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Un président normalement et correctement élu n’a pas peur de son peuple. Monsieur 8 % vient de démontrer à la face du monde que cela n’a jamais été le cas pour lui. Mais ça nous le savions déjà. Ne pas comprendre que notre manifestation était pacifique est le comble de l’illettrisme et de l’analphabétisme, nouveaux maux corollaires de la dictature au Congo-Brazzaville.

Nous le subodorions et avions toujours pensé qu’il fallait lui laisser une dernière chance de s’amender, tout individu étant complexe. Mais l’homme est un incorrigible aux réflexes primitifs. Hélas. Tremblant de tous ses membres, notre dictateur a sorti ses supplétifs armés pour terroriser le peuple. Il a suffit d’un mot d’ordre de manifestation pacifique pour que la panique s’empare du clan. C’est l’état de siège qui ne dit pas son nom en période électorale. Quel comble ! Le sieur tel un tire au flanc a pris la clé des champs en allant se  réfugier à Oyo laissant ainsi à sa basse-cour les sales besognes

Ainsi, la preuve est faite que le pseudo-négociateur des crises africaines n’est qu’un vulgaire gangster qui martyrise son peuple. Il récidive avec ses manières brutales.

Le peuple congolais dans son immense sagesse n’a pas voulu donner du sang à ce vampire. La partie se poursuit. Il nous revient de continuer à harceler pacifiquement ce pouvoir en tout temps et en tout lieu afin qu’il plie. Comme disait l’autre : "Il faut terroriser les terroristes". Ce 10 juillet 2017 a été un jour test réussi car ils ont sorti les mercenaires reprenant ainsi leur vieille maxime du XXe siècle : "le pouvoir est au bout du fusil". Ce sont de véritables barbares qui se trompent d’époque.

Notre opposition républicaine unie ne dévie pas de sa trajectoire. Nos revendications sont connues et nous les défendrons pacifiquement quoique que ce soit l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé. Par tous les moyens nécessaires il doit partir pour le bien du pays car il nous fait HONTE. Cet homme est dangereux pour la cohésion nationale. La gangrène ne fait que s’étendre au jour le jour au  péril de tuer le pays. Après l’avoir ruiné, il s’enorgueilli d’être un bâtisseur. Nous ne sommes pas dupes et nous savons de quelle bâtisse dont il parle. Il ne respecte même pas l’éthique de sa coterie.

Ce pouvoir vient de montrer à la face du monde son visage hideux et haineux. Notre combat est une course de fond, un marathon, une épreuve d’endurance qui sera semée de beaucoup d’embûches. Notre foi en la victoire finale est intacte.

En tant que Congolais, nous avons des devoirs et des droits envers notre pays. En ces temps difficiles, il convient de le libérer de l’emprise de cette mafia. Encore une fois, n’ayons pas peur.

Le Congo va mal :

-          le Pool est bombardé,

-          les retraités ne perçoivent pas leur dû,

-          les salaires sont versés au compte-gouttes,

-          les bourses des étudiants sont données au petit bonheur la chance,

-          les diplômés sont sans emploi,

-          l’insécurité et la dépravation des mœurs sont galopantes,

-          les leaders politiques traqués, emprisonnés et torturés,

-          les libertés fondamentales sont bafouées,

-          l’injustice devient la règle,

-          la constitution violée comme à leurs habitudes,

-          la gabegie est leur marque de fabrique,

-          les infrastructures sont délabrées,

-          le système de santé est à l’agonie,

-          l’éducation est en berne,

-          la gestion de l’appareil de l’état est clanique, tribale, ethnique,

-          les parlementaires et les courtisans sont nommés par le fait du Prince d’Edou,

-          l’assemblée nationale devient une assemblée familiale,

-          des biens mal acquis (BMA) des membres la famille régnante en France avec des mises en examen qui ne finissent pas de ternir l’image du Congo,

-   etc.

La liste de nos malheurs est aussi longue que le bras du diable.

Honni par le peuple congolais, il s’accroche au pouvoir telle une sangsue. Le seul langage qu’il connait est celui de la force. Blessé dans son amour propre, il veut nous faire payer ses errements politiques et sa gestion calamiteuse de l’état congolais. Il est temps de se pencher sur son état mental car à défaut des urnes, seul un collège des médecins peut prononcer sa destitution pour incapacité à exercer le pouvoir, ce dernier étant atteint d’anosognosie. Il refuse de reconnaître qu’il est touché par le principe de Peter.

Qu’il sache que seuls Dieu et la patrie sont éternels, et que dans une démocratie les mandats sont limités dans le temps. Le Pol Pot congolais sera jugé pour ses crimes ainsi que ses Khmers rouges du PCT.

Avant de quitter le pouvoir, dans sa prophétie l’abbé Fulbert Youlou, premier président congolais avait dit que : "Les Congolais allaient applaudir un fou" ; nous y sommes. Tout ceci n’est pas reluisant et nous en sommes tous conscients.

Victor Hugo écrivait : "On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées". Nos idées de valeur de vivre ensemble, de fraternité, de paix, de liberté et de tolérance sont majoritaires au Congo-Brazzaville ce que le camp d’en face doit comprendre.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA