Le trio des prédateurs du Congo

 

Maître Tony Gilbert MOUDILOU 

EXPRESSION LIBRE

C’est à peine incroyable que les congolais n’aient toujours pas compris la situation dans laquelle les créateurs du Parti congolais du Travail (Parti à l’origine de tous nos maux) les aient imposés et plongés. Est-ce une amnésie ou une accoutumance, une adaptation ou une insensibilisation ; une toxicomanie : c'est-à-dire que les congolais, à force de boire les conneries du PCT jusqu’à la lie ; l’abus, les a carrément rendus insensibles ?

Et quand un peuple EST atteint d’un tel degré de somnolence, d’hibernation, c’est d’autant plus dangereux, que celui-ci arrête de réfléchir. Mais attention à l’hypothermie qui risque d’atteindre notre cœur. Car la prolongation d’un tel système risque de tout annihiler, tout détruire, tout anéantir et nous ramener à un peuple irréfléchi, soumis et carrément inexistant.
Comment un grand peuple comme le nôtre soit vraiment inexistant, au point de ne plus, même se rappeler de son bourreau qui lui a tant fait mal hier : à peine hier. Oui malheureusement c’est cela le peuple congolais.

Il se passe une guéguerre entre des bourreaux comme ça arrive très souvent quand un groupe de truands va dévaliser une banque. Ils vont s’entre-canarder jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un et c’est lui qui s’empare de toute la manne, la part belle.
A Brazzaville depuis bientôt un mois, on assiste à une espèce de dispute entre les vampires, le camp des siciliens. On a même appris qu’entre le barbu Général Nianga mbouala et Dominique Okémba, un duel est en cours. Qu’ils sont en train d’affûter leurs sagaies et coupe-coupe et le feu brûle. Qu’ils ne mangent plus le même pain de mie qu’ils mangeaient ensemble. Que depuis un certain moment, ils veulent embraser notre République.
Quand on voit et entend cela, on se rend compte que nous sommes dans un pays, où les terroristes, à la tête de notre pays, ne sont pas là pour nous mais pour leurs propres intérêts. Et quand ça ne va pas entre eux, ils se règlent les comptes à notre détriment ainsi qu’à celui de notre paix sociale et des problèmes dont nous souffrons. Et aujourd’hui, tout se focalise tout sur des salauds qui n’ont rien à cirer de nos problèmes.

Qu’il y est un perdant ou un gagnant, bientôt un d’entre eux, le perdant certainement sera éjecté du clan des bandits pour venir vous vendre sa virginité. Il viendra vers nous comme un bébé qui vient de naître : innocent, angélique, innocuité, c'est-à-dire faisant semblant de ne pas faire paraître ce dont on lui reproche, faisant le crédule, le naïf, le niais, faisant le doux, insidieux, captieux, sournois : l’inoffensif.

Sous le label de l’insomnie, de la naïveté maladive dont souffrirait le peuple congolais, nous allons bientôt accueillir ces monstres que nous appellerons des »égarés », et comme tels pourront revenir à la bergerie, sans anicroche. Ce n’est pas grave. Ou Nianga mbouala, ou Okemba, un des deux va perdre. Et nous qui ne comprenons rien aux enjeux, allons accueillir dans notre ferme comme un agneau l’un d’entre eux deux. Puis qu’il aura porté un manteau où personne ne soupçonnera qu’il a des couteaux, des lance-roquettes, des PMAK, même des sagaies sous son manteau.

IL Y A UNE GRANDE JURISPRUDENCE EN LA MATIÈRE.

Nous avions commis cette bêtise à la Conférence Nationale Souveraine où, alors que nous avions disséqué Sassou Nguesso et son système et si nous avions suivi les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine à la lettre, nous n’en serions pas là aujourd’hui, avec tous ces morts, ces guerres, ces vols caractérisés. D’où vient notre faute qui nous aurait épargnés ces aléas auxquelles nous assistons now ?

Alors qu’il fallait impérativement mettre entre parenthèse le cynisme de Sassou Nguesso, son mépris de l’homme et son PCT, alors qu’il fallait les rendre infréquentable, inéligibles, alors qu’il fallait les isoler, les mettre dans un zoo comme nous l’avais proposé le scientifique Etienne Mokondzi Mobé : en un mot les mettre tous en prison, voilà que par simple calcul machiavélique et macabre, mais surtout très politicien, l’UPADS, on ne sait pour quel calcul va signer une alliance sordide et mortifère avec les criminels, avec Sassou Nguesso uniquement pour chercher à battre Bernard KOLELAS, la bête noire redoutée de cette coalition.

Sous ce calcul sordide et crapuleux des « bimpoumboulous », voilà que l’UPADS va remettre sur scelle, un fou dangereux largement décrié à la Conférence Nationale ; un machiavel infréquentable. C’est là qu’est né après le lavement des mains le malheur congolais.

L’UPADS dont tous les dirigeants sont l’émanation du PCT ont juste reculé un tout petit peu pour se réentendent avec le PCT. Un jeu que le Président Pascal Lissouba n’avait pas très compris surtout qu’il était dirigé par des bandits infréquentables qui longtemps ensanglanté notre pays : je veux parler de Mbéri Martin, le notoire petit bandit qui avait toujours flirté avec Sassou Nguesso. Nous verrons plus tard en 1997 ce criminel ne va pas se gêner, en tant que Ministre de l’Intérieur, alors que son Pouvoir est attaqué dans un coup d’Etat, lui ne trouve pas mieux que de donner tous les plans à l’ennemi. Et ne nous étonnons pas qu’à l’aboutissement du coup, lui Ministre de l’Intérieur se retrouve dans le Gouvernement de celui qui vient de les renverser.

Et depuis, il est devenu l’ami du Président, ils sont près d’une centaine qui gagnent 15 Millions par mois qu’il vente ou qu’il neige. Qu’il manque des salaires pour les infirmiers et les enfants ou pas, eux doivent avoir leurs 15.Millions de francs par mois. Ainsi, ils s’organisèrent pour battre le MCDDI et son Chef. Ils y arrivent sans trop de difficultés. Et malheureusement, un serpent reste toujours un serpent. Dès lors qu’il a encore son venin, on a du mal à l’apprivoiser. Et le candidat Lissouba, dès qu’il avait gagné s’est rappelé que Sassou Nguesso était infréquentable et que les grands Postes qu’il lui réclamait à savoir : Ministère de la Défense, les Affaires Etrangères, les Finances et l’Economie, ne pouvaient lui être donnés. Qu’il fallait vraiment et certainement être fou pour les leur offrir dans un grand bol. Alors le Président Pascal Lissouba refusa de commettre un tel parjure, une telle hérésie. Et puisqu’ils ont gagné, il faut quand même faire semblant et lui donner ne fut-ce que des miettes ; donc se partager le Pouvoir.

PREMIER SCANDALE, PREMIERE FAUTE POLITIQUE.

Pascal Lissouba refuse de faire la part belle à Sassou Nguesso malgré qu’il l’ait aidé à remporter le Pouvoir. Oui Ambroise Noumazalaye, alors que nous sommes attablés chez lui à Yerres, avec Célestine Nkouankoua, ancienne Maire de Moungali, ancienne Ambassadrice du Congo en Guinée Equatoriale, ce dernier nous affirma que : « c’est sous sa dictée et sous le savoir faire du PCT que Pascal Lissouba avait pu remporter le Pouvoir. Que c’est le PCT qui a permis de renflouer les urnes sinon c’est Bernard Kolélas qui serait élu».

Et Pascal ne donne à son co-équipier que du mini fretin. Des postes ministères sans importance dont le Sport à Okemba et un petit « niangrakata » à Grégoire Lefouoba. Seul Isidore Nvouba, rejeta l’offre et repartit en courant chez son parrain Sassou Nguesso d’où leurs amitiés qui durent quel que soit l’orage. Nous sommes là au premier scandale scandale politique congolais.

Deuxième scandale. DEUXIÈME FAUTE POLITIQUE.

Sassou Nguesso, non content des Postes que lui offrit le Président Pascal Lissouba, vit qu’il s’était fait avoir. Et si malin qu’il est et c’est là la politique, avec ses hauts et ses bas, sa vilainie et son bien être, on dit : « Qu’il y a jamais d’amis ni d’ennemis permanents. Il n’y a que les intérêts qui sont permanents ». Ton ami d’hier peut devenir ton ennemi et vice versa.

Alors, Sassou nous fit sortir sa dernière carte, celle qui cache son intelligente politique infuse. Et pendant que les Noumazalaye et les Moukouéké, Tamba-Tamba et autres apparatchiks des deux Partis pataugeaient dans la « merde », le Serpent lui, était passé à une autre étape. Comme le caméléon, il envoyait sa langue appréhensible sur Kolélas qui du coup, n’était plus l’homme à abattre, le rancunier, etc…Il lui fit les yeux doux au point de le séduire et lui « demander le mariage » carrément. Je veux me marier avec toi. Et quand Kolélas lui rappelle qu’il était déjà marié avec son Frère UPADS, que ce mariage pouvait provoquer des incidents au sein de la famille.

Sassou lui répondit, qu’il s’en foutait. Et quand Kolélas lui rappelle que le mariage risquait d’être annulé pour vice de forme, Sassou Nguesso lui répondit qu’il n’avait pas à s’inquiéter, que toute la justice congolaise est à ses ordres. Qu’il avait déjà déclaré la nullité de ce mariage, qui pour lui était putatif. Car il y avait eu erreur sur la personne. Ce qui entrainait automatiquement la nullité du mariage. Sassou Nguesso dénonça l’ancienne alliance pour mettre en exergue la nouvelle avec Kolélas. Et c’était la guerre de 1992- 1995. Peuple congolais, le mal congolais, c’est Sassou Nguesso mais comme un génocide, ne se fait pas tout seul. Il faut du monde. Et le monde à Sassou Nguesso et sa machine broyeuse, c’est le PCT. Tous ceux qui ont simplement touché, effleuré ce Parti sont atteints de syndrome de contamination.

LES CAS DES KOLELAS, MUNARI, BOWAWO, OKOMBI SADISSA, MANDZIMBA MARION EHOUANGO, MOKOKO.

Le serpent quand il pèle, il ne change jamais de nature, mais mue tout simplement, il change seulement de peau. Donc il reste tel. Le congolais atteint d’amnésie de cécité, est seul capable de montrer sa cachette à un porc-epic affamé, mais jamais le lièvre. L’opposant congolais est capable de confier sa femme à Sassou pour la garder le temps d’une sieste. Hier tous ces opposants ont reçu les gens dont je viens de citer les noms, elle lui a même confié les clefs de sa maison. Les chefs d’opposition tournent entre Kolélas, Munari et Bowawo. C’est à peine croyable. J’ai beau lui dire (opposition) que ces gens là ne sont pas des opposants, au même titre que nous, ou s’ils le sont, ce n’est pas au même entendement que nous. Eux ils sont devenus opposants par dépit, par haine, par vengeance. Or nous, sommes opposants parce que le pays est mal géré, parce qu’il y a gaspillage de la richesse des congolais, la gestion d e notre patrimoine qui est opaque : le vol ; les crimes, les détournements etc….

Kolélas, Munari, Okombi, Mokoko, Bowawo n’ont pas la même conception du mot (opposant) que nous. Eux plus de 10 ans, ils se sont partagés les lambeaux de notre richesse. Ils ont mis à sac notre richesse et ceci sans état d’âme. Personne des noms que j’ai cités ne s’étaient élevés pour dénoncer ces faits criminels quand ils étaient au lait et au miel, quand ils languissaient, vautraient et s’enrichissaient illicitement. Quand nous, nous tirions la langue, eux rigolent et se moquent. Il y en a même qui déclaraient (Papa, tu peux rester au Pouvoir, personne ne viendra t’enlever) vous le connaissez, c’est Parfait qui pour lui, Sassou était son deuxième père, après qu’ils (les Kolelas) fait tuer leur père pour leurs intérêts. Et ça, les congolais éveillés que nous sommes, avons semblé ignorer cela. Quelle amnésie, quelle tristesse !

ON PARLE DES NOUVEAUX ARRIVANTS DONT LE GENERAL NIANGAMBOUALA DANS LA FERME.

Bientôt l’opposition congolaise va s’élargir et ouvrir son tapis rouge à un nouveau venu. C’est un enfant prodige, il était chez Sassou Nguesso par erreur. Maintenant qu’il vient de s’en apercevoir, il faut qu’il rentre au poulailler comme disait Malcom X : « Quand on sort la volaille le matin, elle peut aller manger à 2 voir 3 kilomètres à la ronde. Mais le soir venu, quelque soit le temps, la bourrasque, elle rentre toujours au poulailler ». Niangambouaba veut rentrer au poulailler. Il veut bientôt rentrer à la ferme. La question est celle de savoir si on doit lui ouvrir la Ferme ? Et si oui, à quel titre ?

Les congolais auront tout oublié, il sera, et pourquoi pas le nouveau chef de l’Opposition, comme ils l’ont fait pour les OKOMBI où les Mafimba et autres nécessiteux, ont fait de lui leur chef qui n’a rien fait. Qui est blanc, vis-à-vis de l’étique politique. Pourquoi au Nord, on pense que la politique, c’est ce qu’ils font eux. Dire qu’OKOMBI est propre, c’est vraiment se moquer du peuple congolais. Voilà des bandits qui devraient finir leurs jours en prison car ils ont fait trop de mal à notre peuple. Ne pas lui reconnaître ce qualificatif de terroriste, bandit, c’est dire vraiment qu’en politique, il n’y a pas de morale. Il n’a jamais été à la tête des bandits dans son Association du « Club 400 » qui avait décimé le Pool en 1998. Il a tué et fait tuer même les chiens dans un ratissage inouï. Pour MAFIMBA et MANDZIMBA, comme il n’y a que des bakongos à massacrer, ce n’est pas grave, on doit mordicus le soutenir après tout c’est un fils de la région !

Ils vont lui ouvrir tous les tapis rouges qu’ils ont. Ils feront comme ils en ont fait à Bowawo ce bien cher ancien collègue de Lycée, qui était à la tête du Pouvoir du PCT depuis les massacres des congolais ; d’abord en tant que Secrétaire Général du Gouvernement puis Ministre de la Défense. Il peut certainement nous dire comment avaient-ils décidé (ils les nordistes) de déporter plus de 600.000 personnes du Sud de Brazzaville dans les forêts ? Mais vraiment comment ces gens-là arrivent-ils à dormir avec un tel contentieux si lourd à porter autour de son cou comme une croix ? Croient-ils que ce comportement sera et restera sans suite, quel que soit le temps, les siècles ? Il faut quand même, qu’un jour, ils nous expliquent qu’est-ce qui leur est passé par la tête pour opérer une telle hérésie, un tel sacrilège ? Le Général Yves Motando, Chef d’Etat major Général de leur armée à cette époque qui m’avait laissé un document très accusateur, ce qui lui avait valu, dit-il son poste de Chef d’Etat major Général, en dit long. Il faudra un jour confronter cela aux déclarations des autres.

LES HYPOCRITES NORDISTES.

Le Nordiste vient chez le sudiste pour deux raisons : apprendre et se réfugier. Mais jamais, il ne vient chez l’homme du Sud pour les beaux yeux, jamais ! Sassou Nguesso était parti chez Lissouba en 1992 pour se protéger. Sassou savait qu’il n’allait pas survivre devant l’état dans lequel il avait traité le congolais et la Conférence Nationale, lui avait fait la démonstration de la haine et du pardon qu’il ne pouvait pas prétendre avec eux. Quand il avait compris que sa sécurité n’était plus assurée, il était allé se jeter dans les bras de KOLELAS qu’il traitait pourtant, de tous les noms. Et quand il n’a plus eu besoin de lui. Il l’a éjecté, pourchassé jusqu’à son dernier retranchement. Il le condamna même à mort. Et dès qu’ils se sentent un peu plus en sécurité dans leur zone, ils repartent tous comme des Moutons de Panurge. Tenez le 5 juin 1997 lors du coup de d’Etat de leur parent Sassou Nguesso, 90 % des effectifs des militaires du camp (Béret rouge) à la Base, étaient tous partis rejoindre Sassou armes et bagages dans la nuit du 4 au 5 juin 1997. Le camp militaire était vidé comme un ballon dégonflé.

De la même façon tous les Nordistes : Grégoire Lefouoba, Bokamba Yangouma, Yhombi, Obenga Théophile etc…, et les petits fretins comme Mafimba. Et comme ils n’ont pas trouvé leurs comptes, aujourd’hui ils tournent entre Yhombi et Okombi Salissa pour voir où est-ce que ça mordre en premier. Le cas de Yhombi est épatant. Il faut lire son discours qu’il nous vomit à la Conférence Nationale. Et quand vous revoyez ce que ce monstre nous a faits sous Lissouba, on se dit : ces gens-là sont tout sauf élégants. Ils sont tout simplement trop méchants. Cet homme qui avait failli finir ses jours, on ne sait dans quel prison, si moi MOUDILOU n’avait pas arraché la tenue de la Conférence Nationale, qui avait permis de le libérer, il allait certainement finir ses jours en prison. Mais il faut voir comme avait-il traité le Pool ?

MORALITÉ : Il ne faut pas accueillir tous ceux qui sont chassés par le pouvoir du PCT, ce sont des monstres qui finiront par nous faire du mal, quand ils auront repris leur nature, se tourner contre vous et vous traqueront par la suite. Sassou l’a fait et le fait toujours, Yhombi l’avait fait sous Lissouba ; ceux que vous croyez être les agneaux qui sont venus du Pouvoir du PCT, vous le feront sans retenue et sans état d’âme.

L’amnésie est une maladie qui se soigne bien. Il suffit de voir le Dr MOUDILOU, il vous prescrira le traitement approprié et conséquent. N’OUBLIEZ JAMAIS CEUX QUI VOUS ONT FAIT DU MAL MAIS PAS AVANT QU’ILS N’AIENT RECONNU LEURS CRIMES !

J’ai parlé !

Maître Tony Gilbert MOUDILOU.

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SOURCE ET LIRE LA SUITE : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/3649-2017-06-19-13-51-30.html