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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 03:29
 

ALERTE ! ALERTE ! ALERTE !


WILFRID NGUESSO FAIT LE MENAGE !

PARTAGEZ ! PARTAGEZ ! PARTAGEZ !

LARGE DIFFUSION SVP !

Chers amis, bonjour !

Certainement dans la perspective de ses procès à venir dans les affaires des "BIENS MAL ACQUIS" « BMA », M. Cesar Wilfrid NGUESSO, par l'entremise de son Avocate, est en train de vouloir faire le ménage en mettant la pression sur les Blogueurs pour faire disparaître tous les articles le concernant dans leurs BLOG dans les affaires de corruption, de détournement, de blanchiment et des biens mal acquis, etc.

Les gestionnaires du Blog « LA LETTRE DU CONGO-MFOA » ont reçu une MISE EN DEMEURE de l’Avocate de Wilfrid NGUESSO où elle menace ses gestionnaires de poursuites judiciaires pour diffamation.

Veuillez trouver ci-dessous la mise en demeure reçue de son Avocat, Maître Delphine Meillet, dont nous ne savons et ne connaissons les coordonnées postales exactes de son Etude, en dehors de son adresse e-mail.

Qu'à cela ne tienne, les articles incriminés ne concernent pas directement son client. Il y est simplement cité. Ceci étant, si M. Wilfrid NGUESSO y tient, nous irons jusque devant les Tribunaux, afin que nous puissions faire LE PROCES DU CLAN AUQUEL IL APPARTIENT ET DU REGIME DE BRAZZAVILLE DIRIGE PAR SON ONCLE.

Nous chargeons celles et ceux qui le connaissent ou qui sont en contact avec M. Wilfrid NGUESSO de lui dire que nous sommes prêts à cette confrontation. Ce sera le meilleur moyen de mieux exposer cet HOMME D’EGLISE, CET HOMME DE DIEU, qui se livre à la jouissance des BIENS MAL ACQUIS.

M. Wilfrid NGUESSO se paye tous les Avocats qu'il veut avec justement de l'argent volé ou gagné malhonnêtement. Pathétique pour un homme qui se dit Pasteur, Homme d'Eglise !

Merci de votre soutien à vous tous !

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

(E-mail : congomfoa@gmail.com)

 

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MISE EN DEMEURE

Objet : Mise en demeure de suppression de contenu

Cher Monsieur,

Je vous contacte en ma qualité de conseil de Monsieur Wilfrid NGUESSO.

Vous avez publié en date du 31 mars 2017 sur le blog « La lettre du Congo - MFOA » un article intitulé « Corruption et affairisme prospèrent toujours au Congo du tyran Sassou Nguesso » lequel est disponible à l’adresse suivante

Aussi je vous mets par la présente en demeure, en votre qualité d’administrateur du blog « La lettre du Congo - MFOA », et pour le compte de mon client de supprimer l’article susmentionné, en ce qu’il est diffamatoire à l’encontre de Monsieur Wilfrid NGUESSO.

La diffamation est définie par l’article 29 alinéa 1er de la loi du 29 juillet 1881 comme « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés ».

La diffamation publique envers un particulier est réprimée par l’article 32, alinéa 1er de la même loi aux termes duquel « La diffamation commise envers les particuliers par l'un des moyens énoncés en l'article 23 sera punie d'une amende de 12 000 euros ».

Monsieur Wilfrid NGUESSO porte à votre connaissance l’existence des contenus illicites suivants (en gras, en italiques et soulignés) au titre de la diffamation publique envers un particulier :

« « Willy » a un faible pour les belles voitures : Porsche Panamera Turbo ou Cayenne Turbo, Aston Martin DB9 à la James Bond, Jaguar XJ, Land Rover Sport V8 pour ses propres déplacements. De même que sa mère, Catherine Ignanga, qui a le choix entre une Rolls Royce Phantom, une Bentley GT Speed, une Porsche Panamera Turbo, une Mercedes Maybach et une Land Rover de luxe. Le tout payé par la Socotram, par ses véhicules financiers offshore dissimulés derrière des sociétés écrans ou par une société chinoise de construction. »

Ces propos entraînent nécessairement dans l’esprit du lecteur l’idée selon laquelle Monsieur Wilfrid NGUESSO se serait rendu coupable de détournements de fonds publics dans son pays, le Congo Brazzaville.

Monsieur Wilfrid NGUESSO est ainsi explicitement accusé d’avoir acquis de nombreuses voitures de luxe en détournant l’argent de la Socotram, de ses véhicules financiers offshore dissimulés derrière des sociétés écrans ou d’une société chinoise de construction.

Or, il est incontestable que Monsieur Wilfrid NGUESSO n’a pas encore été définitivement jugé, de sorte qu’il demeure présumé innocent et que l’accusation d’avoir été impliqué dans des faits de détournements de fonds publics, en ce qu’elle implique qu’il aurait enfreint la loi, porte nécessairement atteinte à son honneur et sa considération.

En conséquence, je vous mets par la présente en demeure, en votre qualité d’administrateur du blog « La lettre du Congo - MFOA », de supprimer l’intégralité de l’article.

En l’absence de réponse de votre part 3 jours après réception de la présente, nous engagerons des poursuites à votre encontre.

Conformément à mes règles déontologiques, je vous invite à transmettre la présente à votre Conseil habituel.

Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie de croire, cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments respectueux.

Delphine MEILLET
Avocat à la Cour

E-mail : delphine.meillet@avocat-meillet.com

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 23:55

Congo : Le Docteur Nadine Boukadia, épouse de Modeste Boukadia, accuse...

 

https://youtu.be/_oCeanuQwh4

 

Le Docteur Nadine Boukadia, épouse de Modeste Boukadia, accuse Pierre Mabiala, ministre de la justice et Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire...

 

·  

ENTRETIEN DU JOUR. Nadine BOUKADIA s'exprime après le procès de son mari à Pointe-Noire © Interview de Mme Docteur Nadine BOUKADIA

 

Le 03/05/2017, les magistrats du Tribunal de Pointe-Noire, particulièrement le Procureur général, M. Norbert NKOUKOULI et le président de la cour (Jury), M. Jean-Claude TOUTISSA, aux ordres, n’ont pas dit le droit, mais ont obéi à un ordre parti de quelque part. Ils ont donc ainsi condamné Modeste BOUKADIA à 30 ans de travaux forcés et 100 millions de fcfa d’amende.

 

Mais, curieusement, après avoir eu le « courage magistral( ?) » de prononcer la sentence et condamner un homme dont le dossier est vide, M. Jean-Claude TOUTISSA, le président du jury, n’a plus le « courage magistral » de sa bravoure de se rendre à ses bureaux pour signer la GROSSE et l’EXPEDITION du verdict à travers lequel il a « condamné à mort » un innocent, M. Modeste BOUKADIA.

 

1) - Cette attitude ou ce comportement que nous mettons sur le compte de la peur ou du remord est en réalité un acte délibéré conseillé à Jean-Claude TOUTISSA pour faire traîner les choses. La barbarie ethno-tribalo-clanique a plusieurs corde dans son arc. Ainsi, le délai de trois jours passé, Modeste BOUKADIA n'a plus le droit de faire Appel. C'était le premier calcul des tortionnaires et bourreaux. Sauf qu'ils étaient loin de s'imaginer que BOUKADIA ne ferait pas appel.

 

2) - Pas de condamnation dûment signée, pas de verdict officiel. Tout le reste, au regard de la loi, n'est que rumeur. "On a jugé un tel, mais où sont la GROSSE et l'EXPEDITION, l'acte de jugement, l'Arrêt du Tribunal ? Rien !" Alors, on maintient en otage un homme sans jugement.

 

Voilà la Justice mbochi conformément aux us et coutumes ethno-tribalo-claniques auxquelles adhèrent et obéissent des individus comme Pierre MABIALA, Norbert NKOUKOULI et Jean-Claude TOUTISSA. Voilà le piège tendu par Sassou et son clan dans lequel sont tombés notre ministre dit de la justice et ses magistrats sudistes.

 

Pourquoi, M. Jean-Claude TOUTISSA, le courageux magistrat, a-t-il peur maintenant, après avoir rendu un verdict ne reposant sur rien ? Curieusement, c’est maintenant que le Juge TOUTISSA a des états d’âme, qu’il a des remords et qu’il a peur de signer, d’assumer son acte barbare ordonné par d’autres… En se comportant ainsi, sait-il qu’il est en train de maintenir illégalement et très arbitrairement en détention un homme non condamné et dont le maintien en prison, dans un Etat de Droit digne de foi, lui couterait à lui-même un emprisonnement ?

 

En effet, après André Grenard MATSOUA, en 1940 sous l’ère coloniale, car les bagnes français n’étaient qu’en Guyane, nous voici en présence d’un autre cas de bagne, cette fois-ci au Congo-Brazzaville sous SASSOU NGUESSO, qui relève de la barbarie pure agissant au nom de la « JUSTICE( ?) ».

 

Or, à notre entendement, telle que nous l’apprécions :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...). La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

 

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

 

C’est pourquoi nous disons à M. Jean-Claude TOUTISSA que le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche.

 

JUGE JEAN-CLAUDE TOUTISSA :

 

“Plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

 

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

 

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

 

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

 

Puisse notre propos vous faire réfléchir, vous, et celles et ceux qui se croient détenir le droit de vie et de mort sur les autres…

 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

- Ancien Rapporteur de la Commission ad hoc "Assassinats" de la Conférence Nationale Souveraine (1991)

- Ancien Représentant Permanent de l'Opposition Congolaise auprès de l'union Européenne (1994-2005)

- Président de l'Association UNION-CONGO

 

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/010617/congo-le-docteur-nadine-boukadia-epouse-de-modeste-boukadia-accuse

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COMMENTAIRE D'UN INTERNAUTE :

Le 03 mai 2017, la Cour d’appel de Pointe-Noire, sous la présidence du juge Jean-Claude TOUTISSA, jugeait et « condamnait » M. Modeste BOUKADIA aux travaux forcés et 100 millions de Frs CFA d’amende.

Depuis cette date, la Grosse du jugement et l’arrêt du tribunal n’ont pas encore été signés.

Or selon le Code de procédure pénale congolais, la Grosse et l'arrêt doivent être signés le jour même du jugement et au plus tard trois (3) jours ouvrés après le prononcé du verdict, sinon le verdict n'est plus validé.

Dans le cas d'espèce de Modeste BOUKADIA, il y a vice de procédure dans la mesure où, le procès s'étant tenu le 03 mai 2017 et le jugement rendu le même jour à savoir le 03 mai 2017, aucun acte de justice n’est à jour et présenté dans les délais requis conformément au Code de procédure pénale.

En d’autres termes, donc, l'arrêt aurait dû être remis le même jour, le 03 mai 2017 ou, au plus tard, trois (3) jours ouvrés, c'est-à-dire, le lundi 08 mai 2017 compte tenu du fait que le 06 mai était un samedi, et donc non ouvré.

Par conséquent, compte tenu de ce qui précède, il appert que le Juge Jean-Claude TOUTISSA n’a jugé personne et le procès n’a pas eu lieu.

Ainsi, sans signature au-delà du 08 mai 2017, M. Modeste BOUKADIA est en détention totalement arbitraire et illégale.

Dans ces conditions, que dit la Loi ?

La loi dit qu'il faut le libérer parce que la signature de La Grosse et de l'arrêt prouve que le verdict a été rendu sous contrainte. C'est ce qui fait que le Juge Jean-Claude TOUTISSA, aujourd'hui, ne peut plus signer cet arrêt ou La Grosse pour avoir dépassé les délais impartis par la Loi.

Sinon comment interpréter ou justifier un temps aussi long entre le jour du jugement et la signature de La Grosse et l'expédition un (1) mois ou plus tard ? Sinon constater la nullité du jugement et libérer Modeste Boukadia sans autre forme de procès.

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:42
Pierre Mabiala voulait son procès. Il l’a eu. Il tenait sa victime : Modeste BOUKADIA, pour mériter sa place et son titre.

 

Mais, connaissant le cynisme de Sassou Nguesso, il a dû ne pas vouloir que tous ces procès soient sous le commandement et le contrôle de son oncle Emmanuel Yoka, pour ne pas lui faire porter la laideur de leurs cynisme et barbarie. Il a donc attendu  et voulu que ce procès soit organisé par un ministre sudiste, en l’occurrence originaire des pays du Niari comme Pierre Mabiala, d’autant que l’UPADS, qu’on le veuille ou non, mène la barque à la tête du gouvernement, en la personne de Clément MOUAMBA, Premier ministre. Ceci, pour envenimer les antagonismes entre ces différentes régions du sud.

 

Cependant, l'erreur de Sassou Nguesso, dans cette affaire, est d'avoir laissé son ministre de Makabana faire le procès du 3 mai 2017, alors que plusieurs légations lui avaient demandé de ralentir les ardeurs de son Ministre de Makabana de la justice, « puisque Modeste BOUKADIA parle... »

Modeste BOUKADIA a parlé !

La dictature masquée a montré son visage au grand jour. Ce n'est plus le jugement de Modeste BOUKADIA, mais celui d'un pouvoir inique, tribal et génocidaire... Pendant le procès de Modeste BOUKADIA, les crimes d'État envers les populations du Pool étaient présents, même si le président du tribunal, Jean-Claude TOUTISSA, a tout fait pour que ceux-ci ne soient pas évoqués à chaque fois que Modeste BOUKADIA voulait aborder la question.

Pierre Mabiala voulait son procès. Il l'a eu. Mais, c'est celui de Denis Sassou Nguesso que Pierre Mabiala a initié en ordonnant à Jean-Claude TOUTISSA de confirmer la peine de la contumace : 30 ans de travaux forcés + 100 millions de fcfa d’amende à payer. Condamnant, de ce fait, Sassou Nguesso devant l'opinion internationale en le montrant cynique et inhumain. Ce faisant, la digue a sauté...

Depuis le 3 mai 2017, Jean-Claude TOUTISSA se mure dans son silence en désertant son bureau.
La Cour d'appel ne sait pas quoi faire... Car l’énoncé du verdict ne signifie pas condamnation tant que la GROSSE du jugement n’est pas signée. Ainsi, à ce jour, Modeste BOUKADIA est détenu illégalement et arbitrairement faute de jugement en bonne et due forme. Il devrait être dehors du fait de la faillite du système judiciaire. Sauf qu’au Congo de Sassou Nguesso, la barbarie est la loi suprême.

Quant à Jean-Claude TOUTISSA, depuis son domicile transformé en bunker, il se défend en murmurant : "J'ai reçu des instructions ! J’ai obéi aux ordres"

Et les vieux de la vieille de lui rappeler : "Qu'avait fait le juge qui avait jugé le colonel Tsourou qui avait aussi reçu les ordres ? Il avait refusé d'obéir parce que c'est un magistrat. Vous de Makabana, à force de penser que c'est le Président Boukadia qui a fait chasser Lissouba du pouvoir, alors que c'est vous-mêmes qui l'avez trahi au général Sassou Nguesso, vous venez de trahir le pouvoir en appliquant des ordres sans fondement sur un dossier vide avec tant de vices de procédure. Alors qu'en le libérant, tout le monde aurait pensé que c'est le Président de la République qui l'a libéré. Maintenant, en appliquant les ordres de ton parent Mabiala, tout le monde pense que c'est Sassou qui l'a condamné..."

Sans validation de La Grosse et l’Expédition, le jugement du 03 mai 2017 est nul et de nul effet.

Pointe-Noire, le 29 mai 2017

Le VIGILANT 2

Pour le compte du RESEAU CONGO-MFOA

Avec le procès Boukadia, Pierre MABIALA fait condamner Sassou Nguesso (pdf, 599.3 kB) 

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COMMENTAIRE D'UN INTERNAUTE

Le 03 mai 2017, la Cour d’appel de Pointe-Noire, sous la présidence du juge Jean-Claude TOUTISSA, jugeait et « condamnait » M. Modeste BOUKADIA aux travaux forcés et 100 millions de Frs CFA d’amende.

Depuis cette date, la Grosse du jugement et l’arrêt du tribunal n’ont pas encore été signés.

Or selon le Code de procédure pénale congolais, la Grosse et l'arrêt doivent être signés le jour même du jugement et au plus tard trois (3) jours ouvrés après le prononcé du verdict, sinon le verdict n'est plus validé.

Dans le cas d'espèce de Modeste BOUKADIA, il y a vice de procédure dans la mesure où, le procès s'étant tenu le 03 mai 2017 et le jugement rendu le même jour à savoir le 03 mai 2017, aucun acte de justice n’est à jour et présenté dans les délais requis conformément au Code de procédure pénale.

En d’autres termes, donc, l'arrêt aurait dû être remis le même jour, le 03 mai 2017 ou, au plus tard, trois (3) jours ouvrés, c'est-à-dire, le lundi 08 mai 2017 compte tenu du fait que le 06 mai était un samedi, et donc non ouvré.

Par conséquent, compte tenu de ce qui précède, il appert que le Juge Jean-Claude TOUTISSA n’a jugé personne et le procès n’a pas eu lieu.

Ainsi, sans signature au-delà du 08 mai 2017, M. Modeste BOUKADIA est en détention totalement arbitraire et illégale.

Dans ces conditions, que dit la Loi ?

La loi dit qu'il faut le libérer parce que la signature de La Grosse et de l'arrêt prouve que le verdict a été rendu sous contrainte. C'est ce qui fait que le Juge Jean-Claude TOUTISSA, aujourd'hui, ne peut plus signer cet arrêt ou La Grosse pour avoir dépassé les délais impartis par la Loi.

Sinon comment interpréter ou justifier un temps aussi long entre le jour du jugement et la signature de La Grosse et l'expédition un (1) mois ou plus tard ? Sinon constater la nullité du jugement et libérer Modeste Boukadia sans autre forme de procès.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 19:48
 
Le texte ci-après est extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meutrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", Ed. L'Harmattan, Paris, 2005.

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Des voix se lèvent contre la violence armée dans le Pool (1998-2005)

A celles et ceux qui disent que personne ne parle, ne dit rien. Voici des extraits des réactions de Mgr Portella, Evêque de Kinkala et de feu Sage du Pool, M. Florent Mienantima. Cela fait 20 ans que M. Sassou Nguesso et son clan se livrent à l'extermination des Kongo dans la région du Pool. La guerre dans le Pool n'a vraiment jamais cessé. Les opérations "Colombe 1 et 2", "Hadès", "Hérode" et "Mouebara 1 et  2" suivent toujours leur cours. Mouebara est le nom de la mère de Sassou Nguesso. . A la France qui nous a "affecté" ce criminel en 1997 par le bout d'un canon sur fond de fleuve de sang et de larmes, et au président Hollande qui lui a donné le quitus, le permis de tuer en octobre 2015, au nom des INTERETS DE LA FRANCE, le peuple Congolais demande de retirer son criminel qu'il n'a pas choisi librement. Merci de partager ce document et de faire connaître ce livre-témoignage. Un livre à lire impérativement.

 

Châtiment collectif pour appartenance ethnique

 

La recrudescence de cette violence armée dans le Pool a de nouveau mobilisé toutes les forces vives de la nation pour tenter de trouver une solution définitive à cette crise. Au nombre des initiatives prises à cette fin, il y a eu les déclarations des Evêques du Congo et leurs prises de contacts avec les autorités politiques et civiles, les déclarations de certaines personnalités politiques et civiles, la Concertation pour la restauration de la paix au Pool, organisée du 14 au 18 novembre 2002, par les ressortissants du Pool et la marche citoyenne qui les a conduits à la résidence privée du Chef de l’Etat, le 18 novembre 2002. C’est donc au terme de toutes ces initiatives, notamment à l’issue de la marche citoyenne, que le Chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre fin à la violence armée dans le Pool, en demandant aux jeunes qui ont pris les armes à rentrer de Brazzaville où il leur garantit la sécurité, l’amnistie et la réinsertion sociale. Cet appel a enclenché une réelle dynamique de résolution de cette crise armée, après avoir, au départ, semé la confusion et la panique dans les esprits des populations du Pool.

 

1. Appel à la responsabilité nationale et internationale de l’Evêque de Kinkala

  « C’est un cri que je lance à l’adresse de toute la nation congolaise et de tous ceux qui l’aiment. Ce qui se passe à présent dans la région du Pool est à peine supportable pour un cœur tant soit peu humain. Voilà déjà, en effet, plus de deux mois que cette région est l’objet d’une « sollicitude meurtrière » qui se manifeste dans un « pilonnage » assidu de plusieurs localités ; je cite, entre autres, Madzia (4 fois), Matoumbou, Yokama, les environs de Kololo, Ngandou, Malela…, sans oublier, bien sûr, « l’épicentre » même du drame : la région de Kindamba-Vindza.

Le motif déclaré de ces tristes opérations, c’est la présence incongrue et indésirable du chef de l’ancienne résistance et de ses jeunes adeptes qui, par leur marginalité parfois violente, il faut le reconnaître, dérangent la tranquillité des populations et ne contribuent pas du tout à la paix dans la région. Malheureusement, sans être familier de l’art militaire, on peut constater que ce ne sont pas ces cibles qu’on atteint, à cause de leur grande mobilité et de leur maîtrise incomparable du milieu. Ce sont plutôt les pauvres populations qui en subissent de graves conséquences : des vies humaines fauchées, des infirmités provoquées, des habitations détruites, des déplacements forcés, à pied, sur 50, 100 et même 200 km, avec des bagages de fortune, sans assistance médicale ni secours alimentaire (les ONG humanitaires n’y ont pas accès, semble-t-il, par manque de visa de sécurité), des décès en pleine route sans inhumation digne, un sol de plus en plus impropre à l’agriculture parce que saturé de bombardements. Il y a aussi la triste certitude de revoir, au retour, les maisons pillées, dépouillées du peu qui était resté, par ceux-là mêmes qui sont officiellement préposés à la protection des personnes et des biens.

Aujourd’hui encore, à cause des menaces de bombardement, au vu des engins lourds qui y sont acheminés, un véritable exode est en cours : des milliers de personnes se dirigent encore vers Brazzaville, désespérées, lassées de ce triste sort qui leur échoit. Ajouter à cela, l’angoisse de tous ces jeunes, obligés de vivre cachés dans les forêts, de peur d’être traités de « Ninjas infiltrés ou potentiels ». Quelques-uns ont été même portés disparus, par le fait de la force publique (question à instruire dans le droit et la justice).

Comment ne pourrait-on pas crier, avec le prophète : « Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante ! » (Jérémie 14, 19).

Oui, voici l’épouvante ! C’est difficile à comprendre, surtout après les « professions de foi » de nos responsables sur la paix ! Annoncer et promettre la paix et en même temps décider des opérations, sources de tant de souffrances injustes pour des filles et des fils de la nation, relève d’une logique mystérieuse difficile à décrypter.

Car, pour beaucoup d’entre nous : pour les évêques du Congo, pour le Conseil œcuménique, pour les sages des différentes régions de notre pays, pour les institutions nationales comme le Comité de suivi de la Convention pour la paix et la reconstruction du Congo et le Haut-Commissariat à la Réinsertion des ex-combattants, pour des associations comme le Comité des femmes pour la paix, le Mbongui du Pool, le Mopax, les femmes du Kouilou (1), le seul chemin capable d’apporter et de garantir une paix profonde et durable est celui du dialogue. La guerre, surtout celle-ci où les populations innocentes sont les premières victimes, n’accouche que de la destruction physique et morale. Elle ne fait qu’attiser les haines, développer les rancoeurs, faire naître, dans la région, la conscience d’être des « mal-aimés » de la République. La  solution est ailleurs. Elle est dans la reprise  du dialogue, elle est dans la réactivation de la réinsertion socio-économique des ex-miliciens, elle est dans le désenclavement de la région par la réfection urgente des routes, elle est dans l’éducation morale, civique et disciplinaire de nos jeunes et particulièrement des ex-miliciens déjà enrôlés dans l’armée qui, par leurs forfaits perpétrés (pillages, vols, viols), font honte à notre Force publique, elle est dans le développement humain harmonieux de toutes les régions du pays, elle est dans la justice et l’égalité de chance pour tous. C’est pourquoi, j’appelle de tous mes vœux un engagement plus clair et plus ferme de la part de tous ceux qui se sentent concernés par cette tragédie qui est nationale : filles et fils de toutes les régions du pays, représentants des pays amis, chrétiens et croyants, pour obtenir l’arrêt des combats et la reprise du dialogue. Oui, la paix n’a pas de prix, même si sa recherche doit mettre notre patience à rude épreuve, car ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Et les souffrances des populations innocentes ne peuvent jamais être une bénédiction pour ceux qui les causent. Oui, au nom de Dieu entre les mains de qui le Congo a été placé, et dont « les pensées sont des pensées de paix et non pas de malheur » (Jérémie 29, 11), que cesse la guerre au Congo » (2).

Monseigneur Louis Portella Mbuyu

Evêque de Kinkala

 

2. Le président des sages du Pool sollicite du Gouvernement l’arrêt des violences

Devant le spectacle macabre qui se joue dans le Pool en général, et dans son propre village, en particulier, le président des Sages du Pool, Monsieur Mienantima Florent, réagit et demande au Ministre de l’Intérieur d’assurer la sécurité des populations du Pool. Il adresse également, au même ministre, un rapport d’assassinats perpétrés par la Force publique à Mpayaka, son village.

 

Première lettre :

« Mpayaka, le 20 juillet 2002.

A Monsieur le Ministre de l’Intérieur à Brazzaville.

Objet : Compte rendu d’assassinats perpétrés à Mpayaka par la Force Publique

 Nous avons l’honneur de vous rendre compte des événements survenus au village Mpayaka.

Dans la journée du samedi 6 juillet 2002, au matin, un contingent de militaires des Forces armées congolaises en service commandé a fait irruption au village Mpayaka, soi-disant à la recherche des Ninjas.

Cependant, à défaut des Ninjas, ils ont tué dix (10) personnes non armées :

1 - Nkodia Roméo, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

2 - Bibimbou Marcel père, 82 ans, tué et brûlé dans la maison ;

3 - Bibimbou fils, 18 ans, apprenti menuisier ;

4 - Nganga Emery, 25 ans, paysan, agriculteur ;

5 - Makoumbou Dieudonné, 18 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

6 - Safoula, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

7 - Bantsimba Jean, 50 ans, Président des parents d’élèves de Mpayaka ;

8 - Lemina Albert, 70 ans, Chef de village Ngamalie ;

9 - Samba Kihanzi, 80 ans, brûlé dans sa maison ;

10 - Nsamoukounou-Wamba, femme de 65 ans, tuée mutilée par arme blanche ;

11 - Bissila, blessé par balle, non en danger de mort, est en train d’être soigné ;

En plus, ils ont torturé, battu violemment et menacé de mort un grand nombre et même le Président du comité de village, Monsieur Mienantima Florent âgé de 75 ans.

Toutefois, on peut noter que parmi les assassinés, seul Nganga Emery avait été un ex-combattant ninja qui avait rejoint ses parents et faisait ses champs.

Ensuite, ils ont brûlé toutes les maisons en toiture de paille des six quartiers de Mpayaka soit environ cent trente- cinq (135). Mpayaka a été brûlé à près de 80%. Des arbres fruitiers ont été coupés, les jeunes plants arrachés.

Mpayaka a été pillé de fond en comble avec les animaux. Après cette mise à sac, toute la population, soit environ quatre cents (400) personnes ont été contraintes d’aller à Kibouendé dans le dénuement total.

Monsieur le Ministre, vous êtes notre tutelle. La situation de Mpayaka est le sort subi par la plupart des populations et villages du Pool : un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Bien que tard, nous implorons votre intervention contre cette manière de faire.

Le présent compte rendu vous est adressé à titre d’information et à toutes fins utiles.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

Le Président du Comité de village Mpayaka

Mienantima Florent.

Ampliations :

Ministre de la Défense

Chef d’Etat Major Général FAC

Chef de District de Kinkala

Chef de Région Pool

Archives ».

 

Deuxième lettre :

« Mpayaka, le 17 août 2002.

 

A Monsieur le ministre de l’Intérieur,

Général Pierre Oba.

 

Monsieur le Ministre,

Au regard de la situation des populations du Pool qui, chaque jour devient plus dramatique que la veille, j’ai l’honneur de vous adresser la présente lettre parce que vous êtes notre Ministre de tutelle. Vous avez la responsabilité d’assurer notre sécurité.

Monsieur le Ministre, je suis Monsieur Mienantima Florent, Chef du village Mpayaka (Kinkala). J’ai 75 ans d’âge. J’ai été :

Chef de terre Mboleke (Kinkala) en 1963

Conseiller de district et de région de 1963 à 1978

Président du Tribunal de 1er degré de Kinkala de 1962 à 1977

Président du Comité de village Mpayaka de 1964 à nos jours

Député à l’Assemblée Nationale Populaire de 1973 à 1978.

A cause de ma petite expérience, j’avais été élu par mes pairs Président des sages du Pool.

 

 J’ai vécu les événements des 3 Francs en 1941, les abus de la J.M.N.R, en 1964, la recherche de Diawara dans les forêts de Goma-Tsétsé. Aucun de ces événements ne m’a inquiété personnellement. Seuls les mis en cause subissaient la répression de la loi.

En octobre 1998, les Ninjas m’ont brutalisé jusqu’à me ligoter en prétextant que j’avais conduit les Cobras qui avaient brûlé Kibouendé. Quand ils ont vérifié, ils se sont aperçus que je n’y étais pour rien. Pendant ce temps, ils avaient déjà anéanti mes biens et détruit mes trois (3) parcs avec cent vingt-sept (127) bœufs.

Cette fois-ci, les militaires des FAC [Forces armées congolaises] ont fait irruption dans mon village Mpayaka sous prétexte de rechercher les Ninjas. A défaut des Ninjas, ils ont assassiné dix (10) personnes gratuitement, blessé une par balles. Pendant ce raid, j’ai été violemment battu, sans considération de mon âge. J’ai eu quatre (4) côtes déformées. Ils ont pillé tous les biens du village. Ils ont volé mes vingt (20) cabris et mes moutons. Ils ont brûlé près de cent trente-cinq (135) maisons. Le village a été détruit à 80%.

Dans mon cas, traqué d’un côté par les Ninjas et de l’autre par les Cobras, sous la peau des FAC, je me demande de quel côté suis-je. Ceci est pour dire qu’il y a beaucoup d’innocents qui subissent dans le Pool.

Monsieur le Ministre, au cas où vous ne le sauriez pas, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’en ce moment, les populations du Pool sont victimes des exactions les plus sévères de la part des militaires de toutes nationalités confondues. Massacres, viols, rackets, bombardements d’hélicoptères, sont les maux auxquels on est soumis à tout moment. La mort est distribuée gratuitement et pour rien, selon le bon vouloir de la Force Publique. Une rencontre des FAC avec un jeune homme soupçonné d’être ex-Ninja signifie assassinat de ce dernier. Un ex-Ninja est automatiquement tué. Ils ne font pas de prisonniers. Ce système de rechercher tous les ex-Ninjas un à un est très dangereux. Ainsi traqués, bien qu'ayant déposé les armes, les Ninjas ne sortent plus. Cela signifie que le Pool perdra de ses jeunes d’ici là. Monsieur le Ministre, votre responsabilité est engagée, il faut réagir. Au village, la conclusion est que les militaires agissent ainsi selon les ordres bien reçus du gouvernement parce qu’ils ne sont jamais rappelés à l’ordre et cela dure depuis toujours. Chez le soldat, quand on dit : va ! il va, viens, il vient ; fais, il fait sinon il est sanctionné.

 Monsieur le Ministre, je voudrais aussi porter à votre connaissance que beaucoup d’hameaux ont déjà été effacés de la carte du Pool et du Congo. Les militaires passent et repassent dans les villages désertés, pillent et repillent et finissent par incendier les maisons et enlèvent les tôles. Kibouendé regroupe en ce moment les déportés de plus de vingt (20) villages de Kinkala-Nord et de Mayama. Comment vivent-ils ? Dans le plus grand dénuement. Ils ont abandonné leurs champs parce qu’une rencontre avec les FAC signifie la mort. Si la guerre s’arrête aujourd’hui, beaucoup de rescapés ne retrouveront plus de village ni de maison où habiter. Le gouvernement qui, en ce moment éprouve des difficultés pour assurer régulièrement les pensions des retraités, les bourses des étudiants, les salaires des fonctionnaires, sera incapable d’aider les paysans du Pool à rebâtir leurs maisons. Il serait donc temps que le gouvernement arrête net cette situation.

Monsieur le Ministre, une question fondamentale est de savoir si la région du Pool est en rébellion contre les institutions de la République. A mon avis, il n’en est pas question. Pourquoi alors faire subir une guerre si atroce, faire payer un si lourd tribut aux populations pour une personne que beaucoup ne connaissent même pas physiquement. Cette attitude nous fait conclure que le gouvernement nous fait subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique. C’est dangereux pour une République.

Monsieur le Ministre, en ma qualité de Sage, je voudrais vous suggérer d’abord la résolution du problème du Pool par un autre biais : celui de l’amour. Ne considérez pas uniquement votre pouvoir à asseoir à tout prix quel que soit le nombre de morts dans le Pool et sa destruction matérielle. Considérer d’abord la population. Si vous avez un peu d’amour pour les habitants du Pool, faites que le gouvernement arrête son expédition. Quel plaisir éprouvez-vous en apprenant toutes les nouvelles macabres en provenance du Pool depuis 1998 ? Il n’y a aucune gloire d’avoir saccagé une région et d’entrer dans sa mémoire comme son destructeur. L’hécatombe du Pool et même le chaos du pays tout entier exigent du gouvernement de la hauteur et surtout beaucoup de lucidité. Si le gouvernement considère les personnes avant toute chose, il devra revoir sa copie. C’est alors que le gouvernement doit chercher et réexaminer toutes les données des problèmes jusqu’au bout du raisonnement. Chez les villageois, pour arriver jusqu’au bout du raisonnement dans un problème politique à plusieurs têtes, il n’y a qu’une seule approche : le dialogue. Le dialogue est le fruit de l’amour. Tout le reste n’est que perte de temps, d’énergie, de personnes et de biens. Ce que je dis est simple, mais il n’y a que ceux qui ont l’amour pour leurs semblables qui y arrivent. Un adage de nos villages dit que si le chemin se perd, il faut repartir à la croisée des chemins. Les problèmes politiques n’ont pas qu’une seule solution. Quand un schéma ne marche pas, on en prend un autre. Si on examine les accords déjà passés, on s’apercevra que certaines clauses ont été foulées aux pieds de chaque côté. Dans certains pays, par amour, pour sauver leur population, les gouvernements décrètent des cessez-le-feu unilatéraux. Pourquoi pas chez vous ?

Monsieur le Ministre, je sais que des voix plus autorisées que la mienne ont déjà parlé dans le même sens. J’ai tout simplement voulu vous rappeler que les populations du Pool sont aussi vos citoyens et que vous avez la responsabilité de leur sécurité.

Encore une fois, Monsieur le Ministre, nous vous implorons de faire arrêter le châtiment collectif pour appartenance ethnique des populations du Pool. Soyez notre Avocat auprès du gouvernement et surtout auprès du Président de la République.

Entre-temps, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes remerciements anticipés.

Mienantima Florent ».(*) 

 (Extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, L’Harmattan, Paris, 2005)

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(*) M. Florent Mienantima, le Sage du Pool, est décédé l’année dernière (2016), à la suite d’une longue maladie.

(1) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2362 du 16 mai 2002.

(2) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2363 du 23 mai 2002

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 23:19
Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), M. Modeste BOUKADIA, a été condamné, le 03/05/2017, par la Cour criminelle de Pointe-Noire, à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES pour, dit-on : « Atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». Ce verdict repose sur le fait qu’en 2013, les militants du parti de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, au cours de leurs meetings autorisés, avaient brandi des pancartes portant l’inscription « Gouvernement=Carton rouge », réclamé la « démission du gouvernement »et la « formation d’un Gouvernement d’union nationale ».

Les magistrats du Tribunal de Pointe-Noire, particulièrement le Procureur général, M. Norbert NKOUKOULI et le président de la cour (Jury), M. TOUTISSA, aux ordres, n’ont pas dit le droit, mais ont obéi à un ordre parti de quelque part.

Rien que pour cela, il est condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés. Mais, curieusement, après avoir eu le « courage( ?) » de prononcer la sentence et condamner un homme dont le dossier est vide, M. TOUTISSA, le président du jury, n’a plus le « courage » de se rendre à ses bureaux pour signer la Grosse du verdict à travers lequel il a pour ainsi dire « condamné à mort » un innocent, M. Modeste BOUKADIA.

Pourquoi, M. TOUTISSA, le courageux magistrat, a-t-il peur maintenant, après avoir rendu un verdict ne reposant sur rien ? Maintenant, le Juge TOUTISSA a peur de signer, d’assumer son acte barbare ordonné par d’autres…

En effet, après André Grenard MATSOUA, en 1940 sous l’ère coloniale, après Nelson MANDELA sous le règne de l’apartheid en Afrique du Sud, nous voici en présence d’un autre cas qui relève de la barbarie pure agissant au nom de la « JUSTICE( ?) ».

Cependant, à notre entendement, telle que nous l’apprécions :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

A chacun de nos compatriotes, de quelque bord qu’il soit, de méditer les enseignements ci-après : 

“Plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

Rappel :

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

Puisse cette page d’appel à la méditation faire réfléchir celles et ceux qui se croient détenir le droit de vie et de mort sur les autres censés être leurs compatriotes.

Paris, le 18 mai 2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (1991)

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association UNION-CONGO

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:27

CONGO/SITUATION CRITIQUE : TOT OU TARD, LES FALC ENTRERONT A BRAZZAVILLE

Depuis l'attaque des positions de la milice de l'ethnie-Etat par les forces du pasteur Ntumi, les Forces Armées pour la Libération du Congo, à Missafou, les supputations vont bon train. On parie sur l'entrée des Ninjas Nsiloulous à Brazzaville. Une chose est sûre, les forces du pasteur Ntumi ne se contentent plus de rester dans la défensive : elles sont passées à l'offensive - ce que nous avons appelé de nos voeux depuis très longtemps. En position de légitime défense, ils viennent, attaquent, tuent, détruisent des véhicules et emportent des armes et des équipements militaires. Denis Sassou Nguesso compte avant tout sur son aviation terroriste qui bombarde tous azimuts, sans distinction. L'ennemi n'est pas distinguable. Il n'y a pas plus ressemblant à un Mukongo qu'un autre Mukongo. L'ordre est de massacrer tous les Bakongo à défaut de distinguer le bon Mukongo du mauvais. Dans le doute, tuer. Même les vieillards, les femmes et les enfants car un Mukongo reste un Mukongo, c'est-à-dire, de la mauvaise graine qui engendre de la résistance. Ce qui se déroule dans le Pool, c'est un génocide programmé, un holocauste au nom de la mère car nous sommes à nouveau dans l'Opération Mouébara dont l'objectif final est de raser le Pool. TOTALEMENT. Denis Sassou Nguesso veut terminer son crime de massacre de masse au plus vite pour éviter que la communauté internationale ne finissent par tourner les regards vers le Congo. La France a un nouveau président de la république. Trump est aux manettes aux Etats-Unis. A un moment ou un autre, la communauté internationale finira par s'intéresser à ce qui se passe au Congo sur le plan des violations des droits de l'homme. Il faut donc se dépêcher. Ce coup-ci, le monstre de l'Alima ne veut plus que l'hydre Pool se relève et se reconstitue. Du coup, il rase et brûle tout !

Denis Sassou Nguesso doit savoir que la crise qu'il a créée et qu'il entretient volontairement pourrait très bien se retourner contre lui. Toutes les conditions sont réunies pour la grande explosion finale. Financièrement, le Congo est en faillite avec perte de la confiance même des fonds vautours - ce qui paralyse toute l'économie nationale qui tourne au ralenti depuis la baisse drastique du prix du baril de pétrole. Politiquement, le pouvoir est affaibli car tous savent que Denis Sassou Nguesso n'a pas gagné l'élection présidentielle du 20 mars 2016, c'est donc un dictateur diminué qui est aux commandes de l'ethnie-Etat. le PCT se prépare à aller aux législatives en désordre. Socialement, le pays souffre du manque de carburant, de la pénurie d'eau et d'électricité, de la vie chère, de la corruption, de la violence arbitraire. A l'intérieur de la "faiblesse" publique, ça murmure, même si ça ne gronde pas encore car la soldatesque ethnique bien que formée pour obéir aux ordres, pose désormais des questions et tire en l'air. Certains vont jusqu'à la désobéissance suprême : refuser de tuer et de mourir au nom du Nkani dieu Denis Sassou Nguesso, Otsombé !

Les Ninjas Nsiloulous sont passés à l'offensive comme nous l'avons suggéré dans un de nos articles pour éviter de subir les attaques du régime. La rumeur de leur entrée à Brazzaville enfle. Nous avons à une époque indiqué qu'il y avait déjà cinq mille membres des FALC qui sont à Brazzaville et qui attendent patiemment que les tensions militaires atteignent la capitale pour sortir de leurs cachettes. C'est une question de temps : si le régime n'implose pas, il explosera. La seule supériorité offensive qui maintient le régime la tête hors de l'eau, ce sont les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens mais, en milieu urbain, une attaque de nuit, notamment quand Brazzaville est dans le noir, peut faire toute la différence. 

Nous appelons au sabotage de l'équipement et de la logistique de l'armée par la soldatesque ethnique de Denis Sassou Nguesso. Les petits sabotages suffisent à causer de grands dégâts. Si vous ne voulez pas vous rendre dans le Pool, chers miliciens de Tsambitso, il vous suffit de saboter les véhicules militaires, les chars, les hélicoptères et tout le reste. C'est facile : du sucre, du sel, du sable,  de l'eau, etc.

Au sein de la milice ethnique de Tsambitso, les gens ont de plus en plus de mal à accepter d'aller se faire tuer dans le Pool pour rien. La révolte peut venir de l'intérieur de l'armée - même si nous savons que les vrais soldats de la république sont désarmés. C'est la milice ethnique qui pourrait bien craquer. Si les FALC entrent à Brazzaville, nombreux parmi les miliciens du régime prendront la fuite car ils ne savent même pas pourquoi ils se battent.

La situation injuste dans le Pool produit désormais des effets pervers qui viennent ajouter à la morosité ambiante. On ne se demande plus si oui ou non Ntumi poussera ses FALC à entrer dans Brazzaville mais quand cela surviendra.

S'en prendre à des pauvres paysans, bombarder aveuglement ne vous fait pas gagner une guerre. La preuve, ça dure depuis plus d'un an.

Denis Sassou Nguesso ne peut pas être vaincu politiquement, son régime étant une dictature militaire. Pour en finir, il faut une insurrection armée comme nous l'avons dit à l'assemblée nationale française bien longtemps avant la crise du Pool. Si la dichotomie nord-sud ne fragmentait pas le pays, de nombreux soldats et miliciens auraient déjà rejoint les FALC. Nous souhaitons que certains soldats loyalistes se préparent à prendre le parti de leur peuple.

Les FALC ont commencé à attaquer les positions de la milice ethnique maquillée en armée nationale et on se dit qu'elles ne vont pas s'arrêter en si bon chemin. Même si Denis Sassou Nguesso appelle les siens au sacrifice suprême, tous ne sont pas prêts à mourir pour le Nkani et pour son pouvoir. LIWA YA OFELE pour que ses enfants narguent les vôtres après votre suicide pour rien ? Té !  BO BOYA NA BINO ! 

Cette situation est explosive à plus d'un titre. Tôt ou tard, elle explosera à la figure de Denis Sassou Nguesso. Il suffira juste que le monstre de l'Alima ne parvienne plus à payer sa milice privée. Aussi, nous dénonçons l'aide que madame Christine Lagarde, patronne du FMI, veut apporter à Denis Sassou Nguesso. Il faut laisser le ndzokou se dépatouiller dans sa propre grosse merde. L'éléphant finira par s'écrouler après avoir glissé sur sa propre grosse merde. La mère des questions est juste : Quand ?

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 22:32

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En plus d'être un désastre humain à cause de nombreuses vies innocentes décimées et la perte inutile d'officiers des FAC et de soldats, le conflit au Pool est un gouffre financier.

95 millions de FCFA par jour. Cela représente le coût de déploiement des hélicoptères dans le pool (carburant, munitions, primes des pilotes..).

Pendant ce temps les militaires au sol dont la prime quotidienne est de 1000 FCFA par jour ne la perçoivent pas tous les jours. Il leur arrive de passer une semaine sans toucher les fameux 1000 FCFA. Sans le sou, ils vivent alors de vol, racket et pillage...

- 1000 FCFA par jour pour nos soldats. C'est le prix de la mort. Voilà comment sont rémunérés les hommes de rang qui sont tombés récemment.

- 1000 FCFA pour tomber sous les balles des résistants ninjas pendant que le colonel Edgar Nguesso et les nombreux rejetons Nguesso se la coulent douce à Brazzaville ou dans les salons feutrés en Europe.

- 1000 FCFA pour ces pères de famille qui rentreront estropiés dans leur foyer. Que ce pauvre soldat aille expliquer à son fils qu'il a perdu une jambe, une main, un œil au combat, non pas pour protéger le pays mais pour servir le viol de la constitution et la fraude électorale de Sassou.

- 1000 FCFA. Les veuves et parents de militaires doivent savoir que leurs époux et enfants sont, disons-le et ne nous voilons pas la face, de pauvres types et des traîtres à la Nation qui les ont abandonnés pour le tarif d'une course de taxi.

Allez leur dire!

BrazzaNews

SOURCE :

http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/societe/3637-2017-04-30-22-35-10.html

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HEURES SUPPLÉMENTAIRES

DERNIÈRES MINUTES DANS LA GUEULE DU POOL....  DÉGÂTS SUR DÉGÂTS

Le Général Bombobwa confirme la mort de plusieurs militaires tués cet après midi à Mayama. Les veillées vont voir le jour dans Brazzaville.


On nous signale que Duck Mananga est mort à Mayama. Ce Duck Mananga devenu membre des 12 apôtres proches du Général Ndenguet était l'un de nos FALC

À suivre...

Anaïs Polo la Tutsi du Congo Brazzaville,

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N.B. : Sassou envoie des centaines de pères de famille se faire massacrer dans le Pool pour 1000 Frs CFA soit 1,53 Euros par jour. Mais personne ne parle des massacres humains dans les populations civiles sans défense. L'épuration ethnique continue... Ces images, c'est pour rendre Sassou Nguesso encore plus fou et l'inciter à la "SOLUTION FINALE" d'autant qu'en France et ailleurs les yeux sont rivés sur les élections présidentielles françaises.
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:47
Congo : Début des procès des prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire

Comme l’a annoncé l’Association UNION-CONGO le 16/04/2017, est-ce les prémices du début des procès concernant les prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire ?

Il n’y a pas besoin de faire des commentaires. La Cour d’Appel de Pointe-Noire vient de confirmer le programme des procès envisagés contre les prisonniers politiques. Celui de M. Modeste BOUKADIA aura lieu le mercredi 03 mai 2017, à Pointe-Noire.

Les vrais criminels vont juger un innocent, une victime expiatoire, comme toujours !

Projet de rôle des audiences criminelles
 
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 19:53
 
Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.
 
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Sassou veut simuler un coup d’Etat pour parachever son œuvre d’extermination, d’épuration ethnique dans le Pool et de massacres de tous les prisonniers politiques.

17/04/2017 19:20:02: Charles Zacharie Bowao a écrit : "Le pouvoir voudrait simuler un coup d'État militaire afin d'arrêter les dirigeants de l'Opposition congolaise et procéder à des purges au sein de l'appareil d'État et du PCT. Ceci pour neutraliser tous ceux qui sont opposés à  une dévolution monarchique du pouvoir. Ce serait la dernière étape de conservation clanique du pouvoir, après le coup d'État anticonstitutionnel de 2015 et le hold-up présidentiel de 2016.
Il s'agit d'un scénario turc tropicalisé..."

 

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Ce coup d’Etat dont les raisons n’existent que dans la tête de Sassou Nguesso et son clan n’a pour but que de parachever leur œuvre d’extermination, d’épuration ethnique entamée dans la région du Pool depuis 1997 à ce jour et justifier le massacre de tous les prisonniers politiques qu’ils n’ont pas envie de juger, car ils ont peur que l’opinion et toute la communauté internationales ne soient mises au courant et n’apprennent les atrocités commises et les méfaits de leur barbarie.

C’est ce qui explique le message ci-dessous qui fait état d’un parachutage des cargaisons d’armes de guerre dans le Pool au profit des Ninjas. Sauf que cette information est totalement fausse. Elle est l’émanation de la manipulation des officines (Services de la désinformation) de Sassou Nguesso lui-même et le PCT. Pour, une fois de plus, justifier l’injustifiable, à savoir : un carnage d’une ampleur sans précédent, jamais égalée.

Non, il n’y a pas eu de largage d’armes et de munitions de guerre dans la région du Pool au profit des ninjas . Cette information sert à justifier les desseins macabres de Sassou Nguesso et son clan, dont voici, ci-après le texte en circulation pour justifier l’injustifiable. Est-ce le remake de décembre 1998 ?

18/04/2017 13:28:27: Alerte! ! ! « Les ninjas ont reçu des renforts en armes conventionnelles venant d'une source que le gouvernement Mouamba n'arrive pas à ficeler. Il est dit que ces armes ont été parachutées par deux avions non identifiés. Les services secrets de Sassou soupçonnent les États-Unis, jusque-là ils n'ont aucune preuve d'inculpation contre Washington. Il se dit aussi dans les couloirs de la Présidence et de l'état-major, que les ninjas se prépareraient à lancer une offensive généralisée sur Brazza et à libérer tous les prisonniers politiques détenus injustement par le tyran Sassou… ».

D'où vous remarquez l'installation des bouchons militaires  dans les grandes artères de la capitale. Ces bouchons n'ont pas été érigés pour traquer les bébés noirs comme veulent nous faire croire les sassouistes. Les bébés noirs existent depuis longtemps et c'est une création de Ndenguet Jean François avec Jean Dominique Okemba. Pourquoi n'y avait-il pas eu des bouchons avant lorsque les bébés noirs terrorisaient la population et pourquoi ces bouchons ne sont érigés que maintenant ? Ndenguet n'a pas besoin des bouchons militaires pour mettre fin au phénomène des « bébés noirs », c'est sa création, il peut les rappeler à l'ordre à tout moment.

Ces bouchons que vous voyez à Brazzaville sont en réalité en rapport avec la fameuse attaque que prépareraient les forces de libération du Congo encore appelée ninjas

Souvenez-vous ! L’information de l’attaque des ninjas en décembre 1998 était partie du Colonel Nkonta pour berner et induire en erreur (manipulation) M. Bernard Kolelas. C’est Madame Nkonta qui convaincra Bernard Kolelas de faire une déclaration depuis les USA. Voilà le prétexte qui permit Sassou Nguesso, à l’époque, d’attaquer la zone sud de Brazzaville et toute la région du Pool. La suite, nous la connaissons tous !

Aujourd’hui, Sassou Nguesso veut répéter le coup de 1998, avec cette affaire de coup d’Etat et des armes et munitions de guerre au profit des ninjas pour justifier l’œuvre d’extermination des populations du sud en général et du Pool en particulier.

Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.

Brazzaville, le 18 avril 2017

TOKO ZABA (pour le Réseau Congo-Mfoa)

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POUR COMPLETER LA LECTURE :

18/04/2017 17:09:11: https://www.afriqueeducation.com/politique/congo_brazzaville_18_soldats_du_dictateur_tu_s_ce_matin_dans_le_pool

AFFAIRE BOURGI / FILLON

https://www.franceinter.fr/justice/robert-bourgi-francois-fillon-je-ne-lui-ai-jamais-rien-demande

Interview de J.-L. Mélenchon

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/sierra-leone/problems-never-end/article/reponse-au-comite-gbagbo-contre-la

Gambie : le premier faux pas d'Adama Barrow

http://www.journaldebrazza.com/article.php?aid=9391

Gamboma : le Tribunal de Grande Instance en proie aux flammes

http://lesechos-congobrazza.com/faits-divers/2851-gamboma-le-tribunal-de-grande-instance-en-proie-aux-flammes

C’est très fort et pertinent surtout, regardez

https://senepeople.com/2017/04/17/cette-dame-veut-a-certains-chefs-detat-africains-video/

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
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par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

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NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
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