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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:45
Devant le carnage, les opérations d'épuration et de purification ethniques, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il y a un président de la République au Congo-Brazzaville. A entendre M. Sassou Nguesso, on croit se trouver en face du CHEF DE TRIBU MBOCHI qui parle aux populations du Pool qu'il a vassalisées...Le Congo-Brazzaville n'est plus une République...

Monsieur Sassou Nguesso vient de déclarer qu'il n'y a pas de crise dans la région ou département du Pool.
Que font donc les hélicoptères de combat dans cette région qui y pilonnent matin, midi et soir, toutes les localités, massacrant toutes vies humaines et animales, avec ces scènes de pillages ordonnées par le pouvoir en place, c'est-à-dire Sassou Nguesso lui-même..

Pour traquer un seul homme et ses compagnons dont on ne sait même pas combien sont-ils, faut-il des centaines de milliers de mercenaires (angolais, tchadiens, rwandais, ukrainiens, etc.) et de militaires(?) ou miliciens cobras congolais ?

Le génocide est en route, il est là !

Nous vous laissons visionner et écouter les fichiers audiovisuels (video) ci-annexés !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA


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DECLARATION DE SASSOU NGUESSO SUR LA TRAGEDIE DU POOL :

Il dit :

"Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président pour isoler Ntoumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu'on le mette hors d'état de nuire"

"Pour moi, il n'y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire...", estime M. Sassou Nguesso, l'expert en coups d'Etat au Congo-Brazzaville, cet homme qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, sinon par des tragédies sanglantes.

 

Déni de génocide © ZIANA TV - (Source ZIANA TV via IciBrazza)

Mais, malgré la bravade de Sassou Nguesso, le roi des coups d'état sanglants et des génocides dans le pays, écoutons la prise de position de l'Ambassadeur d'Italie au Congo-Brazzaville. Pour lui, il y a crise au Congo, et pas celui qui prétend en être le président. Sassou Nguesso est pris en flagrant délit de mensonge et de parjure. S'il n'y a pas crise, pourquoi est-il allé s'incliner sur les cercueuils des victimes militaires (milices et mercenaires) tombés sur le champ de bataille ?

Ecoutons ce très respecté diplomate digne de foi :

Parole de la dignité et de l'honneur © Convention Cdi

(Source Zenga-Mambu)

A vous de juger !

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:22

Par Patrice Miakassissa

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Le Pasteur NTumi, ancien ministre délégué de Sassou

A la suite de sa dernière conférence de presse, Sassou déclare qu’il n’a pas de crise dans le Pool. J’aurai pu dire que les bras m’en tombent, mais force est de constater que l’homme est dans sa logique habituelle: le déni. Le refus de voir qu’il n’est plus en phase avec les Congolais qui l’ont honni. Pourquoi diable a-t-il organisé une cérémonie pour les victimes militaire et civile tombées dans le Pool? Quelle arrogance depuis que la France, avec son double jeu, lui a permis de violer la constitution congolaise et qu’elle vient d’accréditer le nouvel ambassadeur du Congo qui a présenté ses lettres de créances à François Hollande le 9 novembre 2016. En Afrique dixit Nicolas Sarkozy, « la France sera toujours du côté des dictateurs ». N’empêche que cette normalisation dans la continuité constitue une mauvaise nouvelle pour les démocrates congolais. C’est un épiphénomène qui ne doit en aucun cas nous dévier de notre objectif principal : le retour de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique au Congo.

Ce que Parfait Kolelas avait préconisé dans ses propositions de sortie de crise sécuritaire dans le Pool, notamment « la localisation du Chef de la rébellion » et « la mise en place d’un cadre politico-judiciaire », vient d’être repris par Sassou. C’est à se demander à quoi joue Parfait Kolelas? La tragédie du Pool ne saurait servir de monnaie d’échange à un poste de leader de l’opposition rémunéré par le pouvoir en place. Après la pâle copie, l’original nous est servi par Sassou himself qui qualifie le Pasteur Ntumi de terroriste et refuse de voir la réalité en face. Maintenant point de doute la connivence est là. Nous disons à Sassou que le Pasteur Ntumi est un résistant et qu’aucun ressortissant du Pool digne de ce nom ne vous le livrera afin qu’il fasse partie de la longue liste de vos victimes. Certes, vous avez lancé un appel aux dirigeants du Pool qui profitent de vos largesses, mais le Pool profond restera sourd à ce diktat qui n’est autre qu’un appel à la délation. Un peuple fier, de convictions comme le nôtre, ne livre pas ses enfants pour des subsides ou du menu fretin. De Mabiala Mâ Ganga à Matsoua André Grenard nous avons toujours su résister à l’occupant jusqu’à le bouter dehors.

Votre tentative d’ethniciser le conflit du Pool ne passera, car personne n’est dupe de vos manœuvres habituelles. Tous les Congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, sont maintenant unis pour vous dire trop c’est trop et STOP. Sassou tel un enfant gâté a toujours cru que tout lui était dû et ce qu’il disait, venait de Dieu sans intermédiaire. Entouré d’une cour qui lui chante des louanges à longueur de journée, il se croit permis de faire la pluie et le beau temps au Congo.

Le Congo-Brazzaville court un grave danger, celui d’avoir à sa tête un individu qui a perdu la raison et le sens des valeurs. Les bombardements, les déplacements et les massacres des populations du Pool ne sont qu’une vue de l’esprit car ainsi il en a décidé. Son appel à la délation nous rappelle des heures sombres de l’humanité pendant lesquelles un dictateur stigmatisé le peuple juif avec lequel nous devrions maintenant partagé le malheur de porter l’étoile jaune. Soyez rassurés que cela n’arrivera pas malgré vos complicités intérieures.

Lorsqu’un peuple est en proie à une violence aveugle de la part d’une dictature, l’action de résistance devient plus que nécessaire. L’État congolais depuis le 04 avril 2016 s’est lancé dans une propagande éhontée, mensongère, en qualifiant le Pasteur Ntumi de terroriste. Il n’en est rien. Ceux-là même qui hier pendant la guerre du 5 juin 1997 étaient qualifiés de terroristes en prenant par la force le pouvoir d’un régime démocratiquement élu, se muent aujourd’hui en donneurs de leçons. Comme disait Jean François Revel dans sa célèbre formule dans le terrorisme contre la démocratie « le terrorisme de l’un c’est le résistant de l’autre ». Les terroristes d’hier drapés dans des costumes de démocrates opportunistes d’aujourd’hui s’érigent en procureur de vertu. Demain ne seraient-ils pas des terrorismes eux-mêmes quand le peuple congolais aura retrouvé la plénitude de ses moyens en reprenant le contrôle du pays?

La notion ou la définition du terrorisme est très variable car tenant compte des intérêts des parties et des cibles choisies. Pour mieux justifier sa forfaiture du 20 mars 2016, le pouvoir dictatorial dans sa fuite en avant a choisi de créer un bouc émissaire en le nommant « terroriste » afin de coller à l’air du temps. Nous sommes conscients de cette basse manœuvre. Tout ceci n’est pas pour masquer la faiblesse d’un régime honni par 92 % de la population congolaise et, en proie à la malgouvernance, au népotisme, au tribalisme, au pillage des deniers publics, etc.

Au Congo-Brazzaville, nous assistons à un régime de terreur du gouvernement de fait. Il vise à terroriser ses opposants politiques qualifiés comme des ennemis du peuple, vieille rhétorique marxiste-léniniste, afin de pérenniser un pouvoir chancelant. C’est la dictature de l’opinion, de l’émotion, de la pensée comme jadis du temps de la guerre froide dans les pays communistes ou socialistes. Cela n’étonnera personne, car ce sont les mêmes personnages lugubres qui président aux destinées du pays depuis fort longtemps. La mutation du communisme à la démocratie n’avait été que de façade et contrainte devant la nouvelle donne géopolitique conditionnant l’aide au développement à l’association de tous les congolais à la gestion des affaires de l’État.

Devant l’affaissement et la déliquescence du leadership du monde occidental à l’origine de cette mue, notamment la France avec le discours de la conférence de la Baule du 20 juin 1991, les mauvaises habitudes ont repris. Les loups ont revêtu les peaux d’agneaux. Certains dirigeants européens se sont accommodés des miasmes de la Françafrique qu’ils répugnaient auparavant, tant l’argent n’a pas d’odeur et que tout Homme a un prix auquel il peut se vendre. Ainsi, la corruption des élites occidentales a pour corollaire la pérennité des dictatures africaines et l’appauvrissement des populations qui livrées à elles-mêmes cherchent le salut ailleurs en dehors de limites géographiques de leur contrée. De là, on assiste impuissants aux noyades multiples dans la méditerranée de la jeunesse africaine qui cherche le bonheur en Europe, continent dans lequel certains nationalistes nous ont décrétés persona non grata.

Dans le cas du Congo-Brazzaville, c’est l’armée nationale devenue milice privée à la solde de la famille Sassou-Nguesso qui attaque celui qui hier encore était un partenaire politique pour la paix avec rang de ministre délégué. C’est à ne plus rien comprendre en matière d’alliances politiques. Ils ont choisi le Pasteur Ntumi afin de l’isoler et le département du Pool pour exercer un terrorisme d’état. N’avait-on pas entendu dire de la bouche de l’actuel ministre de affaires étrangères que les populations du Sud de Brazzaville, les habitants de Bacongo et de Makélékélé majoritairement originaires du département du Pool, étaient habitués à la sédition. Les esprits étaient préparés et les coupables désignés à l’avance sans jugement ce qui est le lot des dictatures.

Le Congo est l’un des seuls pays au monde a ne jamais avoir connu depuis son indépendance une transition pacifique à la magistrature suprême. Même l’élection du Président Pascal Lissouba survient après un coup d’état de palais initié par la conférence nationale souveraine. Par la suite, nous sommes retombés dans nos travers.

Le système politique de terreur au Congo s’installe après le départ du Président Fulbert Youlou, avec les assassinats ciblés de nos hauts fonctionnaires dont Joseph Pouabou, Lazare Matsocota et Anselme Massouémé. Désireux d’assumer un pouvoir hégémonique et tribaliste, le PCT s’emploiera à l’utiliser comme un système de gouvernance avec des sordides assassinats des paisibles congolais au petit matin après des parodies de justice avec des cours révolutionnaires de justice ou des cours martiales. Le point culminant de ce terrorisme d’état est atteint avec les meurtres des Présidents Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat et du Cardinal Emile Biayenda. Aujourd’hui encore au nom de ce même terrorisme d’état l’on exécute encore des milliers de congolais dans le Pool et ailleurs tout en voulant nier la réalité. Les faits sont têtus. Le contrôle de l’armée privée congolaise, de la force privée et du système judiciaire à la botte créent les conditions de cet acharnement de ce régime de terreur vis à vis du peuple congolais. L’État congolais est le seul protagoniste de ce terrorisme qui est dirigé contre sa propre population pour mieux l’assujettir.

Le Pasteur Ntumi ne peut en aucun cas être qualifié de terroriste car ce dernier ne s’en prend pas aux populations civiles. Son acte de bravoure et de résistance l’emmène à défendre les millions de sans voix terrorisés par un régime finissant. Les massacres des populations du Pool sont des actes terroristes planifiés, contrôlés et exécutés consciemment par l’État congolais à travers son plan diabolique « Mouébara ». Cette stratégie d’assassinats d’opposants politiques et de répression des mouvements citoyens désireux de s’affranchir d’une classe dirigeante barbare est un terrorisme d’état. A bien y voir c’est la même stratégie qui se met conjointement en place dans les pays d’Afrique centrale à l’instar des régimes autoritaires d’Amérique du Sud d’antan, connu sous l’appellation « opération Condor ».

Le Congo-Brazzaville en organisant des disparitions forcées (les 353 disparus du Beach), les massacres du Pool, des tortures (Augustin Kalla-Kalla), des violations des droits humains, est coupable de terrorisme d’état et en cela sa responsabilité tant sur les plans national qu’international est gravement engagée. Les velléités ou les tentatives de sortie de la CPI récemment organisées avec l’appui d’une jeunesse en déshérence, en manque de repère, n’y changera rien. Plutôt tôt que tard, les coupables seront traduits devant les juridictions compétentes en la matière. Le Congo-Brazzaville est devenu un état voyou (rogue state).

C’est l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé. En cela, le Pasteur Ntumi est un résistant qui participe à la libération nationale. Il se défend en vue de l’instauration d’une démocratie effective au Congo devant un régime politique tyrannique, totalitaire. Cette résistance est donc justifiée contre l’oppression ethnique, sociale, économique, militaire, etc. Parallèlement, une résistance pacifique s’organise par le refus et la dénonciation du casse démocratique du siècle à savoir le vol de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Le Pasteur Ntumi est un combattant pour la liberté et non pas un terroriste ni un bandit. C’est un résistant qui se défend contre des cibles militaires qui n’ont pour but politique que sa mort physique. Ainsi secrètement vous rêvez d’exhiber dans une mise en scène macabre son cadavre au Stade de Kintélé comme jadis vous le furent avec d’autres au Stade de la Révolution. Rien n’étouffera la contestation nationale, rien ne saurait arrêter un mouvement de libération nationale. Le combat pour la liberté est une cause par opposition aux moyens de lutte terroristes mis en place par le gouvernement congolais.

Le Pasteur Ntumi ne fait pas partie de ces chiens enragés qui ont décidé de détricoter le tissu social congolais. Comme dit la vox populi, « qui veut noyer son chien l’accuse de rage ». Alors, ne venez pas lui chercher les poux dans la tête, il n’a rien à se reprocher.

Avec cette dernière saillie, Sassou nous montre que quand les fous prennent le contrôle de l’asile, le pire est à craindre. Nous ne devrions pas laisser faire car comme disait le Pasteur Martin Luther King « nos vies commencent à prendre fin le jour où nous devenons silencieux à propos des choses qui comptent. »

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

(Extrait de congo-liberty)

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:57

Sassou et son ministre délégué Ntumi

Sassou et son ministre délégué Ntumi  - 

 

La fracture était perceptible avec la déclaration de Clément Mouamba devant la représentation nationale selon laquelle : «  Il n’y a jamais eu de bombardement dans le Pool ni d’État de siège. Je suis désolé d’entendre pareilles choses au niveau de la représentation nationale  », répondant à l’une des questions du député de Kinkala, Guy Brice Parfait Kolelas. Elle est dorénavant flagrante avec la sortie de Denis Sassou Nguesso devant la presse nationale et internationale du 9 novembre 2016 à propos de la situation dans la région du Pool , le jour où Rodolphe Adada présentait à Paris sa lettre de créance à François Hollande.

Pour le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso : le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme. Sans rire et sans sourciller, le khalife d’Oyo a martelé : . «  Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le président a annoncé pour le peuple va se réaliser », a-t-il indiqué (Cf vidéo de la conférence de presse,Zenga-mambu, 9 novembre 2016). Pour finir, Denis Sassou Nguesso a utilisé la terminologie péjorative. Donc, le Pasteur Ntoumi ne serait plus un opposant politique mais un vulgaire bandit. En l’espace de quelques semaines, les actes et les agissements du Pasteur Ntoumi sont passé du terrorisme au banditisme. Il y a un glissement sémantique. La communication a évolué. Le vocable de terroriste ne correspondant pas à la situation du Pool, les stratèges de Mpila, forts en thèmes, ont accolé un nouveau qualificatif au Pasteur Ntoumi puisé dans le registre de la délinquance ordinaire, celui du droit commun.

Déni de Denis

La stratégie du déni mise en œuvre à l’occasion des disparus du Beach est réactivée alors que les populations des localités du Pool sont quotidiennement sous les bombes. L’affaire des Disparus du Beach a eu droit au début au ricanement de l’administration Sassou pour s’achever par un vrai faux procès reconnaissant la responsabilité de l’Etat. A l’étranger, l’affaire des Disparus du Beach est devenue une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête des généraux Pierre Oba, Norbert Dabira et Jean-François Ndengué. La stratégie de communication de l’équipe de Denis Sassou Nguesso sur les événements du Pool s’inscrit dans la même logique. A l’endroit de l’opinion internationale, la chorale de Sassou Nguesso dirigée par Jean-Paul Pigasse, l’hebdomadaire catholique La Semaine Africaine et Le Troubadour de François Bikindou orchestre un tintamarre médiatique pour détourner l’attention et nier l’évidence. Les événements du Pool ont d’abord été qualifiés d’actes terroristes et comparés à Boko Haram et Fréderic Bintsamou alias Pasteur Ntoumi de terroriste en chef. Mais, les faits sont têtus. Quand les Cobras de Denis Sassou Nguesso arrivent dans les localités de la région du Pool, ils brûlent les villages, abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre  » écrivait Honoré de Balzac.

Au cours du point de presse, Denis Sassou Nguesso feint d’ignorer la crise politique née du changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et du hold-up électoral du 20 mars 2016. Il fait fi du message des Evêques du Congo-Brazzaville du 16 octobre 2016 appelant au dialogue comme mode de résolution de la crise.

Dans son interview, Denis Sassou Nguesso fait semblant d’ignorer les bombardements aériens effectués à l’aide des hélicoptères de combat pilotés par des ukrainiens et au sol par des engins blindés, des populations civiles de la région du Pool.

Denis Sassou Nguesso n’a aucun mot de compassion et AUCUNE PAROLE de soutien POUR CEUX QUI ONT PERDU LES MEMBRES DE LEURS FAMILLES, NI POUR LA POPULATION du Pool QUI TRAINE DANS LES FORETS, SANS NOURRITURE NI SOINS MÉDICAUX, AUX ENFANTS QUI NE PARTENT PLUS A L’ÉCOLE, A TOUT CEUX QUI ONT PERDU LEURS BIEN. Denis Sassou Nguesso n’a manifesté aucun signe de solidarité à l’égard des populations du Pool regroupées dans les camps de réfugiés à Kinkala et Mindouli.

Pêché de lèse majesté

Denis Sassou Nguesso a la rancœur tenace et la rancune chevillée au corps. Les populations du Pool ont commis le pêché de lèse majesté de ne pas avoir voté Dassou Nguesso. « Il semble que le président ne soit pas arrivé en tête des suffrages dans le Pool. Cela a été accepté parce que c’était la volonté des populations. Elles se sont exprimées ainsi ». C’est l’inconscient de Denis Sassou Nguesso qui parle. Les populations du Pool payent leur ingratitude à l’égard de l’homme d’Edou Penda. C’est la rançon du rejet de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool qui n’a pas une mémoire courte. Jean-François Ndengué, le député Ildevert Moigny entouré de miliciens paradant à Télé Congo en uniformes militaires et certains dignitaires du PCT pendant les meetings de la campagne avaient averti : « si vous ne votez pas Sassou, vous allez repartir dans des forêts  ». . Nous y sommes. Actuellement, la région du Pool est confrontée à une crise politique, sociale, économique et humanitaire. Chose promise, chose due. Les véritables bandits de la République ont tenu parole.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Extrait de congo-liberty.com)

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SASSOU-NGUESSO PROMET DE FAIRE GOUTER LE SANG AUX CONGOLAIS !

 

© CONGOLIBERTY-TV

 

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Epuration ethnique, Serge Ngueri, 43 ans, mort parce que Lari

Serge NGueri

Serge NGueri

Nous continuons à dénoncer inlassablement l’épuration ethnique opéré par les milices de Sassou dans le Pool.
Dans cette entreprise macabre il apparait désormais que le régime de Brazzaville bénéficie de l’assistance technique d’un ancien du Mossad Shabtai Shavit de la société de mercenaires Athena Security implementation.
Nous avons aussi dénoncé la présence des armes du marchands de mort Ivor Ichikowitz.
Désormais Sassou Nguesso plus fou que jamais nie l’existence de la crise du Pool qui n’est que la conséquence directe de son coup d’état constitutionnel.

Serge Ngueri est mort parce que présumé Lari, c’est inacceptable. Voici le récit de sa mort.

Serge NGUERI avait 43 ans, il habitait à Mayaka dans la périphérie du village Kibouéndé dans la région du Pool au Congo Brazzaville.

Ce 25 Octobre 2016, comme tous les matins, Serge NGUERI se rend au champ pour couper du bois, pendant que sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants étaient restés dans le village.
Sur son chemin il croise un groupe de militaires. Ces derniers lui ont sommé de se présenter mais ne lui laisseront aucune chance. Les hommes présumés laris sont systématiquement assimilés à des ninjas.
Nous sommes le 25 Octobre 2016 à 7H du matin, Serge NGUERI est froidement exécuté.

Le village de Mayaka est situé à 3km environ de la gare de Kibouéndé. Sa maman, qui se trouvait à la gare ce matin là, prend le chemin qui emmène vers Mayaka.
Elle longe le chemin de fer sur 1km, puis prend la déviation à droite. Puis à quelques encablures du chemin de fer, se trouve un cours d’eau et c’est là qu’elle entend les pas et les voix du groupe de militaires.
Elle se cache, puis poursuit son chemin.
Et juste après le cours d’eau, elle découvre le corps de son fils Serge NGUERI gisant dans son sang.
Choquée, elle reprend le chemin dans le sens inverse pour aller à la rencontre des militaires qui venaient juste de rejoindre la gare de Kibouéndé.

Les militaires dépêchent un camion pour récupérer la dépouille de Serge NGUERI et le dépose dans le village de Mayaka.
Sa femme et ses quatre enfants découvrent son corps méconnaissable. Ils veilleront toute la nuit autour de lui.

Serge NGUERI sera enterré le lendemain matin. Ses proches se sont attelés toute la nuit pour fabriquer son cercueil de fortune.
Sa maman, sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants sont obligés dès le lendemain de prendre la route de Brazzaville. Ils arriveront après deux jours de marche.

Serge NGUERI né et grandi à Kibouéndé était passionné de la campagne et de la nature.

Il a un nom, un visage, a laissé quatre enfants et une femme enceinte de sept mois, puis un corps criblé de balles enterré dans un endroit connu des villageois de Kibouéndé.

Source : Collectif Sassoufit

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:40

Démocratie : Béchir Ben Yahmed pour plus de sévérité contre les présidents faussement élus    

Le patron de l’hebdomadaire panafricain a, dans sa rubrique «Ce que je crois» (dans le Jeune Afrique daté du 23 octobre au 5 novembre 2016), estimé que «malgré certaines apparences, la démocratie africaine, au lieu de progresser, s’est mise à régresser».

Bechir Ben Yahmed
 

 

 

Un ton que l’on ne connaissait pas à cet hebdomadaire perçu, dans l’opinion en général et dans le milieu des élites africaines en particulier, comme un journal qui soutient les dictateurs. Béchir Ben Yahmed a voulu, semble-t-il, briser ce carcan. Des observateurs de la vie politique africaine notent que ce changement de ton intervient à l’issue des scrutins électoraux qui ont eu lieu en Afrique centrale tout au long de l’année 2016. Des processus marqués par de nombreuses contestations liées à des fraudes massives.

Dans «Ce que je crois» paru, la semaine dernière, dans le double numéro 2911-2912de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a tout d’abord lié la très grande pauvreté des populations africaines à la mal-gouvernance et à l’absence de démocratie. «La pauvreté ? Elle a reculé partout dans le monde, et de façon spectaculaire en Asie, mais pas en Afrique. Une trop grande partie de la population de la majorité des 54 pays du continent est encore engluée dans un état de grande pauvreté. C’est là, affirme-t-il, le résultat de la mauvaise gouvernance et de l’absence de toute industrialisation digne de ce nom, contrastant avec la richesse du sous-sol d’un continent où l’électricité fait encore défaut et qui donne l’impression de n’être pas sorti du 19ème siècle».

Sans jamais citer aucun pays, Béchir Ben Yahmed est revenu sur l’organisation des élections en Afrique noire. «Tout le monde sait que (…) les urnes sont capricieuses, et leur verdict est aléatoire. Que faire quand on veut le pouvoir ? On triche, et dès lors que tous les candidats ou presque s’adonnent à cet exercice, l’emporte celui qui triche le plus et le mieux. Il le fait trois fois de suite : lors de l’établissement de la liste (électorale), le jour du vote et au moment du dépouillement».

«Les dictateurs contrôlent toujours la Commission électorale et le juge suprême qu’est le Conseil Constitutionnel»

Le patron de Jeune Afrique ajoute que «ceux qui détiennent le pouvoir et veulent s’y maintenir ont appris, en outre, à contrôler la Commission électorale (censée être indépendante), et à faire en sorte que ce juge suprême qu’est la Cour Constitutionnelle arbitre en leur faveur». Il avance même, à l’endroit de ceux qui veulent se maintenir au pouvoir à tout prix, que «vos concurrents crient à la fraude ? Leurs contestations sont trop bruyantes ? Vous avez les moyens, dont la prison ou même pire, pour les faire taire. Et si eux-mêmes, leurs avocats et leurs partisans protestent, vous répondez sans ciller : ”Nous sommes un État de droit, la justice est indépendante»… Nous sommes un État de droit ? On croirait entendre le porte-parole du gouvernement congolais !

Béchir Ben Yahmed leur renvoie également, dans un humour sarcastique et cinglant, leur stratégie : «Et vous jouez la montre, attendez que le temps fasse son œuvre. On se lassera de protester, et «le fait accompli» viendra confirmer votre «victoire» : au bout de quelques semaines, vous voilà «président démocratiquement élu».

«Il faut que la Communauté internationale s’abstienne de reconnaître et de traiter avec les assassins de la démocratie»

Pour lui, la démocratie est mort-née en Afrique. «Oui, elle est mort-née tant que l’opinion publique africaine acceptera cette situation, tant que l’Union africaine (UA), et ce qu’il est convenu d’appeler «la communauté internationale» ne seront pas plus sévères à l’endroit de ces présidents faussement élus et qui ne sont, en réalité, que des dictateurs qui se défendent de l’être».

A l’endroit de l’Union africaine et de la communauté internationale, Béchir Ben Yahmed demande de «refuser de reconnaître ‘‘les assassins de la démocratie’’ et de s’abstenir de traiter avec eux». Une prise de position du patron de Jeune Afrique qui tranche avec les précédentes et qui méritait qu’on s’y attarde.

Ce changement de ton du patron d’un hebdomadaire qui a habitué son lectorat à soutenir «les assassins de la démocratie» n’a pas dû plaire à plusieurs palais présidentiels au sud du Sahara, mais il a plu à une certaine élite. Le Ce que je crois du 23 octobre a en effet été abondamment commenté parmi les universitaires et les hommes de médias au Gabon. En tout cas, si ce changement de ton se vulgarisait au sein de la rédaction de l’hebdomadaire, le journal devrait enfin gagner de la considération au sein des populations.

Déjà, au sein même de la rédaction de cet hebdomadaire, il va se créer bientôt un syndicat, la Société des journalistes (SDJ), pour amener le journal à moins de parti pris. Selon La Lettre du Continent datée du 3 novembre 2016, une bonne partie des journalistes, jeunes et formés, ayant dénoncé le parti pris de François Soudan sur l’élection présidentielle de mars dernier au Congo-Brazzaville, et de Marwane Ben Yahmed et de Georges Douguéli sur celle du Gabon en août dernier, veulent se regrouper au sein d’une telle structure.

La prise de position de Béchir Ben Yahmed semble donc aller dans le sens de l’objectivité, de l’éthique et de la déontologie que la SDJ souhaiterait voir instaurée.

SOURCE : gabonreview

Vendredi 4 Novembre 2016

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:28
 
INVITATION A LA CONFERENCE-DEBAT. ENTREE LIBRE !

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CONFERENCE-DEBAT AU NOVOTEL-CHARENTON, LE 19 NOVEMBRE 2016

Métro Liberté, ligne 8

Thèmes :

- Dictature et économie au Congo-Brazzaville

- Présentation du livre "CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA. SASSOU NGUESSO M'A TUER"

de Modeste BOUKADIA

aujourd'hui otage de Sassou Nguesso, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, depuis le 15 janvier 2016, pour délit d'opinion

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 18:52
 
NOTRE COMMENTAIRE : Françafrique. Grave révélation sur le pacte colonial entre la France et quelques pays africains. La France leur prête leur propre argent avec des taux d'intérêts prohibitifs. C'est aussi l'IMPÔT SUR LE FAUTEUIL, puisque bon nombre de chefs d'Etat africains sont installés au pouvoir avec l'aval et/ou l'appui logistique de la France. C'est le cas de Sassou. Ce n'est ni plus ni moins que du RACKET.
 
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Françafrique. Grave révélation sur le pacte colonial entre la France et quelques pays africains

 

La vache à lait de la France La vache à lait de la France

 

La chaîne de télévision Vox Africa vient de diffuser une information qui fait froid dans le dos et qui pourrait sans doute renforcer le sentiment anti-français en Afrique.

Selon cette chaîne panafricaine, la France oblige encore de nos jours, plusieurs pays d'Afrique francophone à payer un impôt colonial à la France. En d'autres termes, il y a encore des pays africains qui reversent d'importantes sommes d'argent à la France pour la simple raison que ces pays d'Afrique francophone sont redevables envers la France pour les avoir colonisés.

Cet impôt colonial continue d'être versé malgré l'indépendance des pays africains. Aujourd'hui, 13 pays d'Afrique Francophone ainsi que la Guinée-Equatoriale sont obligés par la France de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France.

Ces quatorze pays africains qui sont obligés de payer l'impôt colonial et de verser 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sont entre autres: le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d'ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Cameroun, le Togo, la République Centrafricaine,le Tchad, le Congo Brazzaville,la Guinée-Equatoriale, et le Gabon.

La France permet à ces différents pays africains d'avoir accès à seulement 15% de leur argent. S'ils veulent avoir un montant un peu plus élevé que ces 15%, ils doivent nécessairement emprunter à des taux commerciaux. Il faut dire que cette démarche est grave de conséquence, car elle suscite la révolte des peuples africains qui se sentent grossièrement exploités mais aussi, cette méthode française d'exploitation du continent africain cultive une haine profonde de la part des Africains envers la France.

Plusieurs observateurs africains convergent sans exception à l'idée que les africains doivent mettre un terme à de tels accords qui visiblement maintiennent l'Afrique dans le sous-développement et par conséquent entraine le continent dans la misère permanente.

SOURCE :

http://cameroun24.net/actualite-cameroun-Grave_r_C3_A9v_C3_A9lation_sur_le_pacte_colonial_entre_la_-4-4-34948.html

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:25
Combien de fois Tintin s’est-il retrouvé en mauvaise posture, piégé parce qu’il traquait l’information et la vérité ?­ Au moins une fois dans chaque volume.

Mais prenons le livre de Tintin au Congo, et lisons son histoire qui se déroule en 2016.

Au Congo, nous savons que le Conseil National de la Justice, organisme consultatif, veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement de la Justice. Tintin n’a aucun tracas, puisqu’il sait qu’avec l’article 27, tout fonctionne parfaitement dans le meilleur des mondes. De plus, ce pays est membre permanent à l’ONU et applique la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. N’a-t-il pas été cette année, le pays hôte ? De fait, la commission africaine des droits de l’Homme siège en Gambie (Banjul). Bonne chose.

Mais voilà, cette fois-ci, il a été capturé et jeté dans une geôle du Congo sans autre forme de procès.

Cherchant toujours l’information, Tintin part muni d’une carte du Congo et du code. Dans ce lieu particulier, il y rencontre d’autres détenus. Reporter de renommée internationale, Tintin les écoute.

Il entend que les maisons d’arrêt sont surpeuplées. Celle de Brazzaville avait été construite pour 150 personnes et voilà que l’on en décompte quatre fois plus soit plus de 600 détenus (pas encore jugés) et prisonniers (qui purgent leurs peines). Pas mieux à Pointe Noire, la maison d’arrêt était prévue pour 75 – 130 incarcérés, plus de 300 y résident.

Tintin s’aperçoit qu’humainement la vie carcérale est un enfer. Même si les condamnés doivent payer leurs méfaits, privés de liberté. Mais les conditions ne correspondent plus à l’article 3, dans lequel est inscrit que les maisons d’arrêt sont chargées de veiller aux conditions humaines en vigueur. Tintin s’interroge sur ce que l’on peut sous-entendre par conditions humaines en vigueur.

Promiscuité, dormir à même le sol, cellules surchauffées par un toit en tôle qui ressemble la journée à une plaque électrique chauffante où, lors de la saison des pluies, les fuites rendent ce lieu malsain et nauséabond, sont des réalités qui sont loin des textes de lois.

Tintin, qui vient d’arriver, ne connait pas les habitudes et se renseigne. Si en théorie, l’hygiène, la santé et la bonne alimentation sont inscrites dans ce même article, en réalité, il n’en est rien, pas plus que de favoriser l’équilibre relationnel avec la famille. Par exemple, des détenus/prisonniers de Brazzaville séjournent à Pointe Noire et réciproquement. Comment les familles entretiennent-elles ces relations familiales pour le bien-être psychique du détenu ou du prisonnier ? Surtout que Tintin apprend que les incarcérés sont en réalité à la charge de la famille.

Pourquoi ?, demande Tintin ?

L’Etat du Congo n’a plus d’argent dans les caisses et certains détenus/prisonniers ne mangent qu’un jour sur deux du riz bouilli parce que personne ne peut rien lui apporter, pas même un fruit de saison. Et les fruits…, il y en a beaucoup toute l’année. C’est pour cela que de nombreux pensionnaires des maisons d’arrêt sont malades et personne ne le dit, personne ne les soigne. Pour avoir le privilège d’être ausculter par un médecin, il faut payer entre 10 000 et 20 000 FCFA. C’est beaucoup même pour la population qui ne travaille pas toujours, car il n’y a pas de travail pour tout le monde, alors imagines Tintin, pour un résident de la maison d’arrêt, c’est une fortune.

Mais Tintin s’interroge. Les maisons d’arrêt doivent collaborer avec les associations des Droits de l’Homme ? Pourquoi tant de chômage ?

Avant, tout le monde travaillait. On était heureux. Et puis est arrivé un Attila et sa horde de Huns. C’est peut-être à cause de ce nom qu’il y a eu confusion en

Sassou : "ONU ? Connais pas !" Sassou : "ONU ? Connais pas !"
tre Huns, un et Unité. Tout le monde devait devenir son esclave ou fuir. Mais pour toucher les associations et organismes internationaux, il nous faut un porte-voix à l’extérieur, quelqu’un qui n’aura pas peur de s’exprimer. Ceux qui utilisent leurs droits d’expression, cette liberté qui existe chez toi Tintin, ici, ils sont enfermés, en espérant que la société les oublie. Je te donne un exemple, des membres d’un parti politique indépendant, le CDRC, ont fait une manifestation autorisée à Brazzaville puis a Pointe Noire, en 2013. Ils avaient des pancartes ‘’carton rouge’’ ou ‘’Gouvernement d’Union Nationale’’. Ils ont été kidnappés chez eux un matin et six mois plus tard, ils ont été jugés pour atteinte à la sureté de l’Etat. Ils ont été transférés dans différentes prisons/maisons d’arrêt, loin de leurs familles. Plus de la moitié de ces membres sont malades et personne ne fait rien malgré que le président de leur parti avait écrit à l’ONU. La commission des Droits de l’Homme de l’ONU avait répondu au président du CDRC, Modeste Boukadia, que c’était des arrestations arbitraires et abusives. Ce courrier est arrivé sur le bureau du Président de la République, 1er magistrat qui doit aider à bien gérer la justice de son pays, mais rien n’a changé, puisqu’il a fait dire ‘’ONU, connait pas !’’.

 

Et puis ici, il y a des détenus qui attendent depuis des années leur jugement. S’ils meurent avant le jugement, cela fera des économies pour l’Etat.

Comment, questionne Tintin ? Il me semblait que l’article 2 permettait à tous les citoyens congolais d’être égaux devant la loi et devant la juridiction. L’accès à la justice n’est-elle pas gratuite pour toutes les instances ?

Récemment, il devait y avoir un procès. Le transfert d’argent s’est effectué du ministère au palais de justice. Mais lors du trajet, l’argent avait disparu ….pas pour tout le monde. La personne attend toujours son procès, si et seulement si le procureur veut le recevoir.

C’est comme ce président du CDRC, Modeste Boukadia, qui habite en France et au Congo, puisqu’il est franco-congolais, est venu voir sa maman malade, en janvier 2016. Il s’est fait arrêter à la descente de l’avion sous prétexte qu’il avait été jugé par contumace pour lui aussi, atteinte à la sureté de l’Etat, avec une peine de 30 ans de travaux forces. C’est un homme politique qui n’était pas d’accord avec la gestion et le bilan du pays du Président de la République, ni de sa volonté de changer sa constitution. Cela fait 10 mois qu’il est enfermé en attente de son jugement. Il doit leur faire peur car le 20 juin 2016, son avocat avait enfin réussi à lui obtenir une libération provisoire, puisqu’il était incarcéré depuis plus de 4 mois en attendant son jugement. Mais le ministre de la justice, a non seulement insulté les juges au téléphone, mais a fait un pourvoi en cassation.

Sans jugement, qu’est-ce que l’on peut casser, demande Tintin stupéfait ?

Rien, en dehors du temps que la justice croit gagner et peut-être les convictions de cet homme. Mais il est solide.

Mais Tintin s’étonne. Dans ce cas, il n’y’a plus de respect de l’individu, de la liberté d’expression !

Tu sais Tintin, être reporter, journaliste, homme politique au Congo et tous ceux qui défendent les droits, la liberté sont en danger. Sauve-toi pendant que tu le peux, Tintin. Tu pourras faire un article avec un beau titre, ‘’Liberté, j’écris ton nom’’.

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Ecrivain congolais

in Journal La Griffe

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 20:41

RCF God's Talents avec Aleth Felix-Tchicaya.

Fondatrice des « Enfants d’Aleth », Aleth Felix Chicaya est citoyenne du monde qui a une foi à soulever les montagnes. C'est une association de sauvetage et d’accompagnement des pauvres, à BXL, NewYork, Afrique. www.leausa.org - Ecoutez ce podcast: https://goo.gl/oZLWO7

LIRE LA SUITE : https://rcf.fr/actualite/societe/donner-des-semences-en-afrique-et-du-cafe-aux-pauvres-de-new-york

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 00:44

Assises Nationales du Congo

 

assises-logo

 

 

Appel au sursaut national et patriotique contre le terrorisme d’Étatau Congo Brazzaville et l'épuration ethnique planifiée dans le Pool.

La République du Congo, notre pays, connaît un destin tragique par la folie d'un seul homme, Sassou Nguesso qui pour sa gloire, bafoue, depuis plus de 45 ans, les valeurs fondatrices de la république, pille les richesses nationales, complote, emprisonne et tue impunément qui il veut, quand il veut et comme il veut. Il a érigé un système à sa dévotion pour son règne personnel.

Demain jeudi 20 octobre 2016 retentiront dans notre mémoire et dans nos cœurs meurtris de citoyennes et de citoyens du Congo-Brazzaville, ces cris désespérés de jeunes gens sauvagement abattus en plein jour le 20 octobre 2015 à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Madingou, à Owando et dans bien d'autres contrées par la horde de barbares en uniformes à la solde du régime tyrannique du dictateur Denis Sassou Nguesso.

Aujourd'hui, ces mêmes cris de nos compatriotes victimes de l'épuration ethnique planifiée retentissent encore plus dans le Département du Pool où femmes, vieillards, enfants, adolescents et surtout des jeunes compatriotes sont chaque jour, depuis plus de six mois, arrachés à la vie par des exécutions sommaires, des bombardements incessants à l'arme lourde et par hélicoptère. Ceux qui échappent à ces massacres, ne sont plus ou moins qu'abandonnés dans la pire précarité des savanes, des forêts humides et hostiles à la vie comme cela s'est déjà produit entre 1997 et 2005.

L’histoire retiendra que l’impulsion belliqueuse et itérative de Sassou Nguesso, a mis en œuvre, tout au long de son règne, un mode opératoire bien rodé : la fabrication du bouc émissaire. C’est ce que rappellent les tragédies vécues : de 1977 à 1979 à la suite de l'assassinat du Président Marien Ngouabi suivi des exécutions commandées de l'ancien Président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda ; de 1987 à 1988 à Ikonongo où des villages entiers ont été rasés faisant des centaines de morts jusqu'à l'exécution du capitaine Pierre Anga ; de 1997 à 1999 dans le Pool et à Brazzaville avec l'élimination systématique des jeunes gens dont l'affaire du Beach est le grand témoignage ; et plus récemment le 16 décembre 2013 avec les massacres à l'arme lourde de citoyens inoffensifs au domicile du Colonel Ntsourou.

Que de victimes innocentes, que de familles endeuillées, que de larmes et du sang des autres !

Les Assises Nationales du Congo s'inclinent devant la mémoire de tous ces martyrs, victimes de l'exercice tyrannique du pouvoir et de l'usage de la violence politique par Sassou Nguesso comme moyen d’accession et de conservation du pouvoir.

Plus que jamais, les Assises Nationales du Congo réaffirment le caractère sacré de la vie humaine. Elles condamnent avec énergie les tueries aveugles et les nombreuses exactions à huits clos qui se multiplient sans cesse dans le Département du Pool, et sur l'étendue du territoire national notamment à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Lékana, et à Makoua.

Denis Sassou Nguesso et ses valets violent ainsi impunément les principes fondamentaux proclamés et garantis par la Charte des Nations uniesdu 24 octobre 1945, la Déclaration universelle des droits de l'hommedu 10 décembre 1948, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuplesdu 26 juin 1981 ; textes internationaux signés et ratifiés par la République du Congo.

Pour l’histoire, les Assises Nationales du Congo réaffirment :

-              Que la situation dramatique imposée au département du Pool est un vernis du pouvoir pour détourner l’opinion nationale et internationale de la fin de règne du système Sassou, décidée dans les urnes par le peuple souverain à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016.

En effet, le Pasteur Ntumi n’est que l’alibi dans cette tragédie qui frappe le Pool. C’est pour conforter le hold-up électoral que le dictateur en place met en musique le grossier mensonge d'une attaque terroriste des quartiers sud de Brazzaville. En réalité il a organisé une milice, dirigée par le député Mouagny Hydevert qui a incendié et saccagé plusieurs commissariats et mairies de Brazzaville Sud, dans la nuit du 03 au 04 avril 2016 ; Pendant que certains jeunes Ninjas/Nsilulu, instrumentalisés par les hauts gradés de la police nationale, simulaient une attaque des quartiers sud de Brazzaville.Cette milice continue de semer la terreur dans les villes de Brazzaville et de PointeNoire.

Aussitôt est née l’affabulation sur Ntumi, commanditaire depuis sa base arrière de Soumouna. Le bouc émissaire est ainsi fabriqué pour mettre à feu et à sang, avec l'appui de milliers de mercenaires étrangers, le département du Pool et par ricochet, apeurer l'ensemble de la population congolaise qui lui est très majoritairement  hostile. Ainsi se poursuivent depuis plus de six mois, les bombardements et destructions des villages situés tout au long et dans les environs de la route Nationale n°1.

-              Que l’on ne peut parler de guerre dans le Pool. Il s’agit d’une campagne d’épuration ethnique planifiée. On comprend dès lors pourquoi, aucune ONG internationale sérieuse n'a été autorisée depuis le 06 avril 2016, d'enquêter ou simplement de secourir ces populations civiles en détresse sociale aggravée.

Ainsi entendu, Sassou-Nguesso a construit son idéologie politique dans le crime organisé. Il vit du crime et ne peut pas s’en défaire. Telle est la véritable nature de ce monstre froid qui adore exhiber ses victimes à des rituels macabres pompeux, dont le dernier en date est celui du 11 octobre 2016, qui concernait des jeunes militaires congolais qu’il a une fois de plus sacrifiés pour ses fins personnelles, endeuillant de nouveau des familles congolaises.

En conséquence,

Les Assises Nationales du Congo s'associent au valeureux peuple congolais et à toutes les forces politiques et sociales qui refusent de se soumettre au diktat d'un régime illégal, illégitime et inhumain aux abois, qui œuvre pour la balkanisation du pays.

Notre pays est en danger.

Les Assises Nationales du Congo restent convaincues que la soif de liberté, de solidarité nationale et de changement véritable, exprimée tout au long de l’année 2015, et au premier trimestre 2016 par les populations, du nord au sud, de l’est à l’ouest, commande à un renforcement sans équivoque de la lutte de libération nationale.

Éloignons nous de toute forme de résignation car : « ... Un gouvernement qui tire sur le peuple doit être renversé par le peuple... ».

Il est temps de réaliser qu'une dictature, telle celle de Sassou Nguesso, ne repose jamais sur l'idée de construction d'une Nation mais règne sur la division à partir d'un agrégat de situations composites selon la célèbre maxime « diviser pour régner ».

C'est aussi le lieu de rappeler qu'un dictateur ne quitte jamais le pouvoir de son plein gré. Le croire, est simplement naïf et une illusion suicidaire sacrifiant davantage les intérêts majeurs du peuple sur l'autel de la barbarie.

Fort de ce qui précède, les Assises Nationales du Congo :

    Réaffirment que le pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, rétabli en tant que régime d'exception suite au coup d'état d'octobre 1997, prolongé par la forfaiture du 25 octobre 2015 et le holdup électoral à l'issu du scrutin anticipé du 20 mars 2016, est illégal et illégitime. Par voie de conséquence, les Assises Nationales du Congo ne reconnaissent pas Denis Sassou Nguesso comme président du Congo Brazzaville car frappé d'indignité.

    Condamnent le terrorisme d’État qui engage la responsabilité personnelle de Sassou Nguesso et de tous les cadres militaires, politiques et civils, complices des crimes humains et des violations des droits fondamentaux sur toute l’étendue du territoire national.

    Se félicitent que des procédures judiciaires internationales (CPI) aient été engagées et que celles-ci poursuivent leur cours pour mettre définitivement fin à la cruauté humaine exacerbée dans le pays.

Enfin, les Assises Nationales du Congo

    Appellent à un sursaut national et patriotique contre le terrorisme d’État au Congo Brazzaville et contre l'épuration ethnique planifiée dans le Pool ;

    Demandent à tous les officiers et hommes de rang, congolais et républicains, qui se reconnaissent dans les idéaux défendus jusqu'à ce jour par le Général Mokoko, de désobéir aux ordres injustes et anti républicains. Ils sont vivement appelés à s’organiser pour sécuriser et protéger les populations congolaises contre le terrorisme d’État. C’est cela le rôle sacré de défense de la patrie que commande le noble métier des armes en République.

    Soutiennent et encouragent les efforts de rassemblement et de résistance déployés par les forces politiques et sociales regroupées au sein de la coalition IDC – FROCAD- Composante J3M.

    Renouvellent leur soutien à toutes les initiatives visant l’intensification de la désobéissance civile pour faire triompher la volonté du peuple.

Fait à Paris le 19 octobre 2016

Pour les assises Nationales du Congo

Le Délégué Général

Mawawa Mâwa-Kiese

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:54

 

Kinkala (Pool) : Sassou Nguesso promet de faire goûter le sang aux Congolais (27/06/2015) © CONGOLIBERTY-TV
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