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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 11:31
 
 

A l’heure où les autres continents de la planète assurent leur développement dans ce III ème millénaire en ayant tous les atouts nécessaires pour affronter les défis actuels, l’Afrique en général inquiète. En particulier le Congo-Brazzaville qui ne cesse de développer le particularisme anti-développement ou la logique de la corruption règne en maître. La logique de cette vision favorise sans aucun doute son autodestruction économique, ça c’est le Congo qui fait peur. Le Congo que nous impose le système SASSOU, un système dépourvu de vision nationaliste à long terme et orienté vers la politique du tout enrichissement personnel illimité. Que doit alors faire le peuple congolais face une opposition trop disparate.

 

Une opposition congolaise disparate en mal d’égo

Les rencontres politiques de l’opposition congolaise se suivent et se ressemblent. Après le grand rassemblement de septembre 2015au BOULEVARD des Armés  et l’imbroglio de fin de campagne 2016, cette opposition s’est lancée dans une course dont l’efficacité politique reste entravée par des positionnements contraire à la volonté populaire. Neuf mois plus tard, il suffit d’observer les actes posés par les uns et les autres pour en déduire que les tripatouillages de celle-ci sonnent comme un constat d'échec.

Aujourd’hui, au sein de l’opposition congolaise, personne ne prend des initiatives louables et constructives. Ainsi, le soutien du peuple  faiblit. Les buts poursuivis ne sont toujours pas clairement définis. Il manque toujours un leader charismatique capable de fédérer les masses contre la gabegie, la mauvaise gestion du pays.

On ne peut d’ailleurs qu’être frappé par la récurrence des critiques ainsi adressées par les différents courants de l’opposition aujourd’hui : enchevêtrement des intérêts, saupoudrage inefficace et inéquitable des moyens, l’indispensable simplification et la nécessité de renforcer l’arsenal d’objectifs et d’indicateurs permettant de quantifier le rassemblement autour d’un idéal commun et la gestion de leadership.

Après le hold-up électoral de Monsieur « 8/sang », l’opposition congolaise n’a pas réussi à proposer de programme commun d’action commune tant soit peu crédible, ni de se trouver un vrai leader. Les gens qui composent cette opposition sont bien trop différents. Leurs objectifs sont à ce point, disparates qu’ils se contredisent souvent et finissent par se neutraliser entre eux en oubliant d’unir leur force à un régime sanguinaire, familial et autoritaire.

Faute de s’interroger sur la nature même du problème politique, l’opposition congolaise revient toujours aux mêmes solutions teintées de bon sens néo-managérial politique, qu’on retrouvera très probablement à l’identique dans les pseudo-rapports qui vont nous être servi en guide de plat de noël.

Entre les défenseurs d’un pseudo ligne dure et les partisans d’une opposition modérée, un embouteillage ressuscitant l'ethno-régionaliste se forme au sein de l’opposition congolaise dispersée mais surtout divisée. Rassembler au-delà de sa région et de son électorat disaient-ils tous sans exception. Aujourd’hui, force est de constater que le rassemblement pour l’opposition congolaise n’est possible qu’autour de soi et des siens.

Les lignes semblent plus brouillées que cette opposition peut multiplier des conventions, des meetings et des alliances parfois contre nature qu’au final rien n’est garanti qu’elle réussira à fédérer l’ensemble des courants pour un but commun. Dans ce contexte distinguer un leader dans ce fourmillement de politique tous prétentieux n’est pas aisé. Et le combat ne peut-être que biaisé d’avance.

Les leaders des partis de l’opposition n’ont pas su dynamiser une plateforme commune. Le FROCAD-IDC-CJ3M ayant été vidé de son contenu et du dynamisme qui faisait sa force.

Les leaders de l’opposition n’ont pas compris que la première chose à faire, c’était de surmonter leurs propres divergences. Je n’ai constaté aucune tentative d’analyse de la situation réelle du Congo-Brazzaville de la part de ces chefs. Actuellement, chacun présente son opinion personnelle sans essayer de trouver un terrain d’entente avec les autres. On voit se reproduire les mêmes erreurs comme dans le passé, réconfortant ainsi un pouvoir aux abois.

Les gens ont en outre été déçus du fait que le FROCAD-IDC-CJ3M, organe ayant pour vocation de réunir les opposants et de proposer, enfin, un programme d’action n’a pas su réadapter sa vision globale et redéfinir les orientations à suivre. Les congolais sont lassés de voir que le comportement de l’opposition est exactement le même que celui du pouvoir de M. « 8/sang » qu’elle critique.

En écoutant les leaders de l’opposition, aucun d’entre-deux n’a jusqu’ici proposé une initiative sérieuse. Quelles méthodes seront utilisées ? Quel programme sera proposé ? Ces questions restent toujours sans réponse.

La convention du FROCAD-IDC-CJ3M qui s'est tenu du 12 au  15 Décembre 2016  n’est qu’une supercherie en plus. Car elle porte en elle les germes de sa propre destruction. Comme on le sait et ce n’est pas un secret, la présidence du FROCAD est noyautée par les anciens faucons du PCT qui ne voudront jamais qu’une solution pérenne soit trouvée tant que ce ne sont pas eux qui la pilotent. Cette mascarade est indigeste et immorale pour le peuple qui souffre.

L’autre convention « aile CODEHA » ne proposait pas mieux. A part le fait de ramener dans les rangs de l’opposition des girouettes dont la culture politique ressemble à s’y méprendre à un exercice vestimentaire. En effet, ils changent de vêtements comme ils changent de positions politiques. Et dans tout ça, les deux oppositions veulent nous parler de la mise en place d’une nouvelle opposition.

Commencer par dire la vérité au peuple et non en jouant aux surenchères avec le pouvoir que vous vous affirmerez réellement de l’opposition. Une convention est interdite d’exercer son droit de liberté et de réunion, une autre est autorisée. Pourquoi le pouvoir banni par le peuple se donne-t-il ce droit ? Ce qui se passe sous la table est souvent cachée des yeux des profanes politiques.

 

Peut-il y avoir une nouvelle opposition sans vraie rupture ?

Sous un calme apparent où l’on voit le peuple congolais navigué à ses occupations de survie et de lutte contre la misère, on perçoit, en fait dans leur for intérieur, un même ferment social de femmes et d’hommes exigeant la justice avec une colère qui balaye toutes les prévisions. On peut lire sur leur visage, plein d’amertume, la phrase suivante : « Nous sommes le peuple et nous réclamons plus d’équité et de justice. »

Ce sont des hommes et des femmes en un mot des humains dont l’exigence s’élève à l’essentiel que le gouvernement actuel a usurpé de manière injuste et unilatéral : le droit de manger, d’avoir un toit, un emploi décent, se soigner, la liberté, l’éducation, bref le respect à la vie. Pourtant une opposition qui parle en son nom négocie des solutions rocambolesques sur son dos.

Le Congo-Brazzaville couve une vague possible de soulèvement social et économique encouragé par le système actuel qui accroît les inégalités, favorise l’exclusion des talents au profit d’un clientélisme absurde et totalement incompétent. Il faut craindre que le réveil du peuple engendre des nouveaux monstres. C’est la responsabilité de nous tous congolais : intellectuels et sages, ouvriers et ménagères, étudiants et chômeurs de s’atteler à y répondre de façon patriotique et surtout indéniablement unitaire. Personne ne le fera à notre place. Il suffit de regarder le spectacle triste de notre quotidien politique proposé par ces politiques de l’opposition.

Peut-on réellement croire que des femmes et des hommes qui ont passés toutes leur carrière politique en utilisant un logiciel formaté avec un antivirus désuète opté  pour une vraie rupture sans remise en cause ? Mais il faut aller beaucoup plus loin que cette explication. Voir le besoin de renouvellement d'un système interminablement otage d'une caste politique et enfermé dans la cooptation et très éloigné des préoccupations réelles de la population. Ce ne serait pas une nouveauté de dire ici  que tous les politiciens congolais iront droit dans le mur s’ils n’inscrivent pas leur action dans l’unité, la cohésion, le militantisme et le bien-être social du peuple qui sont à la base l’alpha et l’oméga de tout succès politique. On ne peut pas très bien gouverner si on ne saisit pas les challenges du peuple à la base.

La vraie politique, c’est d’abord un échange qui s’opère entre un leader et sa base par la confrontation d’idées. On a abreuvé les congolais d’idées saugrenues sur le lieu, la forme, les petites phrases, les ambitions, on est même allé à comparer certains leaders de DIEU DE LA TERRE ( drôle de politique) oubliant que ces mêmes leaders sont co-auteurs des maux dont souffrent le peuple aujourd’hui. On a vu très peu de leaders s’exprimer en termes d’idées nouvelles. En quoi consistera votre rupture dans ces conditions ?

Ce fait consommé d’un système « opposition et pouvoir » ayant montré ses limites, en particulier au Congo-Brazzaville, et ne pouvant garantir autre chose qu’une désintégration progressive de l’économie, de la société, de la culture, caractérise la nature même urgente de la mobilisation sociale. Cette mobilisation doit être aujourd’hui le fer de lance de notre combat pour un ordre nouveau au Congo. Ce combat s’organise par une autre vision de la politique, un autre regard sur la propriété collective. Car ce n’est pas tel ou telle autre injustice qui est forcément au centre du problème, mais toute une logique d’un ordre de domination par la peur, la privation de la liberté, financière qui détruit sans cesse le tissu social congolais dont pour beaucoup c’est devenu une sorte de tremplin politique. On se sert du peuple pour arriver au pouvoir mais lorsqu’on y est on se sert seul sinon avec son clan.

Effectivement nous avons un choix à faire pour notre pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions inutiles et rétrogrades, les conflits et l’égoïsme ou opter pour le combat pour l’unité, le développement et l’égalité. Or, on est loin des jérémiades actuelles des conventions de l’opposition.

Ces gens-là se battent pour autre-chose mais certainement pas pour le peuple.

L’histoire nous enseigne qu’avec le recul, la méditation et la conviction, on finit toujours par remporter les combats même quand certains ne vous accordent aucune chance de réussir. La difficulté ne réside pas dans le fait de livrer une bataille, mais plutôt d’y croire lorsque la vérité est avec vous. C’est un exercice qui demande beaucoup de sacrifice et d’abnégation. Malheureusement, peu d’hommes et de femmes en sont conscients. Ainsi, beaucoup d’entre nous cèdent facilement à la tentation de la corruption. L’âme noire, l’abominable figure, la honte du peuple, le traitre qui vend ses frères comme judas a vendu son DIEU. Le nombre de ceux qui entraînent notre combat dans un exécrable complot, en achetant les consciences, pour obtenir la réhabilitation du Coupable ne se compte plus. Et c’est à prix d’or que se marchande le déshonneur de la justice, le règne du mensonge, l’avilissement d’un peuple par la plus impudente des campagnes.

« Le mensonge même habillé d’un habit blanc ne peut éternellement résister à la force de la vérité. »

Mes frères, pour reconstruire l’unité bafouée, la paix égorgée, la démocratie muselée, il nous faut accepter de marcher tous dans la même direction ; souffrir ensemble aujourd’hui, pour rebâtir un Congo uni et indivisible demain.

 

Jean-Claude BERI

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:04

Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Le président de l’association pour les droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC) n’est pas tendre avec les autorités congolaises. Loamba Moke, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a dressé récemment à Brazzaville, un tableau sombre pour le Congo. En toile de fond, de nombreux cas de violations des droits humains.

Neuf mois après la crise électorale du 4 Avril dernier, les ONG parlent. Loamba Moke a regretté que la torture et les enlèvements soient au top 5 dans le pays. Il est le responsable de l’ONG ADHUC. «Ce ne sont même plus des arrestations », prévient-il. Selon lui, «des enlèvements qui s’opèrent tard dans la nuit, et de façon permanent ». « Cela est contraire à notre législation nationale», a-t-il indiqué.

Il a également affirmé qu’il détiendrait des images liées aux violences post-électorales au Congo. «Nous les avons protégées, afin de montrer comment les populations subissent la torture», a-t-il poursuivi.

Mais les autorités congolaises ont estimé que ces paroles ne sont que des ‘’allégations’’. Mieux, elles disent que c’est de la ‘’critique stérile’’. Elle est savamment entretenue par les « pamphlétaires en matière des droits de l’Homme ». C’est la réplique de Pierre Mabiala, ministre de la justice et des droits de l’homme.

«Le temps des critiques stériles des pamphlétaires en matière de Droit de l’Homme est révolu au Congo », a-t-il mentionné. Pour lui, le pays travaille et avance».

Venant à se prononcer à son tour, Trésor Nzila Kendet a balayé d’un revers de la main les arguments du ministre Mabiala. Il est le Directeur exécutif de l’Observatoire Congolaise des Droits de l’Homme (OCDH).

«Il a raison en tant que membre du gouvernement de tout nier, mais il a tord d’ignorer la réalité. Des arrestations arbitraires et des tortures sont en hausse dans le pays depuis la fin des élections». Soutient-il. Pour lui, des citoyens sont interpellés même pour des faits politiques.

Dix mois après l’élection présidentielle au Congo Brazzaville, certains citadins se disent toujours inquiets pour leur sécurité. Et le pire est que d’autres sont quasiment injoignables depuis lors.

LIRE LA SUITE : http://www.africtelegraph.com/congo-brazzaville-haro-violations-droits-de-lhomme/

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 00:00

Moi, Michel Terrot, député français et complice d'épuration ethnique

 

Touche pas à l'Article 57·jeudi 8 décembre 2016

 

Député Michel Terrot Député Michel Terrot

Une délégation des députés français conduite par Michel Terrot, président du groupe d’amitié France-Congo, a été reçue par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso. Que cherche donc Monsieur Terrot, soutien de François Fillon, à Brazzaville dans l'une des dictatures les plus corrompues de la planète ? Les voies du Nguiri sont insondables.

Michel Terrot n'est plus un inconnu pour les activistes de la cause du Congo libre. En 2013 lors d'un voyage avec M. Gerard Charasse, Avi Assouly et Boinali Saïd, il avait marqué son appétence pour la censure des réseaux sociaux et son intérêt pour les bonnes relations entre le dictateur et l'exécutif français.

"Il importe que les relations se maintiennent entre nos deux pays et que le Président N’Guesso soit reçu au plus haut niveau." - Rapport parlementaire 2013

Cette curieuse visite qui se passe juste un an jour pour jour après les explosions du 4 mars 2012 à Brazzaville, ne fait aucune mention de la précarité dans laquelle vivent les victimes de l'explosion. Ce curieux voyage a été prolongé le samedi 9 mars pour Monsieur Terrot et Boinali, la visite s'arrêtant pour Monsieur Charasse visiblement gênant sous l'oeil de monsieur Assouly dès le vendredi 8 mars. Il est clair pour nous aujourd'hui que Michel Terrot a été un des artisans de la réception de Sassou Nguesso à l'élysée et un soutien fervent à son 3eme mandat.

Michel Terrot est peut être aussi un raciste notoire. Dans un interview que nous avions dénoncer il dit :

"La démocratie que nous connaissons en Occident ne peut s'appliquer stricto sensus en Afrique ou ailleurs, car il faut tenir compte des aspects culturels." - Entretien Les Afriques

La récidive dans le soutien au troisième mandat de son ami et potentiel financier Sassou est totale. Cet entretien scandaleux est publié le 27 mai 2016 alors que les bombardements, enlèvements et emprisonnement battent le plein à Brazzaville.

Nous ne sommes pas en face de quelqu'un qui, ignorant la réalité locale se serait trompé. Nous sommes en face d'un relais endurci de la dictature Brazzavilloise pour qui, une vie à Oullins a plus de valeur que celle d’un nègre à Bacongo ou Kinkala.

Il faut se douter que comme le révèle l'affaire de la Route de l'Atlantique actuellement en jugement au Portugal, l'argent sale congolais influence déjà l'élection présidentielle française comme il a à travers le financement illicite du parti des Travailleurs de Lula et Rousseff influencé la politique brésilienne.

Michel Terrot est donc bien pour suivre le jugement de la cour canadienne sur Wilfrid Nguesso Membre d'un clan Mafieux et complice d'épuration ethnique, fraude, fraude fiscale et recyclage des produits de la criminalité. Sa visite pour louer la contribution du Congo à la MINUSCA est une injure supplémentaire aux victimes des exactions des troupes congolaise en RCA.

"Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014."- RCA : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix

Tant d'aveuglement, tant de mauvaise foi :

"En vertu de quel principe la France peut s’opposer au choix qui relève de la souveraineté pleinement entière du peuple congolais », s’est-il [ Michel Terrot ] interrogé. - Les dépêches de brazzaville Michel Terrot salue l’engagement du Congo dans la stabilisation de l’Afrique centrale

En vertu des conventions et des traités internationaux sur la protection des droits humains, en vertu de l'humanisme dont visiblement Monsieur Terrot semble dépourvu. Ni le corps meurtri d'Augustin Kala-Kala et de Jugal Mayangui, ni le témoignage de la volonté d'extermination des Bakongos n'infléchissent la ligne de l'amoureux du nguiri.

Monsieur Terrot doit savoir que sa guerre contre le peuple congolais aura des conséquences désastreuses pour lui. Il n'y a pas d'avenir pour la Françafrique au Congo. Nous prenons l'engagement solennelle de le faire juger au Tribunal Pénal international de Brazzaville qui sera chargé de juger ce régime et ses complices. Si par malheur sa mort interviendrait avant la libération du Congo, ses ossements seront profanés et juger comme ont pu l'être les grands criminels du 20e siècle pour que demeure à jamais le souvenir de sa félonie et de son inhumanité.

Vive le Congo Libre !

#Appeler à la permanence de monsieur Michel TERROT. Une plainte sera déposée contre lui pour corruption avérée et complicité de crimes contre l'humanité au Congo.

8 rue Victor Hugo 69600 Oullins tel 04 78 50 50 50 fax 04 78 86 00 44 mail : terrotmichel@gmail.com

LIRE LA SUITE : https://www.facebook.com/notes/touche-pas-%C3%A0-larticle-57/moi-michel-terrot-d%C3%A9put%C3%A9-fran%C3%A7ais-et-complice-d%C3%A9puration-ethnique/915507708551233

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NOTRE REACTION : Nous recommandons à M. Le Député Terrot et ses collègues de visionner et écouter cette vidéo :

DEMOCRATIE, GOUVERNANCE, CONFLIT ET PAIX EN AFRIQUE CENTRALE AVEC LESLIE VARENNE : https://youtu.be/7lTAFneZCvg

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 22:03
 
Après bientôt 33 ans de pouvoir absolu, et ayant été en possession des ressources les plus gigantesques que le pays n'ait jamais eues, Camarade SASSOU-NGUESSO. De quel domaine de la vie en société, vous sentez-vous fier d'avoir construit ou restructuré, modernisé ou rendu fonctionnel: L'école ? L'économie nationale ? La santé publique et l'hygiène urbaine ? La culture ? Le sentiment de nation... ?
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05/12/2016 20:15:24: L'AET NGAMA MOUANZA n'y est pas allé de main morte ....

Lettre au Camarade SASSOU-NGUESSO
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Lekufe Moyibi - Le criminel voleur

 

Un pays de nouveau en ruine,
Un nom, NGUESSO, synonyme de vol et de médiocrité,
Une tribu, une ethnie menacées de rejet. Tout ce pouvoir pour ça ?
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Si vous le permettez !

Après bientôt 33 ans de pouvoir absolu, et ayant été en possession des ressources les plus gigantesques que le pays n'ait jamais eues, Camarade SASSOU-NGUESSO.

De quel domaine de la vie en société, vous sentez-vous fier d'avoir construit ou restructuré, modernisé ou rendu fonctionnel: L'école ? L'économie nationale ? La santé publique et l'hygiène urbaine ? La culture ? Le sentiment de nation ? Ou la fameuse démocratie ? A moins que ce ne fut la paix ?

Savez-vous qu'en seulement 33 ans de vie, il y eut un homme qui marqua à jamais le cours de l'humanité ? Ah si si si, et tout le monde le reconnait, y compris les Maçons.

Mais voyez-vous, Camarade Président du Présidium des Sages du pays, le côté comique de l'histoire que vous laissez à la postérité, ce sont Tous Ceux & Celles que, en bon boulanger, vous avez roulés dans votre farine. Une farine que vous leur promettiez à tous, mais que finalement, sur les 20 récentes années de votre d'exercice du pouvoir, vous n'avez servie qu'à votre Famille, à Quelques-uns bien triés de votre Tribu, à un petit groupe de votre Clan des 1% de la population du pays!

Et pendant ce temps-là, les Masses populaires, qui, sans doute de bonne foi, croyaient en la sincère disposition de l'esprit qui vous animait en 1997, ne sont apparues que comme les dindons de la farce gigantesque que vous leur prépariez en cette année-là. La farce macabre du 05 Juin 1997, ou farce d'une haine tribale sanglante.

Quand l'on repense que ces Masses suppliaient que vous repreniez "votre Pouvoir", que récemment encore, il en est qui juraient toujours par ces slogans incroyables:

-"Lissouba ne voulait pas aller aux élections" ;
- "Nous avons combattu Lissouba pour défendre la démocratie" ;
- "Sous Lissouba, le pays était tribalisé".

Oui, repenser à l'hypocrisie des raisons de la guerre civile du 05 juin 1997, c'est convenir que, d'une certaine façon, Un Peuple donné mérite bel et bien ses Dirigeants. Ou, dans le cas spécifique du Congo, sans doute, apparaissez-vous, sur un plan métaphysique, comme la malédiction infligée aux Congolais pour l'injustice des alliances ethniques de 1992/1997, pour ce choix  insensé, oui a priori insensé, qui conduisit la majorité des enfants de ce pays à rejeter et à humilier le Travailleur de mérite qui fut légitimement choisi en 1992, au profit d'un Homme qui avait déjà  démontré n'être que l'anti-thèse du mérite, la paresse au travail, la négation de l'idée de nation, le paléolithique de la vie en société.

Car, à l'identique de la fin de votre premier cycle politique, 1991/1992, voici qu'aujourd'hui, l'histoire se répète, encore plus honteuse: la ruine et la désolation se répandent dans tous les pans de la société. Et cela c'est votre triste bilan. Un bilan foncièrement familial ou tribal. Pauvre tribu!

Avoir donc détruit la seule vraie démocratie, débutante, et avec elle cette promesse de bâtir la nation et le pays sur des bases équitables et saines, pour finir plus cruel tyran, plus médiocre Gestionnaire de l'Etat qu'en 1991/1992 ? 20 ans de pouvoir familial absolu pour couler dans le marbre, la vérité qui, y compris dans des pays très lointains, veut désormais que votre patronyme, NGUESSO soit synonyme de Vol, de Médiocrité et de Risque pour la vie en société ?
.
Camarade Président du Présidium des Sages du Congo.
Je me plais à vous appeler ainsi, en raison du fait que, les salaires des Agents de l'Etat étant désormais payés au compte-goutte, vous avez trouvé néanmoins la liberté morale, oui morale, de consacrer quelques centaines de millions pour réunir les prétendus Sages des ethnies du pays! Une scène burlesque, vous, entouré de ces personnages sortis d'on ne sait où.

Si donc, vous le permettez toujours,
J'ai lu cet article de la presse canadienne. Et j'ai eu de la peine pour le Serviteur du Nazaréen de 33 ans, que se veut être votre fils né de nouveau. Un fils, décrit, à peu près dans les termes suivants:

"Nous, Gouvernement du Canada, refusons pour la seconde fois, le droit à la Résidence Permanente à ce Monsieur -bien qu'il possède une maison de Maître et des millions d'argent dans les banques de notre pays. Nous le disons clairement et sans détour, nous ne désirons en aucune façon l'avoir pour Concitoyen un jour, ni aujpurd'hui pour hôte de libre séjour. Car, convaincus sommes-nous que, cet individu, qui se dit Serviteur du Dieu des Faibles et des Justes, fait partie d'un -«petit clan familial mafieux » qui exerce une « dictature » et détourne les fonds de son pays pour son bénéfice personnel."

Cela m'a vraiment attristé pour ce Pasteur de Dieu, sans doute un peu sincère dans sa foi!

Oui, par ces considérants détonnants, la Justice canadienne a rejeté la requête de César Wilfrid NGUESSO. Et cette Justice, n'est décidément pas la française, puisque, elle s'étonne du silence du peupe congolais et semble d'ailleurs l'inciter à réagir:

"Le Congo-Brazzaville a délégué à l’entreprise [Socotram, dont ce fils est le Pdg, ndlr] la charge de percevoir des droits de trafic maritime de plusieurs millions par année sur les chargements de pétrole qui quittent le pays. En retour, l’entreprise devait bâtir une flotte maritime nationale, ce qui n’a jamais été accompli. En fait, selon l’enquête, il existe des motifs raisonnables de croire que Socotram « n’existe que pour fournir [à ce fils Nguesso] une source très importante de revenus, au détriment de l’État ».

Donc Willy NGUESSO a empoché des milliards, mais n'a pas pu doter le Congo d'une flotte maritime, pas le moindre bateau de valeur ?

Et cette institution canadienne semble se montrer soucieuse du niveau de connaissances que les Congolais ont des ressources qu'on leur vole, car corrige-t-elle: Non, Willy NGUESSO, ne gagne pas les 50 millions de Franc CFA mensuels que vous pensiez, il en touche plus du triple, soit environ 177 millions par mois! A lui tout seul. Et uniquement officiellement!

Oui, il y a dans l'âme des peuples Nord-Américains, un brin d'humanisme que leur histoire volcanique n'a pas totalement corrompu: ils savent parler vrai, direct et juste. Et je suis resté bouche bée, à voir les Canadiens décrire avec tant de perspicacité votre famille, le nom, NGUESSO.

Mais peut-être, est-ce cela que vous rêviez de laisser à vos enfants, à votre famille, à votre tribu : un nom, NGUESSO, synonyme de rejet, de honte, un nom avec lequel plus personne ne voudra être bientôt associé de près ou de loin ?

En tous les cas, le pays est de nouveau en ruine... Et vous le savez, oui vous savez que, pour cette seconde et ultime fois, le Peuple ne lavera pas les mains du "petit clan famiilal mafieux", que des comptes, individuels ou de groupes, devront être rendus, fut-il au risque de ...

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Ah l'Ami(e)!

Si seulement, on avait laissé Le mythique Professeur accomplir ne fussent-ce que cinq années de travail paisible ! Non, tous étaient, comme qui dirait, enragés...Tous étaient intenables, comme possédés par des Démons ayant un sens de l'ironie hors du commun. D'ailleurs, jusqu'aux Erudits piaffaient d'impatience, ils s'étouffaient de cette haine tribale à voir un homme consciencieux aux manettes de l'Etat.

Finalement, Sassou-Nguesso, n'a peut-être été que le juste salaire du pacte que noua le Peuple congolais avec le Diable en 1992-1997.

Oui, à l'avenir, laissons donc les Ouvriers de mérite oeuvrer. Même en se trompant, ils oeuvreront toujours pour le progrès de l'ensemble de la collectivité.

Merci.
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Le Papou, L'Iconoclaste

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 21:58
 

 

Hollande / Sassou Hollande / Sassou

 

François Hollande vient de jeter l’éponge pour un deuxième mandat. Il rejoint ainsi la poubelle de l’Histoire dans laquelle Sassou Nguesso jette ses maîtres qui l’ont fait roi, chacun selon sa carrure, son tempérament, son caractère et sa personnalité.

De même qu’il n’a pas attendu la fin du quinquennat pour tirer sa révérence, de même, les Français n’ont pas attendu qu’il quitte l’Élysée pour faire le bilan. Les Africains feront le leur. Mais, on peut dire, d’ores et déjà que, de même qu’il n’est jamais parvenu à faire comprendre aux Français ce qu’il voulait faire, de même, il prend place sur le strapontin de l’Histoire sans avoir réussi à imprimer dans l’esprit des Africains ce qu’aura été sa politique africaine de la France. Son quinquennat aura été marqué par les records battus à la tête du pays. Président le plus impopulaire sous la Ve République, il tient le flambeau de l’ambiguïté des choix, de l’incapacité à trancher, du goût immodéré de la guerre et du compromis, du rétropédalage des décisions et de la manière de soutenir certains autocrates africains.

Ses discours de style, prononcés ici et là dans certaines villes africaines, discours dans lesquels tout nouveau locataire de l’Élysée prend les Africains pour des élèves notés au mérite ou des enfants à qui l’on conditionne le cadeau de Noël par le comportement tenu toute l’année durant, n’ont pas résisté au respect de la parole donnée. Une parole lucide sur les grands principes du respect des libertés et des droits de l’homme, la dette et les crimes de la France en Afrique : François Hollande les dénonce sans jamais prononcer des excuses ou envisager des réparations. Quant au reste des discours, les Africains ne retiendront de François Hollande qu’une parole de continuité de cette politique de la Françafrique, axée notamment sur des considérations sécuritaires dans le pré carré français, couplée à une volonté d’étendre les relations économiques au-delà du périmètre des anciennes colonies. Pour tout résumer, la politique africaine de François Hollande, à l’instar de celle pratiquée par ses prédécesseurs, s’accommode mal de la défense des grands principes proclamés dans sa campagne électorale.

En tout cas les Congolais, en ce qui les concerne, garderont de François Hollande le souvenir amer et douloureux de l’homme qui, par le soutien public, indéfectible et arrogant apporté à Sassou Nguesso dans sa soif du pouvoir à vie, aura prolongé l’agonie qui les assomme depuis les 32 ans que Sassou Nguesso a confisqué le pouvoir au Congo Brazzaville.

Soyons clairs : tout le monde comprend ici que François Hollande n’est ni tributaire à part entière du bilan criminel de Sassou Nguesso ni bouc émissaire du peuple congolais, mais sa gestion de la politique congolaise donne une assez bonne idée de son décalage avec la réalité. Cela permet au passage de mesurer l’ampleur de la catastrophe supplémentaire que ce peuple aurait dû éviter si François Hollande n’avait pas appuyé sur le bouton qui a ouvert à Sassou Nguesso le boulevard de la poursuite des crimes contre son peuple et, de fait, contre l’humanité. Cela permet de mesurer la catastrophe supplémentaire que sa politique aurait infligée aux Congolais si François Hollande avait persisté à se présenter et si, horresco referens, il était parvenu à se faire réélire (j’en frémis à nouveau !).

J’ai souligné, dans mon dernier article sur « L’état de la nation congolaise 2016 », l’antipathie et la haine qu’inspire François Hollande dans les cœurs des Congolais, à tous les niveaux, depuis le jour où il a remis Sassou Nguesso sur le piédestal du pouvoir alors que, vomi par les Congolais, son règne ne tenait plus qu’à un fil. J’ai souligné par ailleurs que les Congolais en veulent plus à François Hollande qu’ils n’en veulent à Sassou Nguesso car son soutien a été accueilli par l’intéressé comme un couronnement de l’Élysée et un « permis » de continuer à massacrer son peuple. La guerre qu’il mène aujourd’hui dans le département du Pool en est l’une des conséquences du soutien de François Hollande et consiste à terroriser pour calmer un peuple qu’il estime hostile à son règne.

En soutenant Sassou Nguesso, François Hollande a oublié que lui a été élu par un peuple qui, seul, est juge de son action : il a renoncé à un deuxième mandat par respect de ce peuple qui a été mécontent de son action. Tel n’est pas le cas de Sassou Nguesso, qui n’a jamais été élu autrement que par des mascarades d’élections, ne respecte pas son peuple, n’en a cure de son avis ou de ses souffrances, et ça François Hollande le sait très bien. Il a continué à le soutenir malgré les trucages, les inversions des résultats et les échecs au référendum et aux élections qu’il lui conseilla d’organiser, malgré la modification de la Constitution pour se maintenir au pouvoir qu’il condamnait dans ses discours. Il continue à le soutenir malgré les bombes qu’il largue - en ce moment même et ce depuis de longs mois -, sur son peuple dans le département du Pool, les mêmes bombes que lui, François Hollande, condamne avec la dernière énergie du Syrien Bachar el-Assad contre son peuple.

La politique congolaise de François Hollande a ainsi mis Sassou Nguesso sous un bouclier de protection qui permet à ce dernier de continuer à mener une guerre silencieuse contre son peuple, une guerre qu’il met sur la tête d’un certain pasteur Ntoumi, le même Ntoumi qu’il vante d’avoir été son ministre mais volatilisé un jour, comme par hasard, dans la nature sans que lui, Sassou Nguesso, ne sache comment et où, et qu’il demande aux victimes de le lui ramener au palais… vif ou mort ! François Hollande aime les guerres, lui aussi et il les assume. Mais il n’a pas attendu de terminer les guerres qu’il a déclenchées ici et là pour renoncer à un deuxième mandat, cependant qu’il soutient les yeux fermés Sassou Nguesso qui donne le prétexte d’œuvrer pour la paix et de se scotcher au pouvoir (depuis 32 ans !) tant qu’il n’aura pas éradiqué toutes les guerres ouvertes par tous… jamais par lui. C’est toute la différence que François Hollande n’intègre pas dans son incroyable soutien à l’ami Sassou Nguesso.

Maintenant que François Hollande, en brave chef des armées et redoutable chef de guerre, vient de renoncer à livrer bataille pour sa réélection, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour se montrer plus audible sur son soutien à son ami Sassou Nguesso dont les records n’ont rien de commun avec les siens ? Maintenant que François Hollande, en fervent briseur de tabous de la mémoire française, a reconnu de la France avoir endetté et maltraité l’Afrique, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour aider le Congo Brazzaville à se débarrasser de celui-là même qui contribue à l’alourdissement de la dette et à la maltraitance de son peuple ? Maintenant que François Hollande, en bon conseiller d’amis « dirigeants » sur la manière de prendre ou de conserver le flambeau du pouvoir, vient d’abandonner en cours de course, conseillera-t-il à son ami Sassou Nguesso sur la bonne manière de quitter la piste avant que le pouvoir ne le quitte ? Autant de questions auxquelles les Congolais attendent les réponses de François Hollande dont, par son renoncement à poursuivre les batailles destructrices et inhumaines, la sagesse est aussi l’autre sacré coup de poignard qu’il est capable de mettre dans le dos de ceux-là mêmes qu’il a eu à soutenir… à tort.

J’ai bien compris de son discours prononcé depuis Abu Dhabi (Émirats arabes unis) où il est allé savourer les premiers jours de son renoncement à briguer un second mandat, qu’il consacrera le reste de son temps à l’Élysée à l’action de protection : « Il faut protéger ceux et celles qui sont les plus fragiles, menacés par les conflits… ». Eh ! ben, il a de quoi faire au Congo Brazzaville.

Ceci étant, les Congolais sont maîtres de leur destin. Il n’appartient donc ni aux présidents français (qui passent comme des météores) ni à une quelconque force extérieure, armée ou institutionnelle soit-elle, de les libérer du mal qui mine leur pays plus de trois décennies durant. Les jérémiades, les larmes, les prières… tout ça c’est bien ! Ce qui est encore mieux dans un pays où l’opposition semble s’éloigner de son rôle et de l’efficacité, c’est l’impératif d’un mouvement populaire de révolte pacifique mais radical et… à mains nues pour chasser le mal et rétablir la démocratie goûtée entre fin 1991 et début 1997.

 

Calixte Baniafouna Calixte Baniafouna

 

 

 

Par Calixte Baniafouna

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 20:14

Par Rigobert OSSEBI

Sassou et Raul Castro le 2 Decembre, 2014

Sassou et Raul Castro le 2 Decembre, 2014

Hier, 1er décembre, Denis Sassou Nguesso s’est envolé à 10 heures du matin pour un séjour de deux semaines à Cuba.

La question est : « reviendra-t-il ? »

Déjà, c’était un 1er décembre, qu’en 1990, Hissène Habré avait choisi de fuir le Tchad et d’abandonner le pouvoir au rebelle Idriss Déby.

Si tel était le cas, Denis Sassou Nguesso aurait quitté un pays complètement ruiné financièrement : en guerre dans le Pool ; en flammes au large de Pointe Noire avec la plateforme de production de Founkanda d’ENI qui a explosé causant la mort de 7 travailleurs et de très nombreux blessés, sans compter les dégâts environnementaux ; en grève un peu partout et notamment dans les hôpitaux de la capitale économique, ceux de Loandjili et d’A. Cissé.

la plateforme de production de Founkanda d’ENI en flamme

la plateforme de production de Founkanda d’ENI en flamme

Il avait, certes, pris la précaution de faire distribuer quelques salaires. Les fonctionnaires ont reçu un savant mélange de vrais et de faux-billets de banque ; ce pouvoir criminel ne s’encombre plus de ce genre de détails… D’autant plus que désormais, le Congo et celui qui prétend en avoir été le président, seront sous le feu des projecteurs de l’actualité de la criminalité financière !

En effet le 23 novembre dernier, l’homme d’affaires brésilien José Roberto Colnaghi, actionnaire principal du groupe Asperbras, est entré au siège du Département central des investigations et action pénale, à Lisbonne au Portugal. A la fin de la journée, après un témoignage exhaustif, le procureur portugais Susana Figueiredo et le juge Carlos Alexandre,  l’ont inculpé de corruption et de blanchiment d’argent au Brésil, au Congo-Brazzaville, en Angola et en Suisse.

Pour rester libre,  Colnaghi a accepté de payer une caution de 3 millions €..

Au Brésil, Colnaghi et Asperbras ont été des  personnages récurrents de scandales politiques. Ils ont réalisé d’énormes profits dans la dernière décennie dans des affaires louches avec les kleptocraties africaines. A Quinta da Marinha à Cascais, au Portugal, la magnifique propriété a bien été achetée par Asperbras comme un cadeau à Gilbert Ondongo, ministre de la kleptocratie de Sassou Nguesso – comme Colnaghi l’a avoué la semaine dernière et l’information a été reprise dans O’Globo le grand quotidien brésilien.

Ondongo, le corrompu-corrupteur, avait mené des négociations avec Palocci, son homologue des finances, durant le gouvernement Lula dans le but d’annuler une dette de 352,6 millions $ que le Congo avait avec le Brésil depuis les années 70. En mai 2013, Dilma Rousseff a pardonné 79% de cette dette, 280 millions $. Le Sénat avait approuvé sans débat.

Les preuves suggèrent que Colnaghi et Asperbras serait devenus des auxiliaires de blanchiment de la kleptocratie des Sassou Nguesso sur « la Route de l’Atlantique », la « Portuguese Connection ». Mais surtout le déploiement de l’enquête policière portugaise vers le Brésil suggère que l’effacement de la dette congolaise sera bientôt dans son collimateur.

Le FMI de Madame Lagarde est aussi aveugle dans la préparation de son Plan de Sauvetage du Congo Brazzaville que le FMI de Monsieur Strauss Kahn avait été corrompu, au moins par la maestria d’un Yaya Moussa, pour l’effacement de 5 milliards de dollars de la dette congolaise. A Washington, les pseudo-experts devront se mettre très vite à la langue portugaise s’ils ne veulent pas se retrouver dans les sales draps congolais et dans une combinaison orange gracieusement fournie par Donald Trump.

Quant à l’opposition congolaise, elle a pris ses marques au Portugal. Un de ses représentants a déjà fait la démarche depuis deux mois, par un cabinet d’avocats franco-portugais, pour son admission dans la procédure au titre de partie civile.

Pour ce qui est de l’empereur du vol et du détournement, Denis Sassou Nguesso 1er, l’exil à Cuba serait bien moins triste que celui de Saint-Hélène. Il pourrait suivre, dans le survêtement Adidas qu’il aura hérité de son ami Fidel, la foire d’empoigne de sa succession à la tête du pays qu’il a ruiné. Il semble bien avoir  été conseillé par ses marabouts dans ce qui pourrait être une fuite. Il aurait été bien mieux avisé s’il avait embarqué avec lui toute sa marmaille de prédateurs dans le refuge accordé (à quel prix) par l’ami Raoul… Denis Christel Sassou Nguesso est encore à Paris pour tenter de convaincre les autorités françaises et européennes de le soutenir dans la succession de son géniteur. Au Portugal, il aurait été flanqué immédiatement en prison sans possibilité d’en sortir ; à Paris, l’héritier de tous les mauvais gènes de son père a encore droit au tapis rouge.

Le Congo est en guerre, le Congo est en feu, le Congo est en grève, le Congo est ruiné ! Et Denis Sassou Nguesso est parti à Cuba !

Pour combien de temps réellement ?

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 19:44
 
Au Congo-Brazzaville, les personnes vivant avec le VIH/Sida sont confrontées à une rupture des stocks d’antirétroviraux distribués gratuitement depuis 2007. La distribution des antirétroviraux est suspendue dans ce pays depuis six mois...
 

LE GOUVERNEMENT DE SASSOU INCAPABLE DE DISTRIBUER LE TRAITEMENT CONTRE LE SIDA / VIH

vih

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida au Congo Brazzaville

Congo : rupture des antirétroviraux

Au Congo-Brazzaville, les personnes vivant avec le VIH/Sida sont confrontées à une rupture des stocks d’antirétroviraux distribués gratuitement depuis 2007.

La distribution des antirétroviraux est suspendue dans ce pays depuis six mois.

Le Réseau national des Associations des Positifs du Congo, RENAPC, qui a mené à Brazzaville une action de plaidoyer en faveur de tous les malades privés de traitement demande aux autorités de réagir.

Les antirétroviraux sont fournis gratuitement par le gouvernement aux malades du Sida pour améliorer leur qualité de vie.

« Cela fait six mois que je n’ai pas pris mes ARV et je me sens fatiguée » a confié à la BBC une séropositive sous anonymat.

Jean Pierre Mahoungou le directeur exécutif du RENAPC, lui, signale que le Congo éprouve depuis 2011 des difficultés à distribuer les médicaments aux malades y compris les réactifs de suivi biologique.

Il précise en outre que les dépistages ne sont plus assurés.

Selon des chiffres officiels, 38500 personnes vivent avec le Vih/Sida dans ce pays.

Diffusé le 1er décembre 2016

Source : BBC

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NOTRE COMMENTAIRE : On distribue des milliards à gauche, à droite comme en Centrafrique, en Guinée, au Sénégal, etc. La directrice de la société ECAIR en faillite, la fille du clan, dame Beyina Moussa, vole et s'envole avec des milliards. Aucune poursuite judiciaire... Parce qu'elle est mbochi. Le Procureur Oko Ngakala disparait et reste muet, sauf quand il s'agit du pasteur Ntumi... et des opposants politiques qu'il envoie en prison arbitrairement.

Pour les malades, il n'y a plus d'argent, plus de médicaments. Sassou préfère les assassiner en les privant de soins médicaux et aussi de soif. Pas d'eau potable.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-02-12-2016
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Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

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Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:47
 
Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.
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C'est ça les amis du président François Hollande : "Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple...". Alors que sa Constitution lui interdisait de briguer un troisième mandat. Les adeptes de la mafia françafricaine sont toujours à l'oeuvre, au plus grand mépris des vies humaines...

Aujourd'hui, des centaines de milliers de vies humaines sont massacrées à cause de cette complicité de meurtres et d'assassinats.

Merci beaucoup président Hollande !

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Enquête

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville

Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html

Via Le Monde

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:00
 
Qu’en est-il des « Bébés Noirs » ? Ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa.
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Qu’en est-il des « Bébés Noirs » ? Ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa.

Bandits des zones périurbaines de Talangaï, les Bébés Noirs sont une sorte d’épouvantail brandi épisodiquement par ceux qui n’ont eu que 8% aux dernières élections. Et ça semble marcher. Tous ceux qui ont eu affaire à ces féroces lionceaux humains dont l’âge varie entre 15 et 30 ans, ne sont près de l’oublier mais se murent dans un éloquent silence. On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.

Notons qu’à part un petit coup de gueule de l’impayable Oko Ngakala à la télé, il y a un noir silence sur les Bébés Noirs. Or pour avoir, semble-t-il, été accusé sans preuves le 4 avril, Ntoumi est, à ce jour, poursuivi par Sassou comme Obama Bin Laden. Sa région, le Pool, est bombardée comme le Viêt-Nam d’Ho Chi Min par les Américains. Qu’attend Sassou, puisque c’est sa méthode, qu’attend-il pour nettoyer Talangaï au napalm comme il le fait dans les villages du Pool pour neutraliser Ntoumi ?

Noir c’est noir

Pourquoi « Noirs » ? Pourquoi « Bébés » ? Seraient-ce des pionniers qui honorent une néo-négritude senghorienne dans la Brazzaville Noire septentrionale ? Sans blague. Allons seulement. On verra des noirs desseins. « Black is beautiful » ? Oui mais pas cette fois-ci. L’enfant Noir de Camara Laye n’est pas ici un camarade. C’est un tueur ; un killer kind. C’est le Johny Chien méchant dont parle Emmanuel Dongala dans une ville cruelle comme peut l’être Brazzaville depuis la guerre civile de 1997.

Les Congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher ! D’où ce hiatus entre la poétique du nom et le sanglant empirisme auquel renvoie le phénomène incriminé. A titre comparatif vénal, l’histoire du fascisme italien avait généré ses sinistres « Chemises noires » sous Mussolini, une milice composée de jeunes fanatiques jouant les bras répressifs de l’idéologie brune.

Les Bébés Noirs, arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître. « Ce sont des garçons du voisinage qui ont mal tourné » dénonce, amer, un taximan. Or la cagoule est un attribut des escadrons de la police officielle quand elle entreprend des opérations de type barbouze comme jadis le mouvement éponyme de la Cagoule et comme sait s’y prendre le directeur général de la police selon les témoignages entendus au procès du colonel Marcel Ntsourou en 2013.

Une parisienne en vacance à Brazzaville raconte : « Parfois, tu prends un taxi et tu te retrouves dans une embuscade. Tu te fais dévaliser ou tuer par les bébés noirs sous l’œil indifférent du taximan car il s’agit d’un complice  »

Un témoin se souvient : « Vers le marché Dragage, ils ont dévalisé une villa en pleine journée alors que les propriétaires étaient absents. Morts de panique, les riverains les ont vus remplir des camions et sont partis en toute quiétude, laissant derrière eux la femme de ménage ligotée comme un mouton, muselée comme un chien. » Peur sur la ville. D’où tiennent-ils leurs véhicules ? Il y a anguille sous roche. Mais surtout, vers quelle destination emportent-ils leur butin alors qu’il s’agit de SDF ?

Genèse

La nature ayant horreur du vide, ces pitbulls humains auraient alors surgi dans l’univers urbain après l’opération « Mbata ya bakolo » censée vider Brazzaville de « Kuluna » (bandits kinois). Virer les bandits d’origine kinoise pour avoir la paix, c’est l’équation envisagée par le général (de triste mémoire ) Jean-François Ndenguet. Echec et mat. Pour avoir la paix ou pour les substituer par des Kuluna du cru ? Allons seulement... dans les questionnements.

A vrai dire, en virant les Kulunas, le génial général avait juste oublié que les contradictions économiques dues à la gestion calamiteuse de nos richesses par le clan d’Oyo pouvaient également cristalliser des mécontentements dans la population brazzavilloise puis accoucher de rébus sociaux comme les « sauvageons » de Jean-Pierre Chevènement ou la « racaille » de Sarkozy dans les banlieues en France.

Liens de parenté

Il n’est que trop évident que Kuluna et Bébés Noirs vivaient en bonne intelligence sur le terreau de la misère économique engendrée par Sassou et sa famille. Il se peut même que la délinquance kuluna kinoise prise à partie par le génie policier du général Ndenguet a simplement ratifié celle des Bébés Noirs, bien évidemment, antérieure à celle venue d’outre-fleuve. Nos lecteurs plus âgés ont sûrement une idée de la sous-culture dite « Yankee  » ou « Gourba » à laquelle adhéraient les jeunes désœuvrés à la fin des années 1960 dans les rues de Poto-Poto. Car tout phénomène urbain accouche d’une violence. C’est vrai à Abidjan, à Dakar, à Lagos, à Kinshasa et à Brazzaville.

Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil de Satan. Les Bébés Noirs ont des liens de parenté ethnologiques avec les « groupes Makayabou » qui glaçaient les cœurs des populations dans les rues de Poto-Poto des années 1970. Et ce n’est pas fortuit si l’extension sauvage urbaine de Brazzaville a également transplanté cette sous-culture vers Talangaï, berceau d’un désœuvrement grandissant. Pour l’anecdote, la dénomination makayabou vient des vols à la roulotte que les « Gourba  » ou « Yankee » opéraient à la gare ferroviaire du Centre-ville de Brazzaville en délestant les wagons de sacs de morues. La faim les sortaient du bois.

Mais là où il y a rupture entre « Yankee » et « Bébés Noirs », c’est sur le mode opératoire, sur les cibles et les connivences. Les armes blanches (machette, hache de fortune, poignard, coutela, marteau) servent de moyens d’attaque aux Bébés Noirs et leurs attaques portent sur les biens et les personnes provoquant larmes et goût du sang chez les autres. Les Yankee des années 60/70, quant à eux, se servaient uniquement de leurs poings et de « coups têtes » avec, certes, cette assurance, que donnent les Kamons (rite de la force) et se bornaient d’attaquer les wagons de la PV remplis de poissons salés. C’était donc pour manger. Aucune main noire n’était derrière les Yankee. Or les Bébés Noirs semblent l’objet d’une instrumentalisation. Ces « Petits anges » poursuivent une politique du gourdin qui ne dit pas son nom.

Qui tirent les ficelles ?

Les autres parents des Bébés Noirs

Peu avant le viol de la Constitution par Sassou, les Congolais, bouche bée, découvrent à la télévision nationale le visage d’une milice composée d’hommes en noir dont le leader est un député du PCT, un certain Hyldevert Mouhani. Le commando qui se présente à l’antenne menace de représailles quiconque oserait contester Sassou sur la voie publique. Armés de fusils en bandoulière, coiffés de cagoules, on aurait pu confondre les miliciens de Mouhani avec les Indépendantistes corses ou les djihadistes de Daesh n’eut été cette peur au ventre qui se voyait chez nos cagoulards en herbe made in Oyo. Car c’étaient des faux durs ; le genre qui s’en prend aux civils désarmés comme Kata-Kata laissé récemment pour mort à la morgue de Brazzaville.

Question : les « Bébés Noirs » seraient-ils la tare infantile de la milice d’auto-défense de Mouhani ? L’hypothèse la plus vraisemblable est que les « Bébés Noirs » sont le bras armé de l’escadron créée par le député de Moungali. Ou alors, autre hypothèse, les Bébés bénéficient de l’indulgence voire de la protection du député Mouhani puisque les représailles promises par ledit député épargnent curieusement nos Noirs Bébés, alors que ces derniers troublent à souhait l’ordre public avec des homicides à la clef. Qui donc a pour habitude de sous-traiter la répression par des supplétifs sinon le général Jean-François Ndenguet. Nous y sommes : les Bébés Noirs sont des petits-fils du général qui dirige le commissariat de Ouenzé Manzanza, laboratoire notoire du crime comme cela a été démontré au procès des auteurs présumés des explosions de la caserne militaire de Mpila (ECCRAMU).

Débordement

La zone d’action : les quartiers Nord, notamment Talangaï, du rond-point Koulounda à Etatolo. Récemment, comme pour montrer qu’ils peuvent franchir des caps, les Bébés ont mené des attaques à Moungali, au Plateau des 15 ans, spécifiant ainsi un débordement qui en promet d’autres. Il reste que, les quartiers sud sont épargnés par la nuisance des venimeux Bébés. Sans doute parce que les Cobras en route pour les expéditions punitives dans le Pool se chargent, au passage, de semer la terreur à Bacongo, Makélékélé, Simou Djoué. Le mode opératoire change, mais chacun a sa part.

A l’une de leurs sorties inopinées, la rancune tenace, les Bébés Noirs avaient pris prétexte sur le meurtre d’un des leurs par la police pour passer à l’attaque. Aléatoires, leurs représailles frappent pêle-mêle femmes, hommes, filles et garçons qu’ils trouvent sur leur chemin d’avenir. Parfois (mais rarement) les policiers font les frais de leur violence aveugle. Témoin : la famille d’un colonel de l’Armée de Sassou dont la fille a été récemment blessée mortellement après que sa route eut croisé celle des Bébés.

Qu’il y ait des ripoux dans la police nationale congolaise, voilà qui ne pourrait surprendre que des naïfs comme François Hollande qui prend Sassou pour le meilleur constitutionaliste au monde.

Connivence

Curieusement, ces Bébés sont insaisissables comme le vent. Leur forfait commis, ils s’évanouissent rapidement dans la nature comme des fantômes alors que les quartiers nord et toute la ville sont infestés d’agents de police en civil et en uniforme.
Ou cette pléthore de cognes est aveugle ou alors est complice. Pire, elle est aveugle parce que complice.
Car si ce n’est de la magie noire, comment font les Bébés aux noirs désirs pour passer au travers les mailles du filet de l’implacable Ndenguet ? C’est ici que la thèse de la connivence se conforte. Etant donné la déconcertante facilité avec laquelle les Bébés opèrent, indiscutablement ces diablotins sont de mèche avec la police officielle de Sassou, dans la pure tradition des films de série noire.

Lumpenprolétariat

Nous pensons que les Bébés Noirs correspondent à ces sous-prolétaires en haillons dont parle Karl Marx et qui servent de réservoir au pouvoir dominant pour alimenter la terreur et la répression.

La terreur, estime Denis Sassou-Nguesso, est le carburant du pouvoir. Or que font les Bébés en terrorisant les paisibles populations de Talangaï, Nkombo, Massengo, Thomas Sankara, Mama Mboualé, Simba Pelle ? Ne donnent-ils pas du grain à moudre à Monsieur 8%.

Thierry Oko

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/Les-Bebes-Noirs-une-milice-de-Sassou-en-culottes-courtes

 
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