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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 17:33

22 mars 1977: Cardinal Emile Biayenda ou la mort d’un Humble

 

Article publié le : 24/03/2013 espaceur.gif Auteur: Gabriel SOUNGA-BOUKONO espaceur.gif 

 

 

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Il y a 36 ans, le Congo alignait un cercueil de plus au panthéon de son histoire de turbulences partagées, infligées. Le cardinal Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, était tué. Peu avant lui, le commandant Marien Ngouabi, Président du Comité central du Parti congolais du Travail et Chef de l’Etat avait lui aussi été tué. Les assassins du cardinal justifièrent leur forfait par le besoin d’équilibrer les morts et venger le président. Parce que les assassins supposés de Marien Ngouabi étaient hommes du Pool. Parce que le cardinal Biayenda était l’une des dernières personnalités auxquelles le président assassiné avait accordées une audience (et aurait, de ce fait, affaibli les pouvoirs mystiques supposés du chef).

Ce mois de mars 1977 fut donc funeste. Marien Ngouabi est abattu le vendredi 18 ; l’ancien président Alphonse Massamba-Débat et des proches sont passés par les armes « au petit matin » le vendredi 25 mars et, donc entre ces deux assassinats, le cardinal Biayenda est exécuté par trois jeunes gens le mardi 22 mars. Cette année-là, d’autres écoulements de sang allaient suivre, d’autres blessures allaient s’ouvrir, béantes, nourries de la seule incompréhension du Congolais ordinaire devant l’infinité des pourquoi. Nous en sommes là, 36 ans après : à évoquer l’atmosphère de cette année-là et à prier pour que jamais ne retourne sur un Congo qui n’avait pas besoin de cela une telle facilité de mort. Vœux de pure forme en réalité. Car nous savons que depuis 1977 les morgues ont été régulièrement nourries des cadavres de la haine et de la violence politiques.

Au-delà de la répulsion et de la condamnation, au moins verbale de ce qui fut alors et de ce qui a été depuis, il reste un héritage du cardinal Biayenda que nous pouvons retenir comme dénominateur commun. Tous, du Nord comme du Sud, sommes appelés à puiser dans la profondeur de notre humanité et (pour les croyants) de notre foi pour réfréner ces pulsions mortifères qui n’ont jamais rien bâti. Le dernier message laissé par le cardinal était surtout d’inviter de s’abstenir de « tout acte déraisonnable ». « Je préfère donner ma vie pour le Christ », indiquait-il le 21 mars 1977, avant de succomber sous les balles de la haine à seulement 50 ans. La mort d’un Humble. « Si vous êtes humbles de cœur, vous trouverez la paix du cœur, car elle est le fruit authentique de l’humilité. Suis-je humble ? Suis-je dans la paix ? Sinon je ne suis pas humble. Si oui, c’est que je réalise dans ma vie, l’humilité. » (Emile Biayenda, janvier 1953 au grand séminaire Libermann de Brazzaville)

Comme chaque année, l’Association cardinal Emile Biayenda (ACEB) qui s’enorgueillit de rassembler des Congolais et amis du Congo de toutes origines, veut faire mémoire. La prière est nourricière de l’homme de foi. C’est pourquoi, à la messe d’action de grâce pour le Cardinal Emile Biayenda, du samedi 6 avril 2013 à 15h précises, à Saint-Denys de la Chapelle, 16-18 rue de la Chapelle – Paris 18ème, métro ligne 12, arrêt Marx Dormoy, l’ACEB invite tous ceux qui le veulent pour communier ensemble à la mémoire d’un homme de paix. Faire avancer sa cause de béatification. Demander au Dieu de notre miséricorde de conserver le Congo dans l’unité ; solide du sang de ses martyrs et notamment celui du cardinal Biayenda.

A Bobigny, le 22 mars 2013

Pour l’Association Cardinal Emile Biayenda – France ACEB-France)

Gabriel SOUNGA-BOUKONO

Président

Post scriptum : ce jour-là, le livre paru aux Editions Karthala : « Le Cardinal Biayenda et le Congo-Brazzaville » sera proposé au public au prix de 20 euros et de 25 euros comme prix de soutien. Stock limité.

Contact : 06.62.93.44.84

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Gabriel Sounga Boukono - dans Tribune libre opinion

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