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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 19:29

Par Olivier Mouébara

Publié le 27/03/2013

 

sassouLa différence entre le pape François et Sassou-Nguesso est sans ambiguïté. L’un prend fait et cause depuis toujours pour les pauvres, tandis que l’autre, tel un monstre froid, appauvri à grande échelle depuis trente ans les congolais.

Né dans une famille pauvre, Sassou-Nguesso est à la tête d’une fortune colossale. Titulaire de 112 comptes bancaires dûment répertoriés depuis l’affaire des Biens mal acquis, il a fait des congolais des indigents, en les retournant dans tous les sens, telles des omelettes.

Aujourd’hui, pour entreprendre au Congo ou pour chercher à éclore, il faut passer par Sassou-Nguesso, sa famille, son clan, pire, sa bande de resquilleurs. Il use et abuse de l’argent du Congo. En toute impunité. Le Congo est sa chose, son Bien.

Jusqu’à quand ces détournements de l’argent public auront-ils droit de cité au Congo? Cet argent public est dilapidé sans compter, alors que les congolais manquent de tout et sont largement démunis.

Au Congo, seuls Sassou-Nguesso et son fils Christel savent par exemple la quantité de pétrole et les sommes gigantesques générées par le pétrole et où vont, et comment sont utilisés tous ces milliards de francs CFA.

Sans être exhaustif, la mémoire étant la clef de l’avenir, le Congo faisant partie des pays les plus endettés au monde par tête d’habitant, Sassou-Nguesso a fait cadeau en 2008 de 23 milliards de francs CFA à la Guinée Conakry par exemple.

Sassou-Nguesso, dont le mandat s’achève en 2016, selon sa propre constitution, entend modifier la constitution pour y rester et faire perdurer ses turpitudes.

Pour preuve, son épouse, Antoinette Sassou-Nguesso, a séjourné pendant un mois en toute discrétion à Paris. Selon nos sources, vérifiées et recoupées, elle aurait dépensé près de 5 millions d’euros pour arroser les réseaux, les intermédiaires, les commis et les seconds couteaux, dans le but de faire obtenir un rendez-vous à son mari à l’Elysée le 8 avril 2013.

Les esprits éclairés ne sont pas surpris par cette stupidité.

Pour mémoire, il y a quelques années, Willy Nguesso, occupant une luxueuse chambre à l’hôtel Meurice, avait, de son plein gré, communiqué le code secret de son coffre-fort à une conquête d’un soir pour une pipe mal taillée. La femme de joie avait disparu dans la nature avec la colossale somme de 250 000 euros . Espérons, qu’elle en a fait un bon usage depuis.

Faisant de la bêtise une marque de fabrique familiale, Willy Nguesso se rendit à la police pour déposer plainte. Amusés et hilares, les officiers de police judiciaire alertèrent la presse pour mettre sur la place publique cette affaire cocasse. Même James Bond ne put imaginer un tel scénario qui fit les choux gras de la presse française.

Récemment, 8 millions d’euros (5,2 milliards de francs CFA) en espèces trébuchantes ont été retrouvés dans l’hôtel particulier de l’une de ses filles, Julienne Sassou-Nguesso à Neuilly.

A la tête d’un imposant patrimoine immobilier, Sassou-Nguesso ne fait « qu’utiliser » selon les policiers, la villa Suzette du Vésinet dans les Yvelines. Cette coquette demeure de 485 mètres carrés appartiendrait à son frère Valentin décédé en 2004. Un flou juridique, sciemment orchestré par Sassou-Nguesso et son clan demeure autour de cette villa(Le Monde du 31 janvier 2008).

Sassou-Nguesso dispose également d’un appartement de 9 pièces acheté dans le 17ème arrondissement de Paris en 2007 pour un montant de 247.000 000 euros. Il dispose également d’un logement de 10 pièces à 1 600 000 euros acquis en 2005 à Paris par son fils Denis Christel, sans oublier l’hôtel particulier de 7 pièces avec piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine acheté 3,15 millions d’euros en 2006 par Julienne, sa fille, épouse du franco-togolais Guy Johnson(Le Monde du 31 janvier 2008).

Sassou-Nguesso, véritable coffre-fort ambulant, oublie que l’argent ne peut pas tout faire. Même s’il lui arrive d’acheter certaines consciences, il vient de subir deux cinglants revers en deux semaines.

Le premier revers est le suivant. Voulant manipuler la majorité présidentielle de la RDC en cherchant à se faire désigner comme médiateur dans la crise politique qui secoue ce pays, Sassou-Nguesso a largement « arrosé » le pouvoir de Joseph kabila à coups de millions de dollars pour se faire adouber. La vigilance de l’opposition de Kinshasa lui a fermement opposé une fin de non-recevoir. « Leurs affaires se règlent entre eux » ont-ils affirmé en chœur.

Le second revers vient de lui être infligé par les rebelles de la Séléka. Après avoir contribué financièrement à organiser le sommet de Libreville en janvier dernier dans le but de remettre en selle son « frère » maçonnique  de Bangui, ce dernier vient d’être déposé par les rebelles tel un tigre de papier.sassou-bozizé

Sassou et son filleul Bozizé

Actuellement, il serait en exil au Cameroun et sa famille en RDC.

BOZIZE devrait sans doute comprendre que « le plus beau pays est le pays natal ». Et qu’une fois au pouvoir, rien ne sert d’appauvrir son peuple à l’image de son « parrain » maçonnique.

Dans son homélie du 15 mars dernier, le pape François a déclaré « que nous ne devons pas avoir peur de la bonté et de la tendresse. Face à tant de ciel gris, nous avons besoin de la lumière et de l’espérance ».

Sassou-Nguesso devrait entendre ce message papal. Non seulement son compte à rebours s’est enclenché, il ne parviendra pas à corrompre tout un peuple avec son coffre-fort ambulant.

 

Olivier Mouébara.

Diffusé le 27 mars 2013,par www.congo-liberty.com

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Olivier Mouebara - dans Tribune libre opinion

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