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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 21:26

NON madame Mambou Aimée Gnali, les Congolais sont capables de se gouverner !

"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres" dixit Antonio Gramsci.

 

 

Dans la lutte qui est la nôtre et qui a pour but ultime le départ du tyran, il est temps de dire et de clamer haut et fort que la relève est prête. Notre opposition congolaise est une opposition responsable donc de gouvernement.

En ces temps difficiles, nous ne pouvons avoir un discours pessimiste sur notre capacité à conduire les affaires de la nation. Ceci ferait de nous des incapables vis à vis du monde entier et plus précisément face au FMI (Fonds monétaire international) qui arrive au Congo tel le médecin après la mort. Ce n’est pas que nous redoutions cette arrivée ou nous n’osions y croire, mais face au désastre de notre économie occasionné par ces Pieds nickelés, la venue du FMI dans notre monde est perçue comme relevant de la sagesse. Aucun citoyen ne pourra prêter au Congo les sommes astronomiques que notre timonier et sa bande ont soustrait du trésor public congolais. Ce n'est que du bon sens.

J’ai lu avec intérêt l’article "En attendant le FMI" de madame Mambou Aimée Gnali, ancien ministre de son état ce qui n’est pas anodin dans ce contexte. Je partage son analyse sur certains points comme la majorité d’entre-nous désireux de liberté d’expression, de justice sociale et de démocratie. Mais sa conclusion m’interpelle et me laisse perplexe sur la soi-disant preuve établie de l’incapacité des Congolais à se gouverner eux-mêmes.

L’ancienne ministre qu’elle fut avait été aux affaires pour gouverner les Congolais et non pour les distraire. Pareille affirmation équivaudrait à réduire à néant son propre travail au sein du gouvernement dans lequel elle a servi. Il est courant au Congo que les ministres se contentent d’être des gestionnaires du budget de leurs administrations au lieu d’être des acteurs capables de mettre en œuvre des politiques sociales, économiques, éducatives, sanitaires, pour le développement et le bien être des Congolais. C’est en cela qu’il nous faut changer le paradigme de la politique au Congo en faisant émerger ou éclore d’autres us et coutumes teintés de clarté et de probité.

Engagés dans cette lutte de libération de leur pays des mains du prédateur économique, les Congolais sont capables de gouverner et de se gouverner. Ces femmes et ces hommes pétris de discernement n’aspirent qu’à apporter le bonheur, la paix et la joie de vivre aux populations traumatisées avec des visages marqués par la douleur, la souffrance depuis maintenant 33 ans. Il est vrai que la démocratie ne s’accommode nullement dans le monde et encore moins au Congo de la pauvreté ni de la dictature.

Néanmoins, il nous revient d’inventer le nouveau monde politique et économique en tenant compte de nos spécificités. Mais, il nous vient aussi à l’esprit que dans ce monde globalisé devenu un grand village, le Congo ne vit pas en autarcie. Nul honte pour nous d’aller voir ailleurs ce qui a marché afin de pouvoir l’implémenter chez nous.

Si hier, certains Congolais adeptes du socialisme bantou, du marxisme-léninisme et venus à l’économie de marché par pure opportunisme étaient incapables de gouverner, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il s’agit là de notre défi civilisationnel que tous devrions relever car je crois au génie congolais. Le moment propice venu, nous mettrons nos compétences et talents au service de notre beau pays. Pour cela comme dans tout projet, nous devrions définir les contours de notre nouvelle société. Et cela passera nécessairement par "une grande messe" que nous appelons dialogue inclusif. Ce n’est pas parce que nous les affectionnons, n’ayant jamais personnellement participé à aucune d’entre-elles, mais parce que cela est vital pour réconcilier les Congolais marqués par ces années de plomb.

OUI madame la ministre, le Congo nouveau est en marche avec ses nouvelles méthodes. Il sied à ceux qui ont déjà participé à "ces grandes messes" de nous éclairer ou édifier afin de ne plus répéter les mêmes erreurs d’autrefois ; Bien que le droit à l’erreur soit une nécessité fondamentale dans l’apprentissage.

Débarrassés du totalitarisme, les Congolais seront capables de se gouverner eux-mêmes et cela n’est plus qu’une question de temps. Le dire ne saurait faire une offense à personne. C’est l’heure de la clarification car maintenant seul le temps qui passe devient notre pire ennemi.

C’est Sénèque qui écrivait : "Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles". Les dés sont jetés.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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