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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 17:27
Congo-Brazzaville/ONU/Centrafrique : Les Nations Unies désavouent Denis Sassou Nguesso sur la Centrafrique

LES NATIONS UNIES DÉSAVOUENT DENIS SASSOU NGUESSO SUR LA CENTRAFRIQUE

Les Nations unies ont peu apprécié l’accord de cessez-le-feu intervenu entre ex-milices Seleka et anti-Balaka, le 22 janvier, à Nairobi, sous l’égide de l’ex-président de l’Assemblée nationale kenyane, Kenneth Otiato Marende. Dans une lettre adressée à la présidence congolaise le 8 février (cliquez ici) Abdoulaye Bathily, le représentant spécial de Ban Ki-moon au sein de la médiation internationale sur la Centrafrique, a demandé à Denis Sassou Nguesso d’intervenir pour mettre un terme à cette initiative…

Catherine Samba Panza danse avec des fauves…

Par RIGOBERT OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville/ONU/Centrafrique : Les Nations Unies désavouent Denis Sassou Nguesso sur la Centrafrique
Congo-Brazzaville/ONU/Centrafrique : Les Nations Unies désavouent Denis Sassou Nguesso sur la Centrafrique
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 22:14
Afrique/Europe/France/Congo-Brazzaville : Attentat à Charlie Hebdo à Paris

AUCUNE RELIGION AU MONDE NE COMMANDE LE CRIME.

PAS EN MON MOM !

NOT IN MY NAME !

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans France Afrique Afrique centrale
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 02:52
[Congo-Brazzaville/Centrafrique] Le général J.-M. Michel Mokoko, le chef de la MISCA, a échappé un assassinat

by Officiel Brazzanews -

Le général Jean-Marie Michel Mokoko a échappé à une embuscade tendue par les miliciens déguisés en anti-balaka au quartier PK 12 .
Hier , 27 mars 2014, dans l après-midi, il fallait accélérer le plan de désarment au niveau du pk 12, mais le général a eu une bonne intuition de quitter tôt cet endroit parce que, juste après, il y a eu deux explosions.

Selon nos sources, Sassou a demandé à Mokoko de démissionner à la tête de la MISCA, mais celui-ci refusa. Mokoko est maintenant dans la liste noire de Sassou. Certains anti-Balaka courageux ont été payés pour éliminer le général, mais vont-ils réussir leur mission ?
Lourd bilan après l’attaque de cette nuit à pk12.

Une attaque à la grenade suivie de rafales d’armes par des hommes non identifiés a fait de nombreuses victimes cette nuit à la place mortuaire de Fatima, au quartier pk12.

Le journal Le Pays Centrafrique diffuse des images des victimes, en majorité des femmes et des enfants. Onze corps ont été retrouvés dont un bébé de six mois et deux femmes enceintes. Preuve de la violence de l’attaque, les habitants ont filmé de nombreuses douilles, allumeurs et corps de grenades.

« Sept personnes ont été tuées le jeudi 27 mars 2014 à Fatima par des hommes armés non identifiés, mais professionnels, selon les témoins, car leur opération n'a duré qu’une à deux minutes. Des fusillades à l’arme lourde dans la zonée », précise le Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme.

Source : Alwihda Info

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NOTRE COMMENTAIRE :

Sassou Nguesso regretterait-il d'avoir placé le général Mokoko à ce niveau ? M. Sassou Nguesso et son Clan auraient-ils que ce dernier ne se laisse pousser des ailes, jusqu'à envisager de lorgner le pouvoir clanique de Sassou, "un pouvoir acquis de haute lutte" (sic) ? Et si l'attentat contre le général Mokoko était un coup de Sassou Nguesso, comme il sait le faire ?

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:14
[Congo-Brazzaville/Afrique] Sassou Nguesso suscite la méfiance

Revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d’un putsch sanglant, renversant Pascal Lissouba ainsi que la jeune démocratie en pleine construction, arrachée de haute lutte syndicalo-ouvrière chère à Dieudonné Tsati, doyen rouge, à la conférence nationale souveraine, Denis Sassou Nguesso intrigue pas seulement les populations du Congo-Brazzaville. Mais aussi au delà. Il suffit de jeter un regard sur la liste des chefs d’Etat présents à Edou à l’occasion de la célébration du cinquième anniversaire du décès en 2009 d’Edith Lucie Bongo au Maroc pour lever tout équivoque.

Confiance ne rime pas avec Sassou
En effet, les chefs d’Etat d’Afrique Centrale, armés d’une prudence de sioux, ont brillé par leur absence remarquée. Sa réputation d’homme sans
parole, déstabilisateur des pays voisins (Cf : Quand Sassou Nguesso complotait contre le Président équato-guinéen Théodoro Obiang Nguema in
congo-liberty.com, 9 mars 2014), d’arrogant, de manipulateur, de poseur de chausse-trappes et de tricheur s’étend au-delà des frontières nationales. « On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance », écrivait le cardinal de Retz. En d’autres termes, mieux vaut un pari risqué qu’un repli qui laisse décider les autres. Car, in cauda venenum, il vaut mieux apprivoiser un serpent cobra que de placer sa confiance dans le cœur de Sassou Nguesso.

Le naïf colonel téké Marcel Ntsourou vient de l’apprendre à ses dépends. Sa peine de 5 ans de prison avec sursis prononcée à l’issue du procès de l’explosion du 4 mars 2012 a été transformée en prison ferme par la Cour suprême de Brazzaville. Suivant les règles de la procédure, la Cour suprême, plutôt que de « requalifier le sursis en prison ferme » , aurait dû simplement casser la décision et renvoyer l’affaire devant une autre juridiction ou la même composée d’autres magistrats, selon les règles de l’art que n’ignorent pas Aimé Emmanuel Yoka et Bienvenu Okiémi , les deux plus grands juristes du clan qui se sont comporté comme un « éléphant dans un magasin de porcelaines ». Si la Cour suprême a « révoqué le sursis » comme le soutient Aimé Emmanuel Yokale juriste conseil du clan, , cela voudrait-il dire que cette juridiction, qui n’en a du reste pas la compétence, aurait évoqué et jugé les faits qui ont conduit récemment à l’arrestation musclée de Ntsourou et que, sur cette base, elle a révoqué le sursis prononcé par les juges de fond ? (Cf Yoka et la cour suprême condamnent Ntsourou à la prison ferme, mwinda.org 18 mars 2014). Une décision prononcée par le vice-président de la Cour suprême qui disqualifie définitivement la justice du Congo-Brazzaville. Pour avoir statué en première instance sur le renvoi de l’affaire de l’explosion de la poudrière de Mpila devant la Cour d’appel du tribunal de grande instance de Brazzaville, le président Placide Lenga, malin comme un
vieux singe, a trouvé de bonnes raisons pour se débarrasser de la patate chaude refilant ainsi le « bébé » à son vice-président chargé de la sale besogne. Sassou Nguesso, Aimé Emmanuel Yoka et Bienvenu Okiémi ont sapé ainsi donc les fondements du droit du Congo-Brazzaville.

Lait sur le feu
L’ancien marxiste primitif qui défilait en uniforme militaire vert olive, foulard rouge enroulé au cou et pistolet accroché à la ceinture, est surveillé de près par les chancelleries africaines et occidentales, comme le lait sur le feu. Roulant des mécaniques dans la résolution de la crise centrafricaine dans laquelle il s’est auto-désigné médiateur et faisant pis que pendre aux chefs d’Etat de la sous-région de l’Afrique, Sassou Nguesso est-il un hâbleur (grandes promesses, slogans grandiloquents, piètres résultats) qui s’ obstine à attirer la lumière vers lui ? La manière dont le tsar d’Oyo utilise les deniers de l’Etat
pour soigner son image personnelle à l’international fournit un bel exemple de la façon dont la frontière entre l’intérêt général et abus peut être allégrement franchie. Sassou Nguesso qui vient d’accorder un crédit de 5 milliards de francs CFA à l’équipe de Catherine Samba-Panza en sus de 25 milliards de francs CFA lâchés à Michel Djotodia pour l’entretien des miliciens de la séléka a semé une belle pagaille entre la BEAC, le gouvernement d’André Nzapayéké et la MISCA . Cet imbroglio financier a eu pour source une incompréhension due au fait que, lors de la réunion des donateurs sur la Centrafrique, Sassou Nguesso, qui a pris un melon, avait parlé au nom des 10 pays membres de la Ceeac. Ce dernier avait annoncé au nom de la communauté une contribution de 100 millions de $ à raison de 10 millions de $ apportés par chaque État membre de la Ceeac. Les fonds réunis dans ce cadre seraient destinés à la Mission de soutien en Centrafrique (Misca). C’est précisément cette phrase qui a créé l’imbroglio entre la BEAC, le gouvernement Nzapayéké et la MISCA. A la grande satisfaction de Sassou Nguesso.

« Qui paie commande »
Les chefs d’Etat de la CEAC, au premier rang desquels figure Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, s’écharpent sur le nom du futur patron de la force de l’ONU. Agissant avec la délicatesse de la charge de division blindée, Sassou Nguesso a fait des propositions qui énerve encore plus. Fort de la diplomatie du pétrole inspirée par Vladmir Poutine, Sassou Nguesso, dont le pays dispose de réserves de plus de 3 000 milliards de francs CFA, revendique sans sourciller que le commandement de la force de l’ONU en RCA revienne impérativement à des officiers généraux qui connaissent bien le sol sur lequel ils feront manœuvrer leurs troupes et plus encore le peuple auquel ils devront porter secours, selon le postulat : « qui paie commande ». Pour Sassou Nguesso, qui ne s’embarrasse pas de scrupules, écrasant de son mépris les autres chefs d’Etat d’Afrique Centrale, c’est clair, la direction de la future force d’intervention en Centrafrique doit être confiée à un homme originaire du Bassin du Congo. L’allusion au général makoua du Congo-Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, est à peine dissimulée, conformément à l’offensive de charme dirigée en direction du groupe ethnique akoua,
prélude à la modification de la Constitution de 2002, après l’arrestation/libération du colonel Germain Ickonga Akindou, dilapidateur de près de 490 millions de francs CFA destinés à la construction des soutes militaires. Avec Sassou Nguesso, Aimé Emmanuel Yoka, Bienvenu Okiémi, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir », dans le domaine du droit comme celui des relations internationales, le Congo-Brazzaville a perdu la bataille de la respectabilité après celle de la crédibilité.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Afrique Afrique centrale
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:39
(Afrique/Esclavage) Les Africains sont-ils responsables de l'esclavage?

Les Africains sont-ils responsables de l’esclavage ?

L’argument classique des esclavagistes européens des 17e et 18e siècles, c’est que les responsables de la mise en esclavage des Africains seraient les Africains eux-mêmes.

Cet argument est couramment utilisé au XXIe siècle dans un but révisionniste, pour minimiser le préjudice causé aux Africains et à leurs descendants par la traite et l’esclavage racistes pratiqués par les Européens pendant quatre siècles.

Il a l’avantage d’opposer les descendants d’esclaves aux descendants de colonisés qui les auraient « vendus » et d’éviter toute revendication commune.

Pour prévenir toute contradiction avec le dogme chrétien, universaliste, qui accorde aux Africains la qualité d’hommes, les esclavagistes considéraient, ou feignaient de croire, avec une parfaite hypocrisie, que les Africains qu’ils embarquaient étaient déjà esclaves en Afrique.

C’est grâce à ce argument que Louis XIII, qui refusa dans un premier temps de donner son accord à la mise en place d’une politique esclavagiste de la France, finit par céder : on lui fit valoir que le transport d’Africains païens et déjà esclaves pouvait être un moyen de les convertir, puis de les libérer. C’était en quelque sorte une bonne action.

Voltaire a systématiquement utilisé le procédé de l’Africain esclavagiste.

« Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les nègres : on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Le négoce démontre notre supériorité : celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »

L’argumentation insupportable de Voltaire – qui ose soutenir que les Européens démontrent leur supériorité par l’esclavage – ne repose sur aucune vérité. La quasi-totalité des Africains déportés aux Antilles étaient des hommes, des femmes, des enfants libres, arrachés à leur village, capturés pour le compte des négriers européens.

Il était moralement plus acceptable et surtout plus rentable de déléguer les opérations de capture à des subordonnés locaux, à qui l’on fournissait des armes et à qui l’on accordait une rétribution sous forme de marchandises sans valeur ou de denrées avilissantes (l’alcool).

Parfois, le seul salaire des intermédiaires était d’éviter d’embarquer eux-mêmes dans le bateau négrier.

L’utilisation d’intermédiaires locaux était un gain de temps, car plus tôt un bateau négrier arrivant sur les côtes d’Afrique repartait vers les Antilles, moins il y avait à payer et à nourrir l’équipage, plus rentable était l’expédition.

Ces subordonnés n’étaient évidemment qu’une minorité travaillant pour le compte des négriers.

En ce sens, il est absurde et particulièrement malhonnête de faire porter, à tout un continent victime de la traite et de l’esclavage, la responsabilité d’un crime organisé depuis l’extérieur, sous prétexte que quelques collaborateurs auraient participé à ce crime.

La plupart des rois africains ont au contraire résisté autant qu’ils l’ont pu à la mise en esclavage de leur peuple. Mais les esclavagistes européens se sont attachés à favoriser des guerres intestines pour que ces résistants soient remplacés par collaborateurs des opérations de traite.

C’est bien évidemment la surveillance des opérations de traite, de capture et de déstabilisation du continent africain qui a légitimé l’établissement de « comptoirs » européens sur les côtes, qui disposaient de petites garnisons.

Certains « historiens », subventionnés et encouragés par les gouvernements européens, se sont attachés, au début du XXIe siècle, à minimiser le rôle de l’Europe dans la traite raciste organisée à partir du 15e siècle par l’Europe contre l’Afrique. Pour cela, reprenant l’argumentation traditionnelle des négriers, ils ont cherché à mettre en évidence une prétendue « traite africaine » qui aurait existé de toute éternité et ils ont cautionné ces élucubrations de leur autorité « scientifique ».

D’après les travaux d’historiens plus sérieux et plus honnêtes -notamment l’Américain Patrick Manning -tout porte à croire que la traite ne s’est développée en Afrique qu’à partir du 15e siècle, pour subvenir aux besoins des Européens qui ont bouleversé durablement la civilisation de tout un continent.

En ce sens, l’utilisation de collaborateurs pour les opérations de traite aux 17e et 18e siècles préludait aux politiques de déstabilisation consistant à mettre en place, à la tête des gouvernements africains, des hommes de paille ou à provoquer des coups d’État, procédés couramment utilisés à la fin du XXe et au début du XXIe siècle, malgré une décolonisation apparente, pour maintenir, à des fins bien entendu économiques, le continent africain sous la tutelle de l’Europe sous prétexte que l’Afrique ne serait pas mûre pour la démocratie et que les dirigeants seraient corrompus.

SOURCE : http://www.une-autre-histoire.org/les-africains-sont-ils-responsables-de-lesclavage2/

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:13
(Afrique/Congo-Brazzaville) Comment se débarrasse-t-on d'un dictateur ?

LES DICTATEURS SASSOU ET BOZIZÉ

Pour se débarrasser de son dictateur, la première règle est de ne compter que sur soi-même . Surtout, il ne faut pas croire que les Occidentaux voleront à votre secours . Faites d’abord le boulot, pas de France, ni sur Facebook, sur place, avec courage et l’esprit de sacrifice, c’est alors seulement qu’ils se souviendront de l’universalité des fameux «principes démocratiques».

En second lieu, il n’est pas nécessaire d’avoir un homme providentiel , bien souvent il vous décevra et s’accaparera le pouvoir à la première occasion. Lui préférer une révolution sans leader, sans autre visage que celui du peuple. Cela a pour mérite de rallier les militaires et d’attirer la curiosité de l’opinion internationale.

Troisième point, il faut savoir choisir soigneusement ses manifestants . Veillez à tenir à l’écart les religieux extrémistes , les politiciens opportunistes, les ralliés de la dernière heure et les anarchistes destructeurs. En revanche, une jeunesse qui ne craint pas les balles et les gaz lacrymogènes —périmés ou non—, est un atout indispensable. La composante féminine est encore plus utile. Elle ajoutera du crédit à votre projet, vous ralliera une part non négligeable de la population (les femmes sont majoritaires dans TOUS les pays sauf l’Inde), abaissera le niveau de violence potentielle, et à l’occasion, une manifestation de femmes aux sein nus vous procurera quelques photos inoubliables.

Quatrièmement, cultivez vos amitiés sur Facebook . Ce ne sont pas plusieurs centaines, ni plusieurs milliers, mais des millions d’amis que vous devez avoir. Deux millions de Tunisiens ont leur page Facebook … C’est la condition du succès: l’effet feu de brousse qui se transforme en un gigantesque incendie. Internet est votre meilleur ami et votre plus sûr allié. Le dictateur, même bien informé, ne sait pas encore comment contrer le Web.

Dès lors, vous devez veiller à documenter votre révolution en vous équipant de smartphones capables de filmer les manifestations ou la répression policière. Les Chinois fabriquent de faux iPhone à bas prix, on peut s’en procurer pour une somme raisonnable. Et puis, pour une fois au moins dans votre vie, vos films amateurs intéresseront un public plus large que votre cercle familial. Le quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol est à portée de main…

Cinquièmement, trouvez un nom qui sonne bien pour votre révolution. Les fleurs (œillets, tulipe, jasmin ) ça commence à lasser. Les couleurs (rouge ou orange) ça n’est guère glamour. Au rayon des tissus, hormis le velours, on ne voit pas trop quoi choisir… Tweed, popeline, wax ou bazin… vous pouvez essayer mais le succès n’est pas garanti.

Dans le même ordre d’idée, un bon slogan vaut mieux qu’un long discours. « Ben Ali dégage! », simple et direct —bien qu’un peu sommaire— s’est révélé d’une efficacité redoutable. On peut certes le reproduire de pays en pays, mais vous devez faire preuve d’originalité; c’est à ce prix que votre révolution sortira du lot et sera médiatisée de par le monde.

Sixièmement, sachez retourner les policiers et les soldats . Après tout ce sont des hommes comme vous, des citoyens et des pères de famille. Beaucoup ont les mêmes problèmes quotidiens que vous. Ils habitent parfois la rue d’à côté. Profitez-en donc pour aller sonner à leur porte la nuit venue, et les convaincre —en insistant si nécessaire— de rejoindre les rangs de la révolte. Si certains sont réticents, essayez avec leurs enfants. Les fils de policiers ont sans doute des comptes familiaux à régler avec papa. Ils seront les premiers sur les barricades, à jeter des pierres.

Le septième point est le plus important en ce début de 21e siècle. Votre révolution doit être exemplaire afin de pouvoir s’exporter. Pas de pillage à grande échelle: on n’est pas en Grèce. Pas d’usage de déjections humaines ou animales: on n’est pas en Grande-Bretagne dans une manifestation d’étudiants en colère. Pas de lynchage systématique: on n’est pas au Pakistan.

En revanche, ayez quelques blogueurs lookés «sympa», à la Steve Jobs, patron cool, qui sauront s’adresser aux journalistes et poser devant les caméras. Autre façon de séduire, nommer rapidement un blogueur à un poste ministériel, d’où il tweetera pendant les Conseils des ministres. Accueillir à bras ouverts la presse étrangère, et se mettre dans la poche un grand réseau de télévision, de type Al-Jazeera ou CNN.

Huitième point, mettez la main sur le carnet d’adresses privé de votre dictateur . Il a probablement tout un réseau d’amis puissants venus d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique: présidents, ministres, hommes d’affaires, intellectuels et artistes de renom. Il s’en trouvera bien quelques-uns qui auront passé des vacances dans vos hôtels de luxe, au frais du contribuable.

Plus ces personnalités seront puissantes dans leur pays et plus vos révélations provoqueront de scandale. L’objectif étant de faire culpabiliser les grandes puissances et de les amener à vous soutenir pour ne pas paraître complices. Au passage, vous aurez sans doute la satisfaction de voir quelques ministres étrangers démissionner piteusement en s’excusant d’avoir dégusté des bricks au thon dans l’avion privé d’un homme d’affaires proche du régime.

Neuvième point, c’est le moment de penser à culpabiliser la finance mondiale . Votre dictateur est d’abord un voleur et les banquiers du Nord sont ses complices . L’argent est quelque part dans des coffres étrangers, c’est le moment de le crier haut et fort et de réclamer son retour au pays. Vous aurez, de surcroît, l’immense plaisir de voir des banquiers cossus ou des dirigeants complices faire acte de contrition en public. Avec un peu de chance, il se trouvera un Suisse pour demander pardon. Soyez magnanime, n’exigez pas forcément la tête de votre dictateur, mais simplement son portefeuille, qui, après tout, est un peu le vôtre.

Dixième point . Si Dieu s’est reposé au septième jour, il n’est pas question pour vous de faire de même. Une fois le dictateur en fuite, la partie n’est pas pour autant terminée. Il vous reste encore beaucoup de travail pour gérer la transition et installer un nouveau pouvoir.

Une révolte, ce n’est pas si compliqué; mais une révolution c’est une entreprise de longue haleine. Gardez la tête froide.

Kidi Bebey et Alex Ndiaye

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Kidi Bebey et Alex Ndiaye - dans Afrique Afrique centrale Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 10:55
Congo-Brazzaville : Les contes de Marcelline Fila : "Nkengué La Capricieuse"

Congo-Brazzaville : Les contes de Marcelline Fila : "Nkengué La Capricieuse"

« Nkengué La Capricieuse » est un conte populaire qui est entré dans l’anthologie du patrimoine africain.

Il a bercé les soirées de nos parents et grands-parents. La sagesse des anciens est contenue dans ces contes déclamés autour du feu.

Hampaté Bâ a dit : « En Afrique, lorsqu’un vieillard meurt, c’est comme une bibliothèque qui brûle ».

Aujourd’hui, Marcelline Fila est grand’mère. Elle raconte à tous les petits enfants du monde la mésaventure de Nkengué.

Les illustrations de Serge Diantantou laissent une grande place à l’imagination. On vous laisse entrer dans l’univers de cette belle histoire.

Diantantu-Editions, Paris, 2012 – ISBN : 978-2-9531320-2-1

Pour acquérir ce conte, merci de prendre contact avec l’auteure : Mme Marcelline FILA-MATSOCOTA. E-mail : marcyfila@yahoo.fr

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Marcelline Fila-Matsocota - dans Congo-Brazzaville Afrique centrale Afrique
2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 07:50
[Afrique centrale) Air CEMAC dans les soutes d'Air France

Ainsi, pour assurer l’envol d’Air CEMAC, société aérienne sous-régionale, un partenariat public-privé a été conclu entre celle-ci et la compagnie aérienne française Air France, sur instructions des chefs d’Etat de la CEMAC, lors de la session extraordinaire tenue le 14 juin 2013, à Libreville au Gabon.

Complexe du colonisé

Au terme d'une psychothérapie de groupe poussée, on croyait naïvement que les chefs d’Etat de la CEMAC à la conciliabule de Libreville du 14 juin 2013, tirant les leçons de l’expérience foireuse et scandaleuse d’Air Afrique avec le français Yves Roland-Billecart (mars 1989-février1997) comme PDG, après la gestion chaotique d’Air Afrique par l’ivoirien Aoussou Koffi (1973-1985) et le congolais Auxence Ikonga (juin 1985-mars 1989). On croyait que ces chefs s'affranchiraient du complexe du colonisé qui pousse les plus fébriles d'entre eux à courir après la vague de l’eldorado et du succès industriel français. On aurait cru que ces derniers parviendraient ainsi à rompre leur addiction à la potion prétendument « magique » du druide de la France.

Bref, un magnifique mouvement d'émancipation de l’Afrique francophone vis-à-vis de l’Hexagone adviendraitaprès cinquante ans d’indépendance. Erreur !

C’était sans compter avec ce qu’Albert Memmi appelle « portrait du colonisé » En effet,le sursaut d’émancipation n’a pas eu lieu. Preuve que jamais la colonisation ne s’est mieux porté depuis sa fin, en 1960. La « mère-patrie » continue de chaperonner les membres de son ancien Empire.

Dans la gueule du loup

Les chefs d’Etat de l’Afrique Centrale, pieds et poings liés, ont jeté Air CEMAC dans la gueule du loup dans un secteur oligopolistique et concurrentiel coiffés par American Airline, British Aorways et Lufthansa. Partenaire stratégique d’Air CEMAC, Air France détient 34 % du capital d’Air CEMAC, les pays de la communauté 5 %, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) 15 %, le reste des parts, soit 46 %, sera réservé au secteur privé ( congosite.com, 27 juin 2013). L’analyse de la composition du capital d’Air CEMAC fait apparaître que la société aérienne française Air France qui n’affiche pas une santé financière mirobolante est majoritaire avec 34 %.

Historique

Air France est fondé en 1933.Ses activités se divisent en trois branches : le transport de passagers (77%), de marchandises (13%) ainsi que de l’entretien et la maintenance aéronautique (4%) et autres (6%). Au travers d’un bref historique, il est possible de relever quelques éléments marquants tel que la fusion en 1997 de Air France avec Air Inter ; en 1999 Air France rentre en bourse. Entre 1999 et 2008, Air France multiplie les alliances, les acquisitions et les fusions (Alliance avec Delta Airline, avec Skyteam ;fusion avec KLM ; acquisition de Martinair ; création d’une division Low cost, Transavia).

Air France a toujours eu une politique d’expansion par ses alliances et ses prises de pouvoirs. La participation de 34 % d’Air France au capital d’Air CEMAC obéit bien à cette logique.

L'enjeu est immédiat: "stopper l'hémorragie" de trésorerie qui pourrait faire sombrer la compagnie tricolore.

Air France, menacée sur son réseau domestique par les compagnies à bas prix et malmenée sur le long-courrier par ses rivales d’Amérique du Nord, d'Asie et du Golfe, est condamnée à faire des économies tous azimuts. Dans ce contexte, Air France a du mal à réduire l'écart de compétitivité avec British Airways et Lufthansa qui dominent le secteur aérien européen.

Bénéfices en chute libre

La situation d’Air France-KLM ne s’est pas arrangée depuis. Le groupe franco-néerlandais a en effet publié ses résultats trimestriels le 2 mai 2013 : s’ils font état d’une amélioration du résultat d’exploitation, la perte nette s’est, elle, considérablement creusé. La perte d’exploitation a en effet été réduite à 530 millions d’euros, contre 611 millions en 2012. Au contraire, la perte nette est passée de 379 millions d’euros à 630 millions d’euros. Air France-KLM a attribué ces mauvaises performances à l’environnement économique mondial, peu favorable (Journal de l’aviation, 3 Mai 2013).

Actionnaire majoritaire d’Air CEMAC à hauteur de 34 % du capital, Air France aura une grande marge de manœuvre dans la définition de la stratégie générale de l’entreprise et du choix ainsi que dans la nomination du PDG et du président du conseil d’administration

Impossible décollage

Dans ces circonstances, comment Air France, en proie elle-même à de graves difficultés financières, peut-elle assurer le décollage de la compagnie aérienne sous régionale Air CEMAC ? l'appareil d'Etat de la CEMAC, constitué des chefs d’Etat biberonnés à la françafrique, a cultivé, en virtuose, un cynique double jeu, soutenant d'une main les populations de la CEMAC en les berçant d’illusions et offrant de l'autre une liberté de manœuvre et de trafics laissée aux managers d’Air France. Au regard du capital, Air CEMAC dont les caisses du trésor des pays membres débordent pourtant de pétro-CFA,ne serait-elle qu’un ballon d’oxygène d’Air France ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 19:30
[Afrique / Esclavage] Livre : Tidiane N'Ndiaye : Le génocide voilé

Livre :

Tidiane N’DIAYE

Le génocide voilé

ISBN : 978-2-07-011958-5

« Les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains.

Cette douloureuse page de l’histoire des peuples noirs n’est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l’émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de de départ d’une énorme ponction humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XXe siècle. »

L’antropologue et économiste Tidiane N’Diaye est l’un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet.

EXTRAIT DE LA PRESENTATION

Les Arabes, au cours de leurs mouvements de conquête, ont d’abord pris, soumis et islamisé l’Afrique du Nord, avant de se diriger vers l’Espagne. Dans ce pays, ils développèrent une brillante civilisation, symbolisée par les émirats et califats de Cordoue. Puis, à leur retour en Afrique, dans une nouvelle vague d’islamisation des peuples, ils amenèrent avec eux une cascade de malheurs. Sous l’avancée arabe, la survie était un véritable défi pour les populations. Des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman. Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale. Telle était en réalité la première entreprise de la majorité des Arabes qui islamisaient les peuples africains, en se faisant passer pour des piliers de la foi et les modèles des croyants. Ils allaient souvent de contrée en contrée, le Coran d’une main, le couteau à eunuque de l’autres, menant hypocritement une « vie de prière », ne prononçant pas une parole sans invoquer Allah et les hadiths de son Prophète…

(…) Alors que la traite transatlantique a duré quatre siècles, c’est pendant treize siècles sans interruption que les Arabes on razzié l’Afrique subsaharienne. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés on disparu du fait des traitements inhumains et de la castration généralisée…

DU MÊME AUTEUR :

  • LA LONGUE MARCHE DES PEUPLES NOIRS PASSIONS CREOLES, Editions Publibook
  • MEMOIRE D’ERRANCE, Editions A3
  • L’EMPIRE DE CHAKA ZOULOU, Editions L’Harmattan
  • L’ECLIPSE DES DIEUX, Editions Le Rocher / Serpent A Plumes
  • LES FALACHAS, NEGRES ERRANTS DU PEUPLE JUIF, Editions Gallimard, collection Continents Noirs
  • LE GENOCIDE VOILE, Editions Gallimard, collection Continents Noirs
  • PAR DE-LA LES TENEBRES BLANCHES, Editions Gallimard, collection Continents Noirs

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