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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:37
MARTIN MBERI OU LE MUST DE LA PROSTITUTION POLITIQUE . Par Mingwa mia Biango

Quelle différence y-a-t-il entre Mathias DZON, Martin MBEMBA et son collègue en robe noire Martin MBERI ?

Ces personnages furent, tous les trois, ministres dans le premier gouvernement de Sassou Nguesso qui assassina les institutions démocratiquement établies, et l’ensemble du régime dans le fleuve de sang des congolais, en octobre 1997. Là s’arrête la comparaison toutefois !

En effet les sieurs Mathias DZON et Martin MBEMBA furent dans une alliance d’opposition avec Sassou Nguesso, sous le mandat présidentiel du Professeur Pascal LISSOUBA.

En revanche, Martin MBERI fut la cheville ouvrière du pouvoir, le puissant Ministre d’Etat chargé de l’intérieur, et l’un des plus proches collaborateurs du Professeur des Professeurs, sans qui, selon la rumeur populaire, rien ne pouvait se faire.

Alors, pourquoi ceux qui accablent Mathias DZON, et d’autres pionniers de la dictature de Sassou Nguesso aujourd’hui en délicatesse avec ce dernier, applaudissent à la tribune de Martin MBERI : « contre la thèse d’un 3e mandat de Sassou Nguesso en 2016 », prônant une hypothétique 3e voie !

La vérité est que ceux qui s’enthousiasment sur ce long texte, qui s’apparente à du bavardage politico-juridique, ne le font que sur la base de son titre, ou de sa lecture superficielle et au premier degré.

En effet, la pensée profonde de Martin MBERI, assénée avec force dans ce document, est à l’opposée de celle des forces politiques qui militent pour la fin de la dictature au Congo-Brazzaville.

Ce texte commence par une charge violente contre ceux des congolais qui demandent à Sassou Nguesso de respecter sa constitution, en ne révisant pas les articles 57 et 185, qui lui ouvriraient la voie de briguer un troisième mandat présidentiel. Cette posture qu’il qualifie de statu quo et de surenchère politicienne, n’est, à ses yeux, ni propice au dialogue, ni à la paix.

Ensuite, Martin Mberi dans ce débat sur la révision des articles 57 et 185 propose trois hypothèses, dont la plus pertinente est la deuxième, car elle y débusque la pensée politique de l’auteur. « la classe politique dans une forme qui reste à trouver règle par consensus la question de la modification des articles 185 et 57. Dans ce cas, le gouvernement fort de ce consensus peut franchir la barrière de l’article 185 et s’adresser au peuple sur la modification par voie référendaire de l’article 57. Il convient de remarquer que cette solution n’a aucune chance de réussir quand on observe les prises de position tranchées de l’opposition et de la majorité sur ce point »

La dernière phrase de cette assertion de Martin MBERI est sans équivoque. En d’autres termes, si les conditions du consensus politique sont remplies, alors peut s’ouvrir la révision constitutionnelle.

Et si les États-Généraux de la Nation que réclament des partis politiques qui se revendiquent de l’opposition, et constitués majoritairement de transfuges du pouvoir tyrannique de Sassou Nguesso, n’étaient qu’un leurre, alors verrait le jour un scénario écrit d’avance, dans l’optique de répondre à ce consensus politique !

Néanmoins, Martin MBERI rappelle que même s’il y a consensus politique pour la modification des articles 57 et 185, cela poserait des obstacles éminemment politiques.

Comme réponse, notre expert en droit et en politique plaide tout simplement pour la non-révision de l’article 57, pas pour empêcher Sassou Nguesso de rempiler pour un troisième mandat, mais de ne pas s’y conformer ! Parce que pour lui, la modification est juridiquement inopportune !

Il dixit « Ce n’est pas le seul cas où l’application d’une société pose un problème d’inopportunité qui laisse celle-ci inappliquée. C’est le cas de la loi sur la peine de mort. Elle existe dans dans bon nombre de pays où elle n’est plus appliquée. » Drôle de proposition pour un juriste, pour qui on peut gouverner un pays, sans se fier à la constitution !

Voilà résumée la 3e voie, l’essentiel de la pensée de Martin MBERI sur ce faux débat sur la modification des articles 185 et 57 de la constitution de Sassou Nguesso, sans qu’il ne rappelle l’illégitimité et la genèse de celle-ci.

A en croire l’auteur, la non prise en compte de ce qu’il appelle la 3e voie, fait courir de gros risques au pays. Pour cela, il se plaît à brandir les événements tragiques que notre pays a connus, omettant, de mémoire sélective, les assassinats des Présidents Marien Ngouabi et Alphonse Massamba Débat et de tous ceux des innocents qui ont suivi en mars 1977, et qui,selon Me Moudileno Massengo, bloquent tout au Congo-Brazzaville. Et que dire de la guerre civile de juin à octobre 1997 qu’il n’évoque même pas, et qui fit des milliers de morts sur lesquels Sassou Nguesso installa son trône ?

Pour le reste, Martin MBERI maquille ses véritables intentions politiques qui sont favorables à son ami Sassou Nguesso, dans un flux de bavardage qui peut laisser penser aux moins avertis d’entre nous, qu’il n’est pas favorable à une modification de la constitution, donc qu’il serait pour le départ de Sassou Nguesso à l’issue de son 2e mandat. Ce qui est faux.

Ainsi se vérifie malheureusement la maxime selon laquelle, lorsque tu veux cacher quelque chose à un nègre, mets le dans un livre… et l’auteur a réussi son subterfuge.

Qui se rappelait encore de l’auteur de « contre la thèse d’un 3ème mandat » avant cette publication !

C’est d’abord et surtout un coup médiatique pour l’auteur qui, aujourd’hui tombé dans les oubliettes de la politique congolaise, à cause de sa traîtrise envers le Président Pascal Lissouba, souhaite rebondir. Il souhaite et espère ainsi, à travers ce faux débat sur la constitution illégitime de 2002 se remettre en selle.

Par Mingwa mia Biango

Cercle de réflexion pour des idées nouvelles

Diffusé le 01 juillet 2013, par www.congo-liberty.com

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