éveil est lent, mais j’ose espérer qu’il portera ses fruits. Il est paradoxal de voir que l’Homme noir, l’Homme africain a perdu de sa prestance après être rentré de plein pied dans la civilisation occidentale. Il a perdu toutes ses aspérités au point de devenir lisse, invisible, incolore et inodore. Ce dernier a perdu ses repères devenant le premier persécuteur de ses semblables pour plaire aux maîtres. Quel gâchis !

Le Congo se meurt, le Congo sombre dans l’indicible, le Congo est devenu une dictature sans qu’aucune voix ne s’élève en Afrique pour condamner les massacres, les enlèvements, les arrestations arbitraires, la torture et les violations quotidiennes des droits de l’Homme. Le panafricanisme est comme certains dirigeants congolais, une girouette qui indique la direction du vent afin de mieux se positionner. Ceci est d'autant plus important qu'il montre la trahison des élites africaines corrompues par l'argent facile au détriment de l'immense majorité de la population qui croupit dans la misère.

Il est important de souligner par ailleurs qu’en Guadeloupe, qu’à Mayotte, et en Guyane, il n’y a pas d’eau potable ni d’électricité pour tous comme au Congo. Le lien entre tous ces peuples n’est pas difficile à faire.

Notre vision du monde actuel nous montre qu’il n’y a de justice que pour les plus forts. C’est au peuple congolais d’écrire son histoire, une histoire qui sera faite de sang et de larmes et il ne pourra en être autrement. Que ceux des nôtres qui se sentent de la trempe de nos illustres aînés pour porter le projet du changement, de l’alternance, d’une nouvelle Afrique, s’en saisissent car l’heure est grave au risque de disparaître et de ne plus servir que de porteurs d’eau. Nous ne devons plus être éternellement de la race de ceux que l’on méprise et opprime. Il nous appartient dorénavant de prendre notre destin en main.

C’est Romain Rolland qui écrivait : “Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.”

Persévérons !

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Afrique François Hollande ONU
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
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par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

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NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 13:49
 
(CONGO-BRAZZAVILLE) DROIT DE REPONSE SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA, DETENU DEPUIS LE 15 JANVIER 2016, SANS JUGEMENT...
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DROIT DE REPONSE

SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA

RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA

1) - Dans sa déclaration à RFI, en date du 05/03/2017, concernant l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA, incarcéré illégalement et illégitimement à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre MABIALA, ministre de la justice et des droits humains du régime de M. Sassou Nguesso, a dit attendre une contre-expertise médicale avant de statuer et que le Congo a de bons hôpitaux (sic).

2) - S’agissant du passage à tabac et de la tentative d’assassinat dont M. Modeste BOUKADIA a été l’objet de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et ses agents, M. Pierre MABIALA déclare qu’ « on n’enquête pas sur du néant » et que ces allégations seraient donc des « mensonges » (sic).

Au regard de la désinvolture de M. MABIALA qui se moque des citoyens Congolais embastillés dans des conditions inhumaines dans des établissements qui relèvent de sa juridiction où ils sont quotidiennement battus, torturés et ensuite privés de soins au cours de leur séjour carcéral, l’Association UNION-CONGO fait remarquer :

-          M. MABIALA ne veut pas ouvrir une enquête sur les sévices subis par M. Modeste BOUKADIA, mais il veut une contre-expertise sur son état de santé parce que nous exigeons que M. BOUKADIA soit soigné hors du Congo. Pourquoi faire une contre-expertise sur du néant ? M. MABIALA se contredit.

-          Si vous voulez mourir plus tôt que prévu, il suffit simplement d’aller dans les hôpitaux du Congo. La grève du personnel de l’hôpital A. Cissé de Pointe-Noire est un exemple palpable.

-          Pourquoi l’oncle de M. Pierre MABIALA, Pierre Pongui, ci-devant directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, va-t-il suivre ses traitements en France, puisqu’il y a de bons hôpitaux au Congo ?

-           M. Pierre MABIALA peut-il expliquer pourquoi tous les jours y a-t-il des cohortes d’évacués sanitaires, membres du pouvoir, qui vont se faire soigner en Europe, notamment en France ou en Espagne ?

-          Pourquoi Mme Antoinette Sassou n’est-elle pas soignée dans un hôpital du Congo, voire dans celui d’OYO ?

-          L’Association Union-Congo, en accord avec d’autres Associations du Congo, s’adressera au Ministère français de la Santé pour lui demander de publier la liste des ressortissants Congolais évacués sanitaires soignés en France. Elle mènera la même démarche auprès de l’Union Européenne. Le peuple Congolais a le droit de savoir.

-          M. MABIALA considère que la détérioration de l’état de santé de M. BOUKADIA est un prétexte. Pourquoi ces centaines de morts dans les prisons, les Commissariats et postes de police (Cf. Rapport 2016-2017 de la FIDH, pp. 155-157 ; Rapport 2015 AMNESTY INTERNATIONAL ; Rapport 2017 du CIAN, p. 92 MOCI 12/2016, sur le climat des affaires ; Rapports 2016 de l’OCDH) ?

-          M. Pierre MABIALA déclare que le passage à tabac de M. Modeste BOUKADIA est un mensonge. Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre PONGUI, est l’oncle du ministre de la justice et des droits humain, M. Pierre MABIALA, lui-même. On comprend qu’il ne peut que protéger son oncle auquel il a donné les ordres de liquider physiquement l’opposant Modeste BOUKADIA, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2009. Comme pour les Disparus du Beach qui se seraient suicidés tous seuls, M. MABIALA voudrait-il dire que M. Modeste BOUKADIA se serait tabassé tout seul ?

Quant à l’évacuation sanitaire de M. BOUKADIA, aux dernières nouvelles, c’est M. MABIALA lui-même qui s’opposerait à l‘évacuation de Modeste BOUKADIA, en représailles à la plainte portée contre « X » sur cette nette et abominable agression physique subie par M. Modeste BOUKADIA.

Et ce qui est pathétique et indigne, malgré ce qui précède, c’est de voir des pays comme la France décorer des criminels de la Légion d’Honneur !

Enfin, l’Association UNION-CONGO, en accord avec d’autres association du Congo, s’adressera à l’OMS, au PNUD, l’UNICEF, l’U.E., l’U.A., l’UNESCO et l’ONU pour leur demander de nommer des Commissions d’enquête internationale sur les systèmes carcéral, éducatif et de santé en République du Congo, pour établir la vérité sur la gouvernance de M. Sassou et son clan depuis 1977, à laquelle contribue M. Pierre MABIALA.

Paris, le 08 mars 2017 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

 

LARGE DIFFUSION

 
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 11:39

Sony Labou Tansi et Dieudonné Niangouna

Frères de scène et de combat

par Marina Da Silva, 7 mars 2017

Le Monde diplomatique

Frères de scène et de combat

 

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Toutes les photos du billet sont de Christophe Raynaud de Lage

Le premier est un immense écrivain congolais né en 1947 à Kinwanza (Zaïre) et mort le 14 juin 1995 au Congo-Brazzaville à l’âge de 47 ans. Poète et aussi dramaturge, metteur en scène et fondateur du Rocado Zulu Théâtre, Sony Labou Tansi laisse une œuvre forte et flamboyante : six romans, une quinzaine de pièces et des poèmes à l’infini dont le fil rouge est la révolte et l’engagement. Contemporain de son aîné Aimé Césaire dont il disait qu’il lui avait emprunté « trois petites choses qu’il aura été grandiosement : c’est-à-dire un poète, un penseur et un homme », on ne peut que s’étonner du manque de reconnaissance que son œuvre, de la veine de celle de Césaire, eut de son vivant, une grande partie n’ayant été éditée qu’après sa mort. Sa notoriété n’a pris vraiment son envol que depuis quelques années, notamment grâce à la découverte récente de plusieurs manuscrits, dont certains ont été publiés en 2015 comme Encre, sueur, salive et sang, dans une édition établie et présentée par Greta Rodriguez-Antoniotti, au Seuil.

Lire aussi Boubacar Boris Diop, « Qui a peur du wolof ? », Le Monde diplomatique, mars 2017. Le second, Dieudonné Niangouna, est également auteur et poète, acteur et metteur en scène, directeur du festival international de théâtre de Mantsina-sur-scène à Brazzaville, où il est né en 1976, et a grandi au milieu des guerres qui ont ravagé son pays tout au long des années 1990. Avec son frère Criss, il a crée sa compagnie Les Bruits de la Rue pour ancrer son théâtre dans le monde qui les entoure, les rues de leur ville, et faire naître une écriture et une esthétique nouvelles. Il a mis ses pas dans ceux de Sony en lui disant « : t’inquiète, mon vieux, je fais mon œuvre mais je termine la tienne ». C’est le prélude de la pièce Antoine m’a vendu son destin/ Sony chez les chiens que l’on peut voir jusqu’au 18 mars au Théâtre de la Colline.

LIRE LA SUITE (cliquer sur le lien) : http://blog.mondediplo.net/2017-03-07-Freres-de-scene-et-de-combat

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 22:52
Sassou à la Hitler Sassou à la Hitler

Dans la lettre ouverte ci-dessous adressée au président congolais, Denis Sassou N’guesso, l’auteur lui demande d’arrêter de harceler ses opposants dont certains dans le meilleur des cas, croupissent en prison. D’autres, au pire des cas, sont tout simplement envoyés ad patres. C’est pourquoi l’auteur lui demande d’assumer avec courage son passé. Car, comme on aime à le dire, Sassou peut échapper à la justice des hommes mais pas à la justice immanente. Lisez !

Excellence Monsieur le président, votre pays est sous les feux de la rampe, ces derniers temps, et cette situation n’est pas étrangère à votre gouvernance. On le sait,  vous totalisez plus de trois décennies de pouvoir  à la tête du Congo Brazza.  Arrivé au sommet de l’Etat en 1979 par la force des armes plutôt que par celle des arguments, vous vous êtes ensuite mordu le doigt d’avoir permis une ouverture démocratique qui aura entraîné votre défaite  dans les urnes et provoqué l’arrivée du brillant généticien de son état, Pascal Lissouba.

Vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie

Du fait de votre goût très prononcé du pouvoir,  vous avez vécu cela comme une humiliation. Par tous les moyens, il vous fallait reprendre votre « dû » et c’est ainsi que vous parviendrez à reconquérir le pouvoir par les canons en 1997, avec la complicité de la France  de  Jacques  Chirac. Depuis lors, vous ne  manifestez aucune intention de  faire valoir vos droits à la retraite, bien au contraire,  vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie.  A présent, c’est  visiblement  la logique absolue du « J’y suis et j’y reste forever ». Vous régnez donc en maître absolu sur la nation congolaise qui se gargarise injustement d’être une République. Mais cela crève les yeux, sous votre magistère,  le Congo Brazza est aujourd’hui tout, sauf une République du fait de vos lubies et autres excès de potentat.   Trois décennies de pouvoir !  C’en est trop ! Dans votre for intérieur,  vous ne vous faites certainement pas d’illusions : vous êtes craint  plutôt qu’aimé des Congolais.   Et comble de malheur, ils semblent s’être résignés à la réalité qu’il n’y a plus rien à faire. Ils ont donc fini par abdiquer.   Sachant à quel type de satrape  ils ont affaire, ils ont fini par se faire une religion : Brazzaville n’est pas Ouagadougou et Sassou Nguesso n’est pas Blaise Compaoré. Car, si Blaise Compaoré a renoncé à tenter la solution du pire quand le pouvoir avait pratiquement  achevé de lui filer entre les doigts et que les carottes étaient quasiment cramées pour son pouvoir, les Congolais savent que vous, au contraire, êtes prêt à tout, y compris à enjamber leurs cadavres pour  rester le chef incontesté.   

Le colonel Marcel Ntsourou mort  récemment et de façon mystérieuse en détention

 A ceux   donc qui disent que vous ne supportez ni ne souffrez la contestation, il est difficile de ne pas leur donner raison. Du reste,  quel sort réservez-vous  à ceux qui osent s’affranchir de votre  tutelle et se dresser sur votre chemin ? Beaucoup l’ont payé de leur vie. A l’instar de votre ex-bras droit,  le colonel Marcel Ntsourou, mort  récemment et de façon mystérieuse en détention, certainement parce qu’il fallait à tout prix le faire taire à jamais ; lui qui en savait un peu trop sur vous.  Quid de l’un de ses avocats, aujourd’hui en prison, qui  devrait  avoir de sérieuses raisons de craindre pour sa vie ?  Comme lui, les plus chanceux croupissent en ce moment derrière les barreaux, à l’image du  général Jean-Marie Michel Mokoko dont les malheurs d’aujourd’hui ne sont pas étrangers à son rêve d’avoir voulu être calife à la place du calife. 

Vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur.

Et que dire de  Paulin Makaya, le leader de l’Union pour le Congo (UPC) qui, lui aussi,  a maille à partir avec la Justice du Congo ?  Tout se passe comme si, malgré les nombreuses critiques internationales, vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur. Bien entendu, vous et votre entourage ne manquerez jamais d’arguments pour accabler tous vos anciens collaborateurs, ceux qu’il faut tuer en les  accusant de rage.   Mais nul n’est dupe.   Tous ces anciens proches aujourd’hui en dissidence, doivent aujourd’hui leur calvaire à leur audace ou plutôt à ce que vous percevez aujourd’hui comme de l’ingratitude à votre égard !

Excellence Monsieur le président, quelle image renvoyez-vous au reste du monde ? Vous en souciez-vous seulement ? 

L’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance, à l’exception toutefois du Togo

On dit des dirigeants d’Afrique centrale  qui passent pour être les « Toto » de la démocratie sur le continent noir, qu’ils ne se rassasient jamais de pouvoir, et par conséquent, ils abhorrent l’alternance démocratique.  Et il faut craindre qu’il en soit ainsi, pour longtemps encore, alors que, pendant ce temps,  l’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance à l’exception toutefois du Togo dont la Constitution  a servi sur un plateau d’or, le caviar de la non-limitation des mandats au bénéfice de  Faure Gnassingbé qui a toute la latitude de renouveler ad vitam aeternam son bail au palais de Lomé II.   

Excellence  Monsieur le président, quand consentirez-vous enfin à passer la main pour ne pas donner l’impression que ce qui est  bon, ne doit l’être que pour vous et votre clan ?  J’ai suivi un documentaire datant des années 80, dans lequel vous vous affichiez fièrement aux côtés du président Thomas Sankara en visite officielle chez vous à Pointe-Noire. Le jeune président  burkinabè brillait de mille feux au point qu’il paraissait avantageux, pour vous, de montrer  à votre peuple que vous étiez en totale phase avec lui. Les dividendes politiques étaient énormes. De ces années à ce jour, convenez qu’il y a toute une éternité ! Toute une génération n’aura connu que vous, comme président.  Bien sûr, vos partisans et autres Raspoutine ne manqueront pas de rétorquer que vous n’êtes pas le seul à avoir passé tant d’années au pouvoir. Car, après tout, vous ne détenez pas la palme  en matière de longévité au pouvoir en Afrique, à côté des présidents Paul Biya, Dos Santos, Mugabe,  Obiang Nguéma et autres.  

Vous êtes toujours prêt à resservir  l’argument spécieux, comme vous l’aviez dans le temps souligné, que même en Allemagne, il n’y a pas de limitation de mandats. Sauf que  ce pitoyable mémoire en défense cache bien mal une réalité sordide : le peuple congolais est sous votre férule, contrairement au peuple allemand totalement libre de choisir ses dirigeants. Et la chape  de plomb qui n’en finit pas d’étouffer le peuple congolais,  a quelque chose de  moralement abject. Votre comportement peut être expliqué par le fait que vous n’êtes pas un homme tranquille.    Car,  on peut imaginer qu’un éventuel après-pouvoir, pour vous, sonnerait le début de tous vos malheurs. En un mot comme en mille, à l’idée de penser à une vie en dehors du pouvoir,  vous en êtes malade ; une épouvante s’il en est ! Surtout que vos placards pourraient  crouler sous le poids de vos nombreux cadavres, compte tenu des nombreuses affaires d’Etat auxquelles vous pourriez être associé, dont « les disparus du  Beach », l’explosion du dépôt d’armes de Mpila et j’en passe. On peut donc imaginer que vous ne voulez pas prendre le risque de vous exposer ; de vous lever de la dalle sur laquelle vous êtes assis et sous laquelle vous cachez bien des dossiers  ténébreux de la République !

 Excellence Monsieur le président,  le peuple congolais doit-il, pour autant, payer pour vos fautes ?  N’y a-t-il pas lieu, pour vous, d’assumer avec courage votre passé ? Sans doute en désespoir de cause, ce peuple attend-il à présent que Dame nature fasse son oeuvre pour résoudre « le problème Sassou ».  Et l’on présume que c’est même votre souhait ;  la mort deviendrait  alors une bienheureuse transition entre votre pouvoir et le voyage sans retour, loin des tracas de la vie terrestre ; un scénario qui ne serait pas sans avantage pour vous : ne pas avoir à rendre des comptes et mieux, bénéficier de funérailles nationales et grandioses dignes de votre rang.  Mais à propos du Ciel, si vous y pensez encore – car certains de vos pairs en sont arrivés à penser qu’ils sont immortels - je me pose la question de savoir si vous êtes vraiment croyant. Et si oui, craignez-vous  Dieu ?  Je me permets d’en  douter. Car, au Congo, rien ne peut vous être refusé ; et dans cette posture de toute puissance,  bien des dirigeants en viennent à croire qu’ils sont Dieu incarné sur terre. Peut-être est-ce aussi votre cas.  En tout état de cause, à ceux qui vous font penser cela, opposez-leur l’évidente réalité que vous êtes bel et bien mortel. Et comme tel, aujourd’hui suffisamment avancé en âge, tout ce qui devrait paraître primordial à cet âge, devrait être de  rechercher le Ciel, après avoir tout eu sur  terre.  Cette lettre n’a nullement pour intention de monter votre peuple contre vous. Car,  après tout, c’est à lui de prendre ses responsabilités et nulle autre personne ne le fera à sa place.  Elle n’a pas non plus pour objectif de susciter des troubles à l’ordre public comme on l’entend couramment chez vous.  Elle vise seulement à souligner qu’il n’est peut-être pas tard pour vous ! Dieu a-t-il encore une place dans votre cœur ?  Si oui, il serait plus judicieux de faire comme l’enfant prodigue dans les Saintes Ecritures.

Par Cheick Beld’hor SIGUE

SOURCE : http://lepays.bf/lettre-ouverte-au-president-denis-sassou-nguesso-le-peuple-congolais-doit-il-payer-pour-vos-fautes/

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 02:01
 
Congo- Brazzaville : Mort du Colonel Ntsourou Marcel en prison. Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville. Sassou Nguesso a eu raison de Marcel Ntsourou... Ceux qui l'ont placé là dans les conditions inoubliables doivent se souvenir... et qu'ils sachent que les orphelins victimes de Sassou seront les interlocuteurs de la France, demain...
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Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville

 

Procès Ntsourou Procès Ntsourou
 

En 1997 il était le  Gouverneur Civil et Militaire de la Région du Kouilou
 
Soupçonné d'être l'instigateur de l'explosion de la caserne de Mpila en 2012, le colonel Marcel Ntsourou était devenu un opposant virulent au régime congolais. Le 16 décembre, une perquisition à son domicile a tourné à la guérilla.
 
Scènes de panique dans le centre de Brazzaville, lundi 16 décembre au matin. Pour la population, les détonations d’armes lourdes ravivent le cauchemar toujours présent des guerres civiles. Pour le colonel Marcel Ntsourou, 57 ans, c’est la fin sanglante d’un film dont il s’est cru le héros. Ce Téké des Plateaux, formé en Roumanie et en ex-URSS, fut pendant longtemps un fidèle du président Sassou Nguesso avant de basculer dans l’opposition la plus radicale.
 
Responsable du front de Pointe-Noire pour le compte de son chef en 1997, il est nommé après le conflit successivement au poste de directeur du renseignement militaire, de commandant des écoles militaires et de numéro deux du Conseil national de sécurité. Trois fonctions enviables, mais l’avancement en grade ne suit pas. Ntsourou, qui exige ses étoiles de général, en conçoit une frustration de plus en plus vive. Le 3 mars 2012, lors d’un discours prononcé à l’occasion de son anniversaire, il se lâche devant ses invités : s’il n’est pas promu, c’est parce qu’il est téké et que les Mbochis (l’ethnie du chef de l’État) ont décidé d’étouffer les cadres de sa communauté. Le lendemain, 4 mars, l’explosion meurtrière de la poudrière de Mpila dévaste plusieurs quartiers de la capitale. Le 30 mars, Ntsourou est arrêté, puis placé en détention dans le cadre de l’enquête. Cette fois, la rupture est consommée.
 
Un an et demi plus tard, le 10 septembre 2013, c’est un homme en colère qui recouvre sa liberté après avoir été condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis par le tribunal de Brazzaville – décision contre laquelle le ministère public fait aussitôt appel. De retour dans sa villa de fonction du camp du 15-Août, Marcel Ntsourou se lance alors dans un bras de fer à visage découvert avec le pouvoir. Parlant volontiers de lui à la troisième personne, il multiplie les déclarations agressives, demande à être entendu par la justice française dans l’affaire dite des disparus du Beach et jure d’empêcher son ancien mentor de se présenter à la présidentielle de 2016. "J’ai la rancune tenace et nous sommes dans une haine mortelle, déclare-t-il. Sassou sait que le prochain coup appartient à Ntsourou et qu’il lui sera fatal."

Autre échantillon : "Dégagez la lune et son obscurité : Sassou. Et vous verrez apparaître le soleil et la lumière : Ntsourou." Le colonel, qui est entré en contact avec deux anciens ministres tékés de Sassou Nguesso en rupture avec ce dernier, Mathias Dzon et André Okombi Salissa, et qui croit bénéficier du réseau de soutien des anciens enfants de troupe, se prépare-t-il alors à tenter un coup d’État ? Toujours est-il que, profitant d’un évident laxisme des autorités, il transforme sa résidence en bunker, y entassant armes (kalachnikovs, fusils-mitrailleurs RPD, grenades, explosifs…) et miliciens de tout acabit, dont une bonne partie de Ninjas venus de la région du Pool. Il se fait même creuser un tunnel d’évacuation.
 
Quarante morts chez les rebelles, 2 chez les forces de l’ordre
 
Le 15 décembre, lorsque, après une banale interpellation de fidèles de Ntsourou qui a mal tourné, des policiers se présentent au domicile de ce dernier pour y faire une perquisition, ils sont accueillis par des coups de feu. Le lendemain matin, des blindés et des unités de la garde républicaine du général Nianga Mbouala se déploient autour de la villa où le colonel, sa famille et une petite centaine d’hommes armés sont retranchés.
 
Le siège, entrecoupé de combats d’une extrême violence, durera près de quatre heures avant que Ntsourou annonce sa reddition par téléphone au général Jean-François Ndenguet, chef de la police, et agite un petit drapeau blanc au milieu des cadavres de ses partisans. Bilan : une quarantaine de morts côté rebelles, deux chez les forces de l’ordre et 55 interpellations. Le soulèvement des casernes de Brazzaville, espéré par le desperado, n’a jamais eu lieu. L’abcès Marcel Ntsourou est désormais crevé. Reste à en traiter les métastases.
 
Au Congo-Brazzaville, Marcel Ntsourou a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il a donc été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Il avait été arrêté en décembre 2013 après de violents affrontements entre ses miliciens et l'armée en plein centre de Brazzaville.
 
L’ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité a été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Seule l’infraction portant sur l’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat n’a pas été retenue contre l’ex-officier qui a écopé d’une peine lourde : les travaux forcés à perpétuité.
 
Plus d’une cinquantaine d’accusés ont également écopé de peines allant de cinq à quinze ans de travaux forcés. Parmi ces personnes figure Benjamin Okouya, un des lieutenants de Marcel Ntsourou, qui avait annoncé sa réédition lors des affrontements du 16 décembre.
 
Une cinquantaine d’autres accusés ont été purement et simplement acquittés au bénéfice du doute. Madame Charlotte Ntsourou fait partie de ces acquittés.
 
Fin d’une disgrâce
 
Les avocats de l’Etat se sont réjouis du verdict évoquant la bonne marche de l’Etat de droit au Congo. « La cour est souveraine. Je pense que les juges ont dit le droit au regard des éléments, d’après leur intime conviction. Nous pouvons nous réjouir que nous sommes au Congo dans un Etat de droit. La décision qui est rendue est tout à fait objective », a ainsi salué maître Emmanuel Oko. « C’est une décision illégale, inadmissible, rédigée ailleurs », ont rétorqué les avocats de la défense qui ont décidé de se pourvoir en cassation et ont trois jours pour le faire.
 
Même si Marcel Nstourou peut se pourvoir en cassation, cela ressemble à l'épilogue d'une longue disgrâce. Le colonel Ntsourou, qui aura été l'un des artisans de la victoire de Sassou-Nguesso à l'issue de la guerre civile en 1997, n'obtiendra jamais le grade de général qu'il convoite. Il en aurait d'ailleurs gardé une vieille amertume.
 
C'est l'explosion du dépôt de munitions de Mpila qui fait plus de 300 morts en mars 2012, qui révèle au grand jour la rupture de Ntsourou avec le pouvoir congolais. Lors du procès qui suit en 2013, le colonel estime qu'on veut lui faire porter le chapeau pour les négligences de personnalités politiques. Malgré le réquisitoire du procureur qui demande l'acquittement, il est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis.
 
L’affaire du Beach ressurgie
 
Hors de lui, Ntsourou menace alors dans les médias de parler à la justice française de ce qu'il sait sur l'affaire « des disparus du Beach ». En 1999, 350 réfugiés congolais de retour au pays disparaissent sur le port de Brazzaville. Certains affirment que le pouvoir a ainsi éliminé un certain nombre d'opposants présumés. A l'époque, Marcel Ntsourou est le numéro deux des services de renseignements.
 
Des menaces qui marquent le divorce définitif de Ntsourou avec le régime. Aux abois, le colonel se retranche chez lui avec ses hommes et le 16 décembre, des affrontements violents éclatent entre ces hommes et la police.

SOURCE : http://www.pressafrik.com/%E2%80%8BCongo-Brazzaville-Mort-du-Colonel-Ntsourou-Marcel-en-prison_a161328.html

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 Le Colonel Marcel Tsourou assassiné dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Brazzaville.

Incarcéré le 16 décembre 2013 dans le rocambolesque procès des explosions du 4 mars 2012  , relâché puis de nouveau jeté en prison le 11 septembre 2014, le Colonel Tsourou retrouvé mort dans sa cellule a été transporté à l’hôpital militaire, où son décès a été confirmé par un médecin .

Il a été de ceux qui avaient largement contribué au retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir. Il a maintenant rejoint la longue cohorte des amis du tyran trahis, empoisonnés, assassinés lâchement comme Blaise Adoua, Yves Motando et tous les autres sans-grades abandonnés sur le bas-côté dans des destinées incertaines.

Marcel Tsourou croisera les esprits des 400.000 victimes congolaises tombées dans les massacres décidés par le tyran pour instaurer sa terreur et y asseoir son pouvoir. Les compagnons de cette prison insalubre et malsaine le rejoindront  peut-être bientôt, comme tout Congolais vivant encore dans l’enfer que le dictateur sanguinaire a établi dans notre pays.

QUE TOUS CEUX QUI FESTOIENT ENCORE AVEC SASSOU-NGUESSO SACHENT QU’ILS FINIRONT COMME MARCEL TSOUROU .

LA SEULE SOLUTION POUR LE BIEN DE TOUS EST DE METTRE FIN AU RÉGIME DE SASSOU NGUESSO.

Nous sommes tous inscrits sur la longue liste des personnes, hommes, femmes, jeunes et vieux, que Denis Sassou Nguesso veut faire disparaître pour assurer, à sa seule famille, un bonheur éternel.

Pour le dictateur, dans ses rêves, nous ne sommes que des cadavres… !

Comme ce fut le cas lors de la mort de Marien N’Gouabi, aucune lésion externe n’a été relevée, par les services du dictateur Sassou Nguesso, sur la dépouille de Marcel Tsourou (Voir ci-dessous le communiqué de l’Hopital militaire)

 

Communiqué décès de Marcel Ntsourou Communiqué décès de Marcel Ntsourou
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