Arrêtés en 2013 et jugés en 2014 pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », des membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) de M.BOUKADIA ont été condamnés, pour certains d’entre eux, à des peines de deux (2) ans d’emprisonnement fermes.

Ces prisonniers politiques devant être libérés depuis longtemps croupissent toujours en prison faute d’une justice équitable où le Droit n’a pas la primeur.

Le ministre, dit-on de la justice, n’a rien d’autre que le titre, la fanfaronnade et l’excès de zèle. Pourtant, il se dit qu’il serait juriste et Avocat de profession.

Dans un pays où l’excellence est le crime tous azimut, ne soyons pas surpris si demain l’on apprend que ces hommes condamnés arbitrairement et aujourd’hui détenus illégalement après avoir purgé leur peine, soient assassinés pour rien, juste pour l’envie et le besoin de tuer.

Si nous nous réjouissons de l’initiative, de la promptitude et de la diligence avec lesquelles l’ONU s’intéresse au cas du ministre Burkinabé, nous sommes vivement intéressés par sa réaction suite au cas du ministre du Burkina Faso. Aussi, nous interrogeons-nous « Pourquoi l’ONU exige la libération « immédiate » de M. Djibrill Bassolé » avec une telle rapidité et pas dans d’autres cas comme celui de M. Modeste BOUKADIA, au Congo-Brazzaville ?

En effet, pour un même document rédigé par le Groupe de Travail sur la détention arbitraire, l’ONU « exige » la libération immédiate du Ministre des Affaire Etrangère au Burkina Faso, tandis qu’un président de parti politique au Congo Brazzaville, M. Modeste Boukadia, attend une réaction similaire pour lui et les membres de son parti, le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), dont certains sont détenus depuis 4 ans (Cf. : Avis N° 44/2014 du Groupe de travail (République du Congo), adopté le 19 novembre 2014, concernant le cas de détention de M. Mbanza Judicaël et autres).

L’ONU appliquerait-elle des traitements sélectifs selon qu’on est puissant parce que ministre ou que l’on vienne de pays mieux appréciés que d’autres, ou que l’on est torturé par une dictature soutenue et protégée malgré les crimes commis ?

Nous mettons à la disposition des lecteurs le document ci-dessus référencé du Groupe de travail de l’ONU pour appréciation et qui n’a jamais été appliqué faute de suivi constant, parce que l’ONU n’a jamais « exigé » son application immédiate.

LA LETTRE DU CONGO-MFOA

Avis N° 44/2014 du Groupe de travail (République du Congo), adopté le 19 novembre 2014, concernant le cas de détention de M. Mbanza Judicaël et autres (pdf, 243.0 kB)