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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 20:33

Par  Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

 

Les bonnes nouvelles en matière économique et financière sont désormais rares pour les travailleurs et les autres citoyens du côté du Congo-Brazzaville. Baisse des investissements directs étrangers (IDI), croissance en berne, balance commerciale déficitaire, chômage en hausse, effondrement des réserves monétaires à la BEAC et au trésor public français, dette à hauteur de 120 % du BIB… N’en jetez plus.

Les grands agrégats macro-économiques piquent du nez. Toujours, dans le registre de la sinistrose, l’annonce le 14 août 2017 par le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso , à l’occasion de son message à la nation, de la conclusion imminente d’un accord d’ajustement budgétaire avec le Fonds Monétaire International (FMI) est venue s’ajouter à l’anxiété générale des travailleurs qui attendent le payement des salaires et des retraités qui courent derrière le versement des maigres pensions. .

 Remake
 
Une trentaine d’années après, les programmes d’ajustement structurel du FMI de triste mémoire pour les travailleurs refont surface au Congo-Brazzaville avec à sa tête Denis Sassou Nguesso. Dans son message à la nation, prononcé le 14 août 2017, le chef de l’Etat a déclaré : «  Comme les autres Etats de la CEMAC, nous avons résolu de négocier avec le Fonds monétaire international, un programme visant à créer de nouvelles bases d’une croissance soutenue, durable et inclusive. Ce programme pourrait entrer en vigueur au cours du dernier trimestre de l’année en cours ». Les nouvelles ne sont pas réjouissantes. Les mouvements sociaux sont en perspective. La seule évocation du nom du FMI provoque des urticaires auprès des travailleurs du Congo-Brazzaville qui ont gardé de très mauvais souvenirs des PAS des années 1980. Les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Ce n’est nullement la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale qui ferait changer la situation apocalyptique du Congo-Brazzaville. C’est appliquer un cautère sur une jambe de bois. Comment en est-on arrivé là ? Qui sont les responsables ? « Conscient  » de la grogne sociale à venir et probablement de sa chute, le tyran caresse les travailleurs dans le sens du poil en leur enjoignant de ne pas recourir à la grève et la violence, seul moyen perceptible aujourd’hui de le mettre hors d’état de nuire pour abréger les souffrances de la population. La meilleure défense, c’est l’attaque. Denis Sassou Nguesso sort les crocs et menace les travailleurs qui s’amuseraient à déclencher des grèves.

Coupes drastiques

L’intervention du FMI se traduit par l’administration de thérapie de choc : gel des salaires, réduction des effectifs de la fonction publique, coupes claires dans les budgets des programmes sociaux (santé, éducation, logement …), coup d’arrêt sur les recrutements et les avancements, diminution des pensions..

Les travailleurs trinquent. Là où le FMI passe, les agents économiques trépassent. Ce ne sont pas les travailleurs qui ont conduit le Congo-Brazzaville au bord du précipice. Ce ne sont pas les mesures d’austérité imposées par le FMI dans le cadre des programmes d’ajustement budgétaire qui feront remonter le prix du baril de pétrole.
       
Englué dans des difficultés économiques sans équivalent, le Congo-Brazzaville est accusé d’avoir laisser filer le déficit et de frilosité à l’ouverture des marchés et à la concurrence internationale. Poussé vers les institutions de Bretton Woods par Paris, son premier partenaire économique et financier et la Chine, le pays de Mao avec lequel il a signé un partenariat stratégique global, le Congo-Brazzaville sera soumis à un remède de cheval : démantèlement du secteur public, réduction des salaires, privatisation des entreprises publiques, réduction des déficits, ouverture des marchés à la concurrence internationale … Seule la lutte libère. Les travailleurs du Congo-Brazzaville ne doivent pas payer les pots cassés. Seul l’appel à la grève générale des travailleurs permettrait de limiter la casse sociale en vue et mettrait à genoux le pouvoir kleptomane, corrupteur, incompétent et dictatorial de Denis Sassou Nguesso.

 Benjamin BILOMBOT BITADYS

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