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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 20:06

Par Calixte Baniafouna

 
Je sais que la guerre-putsch de 1997 - qui a englouti sous terre plus de 400 000 Congolais et décimé, de 1997 à nos jours, ceux qui pouvaient être considérés comme une « opposition crédible de la classe politique congolaise », empoisonnés tour à tour, les accompagnateurs de l’auteur du putsch croupissant en prison d’où ils sont liquidés dès qu’ils osent lever le ton de la dénonciation -, a été mise sous la responsabilité des victimes du fait de leur amateurisme politique et de leur naïveté d’avoir pris leur bourreau pour un conciliateur avec qui ils pouvaient marcher pour la construction d’une nation que lui, le criminel, n’a jamais aimée, qu’il n’aime jamais et qu’il n’aimera jamais, aussi longtemps que les fils de ce pays éclabousseront sa gloire satanique.

Je sais que, face à la corruption internationale, le bourreau bénéficie de la protection de l’ancien colonisateur, qui lui permet d’arroser à flots ses souteneurs et les pires traîtres des temps anciens et des temps modernes, pour leurs intérêts individuels et croisés.

Mais, ce que je sais le mieux, c’est l’idée du sanguinaire d’avoir pris tous les Congolais pour des « bons à rien ». Nous le sommes, certes, devenus, tous. Car, le bourreau dans ses œuvres sataniques ne se posant aucune question sur la commande de ses crimes, ne connaît pas la douleur du parent qui, pour sa survie, n’avait pour aide que son fils emprisonné ou assassiné, de la personne qui a travaillé toute sa vie pour se construire un toit détruit en un tour de main,

Pour les générations qui, hormis la parenthèse de mi-1992 à mi-1997, barbe blanche et cheveux blancs, certains, à l’âge de la retraite pour n’avoir travaillé ni cotisé nulle part, n’ont connu qu’un seul homme à la tête de leur pays, ce paradis de rêve, la souffrance est indescriptible d’avoir suivi à télé-Congo dans la soirée du 21 juillet 2017, la proclamation des admis au concours de la mangeoire de Mpila, pompeusement nommée « élections législatives ». La honte ! Mais, surtout, la souffrance de se reconnaître Congolais dans cette humiliation sans nom.

La médiocrité du pouvoir confondue à la dictature et aux crimes nous a certes cloués à la résignation qui passe pour la paix et la tranquillité du pays, mais, de là, à se coucher sur des insultes criminelles qui annoncent les misérables courtisans et profiteurs des crimes comme étant des élus du peuple à 100% jusqu’à nous faire avaler que même leurs concurrents n’ont pas voté pour eux-mêmes, mais pour eux, il y a un réel problème mental dans les crânes non seulement du criminel, mais aussi de ses courtisans voire de nous aussi, peuple, au nom duquel ils s’expriment, et qui résiste à nous envoyer dans un suicide collectif de honte !

Dieu m’expliquera certainement un jour dans ma tombe ce que nous lui avons vraiment fait de mal à ce point pour mériter une telle punition, un tel châtiment, du diable dont il croît avoir pris la suprématie contre ses enfants que nous sommes censés être et qu’il vante d’être les siens ! Pauvre Congo ! Pauvres Congolais ! Pour combien de temps encore ?

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