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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:49

Après Guy Brice Parfait Kolélas, Vivien Romain Manangou vient de succomber aux sirènes de l’oyocratie. Le mentor a déteint sur son disciple. L’ancien porte-parole se présente aux élections législatives à Tié-tié comme candidat de l’opposition. A cette allure comment voulez-vous que ce pouvoir tyrannique prenne au sérieux l’opposition congolaise s’il suffit d’un poste à l’Université Marien N’Gouabi pour trahir son camp. Nous allons de déconvenue en déconvenue à cause de ces esprits faibles qui se servent du peuple comme d’un tremplin pour des intérêts personnels bassement égoïstes. Ils sont prêts à marcher sur les cadavres de nos martyrs qu’ils ont sciemment envoyés à l’abattoir pour siéger au coté des tortionnaires. Ce qui n’est pas notre conception de la politique.

Le changement ne consiste pas à renier ses engagements antérieurs en allant faire allégeance. Qu’il ne s’y méprenne pas, le gang de Brazzaville veut donner un habillage démocratique à son pouvoir vacillant qui découle d’une violation de la constitution congolaise de 2002 et d’un hold-up électoral à la présidentielle de mars 2016. Ceux qui rejoignent cette auberge espagnole, le font-ils par opportunisme ou par conviction ? C’est la girouette qui nous le dira.

La cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique. Après avoir donné l’illusion de défendre le peuple congolais, jadis appelé "les masses populaires", ces opposants de circonstance arrivés sur la scène politique avec un agenda caché ont vite fait de rejoindre ceux là même qu’ils faisaient semblant de combattre hier sur le plan idéologique.

A cause de leur discours enflammé, tant la rhétorique était belle, le peuple congolais les avait suivi. Dans cette histoire, il y a eu des morts que nous déplorons et que nous ne pouvons honorer qu’en tenant nos engagements qui consistent à mettre hors d’état de nuire cette mafia qui a pris en otage le peuple congolais. L’attirance du pouvoir est plus fort que la souffrance du peuple pour certains.

Il y a lieu de savoir que le rôle d’un député est de légiférer pour le compte de toute la nation et de contrôler l’action du gouvernement. Au Congo, les députés deviennent des entrepreneurs, des chefs des PME, promettant monts et merveilles à la population locale et se substituant ainsi aux obligations régaliennes du gouvernement. Certains candidats s’expriment dans leur patois sur les affiches électorales, oublions au passage qu’un député est censé être au service de toute la nation et non d’un village. Pareilles confusion mentale, escroquerie intellectuelle et politique est à l’image de notre beau pays qui est pourrie à la tête. Qu’avons-nous fait pour mériter pareil déshonneur ?

Nous disons que la vraie opposition congolaise n’ira pas aux élections législatives sous la mitraille. Nos désidératas pour un avenir commun meilleur dans une paix retrouvée sont connus. Nous ne sommes pas de ceux qui préconisent la fuite en avant afin de recevoir des miettes tombées de la table du prince. La dignité humaine ne se marchande pas.

Le Congo est l’un des seuls pays au monde avec la Corée du Nord qui n’a jamais connu de transition démocratique. La Conférence nationale souveraine (CNS) de 1991 avait été un coup d’état de palais qui permit des élections démocratiques présidentielle et législative. Par la suite arriva le chaos par la non organisation de l’élection présidentielle de 1997 dans les délais impartis par la constitution congolaise de 1992. La nature ayant horreur du vide, les assoiffés de pouvoir prirent leur revanche les armes à la main après avoir perdu dans les urnes un pouvoir qu’ils croyaient détenir de Dieu. Il s’en suivi une période de transition flexible de 5 ans, puis des élections présidentielles de 2002, 2009, puis 2016. Mais qu’attendre des élections quand elles sont organisées par un dictateur qui par ailleurs est incapable de respecter ses serments successifs. La nature d’un serment est de demeurer intacte quelles qu’en soient les circonstances. Le savait-il ?

L’horizon s’éclaircit au niveau de l’opposition congolaise qui regorge en son sein de femmes et d’hommes de qualité et de conviction. Notre cause est noble et juste. Ainsi, nous ne doutons pas de notre victoire finale qui pointe à l’horizon. Notre dynamique est en marche et rien ne saura faire face ni résister aux revendications légitimes du peuple de se débarrasser de ceux qui font la honte de notre pays.

Le Congo pâlit et pâtit. En cela, il est temps que ses enfants, ses intellectuels, ses élites, sa société civile lui redonnent son lustre d’antan. Le rôle des élites dans une société est de résoudre les problèmes difficiles qui se posent et c’est de là qu’elles tireront leur légitimité. Ceux qui perdent le nord devant un poste à l’université et une promesse de nomination en tant que député ne méritent pas d’être des nôtres. N’étant plus en communion d’idées ni d’espérance avec ces derniers, notre conscience nous fait un devoir de nous séparer d’eux. C’est la clarification.

L’histoire d’Icare nous rappelle qu’à vouloir trop se rapprocher du soleil on se brûle les ailes. Il ne faut pas oublier que nous avons affaire à un pouvoir qui telle une mante religieuse a pour habitude de dévorer ses partenaires lorsque ces derniers ne servent plus sa cause.

Pour notre part ce sera NON aux élections législatives qui sont des nominations par le seul fait du prince d’Edou. Le Congo est une république (res publica : chose commune) et non une monarchie qui prépare la succession du père pour le fils. Par ailleurs nous savons aussi que l’intelligence ne se transmet pas, mais la connerie oui. Avec ce que nous endurons depuis 33 ans, il est temps de penser au bien être de la population congolaise et non à notre propre ego. La politique c’est l’art d’être au service des autres. Comme disait l’autre dans ses rares moments de lucidité : "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple".

La résistance continue et ne faiblira pas, nonobstant la trahison qui est le jeu politique prisé au Congo. Tout homme a un prix auquel il peut se vendre, mais là ils se vendent au rabais en cette période de solde. Ceux qui se revendiquent de l’opposition congolaise et qui vont aux élections législatives truquées d’avance trahissent et salissent la mémoire de nos martyrs. Ils veulent se frayer une place au soleil en marchant sur les corps encore fumants de nos morts. Mais qu’ils sachent qu’ils se brûleront.

De l’adage "qui a bu, boira", se substitue "qui a trahi, trahira". Un traître restera un traître toute sa vie même aux yeux de ses nouveaux amis de circonstance qui se méfieront de lui comme de la peste.

Le casting change, mais le scénario funeste reste le même. Ceci est une raison supplémentaire pour ne pas baisser les bras.

Vivien Romain Manangou a voulu être César, mais il ne sera que Brutus et l’histoire l’a déjà oublié. Il passe de la lumière aux ténèbres et portera seul le lourd fardeau de son inconséquence politique devant le peuple congolais à vouloir à tout prix pactiser avec le diable. N’oublions jamais que nos actes d’aujourd’hui conditionnent nos vies de demain. Député ou collabo, tel est le dilemme qui se pose à lui.

C’est André Thérive qui écrivait : "La trahison est une question de date".

Le peuple congolais prend rendez-vous avec l’avenir car la vertu est une question de choix.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Pool Afrique centrale Afrique
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:43

Nous ne donnons pas de titre à ce document. Nous n’en faisons aucun commentaire. A chacun de l’analyser et de s’en faire une opinion.

Tout ce qu’on peut retenir, c’est que le Sassou Nguesso de 1999 qui, dans son discours de Talangaï, au Dispensaire Marien Ngouabi, appelait tous les Nordistes à lui donner tous leurs enfants pour aller massacrer, exterminer tous les Kongos dans la région du Pool, a tué le Nord en 2002 comme il a tué le Sud depuis 1998. Aujourd'hui, Nord-Congo et Sud-Congo subissent le même traitement. Ils n'ont plus de raison de se méfier les uns et les autres. Ils ont un même, un seul et unique ennemi : LE CLAN !

Vive le clan, vive la famille avec ses mœurs et ses us et coutumes !

Vive la dépravation des mœurs humaines au profit des moeurs et us et coutumes claniques du sassouland !

Mais visualisez, écoutez !

Puis, donnez un titre. S'il vous plaît !

Cliquez !

SASSOU NGUESSO - UN COMPLEXÉ SOUILLÉ PAR DES JUPONS DES CHIENNES AFFOLÉES © Chemin D'avenir
 

https://youtu.be/7ER6wuLwbms

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 23:34

Aucune catastrophe naturelle, ni sécheresse, ni inondation, ni invasion des criquets, mais pourtant la famine sévit désormais dans le Pool et dans le Congo.

Voilà le bilan criminel de la gouvernance Sassou Nguesso que nous devons abréger le plus tôt possible.

Faisons en sorte que cet enfant, un symbole, ne souffre plus de la barbarie des "parachutés" de la françafrique au Congo-Brazzaville.

Il a droit à la vie !

 

Il a droit à la vie Il a droit à la vie
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 20:54

Par Patrice Aimé Césaire Miakassissa

 

pool-victimes-expiatoires
Cette rengaine devient de plus en plus insupportable. Aucun homme civilisé ne pourra s’habituer à voir son peuple massacré pour des raisons bassement matérielles, car aucune idéologie rationnelle ne sous tend cette attitude barbare.

 

Rapports accablants après rapports, le Congo s’enfonce dans l’indicible devant une indifférence coupable de la communauté internationale. Les priorités sont ailleurs et le peuple congolais notamment celui du Pool meurt sous le joug du corrupteur international. Alors, comment expliquer ce silence sinon que par l’achat des esprits faibles. L’humanité a quitté l’Occident et n’oublions toujours pas que le berceau de l’humanité c’est l’Afrique. En cela, nous sommes ceux là même dont la voix doit porter pour défendre les droits de l’Homme à travers le monde. L’histoire ne se répète pas, elle bégaie dixit Karl Marx. Dans notre histoire contemporaine, les grands faits se produisent, pour ainsi dire, deux fois : la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. Le Pool ne saurait être une farce.

C’est Joseph Staline qui disait : « La mort d’un homme, c’est une tragédie; la disparition de millions de gens, c’est la statistique ». Oui, nous sommes devant des statistiques macabres. Ils peuvent mettre à prix nos têtes en fuyant le débat d’idées, mais qu’ils sachent que l’on ne s’appartient plus lorsqu’il s’agit de se battre pour des causes nobles. De tout temps et en tout lieu, « je suis de la race de ceux qu’on opprime » comme aimait à le dire Aimé Césaire. Nous ne prendrons jamais une brise matinale pour un tsunami jusqu’au point d’abandonner femmes et enfants. Nous continuerons à dénoncer ce génocide à huis clos qui se passe dans le Pool. N’oublions plus jamais qu’Adolf Hitler avait commencé l’épuration ethnique par l’extermination des minorités.

Pour amuser la galerie, voila que se profile à l’horizon incertain des élections législatives de parlementaires godillots et valets en tout genre à la solde du clan de Mpila. Le Congo n’est plus pauvre que financièrement, mais aussi spirituellement car la raison a quitté certains congolais qui se vautrent pour des peccadilles. Triste constat. Des alliances des associations familiales affiliées au régime dictatorial se créent avec le PCT pour pouvoir se partager le gâteau. Tout ceci ne saurait surprendre un citoyen avisé car nous savons tous qu’ils sont arrivés au pouvoir pour des raisons purement alimentaires. Point d’idéologie, point de repère, seule la girouette continue à indiquer la direction du vent. Il faut toujours se méfier d’être dans le vent car l’on risque d’avoir le destin d’une feuille morte qui tombe dans un brasier.

Ces élections de façade vont s’organiser pour donner une apparence démocratique à un pays en ruine, qui s’écroule sous la gouvernance du seul timonier africain. Ainsi, ils espèrent séduire les bailleurs de fonds pour qu’ils leur prêtent de l‘argent qu’ils dilapideront à la première occasion pour des futilités.

Peuple congolais, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, l’heure est grave et personne ne saurait en douter. Jusqu’à quand allons-nous endurer sans broncher toutes ces souffrances ? La démocratie, comme système politique le moins mauvais, concoure au bien être des populations et non à leur extermination. Ce pouvoir a échoué en voulant faire du peuple congolais des vassaux à son service, ce que la majorité d’entre nous en Hommes libres ne sommes pas.

Le rapport sur le portrait de la torture au Congo nous glace le sang. Mais, nous connaissons depuis belle lurette la nature barbare de ceux qui gouvernent le Congo avec le fusil sur la tempe de chaque congolais. A défaut du dialogue inclusif, de la libération de tous les prisonniers politiques, de la restauration de nos libertés fondamentales, de l’arrêt de la guerre dans le Pool, il est temps de trouver les voies et moyens pour chasser ces mafieux du pouvoir. Nous avons trop pleuré et le moment est arrivé de sécher nos larmes. Ce sera au peuple de prendre son destin en main pour un avenir radieux dans l’unité nationale. Il sera impossible qu’ils nous tuent tous car ils auront peur de manquer de domestiques.

Le temps de la marche vers le palais présidentiel pour en chasser l’usurpateur est arrivé. Nous ne pouvons plus rester les bras croisés à attendre qu’un Dieu malin puisse glisser l’imprévu. Nous devrions phosphorer pour arriver à faire triompher nos idéaux. La grisaille s’amoncelle dans le ciel congolais et il faut que le soleil se lève pour que notre Congo resplendisse à nouveau.

Aucune idéologie, aucun culte de la personnalité, aucune rancœur ne peuvent justifier autant de torture sinon que la volonté de voir disparaître le Pool et réduire sa population en esclavage.

Comme l’écrivait Vladimir Volkoff : « La torture. Il y a quelque chose d’insoutenable et de vertigineux, la destruction de l’homme à l’état pur. » Non le vaillant peuple congolais gardera ses aspérités, ne disparaîtra pas de la terre de ses ancêtres, encore moins de celle du Pool. Nous y sommes et nous y resterons en dépit de tous ces supplices.

A nous de régler ce problème qui devient prégnant et en cela la révolution congolaise est en marche avec une victoire certaine.

RAPPORT SUR LE PORTRAIT DE LA TORTURE EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

 Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:33
 

 

01-adhuc-loemba-moke

 

Loamba Moke, président de l'ADHUC

L’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) que préside Loamba Moke a indiqué dans un rapport publié le 26 juin à Brazzaville que plusieurs commissariats de police avaient la mauvaise réputation d’être des lieux de torture au Congo. « Plus de 45% des cas de décès sont causés par la torture en lieu de détention », a fait savoir Loamba Moke, qui a dénoncé dans la foulée le manque de sanctions contre les auteurs de crime de torture.

L’ADHUC a publié son rapport à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de solidarité avec les victimes de torture. Dans son rapport, le président de l’ADHUC a affirmé que c’est sur les lieux d’arrestation, de transport et de détention que les citoyens étaient torturés. « Certains commissariats de police au Congo ont la triste réputation d’être des lieux où les tortures sont exercées sur les personnes, entrainant souvent la mort de ces dernières », selon Loamba Moke.

On peut également lire dans le rapport de l’ADHUC : « Par ailleurs, les victimes d’actes de tortures n’ont pas souvent l’accès facile à la justice et à un suivi médical adéquat. Ceci s’explique par le manque de moyens ou de matériels appropriés et par le fait que les victimes ne dénoncent pas ouvertement ces pratiques, du fait de la peur ou de la honte (notamment pour les victimes des violences sexuelles) ainsi que par la méconnaissance des structures habilitées à fournir l’aide ».

Le président de l’ADHUC appelle les autorités à mettre fin aux pratiques de torture dans les lieux de détention. L’ONG des droits de l’homme recommande aussi au gouvernement de mettre en place un mécanisme de prévention de torture, et confier des pouvoirs à la Commission nationale des droits de l’homme pour sanctionner les tortionnaires ainsi que leurs commanditaires.

LIRE LA SUITE :

http://www.vox.cg/plus-de-45-detenus-meurent-a-cause-de-torture-selon-ladhuc/

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 03:46
 

Ce mercredi 21 juin 2017, la milice de Denis Sassou Nguesso vient d’enlever vers une destination inconnue, Christine BALANDAKANA ,une pauvre femme, et ses deux enfants dont un petit garçon de 12 ans et une fillette de 8 ans.
Elle est soupçonnée d’être l’ancienne directrice des relations extérieures et la femme légitime du Révérend Ntumi Bintsamou Frederic.

 

Il est inacceptable que « l’opération de police » contre le Pasteur Ntumi ouvre ainsi une chasse à l’homme abjecte contre sa famille et ses proches en dehors de toutes les règles de procédures, les lois et les traités internationaux.  La fuite en avant du régime est chaque jour de plus en plus meurtrière. Il est plus que temps pour la communauté nationale et  internationale d’y mettre un terme définitive le plus rapidement possible.

Le Collectif Sassoufit craint grandement pour l’intégrité physique et morale de Christine Balandakana et de ses enfants. Au vu des révélations de Caritas et du Code Blue campaign sur l’usage systématique du viol, y compris sur mineur, comme moyen de coercition par les forces armées congolaises.

La Coordination

Contacts : 
Coordination du Collectif Sassoufit

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 03:27

Par Pascal Malanda

 

Nianga Mbouala dans son Palais de Brazzaville

Analyse à froid du conflit avorté ou reporté entre Nianga-Mbouala et Jean Domique Okemba

A peine venons-nous de commémorer le quarantième anniversaire de la mort de Marien Ngouabi que les stratèges du PCT nous préparent un nouveau scénario macabre. Mais pour leur malheur, si en mars 1977 la seule source d’information au Congo était la presse officielle, 40 ans plus tard, l’apparition des réseaux sociaux et leur phénoménale puissance d’information est venue brouillée les cartes. Ces dernières semaines, la rumeur fait état de façon persistante d’un conflit larvé entre Nianga-Mbouala et Jean Domique Okemba  (JDO). Le conflit aurait même atteint des sommets avec la convocation de Nianga-Mbouala au parquet d’Oko Ngakala. Sachant comment se sont soldées les précédentes interpellations de personnalités, on était en droit de s’attendre à une arrestation pure et simple de Nianga-Mbouala. En effet, le scénario est rôdé et usé jusqu’à la corde depuis belle lurette.

Le féticheur jean dominique Okemba

D’abord, une cabale médiatique est montée contre la future victime à l’aide du journal le Troubadour. Une fois l’opinion publique « acquise » à la cause, on passe à la phase pratique : Convocations, inculpation, arrestation, emprisonnement. Cela s’est passé ainsi pour Paulin Makaya, Mokoko, Okombi et maintenant Nianga-Mbouala. Avant cela, le scénario a été appliqué avec la même précision du métronome au cas Ntsourou qui vient de mourir en prison. Quand est-ce que ce système arrêtera de torturer et tuer ses propres enfants ?

L’affaire Nianga-Mbouala n’est pas encore conclue qu’on entend déjà les rumeurs d’une éventuelle arrestation de Parfait Kolélas. Comme toujours, c’est le Troubadour qui monte à la charge. Serions-nous en face d’un vaste complot dont la finalité est la prise du pouvoir ? Si c’est le cas, de quel droit, ceux qui ont ramené Sassou au pouvoir par les armes au seul prétexte de mettre fin à sa « démocratie de l’intimidation » de Lissouba nous serviraient-ils ce désolant spectacle ? Pourquoi les différents courants qui s’affrontent désormais à découvert au sein du pouvoir ne passent pas par la voie démocratique en présentant chacun son projet de société au peuple, seul souverain primaire puisque c’était la raison du retour forcée en 1997 ?

On a l’impression d’être revenu en pire à la sinistre époque des Mabouaka, Ngayo et autres trublions de la JMNR. Sommes-nous un pays maudit incapable d’inventer une gouvernance civilisée ?

Il s’agit ici d’une analyse à froid d’une situation qui risque de replonger notre pays dans l’horreur. L’analyse est basée sur la presse locale et les éléments circulant sur les réseaux sociaux. Que vaut une rumeur au Congo ou ailleurs ? A l’heure de l’intox et des « fake news », on a le devoir d’avancer prudemment. Toutefois la presse ayant  pignon sur rue à Brazza agit ces derniers temps d’une façon qui ne laisse aucun doute : Elle est au service d’une cause obscure, use et abuse de la manipulation.

Pour revenir au cas Nianga-JDO, force est de constater qu’au sommet de l’Etat, une dérive est en train de s’installer au vu et au su de tout le monde. Tout le monde semble impuissant à arrêter cette tragicomédie destructrice, d’où ce cri de gueule pour interpeller la nation entière.

La rumeur, toujours la même, prête à certains cercles proches du pouvoir en 1977 l’affirmation suivante : « Mieux vaut perdre un homme que perdre le pouvoir. » C’est sur l’autel de cette ambition hégémonique que Marien aurait été sacrifié. Malheureusement, ces fameux cercles obscurs n’avaient pas eu le courage d’assumer leur forfait. Aujourd’hui, face à l’échec patent de Sassou sur le plan économique et sécuritaire d’une part  et d’autre part la velléité de plus en plus manifeste de son fils à prétendre au pouvoir suprême, des voix s’élèvent pour s’opposer à une succession dynastique.

Nous avons déjà exprimé ici-même notre opposition catégorique à toutes les démarches anticonstitutionnelles depuis la violation en octobre 2015 de la constitution de 2002 jusqu’au hold-up électoral de mars 2016. Tous les fallacieux prétextes avancés le 05 juin pour justifier l’injustifiable sont aujourd’hui mis à nue. Nous avons aussi montré comment le PCT est passé en 20 ans d’un pouvoir du grand nord à un pouvoir de la Cuvette Centrale et de ce dernier au pouvoir d’Oyo et environs. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans la phase finale : concentration du pouvoir au sein de la famille biologique, d’où les tensions actuelles qui en sont un aboutissement logique. Ceux qui en doutent n’ont qu’à aller consulter les listes des candidats du PCT aux législatives. Ils y trouveront la main mise d’un clan sur tous les leviers du pouvoir.

On aurait pu se réjouir de ces conflits qui fragilisent un pouvoir autocratique et donc augmentent les chances d’un retour potentiel à la démocratie. Sauf que le risque est immense de voir le pays sombrer dans une nième guerre civile aux conséquences catastrophiques. Un ami parisien du PCT auquel je confiais récemment mon inquiétude de voir deux barrons d’un pouvoir illégitime prendre tout un pays en otage a éclaté de rire en me disant : « Laisse ces irresponsables s’entredéchirer, en politique, il faut une certaine dose de cynisme. » Combien de Congolais sont de cet avis ? Il est à craindre que la majorité de nos concitoyens soient aujourd’hui, de guerre lasse, acquis à cette thèse. Ce que cette probable majorité oublie, c’est qu’un conflit entre deux courants dans un pouvoir autocratique conduit rarement à une solution démocratique. En 1977, ceux qui ont sacrifié Marien pour conserver le pouvoir au nord n’ont pas fait grand-chose pour faire avancer le Congo sur le plan politique, économique et social. Bien au contraire ! Plus grave encore, ils ont réussi à faire passer leur complot pour un crime commis par les Bakongo : « Bakongo ba bomi Marien »

Bakongo ba bomi Sassou :

Je n’ai jamais adhéré à la pensée politique de Marien Ngouabi, mais je ne me suis jamais réjoui de sa mort ignoble. Bien au contraire, j’y trouve une des causes de notre drame actuel : l’incapacité de concevoir un système politique qui transcende les clivages ethnocentrés. Sassou Nguesso a accentué les clivages ethniques du Congo. Incroyable mais vrai, il a même réussi à détruire le socle de son pouvoir : « l’unité » politique du nord-Congo. Dans la dérive dynastique, il n’a pas hésité à sacrifier tous ceux qui l’ont accompagné dans sa difficile et douloureuse reconquête du pouvoir. Tout porte aujourd’hui à croire qu’il a définitivement cédé à la tentation d’une succession dynastique à la Bongo ou Eyadéma. La démarche en soi déjà est exécrable. Elle suscite en plus un rejet légitime d’une grande partie de la population. Le réflexe atavique d’une population qui a subi trois décennies d’un pouvoir autocratique aux résultats socio-économiques misérables est de se poser la question suivante : « Pour quelle raison et quel bénéfice nous taperions-nous le fils pendant des années après avoir subi le père pendant des décennies ? »

Aveuglés par l’ivresse du pouvoir d’une part et l’obsession de couvrir ses arrières d’autre part, père et fils se sont lancés dans une opération de charme vouée à l’échec car condamnée par sa nature antidémocratique. Sont-ils encore capables d’entendre la voix de la raison ? Je l’espère bien, mais j’y crois de moins en moins. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir milité depuis 2014 en faveur d’une sortie honorable de Sassou Nguesso. Inexorablement, le piège se referme sur les Nguesso et leurs affidés. L’unique issue pour eux est la sortie démocratique, un retour à octobre 2015, donc à l’ordre constitutionnel. L’alternative est une lutte fratricide au sommet, lutte dont ils sortiront laminés. Le phénomène est connu dans l’empire ottoman où celui qui accède au trône s’empresse de liquider tous ses rivaux, de peur de se faire tuer lui-même. Comme mentionné plus haut, on aurait pu s’en réjouir, sauf que la perfidie des courants qui se livrent à cette bataille de tranchée est telle qu’ils auront vite fait de faire porter le chapeau à leur souffre-douleur désigné : La région-martyre du Pool. En effet, quoi de plus facile que de pousser un Parfait Kolélas à la faute en privant son parti de compétition électorale ? Yuki qui a présenté un candidat à la magistrature suprême serait brusquement devenu un parti hors-la-loi. Casus-belli tout trouvé pour soulever Brazza-sud. Les pêcheurs en eau trouble n’auront plus qu’à laisser les hordes de Kolélas ou de Ntoumi avancer jusqu’à Mpila. Une fois sur place, dans la confusion la plus totale, on règlerait froidement le cas de Sassou comme ce fut pour Marien en mars 1977. Le reste ne serait qu’un petit jeu, lancer la chanson : Bakongo ba bomi Sassou »

Politique-fiction ? Je vous le concède. Cette analyse est cependant basée sur la stricte observation de la scène politique congolaise depuis des décennies. Une scène où la bassesse et l’hypocrisie le discutent à la félonie et à la lâcheté.

Messieurs Nianga et Okemba, arrêtez de prendre le peuple en otage. Arrêtez de croire que le peuple est idiot et ne voit pas vos magouilles cousues de fil blanc. Vous avez soi-disant ramené ou aidé à ramener la démocratie à coups de canon en 1997. Nous vivons en démocratie ? alors épargnez-nous vos postures belliqueuses. Présentez-nous plutôt vos projets de société, vos solutions de sortie de la crise aiguë où vous avez plongé le pays. Présentez-vous devant le peuple en personnes civilisées capables de ramener l’ordre constitutionnel d’avant octobre 2015. Le faire, c’est répondre à l’appel de Sassou qui disait : « Quand l’ordre constitutionnel est menacé, tous les républicains se lèvent. » Le peuple souverain vous en sera reconnaissant et vous accordera peut-être des circonstances atténuantes. Et pour cela, vous n’avez pas besoin de tuer Sassou. Vous pourriez alors braver les urnes placées par une commission électorale réellement indépendante dans un pays apaisé. De grâce, ne nous replongez pas dans les affres de 1977. L’analyse vaut bien sûr pour tous les officiers républicains soucieux de l’ordre constitutionnel.

Pascal Malanda

 

NOTRE COMMENTAIRE :

Sassou avait aussi dit : "Quand la constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l'accepter" (sic).

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:01
Par Tony Gilbert MOUDILOU
gilbert-tony-moudilou
Alliance de malheur et de toutes les guerres que connait notre pays depuis 1958. //Nord : Mbochis Cuvette centre ; le Niari et dans la moindre mesure la Bouénza. Voilà une alliance qui a chaque fois enflammé et incendié notre pays. Une Alliance qui a toujours saigné notre pays à blanc et qui, à la moindre incidence, ont toujours sorti : qui des sagaies, les coupe-coupe, les flèches pour les Mbochis et les couteaux pour les couteaux pour ceux du Niari. Deux cultures très belliqueuses et qui au moindre contact avec l’eau froide, provoquent incendie.
CONTRE :

L’Alliance de paix sociale et de développement économique // Sud : POOL- Kouilou – les Plateaux, la Cuvette ouest et la Likouala : une alliance qui a toujours milité pour la paix sociale au Congo. Une identité très civilisée à la culture démocratique, républicaine et pacifiste. Elle règle tout par le dialogue et non l’affrontement car celui-ci n’a jamais su arranger les choses ; bien au contraire, elle les détruit.

ET ENFIN L’AUTRE ALLIANCE NATIONALE QUI A OPTE POUR : TOUT SAUF LE POOL.

Cette Alliance qui consiste à mettre en exergue le proverbe qui dit : « Un singe qui ne peut pas attraper un fruit qu’il convoite tant, dit toujours aux autres ; qui eux peuvent l’attraper : « il est amer ». Pourquoi, pour qu’il ne profite à personne. Et c’est de la mauvaise foi. Aussi j’emprunterai cette formule que j’aime bien et que je formule de cette façon : « Vous êtes nés 5 frères dans une famille. 2 ont brillamment réussi. Ils sont et restent les piliers de la famille. Ils sont ceux sans lesquels, rien n’est possible, mais alors absolument rien ne peut être entrepris ou réglé sans eux. Les trois autres n’ont rien, même pas un « pikini », un centime pour faire face à toute circonstance.

Et ils sont des sorciers très virulents : jaloux, convoitant leurs deux frères qui pourtant, les protègent et cachent leur pauvreté à eux trois. Que vont-ils faire ? Ils vont ôter leur vie de façon qu’ils restent au même pied d’égalité : « PAUVRES ». Ils préfèrent rester ainsi. Cette attitude néfaste, c’est celle qu’on voit au Congo depuis 1968.

Tout le monde aime et admire les prouesses du Pool. Tout le monde admire le Pool. Tout le monde essaie d’imiter le Pool, veut manger et même faire l’amour avec la femme du Pool pour avoir une progéniture qui ressemblerait à l’homme du Pool. Cependant, on ne veut pas voir le retour de l’homme du Pool au Pouvoir. Pourtant, tout le monde sait que l’absence du Pool au Pouvoir a dégradé, ramené notre pays à l’âge de la pierre taillée, mais rien à faire, les gens semblent s’en accommoder, se plaire et faire avec. Et si ceci n’est pas triste, comment pourrions-nous qualifier cela ?

Les Nordistes revendiquaient le leadership. Le chef de fil, Ambroise Noumazalaye alors qu’il était Secrétaire Général du MNR avant qu’il ne soit nommé Premier ministre qui a entraîné tout le Nord dans cette requête déclarait en 1967 au Président Alphonse Massamba-Débat :

« Avant la fin de votre quinquennat, le Nord arrivera au pouvoir ».

Et le Nord est arrivé une année plus tard. Et Sassou Nguesso le félin va supplanter tout le monde Yhombi, Marien Ngouabi et l'initiateur Noumazalaye, qui aujourd'hui revendique sa place ce et pense que son temps est venu pour être Président de la République tout juste après le génocide des Bakongos en 1998 : c’est la chasse de Yves Motando au Poste de Chef d’Etat Major Général. « »

Au village des aveugles, les bornes sont tous devenus Rois ». D’où la guerre entre Lissouba et Noumazalaye au sein du MNR sous Alphonse Massamba-Débat. Et dans cet imbroglio, le Pool en tant grand frère de tous, tenta de s'interposer et ce qui lui coûta très cher. C'est lui qui, à chaque fois paye les pots cassés.

« La vérité et toute la vérité ! Oui en effet, la vérité est tout ce qui reste à l’homme quand plus rien n’existe ». (Général Yhombi Opango à la Conférence Nationale Souveraine).

LA MISE EN GARDE SOLENNELLE DU PRESIDENT FRANCOIS MITTERRAND.

Le 13 février 1990, me recevant à l’Elysée, alors que je me battais pour arracher la tenue de la Conférence Nationale, le Président François Mitterrand m’apprend :

« Il y a deux personnes dans votre pays ; tant qu’elles resteront debout, votre pays ne connaîtra jamais de paix » :

Ces deux personnes sont sans nul contexte ; incontestablement, indubitablement, assurément, indiscutablement, formellement identifiés, sans aucun doute, d’une manière certaine : Sassou Nguesso et Pascal Lissouba (qui ont eu comme Lieutenants : Ambroise Noumazalaye et Mbéri Martin qui ont eu comme parrains au passé sulfureux au sein de la JMNR et du MNR. Ces deux têtes de turcs ont ensanglanté notre pays par personnes interposées dans les années 60 sous Massamba-Débat parce qu’elles se battaient comme des chiffonniers pour le leadership ; pour la place, pour savoir à quel moment ils arriveraient, ils détrôneraient le Pool pour lui arracher son leadership naturel. D’où leur alliance mortifère à l’origine de tous nos maux. Ils le firent d’abord en massacrant les trois fonctionnaires afin de discréditer le Pouvoir du Pool et surtout l’homme pieux qu’était Massamba-Débat comme ça, on dira qu'au Pool aussi il y a des assassins (d’où les assassinats des Trois Hauts fonctionnaires en 1965 :

-Lazare MATSOKOTA doué d’une intelligence hors pair, hors du commun, un crac comme dirait un savant du 20 ème siècle, que les deux têtes de Turc : Pascal Lissouba et Ambroise Noumazalaye rivalisaient à mort et qui dans le quartier latin en France où ils étaient venus étudier, ne pouvaient égaler ni même se rapprocher de l’homme le plus intelligent de leur promotion et de l’histoire congolaise qui : quand il parlait, discourait, les châtaigniers d’or descendaient à terre pour le caresser. Il était inique, écrira Maître Jacques Vergès dans :

« La Justice est un jeu » Ed Albin Michel. Maître Jacques Vergès dit de son ami et Collègue en Doctorat, qu’il était : « brillant, éloquent, truculent, symptomatique ». Il était ce qui est aujourd’hui, Blé Goudé en Côte d’Ivoire. C’était un crack hors paire, doué d’une intelligence trop brillante, ce qui malheureusement, lui attirait toutes les convoitises, les jalousies, les haines les plus monstres et les plus féroces au point de plonger notre Congo dans une guerre qui continue à se faire entre alliés et contre alliés des deux camps et fait beaucoup de dégâts.

LA GUERRE DE DEUX COQS QUI NE PEUVENT PAS CHANTER DANS UN MEME POULAILLER.

Arrivés au Congo, la guerre de positionnement s’est poursuivie sur place et dans l’administration et dans sur les ministères. Et en février 1965, les frustrés passèrent à l’action en assassinant les Trois Hauts Fonctionnaires qui leur faisaient beaucoup d’ombrage et ne les laissaient pas dormir. Il fallait impérativement les faire disparaître pour qu’ils aient plus de liberté d’agir. Ce sont : Joseph Pouabou Magistrat, Anselme Massouémé Prêtre et Lazare Matsokota Procureur Général de la République.

TOUT A COMMENCE AU SORTIR DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE.

Vous conviendrez avec moi que même à cette époque, ceux qui font la politique, la vraie, sont à 90 % originaires du Pool ; que ce soient chez Jacques Opangault que chez Félix Tchicaya la majorité vient du Pool. Tenez et regardez avec moi :

La liste de Jacques Opangault pour le MSA : Yaoué Charles, Senga Clément, Bouboutou Raphael, Bala François, Sakana Albert, Concourmeau Antoine, Loko, Casaban Mazérolles (5 sur 8) sont Bakongo.

La liste de Félix Tchicaya pour le P.P.C. : il aligne : Lounda Aubert, Mvouama Louis, Kitoko André, Decorads Prospère, Mouzekakani Romuald, Bakala Nicolas, Niakissa Jean Baptiste, NTounda Néré, Mamaki Jean (dont 6 sur 9).

La liste de Samba Delhot aligne : Bankaites Jacques, Dinghat Jacques, Kimbalou Marcel, Koubemba Michel, Nkounkou Ange surnommé Mantiama, Mouangou Mathieu, Ndoulou Jules et Mpélé Dagobert.

La liste de Jacques Makanda se compose : Jacques Makanda, Mouekolo Jacques, Moungany, Gayo Ignace, Kazzi Simon, Mbemba Camille, Zidialo, Eckaband Jean Marie, Dokoumbaye et Ayela Ambroise.

La liste de Tadet Emmanuel : Nzalakanda Dominique, Nouroumby François, Samba Lévy, Louzala Daniel, Malanda, Bouendé Prospère, Locko Mathieu, Malonga Jacques.

LE POOL VEUT ET TIENT A REPRENDRE SON LEADERSHIP.

Le refus opposé par Jacques Opangault à renoncer à ces appuis « colonialistes » va alors orienter, en désespoir de cause les populations du Pool à faire le choix sur un des fils ; le leur et c’est sur l’Abbé Fulbert Youlou. « Avant de le choisir, la même délégation ira d’abord consulter Alphonse Massamba-Débat, alors Directeur de l’école de Mindouli le 15 août 1955 pour prendre la tête à la compétition électorale.

Cette délégation sera composée entre autres de Joseph Senso, Prospère Locko, Yves Mfouna, lui demandant instamment de « sauver le pays », selon leur propre expression, c'est-à-dire ; de se présenter contre Félix Tchikaya, « défaillant » Alphonse Massamba-Débat déclinera l’honneur et la sollicitude bienveillante de ses frères, en donnant comme argument : « le respect de Droit d’ainesse » Mais la vérité est qu’il ne pouvait naturellement pas combattre son chef de file dont l’action venait d’être compromise sérieusement par la maladie et l’hostilité que lui vouaient, malgré l’amendement qu’aurait pu constituer sa collaboration actuelle avec l’administration, tous les colons qui continuaient à l’accuser d’agent communiste et faisaient tout pour élever le leader Jacques Opangault. Alors, il leur demanda d’aller voir le grand Frère ; l’Abée Fulbert Youlou qui n’était pas loin de là, mais juste à la Paroisse.

Après son refus et sous sa recommandation, la même délégation ira deux mois après voir l’Abbé Fulbert Youlou à Mindouli (encore et encore Mindouli !). Il ne faut pas ignorer qu’à cette époque l’Abbé Fulbert Youlou avait des idées quelque peu progressistes, assez avancées pour sa fonction de Clerc. Cela lui apportera du crédit et quelques-uns de ses écrits dans les journaux locaux, qu’il signait sous le pseudonyme de Bindi (Bindi) étant le nom de son père, suscitèrent quelques intérêts.

Avant et au sortir de la deuxième guerre mondiale la Région du Pool était à tous les fronts pour la décolonisation de son pays. Et curieusement, c’est comme si elle était toute seule pour ce job qui l’avait bien marqué et avec lui tout le pays sur le terrain de la bataille où tous les noms des héros qui ont marqué notre histoire commune sont tous du Pool. Je me demande où étaient les autres régions ? Notamment ceux qui au Nord de notre République aujourd’hui, se sont accaparés de tout notre héritage légué par nos parents.

Quand en 1941 Buttafoco au nom du colonialiste assassine notre Héros national, André Grenard MATSOUA, le Pool est presque laminé. Il plia mais ne rompt pas. Mais il dut se résoudre à méditer sur son lendemain. Fallait-il continuer la guerre, la lutte quand tout avait été presque décimé ? Le Pool se résolut à une autre forme de lutte. Beaucoup optèrent pour ne plus reconnaître la légitimité du colonialiste à qui ils ne donnèrent plus un chèque en blanc. Ils refusèrent et ils refusent encore aujourd’hui le pouvoir issu du blanc : ce sont les « Corbeaux, les Matsouanistes » qui refusèrent tout ce qui parlait de la France. D’où leur vote symbolique de voter « blanc » mais plutôt les « bihichis » symbolisant les os d’André Grenard Matsoua. D’autres cependant étaient partis nombreux se jeter dans les bras de Félix Tchicaya et une autre partie alla vers Jacques Opangault. Et si on a pu remarquer la montée de Félix Tchicaya au Parlement français et sur le Territoire nationale, c’est en grande partie à la présence des fils du Pool à ses côtés.

En dépit de la cause, le Pool fit allégeance au premier venu même ceux qui brillèrent par leur absence sur le terrain de la libération du pays. Et celui-ci a duré jusqu’en 1956 quand enfin, la région reprit conscience et son état, et opta pour la reprise de son leadership du pays.

Alors un sursaut d’orgueil régionaliste, un élan régionaliste s’éleva, inspira les sieurs Senso qui allèrent demander à Alphonse Massamba-Débat de reprendre le bâton de commandement car le Pool était fatigué de transporter les sacs des autres.

LA PANIQUE DANS L’ALLIANCE M.S.A DE JACQUES OPANGAULT ET G.P.E. DE KIKOUNGA-NGOT UNE VRAIE FRIPOUILLE QUI N’AVAIT JAMAIS AIME LE POOL.

Qui était Kikounga-Ngot : une fripouille, une crapule, un kimpoumboulou, un vrai frustré qui, intrinsèquement n’avait jamais porté le Pool dans son cœur. Et pourquoi : tout simplement parce que cet homme voulait être médecin. Et l’administration colonialiste procédait à une sélection pour retenir les candidats. Ils étaient deux : Samba-Delhot et Kikounga-Ngot. Le plus intelligent comme Dieu l’a toujours voulu, c’était Samba-Delhot. Ce malade comme, il n’était pas retenu, pourtant par la France, en voulait et en a voulu jusqu’à sa mort au Pool. Et dans son Testament qu’il a laissé et dont j’ai la teneur, il avait écrit : « Jamais d’Alliance avec le Pool ». Il s’adresse là à ses parents du NIBOLEK. à qui il a contaminé sa frustration, sa haine et sa convoitise lesquelles corrosions sont nocives. explosives, destructives, désagrègent;

Donc fils du Pool, vous savez avec qui vous mangez, parlez et travaillez. Vos amis sûrs sont du Kouillou, rappelez-vous que c'est vous qui avez fait Félix Tchicaya ; c’est vous. Ils sont tékés de quel que coin où ils sont : ce sont vos frères. Les mbochis sont vos pires ennemis. Qu’on me traîne devant les tribunaux et je vous démontrerai tout ça. Toute façon mon livre est beaucoup plus explicite, mieux et scientifiquement détaillé. (Ceux qui vous font croire qu’ils compatissent avec vous le Pool, se moquent bien de vous quand ils se retrouvent dans leurs Alliances obscures. Et s'ils avaient la force de vous détruire, ils vous détruiraient sans autre forme de procès. Ils ne vous aiment pas.Vous haïssent à mort. Conseil : entre vous, soyez unis pour vaincre l'adversité. Sinon, vous serez détruits.

Et l’Abée accepta de reprendre le bâton de commandement pour la région et pour sauver le pays. C’est la naissance de l’U.D.D.I.A. qui connut une naissance fulgurante, digne de la puissance du Pool. Et quand en 1958, il fait ce que font d’autres parties dans d’autres pays où la démocratie règne en maîtresse,

Ce geste sera mal interprété par les autres notamment l’Alliance Opangault / Kikounga-Ngot. Et dans un langage purement guerrier, Kikounga-Ngot demande et pousse sa région du Niari à faire la guerre pour ce peu. Mais était-il fort pour gagner cette guerre qu’il initia ? Avait-il les couilles bien modelées pour affronter le Pool parce que l’Abée Fulbert Youlou coopta un de ses Députés en la personne de Yambot ? Les déclarations guerrières de Kikounga-Ngot de retour de France qui ne choisit pas une autre procédure, un autre moyen de régler un litige seront sans nul doute déterminantes et si notre pays s’est enflammé : c’est à cause d’un malade comme lui.

Les 16 – 20 Février 1959 quand les problèmes non solutionnés ou mal interprétés peuvent venir à la surface rappeler la vérité.
La guerre de 1959.

« L’inconscience d’un déséquilibré provoque la réaction de ceux qui en sont victimes. » et « quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites » disait le Général de Gaule.

Conformément au droit pénal : « N’est pas seulement criminel, celui qui prend une arme à feu, une arme blanche : un couteau, une flèche, une machette, une sagaie ou une hache et tue. Celui qui incite au meurtre, celui qui dicte des mots meurtriers, criminels, celui qui énonce des concepts incitatives est aussi criminel ». Kikounga-Ngot. Il est mort sans qu’on ne l’ait jugé pour incitation à la guerre.

En ce mois de décembre 1958, où il vient d’allumer une étincelle qui couvait, un feu qui va bientôt enflammer toute la République, Kikounga Ngot rentre de Paris où il vient de prendre contact avec la maison mère de son mouvement, à savoir le Parti communiste Français, quand, dès son retour il entonne la chanson guerrière :

« Je vous invite à vous unir et, s’il le faut, à faire la guerre, la guerre civile pour obtenir l’écrasement de ce gouvernement qui ne représente rien et se refuse à de nouvelles élections ainsi qu’il avait été précisément convenu »

Tout avait été énoncé : « guerre civile ». L’intention était là, la préméditation, les hommes mobilisés, incités à cet effet et chauffés à bloc pour faire la guerre. Cette guerre était bel et bien là l’œuvre d’un fils du Niari. Quant bien même que tous les éléments étaient déjà remplis. Le même Kikounga Ngot ajouta à qui voulait l’entendre :

« Le peuple du Niari ne se laissera pas faire. Nous allons provoquer de nouvelles élections. Et s’il le faut, nous les imposerons par les armes. Ce n’est pas Youlou qui commande mais Vial qui a beaucoup d’argent et fait ses quatre volontés. Mahé qui a trahi et torturé ses frères de race pendant l’occupation Allemande et Christian Jayle ; si ceux là viennent à Dolisie, nous les pendrons par les pieds, s’il le faut, j’irai jusqu'à la guerre civile ».

C’est à peine imaginable : le ton les mots et l’endroit !

Il existe un grand miroir collectif national et mondial dans lequel, tous les hommes politiques devraient se mirer afin de sortir toute ineptie et surtout apercevoir leurs immondices, leurs ignominies. Mais aucun n’ose s’y regarder. Ils ont peur de découvrir leurs perfidies, leurs bosses et leurs crimes, car la vérité les choquerait. Soucieux de préserver la tranquillité des esprits et la paix sociale, nous avons voulu dire et écrire cette partie de notre histoire contemporaine, sans passion, sans esprit partisan, n’occultant aucun détail, ne laissant aucun point d’interrogation nulle part, aucune exclamation en suspens. Aussi, nous ne sommes pas comme François Mauriac, qui, dans son bloc-notes en 1958, se demanda : « Pourquoi compter le linge sale, si vous savez d’avance qu’il ne peut y avoir de lessive et qu’il n’y en aura pas ? »

ET DEPUIS ARRIVÉE DE L’ÈRE DÉMOCRATIQUE AU CONGO ET LA POURSUITE DE LA POLITIQUE DE LA MARTYRISATION DE LA RÉGION DU POOL.

Avec l’arrivée de Pascal Lissouba, le Pool continue à être saigné et des plus belles d’ailleurs. C’est pourquoi, il faut rétablir la vérité historique. En toute chose, toute œuvre, il y a certains domaines où il est possible de se rattraper. Mais cette évidence est impossible, quand un pouvoir a versé du sang de ses concitoyens. Le sang est et reste une tâche indélébile. Et depuis l’arrivée du Président Pascal Lissouba, il s’est démarqué avec son peuple. Tout le cirque avait commencé le lendemain de la proclamation des résultats du deuxième tour. Normalement et conformément aux textes en vigueur, c’était le Conseil supérieur et le Gouvernement de Transition qui devraient faire le lit du nouveau pouvoir.

L’artichaut se mange feuille par feuille, mais nos frères du NIBOLEK, brûlant d’impatience, ont tout fait pour passer outre, ce principe. Ils avaient déjà envie pour manger le cœur de l’artichaut. On comprend que ce légume n’existe pas dans le NIBOLEK, mais il n’y a pas de demander à ceux qui savent pour vous indiquer. Trop gourmand et dans la précipitation, on avait tout raté : les débuts, comme le disait M. Yhombi-Opango. Le nouveau gouvernement ne devrait entrer en fonction que vers le 15 octobre. Monsieur le nouveau Président et ses cow-boys manifestaient une certaine impatience fort-étonnante, les poussant à aller plus vite que la musique. S’ils étaient en Amérique où on est élu au mois de Novembre et ne prendre les fonctions le 20 janvier, avec eux, il y aurait guerre s’ils ne prenaient pas le pouvoir tout de suite, aussitôt élu.

En effet, tout juste les résultats du deuxième tour connus, on a vu les dirigeants de l’UPADS, aller jusqu'à la Présidence de la République, à la Primature, au Conseil supérieur de la République et à d’autres Instances et Ministères exiger de procéder à la passation de service, alors que le nouveau gouvernement n’était même pas encore connu. Dès lors, nous avons compris qu’il aura des clowns à la tête de notre Etat et le nouveau Congo démocratique connaîtra des problèmes.

LA GUERRE DE 1992-95 OU L’ALLIANCE ANIMÉE ENTRE DES CRAPULES : DES « BIMPOUMBLOUS » VENUS DE LA JUNGLE.

Le 11 février 1993 .

A la case du peuple de Sibiti située à la Place de la Gare, un Ministre de la République, le nommé François NGUIMBI, lance le pavé dans la mare. Suivant à la lettre la leçon dictée par son Chef spirituel, l’autre pyromane Kikounga-Ngot. Ici, il répéta la malheureuse phrase du Président Pascal Lissouba qu’il mit à son compte.

« La Démocratie, c'est l'art de l'intimidation ».

Il alluma le feu et c'était le prélude de la guerre de 1993. Il ne s’était pas arrêté là. Comme ils ont dans cette partie de notre pays l’art de l’intrigue, il déclara en substance, haut et fort à qui voulait l'entendre avec le même accent que son parent Kikounga-Ngot que :

« Si les événements du 30 novembre arrivaient à se répéter, aucun ressortissant du Pool ne doit sortir vivant du NIBOLEK. » (François Nguimbi).

Cette phrase prémonitoire et pathétique résonna dans les oreilles des NIBOLEKOIS comme une incitation à la guerre, comme l’avait fait 35 ans plus tôt son parent Kikounga-Ngot. Fortement ovationné par une foule surchauffée à bloc et venue exceptionnellement l'écouter ; celle-ci répondra comme par télépathie en chœur. « Message bien accueilli et faites de sorte, Monsieur le Ministre François Nguimbi, comme si c'est déjà exécuté !»

C’est une déclaration qui suscita un climat de grande psychose au sein des ressortissants du Pool émigrés nombreux dans cette sous-région (près de 100.000). Mais vous comprendrez encore que dans cette même sous-région, l'histoire bégaye toujours car en 1958 c'est de Dolisie qu'est prononcé le discours incitatif qui quelques jours après, enflammera le pays et là, il n’avait fallu que cet espèce de dérapage pour que le Congo s’allume et commence à compte ses morts. C’est toujours l’Alliance Nord / Niari. Ou Nord NIBOLEK.

Ramenons les choses à leur juste contexte pour que l’on ne se méprenne pas. Vingt deux ans durant, le Parti Congolais du travail a tenté d’écraser la région du Pool, en la muselant et en prenant comme appui l’actuel « NIBOLEK ». Mais si le Pool gémissait de douleur, le NIBOLEK n’en était pas moins offusqué dans sa dignité, non par compassion pour le Pool agonisant, mais plutôt pour le second rôle auquel il était soumis durant tout le règne du PCT schématiquement et de façon brute, on disait ceci, si le Pool était le prisonnier du PCT, sa bête de somme, le NIBOLEK était son esclave, son homme à tout faire. C’est par lui que la Cuvette essayait de marcher sur la Pool, mais aucune force centrifuge ne peut marcher sur le Pool. Au Congo, cette force n’est pas encore née. Et c’est donc par lui que le PCT essayait de donner à son pouvoir une cohésion nationale que réellement elle n’avait pas.

Au moment où la démocratie vient de libérer toutes les énergies, la quasi-totalité des cadres du NIBOLEK évoluant au PCT étaient tous allés s’agglutiner à l’UPADS comme à un refuge semble t-il, et le PCT ne s’en émouvât pas pour autant, car actuellement, il a son regard tourné du côté du Pool d’où il craint une « vendetta ». Aussi va t-on crier à cor et à cri à l’intégrisme des revanchards du Pool, oubliant que du même coup, on faisait le lit du troisième larron. Le NIBOLEK, de son côté menait une offensive sur deux fronts, contre le PCT son ancien mentor et contre le Pool sa bête noire.

Et à la première sonnette d’alarme, on l’a vu faire un chorus avec le PCT pour garder le Pool dans son état de « région vaincue et soumise » alors qu’en même temps, il caressait le PCT dans le sens de ses poils rien que pour l’endormir en fredonnant la chanson : « fais dodo, PCT mon grand frère, fais dodo etc, etc... »

Pour Sassou-Nguesso et le PCT, le danger ne pouvait survenir que du Pool, oubliant qu’un esclave qui voudrait s’affranchir est plus dangereux qu’un prisonnier en quête de liberté. L’esclave connaît parfaitement les habitudes, les réactions, les goûts, les ruses, les loisirs de son maître. Ceci explique tout le reste, tant la passe magistrale qui a porté l’UPADS au pouvoir et le non respect de l’accord PCT/ UPADS avait été un jeu du chat et de la souris.

Oui Pascal Lissouba et Sassou-Nguesso avaient joué « au chat et à la souris ». Le dernier, Sassou Nguesso, voulant prendre sa revanche à tout prix. Voyant les choses se détériorer avec son nouveau mari, mettant en pratique la réflexion selon laquelle : « en politique, il n’y a jamais d’amis et d’ennemis permanents. Seuls les intérêts sont permanents ».

Alors Mister Dénis Sassou-Nguesso, ne voyant aucun gène va courir s’agenouiller aux pieds de Bernard Kolélas à qui il a fait tant mal, et beaucoup de tort au vaillant peuple du Pool, lui demander pardon de le recueillir car devenu errant. Il avait peur de se voir rejeter par tous. Mais qu’est ce qu’un pardon à côté du pouvoir ? Alors, il fallait le récupérer, ce lionceau en liberté, essayer de l’adopter et le dompter pour lui enseigner surtout les grandes leçons de démocratie et de savoir vivre en société et plus tard le jeter dehors car il reste toujours dangereux même bien éduqué. Un sauvageon reste toujours un sauvageon. il a fait trop de mal à non peuple, à ma région qui ne peut le pardonner. Alors plus tard on le renverra à son état sauvage qui, évidemment le rendra plus agressif, plus dangereux encore.

Dénis Sassou-Nguesso a voulu faire feu de tout bois. Il a mis à profit des générations qui ont divisé le pays à partir du PCT. Il faut berner Pascal Lissouba. Alors qu’il avait déjà signé l’accord URD/PCT, il n’avait cessé de rassurer ce dernier que rien de tel n’était et que la cogitation URD/PCT n’était que l’affaire d’Ambroise Noumazalaye.

Pour mettre Pascal Lissouba en confiance, Dénis Sassou-Nguesso avait dû cesser les services d’un « banni » de la politique Lékoundzou Ethi Ossétouma. C’est ce que « JR » de Dallas appelle : « jouer au jeu de haute gamme. Car on ne sait jamais de quel côté se trouve la carte gagnante ». Mais malheureusement qu’il y a un espoir terrible et profond en l’homme disait Malraux. Aussi aux sollicitations du groupe URD/ PCT qui lui demandaient de changer de gouvernement, Pascal Lissouba allait-il opposer une assurance béate ?

L’URD va en avoir des frissons. Elle criait d’être trompée, elle aussi par le PCT une seconde fois et décide d’effectuer le voyage d’Oyo pour en avoir le cœur net. Dénis Sassou-Nguesso les accueille comme des vrais amis contrairement à la délégation de l’UPADS, qui, elle avait été reçue hostilement et avait attendu de bonnes heures dehors avant d’être reçue. Là il a étalé sa grande politique, surtout quand on a affaire à une bête, un animal rusé que lui. « Si nous mettons notre visage à découvert à l’UPADS, elle risque de nous prendre par le dos ».
Rassurée, l’URD va regagner Brazzaville et adopter une attitude silencieuse qui a été la sienne. Elle a été payante car pendant ce temps le noyau dur de l’UPADS orchestré par la bande des quatre mousquetaires n’arrêtait d’aller rassurer le Président de la République que la présidence de l’Assemblée reviendra à l’UPADS. Quant à la motion de censure, elle ne passerait pas.

Sur ces entre faits, pour la réalité et oubliant dès l’instant que : « le lièvre, si malin soit-il, a toujours fini par se faire prendre ».
Pourtant, il prenait son argent comptant, la subtile argumentation fournie par Dénis Sassou Nguesso selon laquelle le PCT serait traversée par deux courants (les vieux et les jeunes) et que par conséquent, l’URD ne saurait obtenir les voix que lui donnerait la majorité parlementaire. « Malin, malin et demie ».

Deux déceptions cardinales vont faire prendre la boussole à M. Pascal Lissouba. D’abord la porte de la Présidence de l’Assemblée nationale, défaite qu’il a eue du mal à digérer. Il n’a pas réussi à se doter d’une assemblée nationale qui soit l’UPADS bis ou tout au moins, la copie conforme de l’UNR, toujours prête à lui faire les éloges, l’idolâtrer.

« La guerre n'est qu'une partie des rapports politiques mal réglés et mal énoncés et par conséquent nullement quelque chose d'indépendant».(Carloon Clauseroitz)

(Lire suite Partie 2)
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 22:43

CRIME CONTRE L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE

Si ce n’est pas un génocide, alors un crime contre l’humanité est donc en train de se commettre au Congo-Brazzaville, à la grande indifférence de la France qui y a installé ce régime politique en 1997 et de la Communauté internationale, sur fond d’une interminable guerre d’épuration ethnique et de fleuves de sang et de larmes.

S’il vous plaît, ne jetez pas ce message à la poubelle. Transmettez-le à une personne de votre connaissance qui pourra en assurer le relai et l’envoyer aux Autorités et Elus français (Députés, Sénateurs, Ministres, Président de la République, etc.) et européens. Votre action sauvera au moins une vie humaine !

 

 

 

Contact : Association UNION-CONGO : asso.unioncongo@gmail.com

 

 

APPEL A SOLIDARITE CONTRE LE GENOCIDE ET CRME L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE (pdf, 129.6 kB)

 

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 19:53

Par Pascal Boniface

Pascal BONIFACE

Le président français, Emmanuel Macron, va effectuer son deuxième déplacement en Afrique en un mois, après avoir reçu à Paris les présidents ivoirien et sénégalais. En conformité avec son annonce de campagne électorale, il fait ainsi du continent africain une priorité.

Nul n’est besoin de rappeler la longue histoire qui unit la France à l’Afrique, ses pages parfois glorieuses et parfois honteuses, ses bienfaits et ses méfaits. Mais, ce socle historique ne peut être suffisant pour déterminer l’avenir des relations franco-africaines. En Afrique francophone, la France ne bénéficie plus du monopole stratégique, économique et culturel dont elle disposait auparavant. L’Afrique est entrée de plain-pied dans la mondialisation et multiplie les partenariats avec des puissances non européennes. C’est une opportunité pour les pays africains et un challenge pour la France. À cette dernière de le relever. De son côté, la France ne peut pas se contenter de son pré-carré francophone et doit également se tourner vers l’Afrique anglophone et lusophone.

Au sein de la zone sahélienne, où va se rendre E. Macron, la véritable bataille à mener – et à gagner – par la France et ses partenaires africains est celle de la sécurité et du développement. Ces deux voies ne sont pas antagonistes mais, au contraire, fondamentalement complémentaires. Il faut agir sur les deux fronts de manière simultanée afin de provoquer un cercle vertueux : une sécurité qui permet le développement, gage lui-même de sécurité, et non pas se laisser entraîner dans le cercle vicieux de l’insécurité et du sous-développement.

La France bénéficie d’une présence militaire ancienne de soutien à la sécurité et la stabilité au sein du Sahel et du Sahara, renouvelé après 2013 et l’opération Serval. Lors de sa visite aux troupes françaises à Gao, E. Macron a déclaré : « J’agirai en Afrique en toute transparence loin des réseaux de connivence ». Il n’y a qu’envers l’Afrique que de tels propos sont régulièrement émis, soit pour les justifier, soit pour les critiquer. Il faut « simplement » traiter l’Afrique comme les autres pays, dans le même esprit de partenariat aux intérêts réciproques.

Né une génération après les indépendances de 1960, E. Macron doit éviter les discours largement ressassés sur le passé et ceux dépassés de culpabilisation qui arrangent et déresponsabilisent les élites dirigeantes en Afrique sans régler les problèmes de fond politiques et économiques. Il ne s’agit pas de nier l’Histoire mais de se projeter vers un avenir où chacun assume sa part de responsabilité immédiate et future.

L’Afrique a besoin de moins d’État si cela signifie une bureaucratie étouffante et paralysante mais plus d’État s’il s’agit de mettre en place les infrastructures nécessaires. La consolidation des administrations est indispensable afin d’éviter un retour aux clans et tribus de la période précoloniale. Les armées des pays africains doivent être non seulement plus professionnelles mais également plus nationales avec des bases moins ethnico-régionales ou religieuses.

La lutte contre le terrorisme ne doit pas plus justifier aujourd’hui les manquements à la bonne gouvernance, au respect des droits de l’homme et à l’État de droit que ne le faisait la lutte contre le communisme hier. Cette dernière a permis de blanchir le soutien à des régimes détestables qui ont laissé des héritages catastrophiques, source de nombreux maux actuels. Les pratiques flagrantes de corruption qui discréditent les régimes, désespèrent les jeunes, en les poussant à la rébellion, au trafic divers ou à l’immigration, doivent être combattues.

Le combat indispensable contre le terrorisme ne peut se faire en acceptant les pratiques délétères qui le nourrissent. La France n’a pas à choisir les régimes africains à leur place mais, au moment où elle connaît un renouvellement de son personnel politique de très forte magnitude, elle ne peut soutenir de façon inconditionnelle tous les régimes africains. Elle doit avoir des relations avec tous mais conserver ses distances avec certains. Il faut surtout, dans les pays où la démocratie est encore imparfaite, développer les liens avec la société civile. Il ne s’agit pas ici de moralisme mais de realpolitik.

Article co-signé avec Ahmedou Ould Abdallah, ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et président du Centre pour la stratégie et la sécurité dans le Sahara Sahel (Centre4s).

Source : www.iris-france.org

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