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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 20:52
 

Encore un prêt de 914 millions de dollars dissimulé au FMI par la SNPC

Christine Lagarde et le tyran Sassou à Washington en sept 2017

Les Congolais vont bientôt mourir de faim. Les ignames et maniocs à 100 FCFA ne trouvent pas preneurs au marché. La population se terre chez elle plutôt que d’aller demander des comptes au Palais. A ce tarif-là, Sassou Nguesso se fera un plaisir de jouer indéfiniment les Mugabe, voire même des prolongations comme l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, jusqu’en 2050.

Alors, on ne comprend pas très bien ce que peut bien faire le FMI au Congo Brazzaville à assurer le spectacle dans des négociations indignes avec un pouvoir mafieux. La porte aurait dû être claquée depuis longtemps afin que l’institution internationale s’épargne un face à face honteux. Calixte Ganongo, l’actuel ministre des finances, n’est pas moins que le signataire, alors qu’il était le Directeur administratif et financiers de la SNPC,  des contrats de financements dissimulés au FMI depuis le début de ses interventions. Ne parlons pas de Gilbert Ondongo, mouillé jusqu’au cou dans l’affaire Asperbras.

Que de temps perdu ! Que de mensonges ! Comment peut-on poursuivre des négociations avec autant de malfaiteurs et surtout pour des aussi montants élevés : 10 ou 15 milliards de dollars dettes auxquels il faut ajouter une bonne vingtaine ou une bonne trentaine de ces mêmes milliards de dollars de recettes pétrolières qui ont été détournées. Cela viendra-t-il jamais à l’esprit des experts de Madame Lagarde de réclamer avant tout concours, un audit de la SNPC et un retour dans le patrimoine national des gisements pétroliers de Likouala SA et des autres sociétés scélérates : Kontinent (ex-Représentant résident FMI), AOGC et Petro Congo ?

La lettre N°802 d’Africa Energy Intelligence, publiée le 10 de ce mois, en remet tout de même une couche sur ces dettes cachées du Congo Brazzavole de Denis Sassou Nguesso et de sa clique de gangsters. Selon cette lettre confidentielle « la délégation de l’institution de Washington qui a séjourné à Brazzaville ces deux dernières semaines s’est tout particulièrement intéressée à un prêt de 914 millions $ souscrit par la SNPC. »

Des discussions tendues autour de ce financement, encore une fois dissimulé aux yeux de l’institution financière. Ce prêt a été accordé le 31 octobre 2014 à la SNPC par un consortium de banques autour d’Ecobank, dont la gabonaise BGFI et la marocaine Attijariwafa Bank. Egalement au tour de table, la Qatar National Bank, l’United bank for Africa, la Development Bank of Southern Africa et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale. Le prêt devait permettre à la SNPC de remplir ses obligations relatives à sa quote-part de dépenses d’investissement sur le bloc de Moho Bilondo Nord opéré par Total. Le Qatar, qui a participé au prêt à la SNPC, est actionnaire de Total E.P. Congo à hauteur de 15% depuis 2013, avait intérêt à ce que la SNPC soit en mesure d’apporter sa contribution financière.
Bien que l’utilisation du prêt ait été encadrée, les fonctionnaires du FMI ont jugé que la mise en pratique de ce mécanisme avait été hasardeuse. « Si la SNPC a bien justifié chaque déblocage du prêt par des besoins d’investissement en travaux pétroliers, le FMI n’a pas retrouvé, dans la comptabilité de la société, les dépenses correspondantes. » Effectivement, certaines dépenses d’investissement, supposément financées par le prêt Ecobank n’ont tout simplement pas été honorées.

Du fait de retards accumulés par la SNPC pour rembourser ce méga-prêt, les banques ont collectivement refusé, dernièrement, de débloquer une nouvelle tranche du prêt.

Outre le prêt d’Ecobank, la délégation du FMI s’est intéressée au préfinancement de 500 millions $ monté par la banque française Natixis au profit de Glencore, ainsi qu’aux multiples opérations montées par Trafigura au bénéfice de la SNPC.

Finalement ces dettes cachées, dont on parle maintenant beaucoup, présentent l’énorme avantage pour Denis Sassou Nguesso d’occulter complètement les détournements massifs qu’il opère avec son clan depuis une vingtaine d’années et qui se chiffrent, rappelons-le, largement autour des 20 milliards de dollars… !

 

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

NDLR : CETTE IMAGE EST AJOUTEE PAR NOUS

 

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