Par Tony Gilbert MOUDILOU
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Alliance de malheur et de toutes les guerres que connait notre pays depuis 1958. //Nord : Mbochis Cuvette centre ; le Niari et dans la moindre mesure la Bouénza. Voilà une alliance qui a chaque fois enflammé et incendié notre pays. Une Alliance qui a toujours saigné notre pays à blanc et qui, à la moindre incidence, ont toujours sorti : qui des sagaies, les coupe-coupe, les flèches pour les Mbochis et les couteaux pour les couteaux pour ceux du Niari. Deux cultures très belliqueuses et qui au moindre contact avec l’eau froide, provoquent incendie.
CONTRE :

L’Alliance de paix sociale et de développement économique // Sud : POOL- Kouilou – les Plateaux, la Cuvette ouest et la Likouala : une alliance qui a toujours milité pour la paix sociale au Congo. Une identité très civilisée à la culture démocratique, républicaine et pacifiste. Elle règle tout par le dialogue et non l’affrontement car celui-ci n’a jamais su arranger les choses ; bien au contraire, elle les détruit.

ET ENFIN L’AUTRE ALLIANCE NATIONALE QUI A OPTE POUR : TOUT SAUF LE POOL.

Cette Alliance qui consiste à mettre en exergue le proverbe qui dit : « Un singe qui ne peut pas attraper un fruit qu’il convoite tant, dit toujours aux autres ; qui eux peuvent l’attraper : « il est amer ». Pourquoi, pour qu’il ne profite à personne. Et c’est de la mauvaise foi. Aussi j’emprunterai cette formule que j’aime bien et que je formule de cette façon : « Vous êtes nés 5 frères dans une famille. 2 ont brillamment réussi. Ils sont et restent les piliers de la famille. Ils sont ceux sans lesquels, rien n’est possible, mais alors absolument rien ne peut être entrepris ou réglé sans eux. Les trois autres n’ont rien, même pas un « pikini », un centime pour faire face à toute circonstance.

Et ils sont des sorciers très virulents : jaloux, convoitant leurs deux frères qui pourtant, les protègent et cachent leur pauvreté à eux trois. Que vont-ils faire ? Ils vont ôter leur vie de façon qu’ils restent au même pied d’égalité : « PAUVRES ». Ils préfèrent rester ainsi. Cette attitude néfaste, c’est celle qu’on voit au Congo depuis 1968.

Tout le monde aime et admire les prouesses du Pool. Tout le monde admire le Pool. Tout le monde essaie d’imiter le Pool, veut manger et même faire l’amour avec la femme du Pool pour avoir une progéniture qui ressemblerait à l’homme du Pool. Cependant, on ne veut pas voir le retour de l’homme du Pool au Pouvoir. Pourtant, tout le monde sait que l’absence du Pool au Pouvoir a dégradé, ramené notre pays à l’âge de la pierre taillée, mais rien à faire, les gens semblent s’en accommoder, se plaire et faire avec. Et si ceci n’est pas triste, comment pourrions-nous qualifier cela ?

Les Nordistes revendiquaient le leadership. Le chef de fil, Ambroise Noumazalaye alors qu’il était Secrétaire Général du MNR avant qu’il ne soit nommé Premier ministre qui a entraîné tout le Nord dans cette requête déclarait en 1967 au Président Alphonse Massamba-Débat :

« Avant la fin de votre quinquennat, le Nord arrivera au pouvoir ».

Et le Nord est arrivé une année plus tard. Et Sassou Nguesso le félin va supplanter tout le monde Yhombi, Marien Ngouabi et l'initiateur Noumazalaye, qui aujourd'hui revendique sa place ce et pense que son temps est venu pour être Président de la République tout juste après le génocide des Bakongos en 1998 : c’est la chasse de Yves Motando au Poste de Chef d’Etat Major Général. « »

Au village des aveugles, les bornes sont tous devenus Rois ». D’où la guerre entre Lissouba et Noumazalaye au sein du MNR sous Alphonse Massamba-Débat. Et dans cet imbroglio, le Pool en tant grand frère de tous, tenta de s'interposer et ce qui lui coûta très cher. C'est lui qui, à chaque fois paye les pots cassés.

« La vérité et toute la vérité ! Oui en effet, la vérité est tout ce qui reste à l’homme quand plus rien n’existe ». (Général Yhombi Opango à la Conférence Nationale Souveraine).

LA MISE EN GARDE SOLENNELLE DU PRESIDENT FRANCOIS MITTERRAND.

Le 13 février 1990, me recevant à l’Elysée, alors que je me battais pour arracher la tenue de la Conférence Nationale, le Président François Mitterrand m’apprend :

« Il y a deux personnes dans votre pays ; tant qu’elles resteront debout, votre pays ne connaîtra jamais de paix » :

Ces deux personnes sont sans nul contexte ; incontestablement, indubitablement, assurément, indiscutablement, formellement identifiés, sans aucun doute, d’une manière certaine : Sassou Nguesso et Pascal Lissouba (qui ont eu comme Lieutenants : Ambroise Noumazalaye et Mbéri Martin qui ont eu comme parrains au passé sulfureux au sein de la JMNR et du MNR. Ces deux têtes de turcs ont ensanglanté notre pays par personnes interposées dans les années 60 sous Massamba-Débat parce qu’elles se battaient comme des chiffonniers pour le leadership ; pour la place, pour savoir à quel moment ils arriveraient, ils détrôneraient le Pool pour lui arracher son leadership naturel. D’où leur alliance mortifère à l’origine de tous nos maux. Ils le firent d’abord en massacrant les trois fonctionnaires afin de discréditer le Pouvoir du Pool et surtout l’homme pieux qu’était Massamba-Débat comme ça, on dira qu'au Pool aussi il y a des assassins (d’où les assassinats des Trois Hauts fonctionnaires en 1965 :

-Lazare MATSOKOTA doué d’une intelligence hors pair, hors du commun, un crac comme dirait un savant du 20 ème siècle, que les deux têtes de Turc : Pascal Lissouba et Ambroise Noumazalaye rivalisaient à mort et qui dans le quartier latin en France où ils étaient venus étudier, ne pouvaient égaler ni même se rapprocher de l’homme le plus intelligent de leur promotion et de l’histoire congolaise qui : quand il parlait, discourait, les châtaigniers d’or descendaient à terre pour le caresser. Il était inique, écrira Maître Jacques Vergès dans :

« La Justice est un jeu » Ed Albin Michel. Maître Jacques Vergès dit de son ami et Collègue en Doctorat, qu’il était : « brillant, éloquent, truculent, symptomatique ». Il était ce qui est aujourd’hui, Blé Goudé en Côte d’Ivoire. C’était un crack hors paire, doué d’une intelligence trop brillante, ce qui malheureusement, lui attirait toutes les convoitises, les jalousies, les haines les plus monstres et les plus féroces au point de plonger notre Congo dans une guerre qui continue à se faire entre alliés et contre alliés des deux camps et fait beaucoup de dégâts.

LA GUERRE DE DEUX COQS QUI NE PEUVENT PAS CHANTER DANS UN MEME POULAILLER.

Arrivés au Congo, la guerre de positionnement s’est poursuivie sur place et dans l’administration et dans sur les ministères. Et en février 1965, les frustrés passèrent à l’action en assassinant les Trois Hauts Fonctionnaires qui leur faisaient beaucoup d’ombrage et ne les laissaient pas dormir. Il fallait impérativement les faire disparaître pour qu’ils aient plus de liberté d’agir. Ce sont : Joseph Pouabou Magistrat, Anselme Massouémé Prêtre et Lazare Matsokota Procureur Général de la République.

TOUT A COMMENCE AU SORTIR DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE.

Vous conviendrez avec moi que même à cette époque, ceux qui font la politique, la vraie, sont à 90 % originaires du Pool ; que ce soient chez Jacques Opangault que chez Félix Tchicaya la majorité vient du Pool. Tenez et regardez avec moi :

La liste de Jacques Opangault pour le MSA : Yaoué Charles, Senga Clément, Bouboutou Raphael, Bala François, Sakana Albert, Concourmeau Antoine, Loko, Casaban Mazérolles (5 sur 8) sont Bakongo.

La liste de Félix Tchicaya pour le P.P.C. : il aligne : Lounda Aubert, Mvouama Louis, Kitoko André, Decorads Prospère, Mouzekakani Romuald, Bakala Nicolas, Niakissa Jean Baptiste, NTounda Néré, Mamaki Jean (dont 6 sur 9).

La liste de Samba Delhot aligne : Bankaites Jacques, Dinghat Jacques, Kimbalou Marcel, Koubemba Michel, Nkounkou Ange surnommé Mantiama, Mouangou Mathieu, Ndoulou Jules et Mpélé Dagobert.

La liste de Jacques Makanda se compose : Jacques Makanda, Mouekolo Jacques, Moungany, Gayo Ignace, Kazzi Simon, Mbemba Camille, Zidialo, Eckaband Jean Marie, Dokoumbaye et Ayela Ambroise.

La liste de Tadet Emmanuel : Nzalakanda Dominique, Nouroumby François, Samba Lévy, Louzala Daniel, Malanda, Bouendé Prospère, Locko Mathieu, Malonga Jacques.

LE POOL VEUT ET TIENT A REPRENDRE SON LEADERSHIP.

Le refus opposé par Jacques Opangault à renoncer à ces appuis « colonialistes » va alors orienter, en désespoir de cause les populations du Pool à faire le choix sur un des fils ; le leur et c’est sur l’Abbé Fulbert Youlou. « Avant de le choisir, la même délégation ira d’abord consulter Alphonse Massamba-Débat, alors Directeur de l’école de Mindouli le 15 août 1955 pour prendre la tête à la compétition électorale.

Cette délégation sera composée entre autres de Joseph Senso, Prospère Locko, Yves Mfouna, lui demandant instamment de « sauver le pays », selon leur propre expression, c'est-à-dire ; de se présenter contre Félix Tchikaya, « défaillant » Alphonse Massamba-Débat déclinera l’honneur et la sollicitude bienveillante de ses frères, en donnant comme argument : « le respect de Droit d’ainesse » Mais la vérité est qu’il ne pouvait naturellement pas combattre son chef de file dont l’action venait d’être compromise sérieusement par la maladie et l’hostilité que lui vouaient, malgré l’amendement qu’aurait pu constituer sa collaboration actuelle avec l’administration, tous les colons qui continuaient à l’accuser d’agent communiste et faisaient tout pour élever le leader Jacques Opangault. Alors, il leur demanda d’aller voir le grand Frère ; l’Abée Fulbert Youlou qui n’était pas loin de là, mais juste à la Paroisse.

Après son refus et sous sa recommandation, la même délégation ira deux mois après voir l’Abbé Fulbert Youlou à Mindouli (encore et encore Mindouli !). Il ne faut pas ignorer qu’à cette époque l’Abbé Fulbert Youlou avait des idées quelque peu progressistes, assez avancées pour sa fonction de Clerc. Cela lui apportera du crédit et quelques-uns de ses écrits dans les journaux locaux, qu’il signait sous le pseudonyme de Bindi (Bindi) étant le nom de son père, suscitèrent quelques intérêts.

Avant et au sortir de la deuxième guerre mondiale la Région du Pool était à tous les fronts pour la décolonisation de son pays. Et curieusement, c’est comme si elle était toute seule pour ce job qui l’avait bien marqué et avec lui tout le pays sur le terrain de la bataille où tous les noms des héros qui ont marqué notre histoire commune sont tous du Pool. Je me demande où étaient les autres régions ? Notamment ceux qui au Nord de notre République aujourd’hui, se sont accaparés de tout notre héritage légué par nos parents.

Quand en 1941 Buttafoco au nom du colonialiste assassine notre Héros national, André Grenard MATSOUA, le Pool est presque laminé. Il plia mais ne rompt pas. Mais il dut se résoudre à méditer sur son lendemain. Fallait-il continuer la guerre, la lutte quand tout avait été presque décimé ? Le Pool se résolut à une autre forme de lutte. Beaucoup optèrent pour ne plus reconnaître la légitimité du colonialiste à qui ils ne donnèrent plus un chèque en blanc. Ils refusèrent et ils refusent encore aujourd’hui le pouvoir issu du blanc : ce sont les « Corbeaux, les Matsouanistes » qui refusèrent tout ce qui parlait de la France. D’où leur vote symbolique de voter « blanc » mais plutôt les « bihichis » symbolisant les os d’André Grenard Matsoua. D’autres cependant étaient partis nombreux se jeter dans les bras de Félix Tchicaya et une autre partie alla vers Jacques Opangault. Et si on a pu remarquer la montée de Félix Tchicaya au Parlement français et sur le Territoire nationale, c’est en grande partie à la présence des fils du Pool à ses côtés.

En dépit de la cause, le Pool fit allégeance au premier venu même ceux qui brillèrent par leur absence sur le terrain de la libération du pays. Et celui-ci a duré jusqu’en 1956 quand enfin, la région reprit conscience et son état, et opta pour la reprise de son leadership du pays.

Alors un sursaut d’orgueil régionaliste, un élan régionaliste s’éleva, inspira les sieurs Senso qui allèrent demander à Alphonse Massamba-Débat de reprendre le bâton de commandement car le Pool était fatigué de transporter les sacs des autres.

LA PANIQUE DANS L’ALLIANCE M.S.A DE JACQUES OPANGAULT ET G.P.E. DE KIKOUNGA-NGOT UNE VRAIE FRIPOUILLE QUI N’AVAIT JAMAIS AIME LE POOL.

Qui était Kikounga-Ngot : une fripouille, une crapule, un kimpoumboulou, un vrai frustré qui, intrinsèquement n’avait jamais porté le Pool dans son cœur. Et pourquoi : tout simplement parce que cet homme voulait être médecin. Et l’administration colonialiste procédait à une sélection pour retenir les candidats. Ils étaient deux : Samba-Delhot et Kikounga-Ngot. Le plus intelligent comme Dieu l’a toujours voulu, c’était Samba-Delhot. Ce malade comme, il n’était pas retenu, pourtant par la France, en voulait et en a voulu jusqu’à sa mort au Pool. Et dans son Testament qu’il a laissé et dont j’ai la teneur, il avait écrit : « Jamais d’Alliance avec le Pool ». Il s’adresse là à ses parents du NIBOLEK. à qui il a contaminé sa frustration, sa haine et sa convoitise lesquelles corrosions sont nocives. explosives, destructives, désagrègent;

Donc fils du Pool, vous savez avec qui vous mangez, parlez et travaillez. Vos amis sûrs sont du Kouillou, rappelez-vous que c'est vous qui avez fait Félix Tchicaya ; c’est vous. Ils sont tékés de quel que coin où ils sont : ce sont vos frères. Les mbochis sont vos pires ennemis. Qu’on me traîne devant les tribunaux et je vous démontrerai tout ça. Toute façon mon livre est beaucoup plus explicite, mieux et scientifiquement détaillé. (Ceux qui vous font croire qu’ils compatissent avec vous le Pool, se moquent bien de vous quand ils se retrouvent dans leurs Alliances obscures. Et s'ils avaient la force de vous détruire, ils vous détruiraient sans autre forme de procès. Ils ne vous aiment pas.Vous haïssent à mort. Conseil : entre vous, soyez unis pour vaincre l'adversité. Sinon, vous serez détruits.

Et l’Abée accepta de reprendre le bâton de commandement pour la région et pour sauver le pays. C’est la naissance de l’U.D.D.I.A. qui connut une naissance fulgurante, digne de la puissance du Pool. Et quand en 1958, il fait ce que font d’autres parties dans d’autres pays où la démocratie règne en maîtresse,

Ce geste sera mal interprété par les autres notamment l’Alliance Opangault / Kikounga-Ngot. Et dans un langage purement guerrier, Kikounga-Ngot demande et pousse sa région du Niari à faire la guerre pour ce peu. Mais était-il fort pour gagner cette guerre qu’il initia ? Avait-il les couilles bien modelées pour affronter le Pool parce que l’Abée Fulbert Youlou coopta un de ses Députés en la personne de Yambot ? Les déclarations guerrières de Kikounga-Ngot de retour de France qui ne choisit pas une autre procédure, un autre moyen de régler un litige seront sans nul doute déterminantes et si notre pays s’est enflammé : c’est à cause d’un malade comme lui.

Les 16 – 20 Février 1959 quand les problèmes non solutionnés ou mal interprétés peuvent venir à la surface rappeler la vérité.
La guerre de 1959.

« L’inconscience d’un déséquilibré provoque la réaction de ceux qui en sont victimes. » et « quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites » disait le Général de Gaule.

Conformément au droit pénal : « N’est pas seulement criminel, celui qui prend une arme à feu, une arme blanche : un couteau, une flèche, une machette, une sagaie ou une hache et tue. Celui qui incite au meurtre, celui qui dicte des mots meurtriers, criminels, celui qui énonce des concepts incitatives est aussi criminel ». Kikounga-Ngot. Il est mort sans qu’on ne l’ait jugé pour incitation à la guerre.

En ce mois de décembre 1958, où il vient d’allumer une étincelle qui couvait, un feu qui va bientôt enflammer toute la République, Kikounga Ngot rentre de Paris où il vient de prendre contact avec la maison mère de son mouvement, à savoir le Parti communiste Français, quand, dès son retour il entonne la chanson guerrière :

« Je vous invite à vous unir et, s’il le faut, à faire la guerre, la guerre civile pour obtenir l’écrasement de ce gouvernement qui ne représente rien et se refuse à de nouvelles élections ainsi qu’il avait été précisément convenu »

Tout avait été énoncé : « guerre civile ». L’intention était là, la préméditation, les hommes mobilisés, incités à cet effet et chauffés à bloc pour faire la guerre. Cette guerre était bel et bien là l’œuvre d’un fils du Niari. Quant bien même que tous les éléments étaient déjà remplis. Le même Kikounga Ngot ajouta à qui voulait l’entendre :

« Le peuple du Niari ne se laissera pas faire. Nous allons provoquer de nouvelles élections. Et s’il le faut, nous les imposerons par les armes. Ce n’est pas Youlou qui commande mais Vial qui a beaucoup d’argent et fait ses quatre volontés. Mahé qui a trahi et torturé ses frères de race pendant l’occupation Allemande et Christian Jayle ; si ceux là viennent à Dolisie, nous les pendrons par les pieds, s’il le faut, j’irai jusqu'à la guerre civile ».

C’est à peine imaginable : le ton les mots et l’endroit !

Il existe un grand miroir collectif national et mondial dans lequel, tous les hommes politiques devraient se mirer afin de sortir toute ineptie et surtout apercevoir leurs immondices, leurs ignominies. Mais aucun n’ose s’y regarder. Ils ont peur de découvrir leurs perfidies, leurs bosses et leurs crimes, car la vérité les choquerait. Soucieux de préserver la tranquillité des esprits et la paix sociale, nous avons voulu dire et écrire cette partie de notre histoire contemporaine, sans passion, sans esprit partisan, n’occultant aucun détail, ne laissant aucun point d’interrogation nulle part, aucune exclamation en suspens. Aussi, nous ne sommes pas comme François Mauriac, qui, dans son bloc-notes en 1958, se demanda : « Pourquoi compter le linge sale, si vous savez d’avance qu’il ne peut y avoir de lessive et qu’il n’y en aura pas ? »

ET DEPUIS ARRIVÉE DE L’ÈRE DÉMOCRATIQUE AU CONGO ET LA POURSUITE DE LA POLITIQUE DE LA MARTYRISATION DE LA RÉGION DU POOL.

Avec l’arrivée de Pascal Lissouba, le Pool continue à être saigné et des plus belles d’ailleurs. C’est pourquoi, il faut rétablir la vérité historique. En toute chose, toute œuvre, il y a certains domaines où il est possible de se rattraper. Mais cette évidence est impossible, quand un pouvoir a versé du sang de ses concitoyens. Le sang est et reste une tâche indélébile. Et depuis l’arrivée du Président Pascal Lissouba, il s’est démarqué avec son peuple. Tout le cirque avait commencé le lendemain de la proclamation des résultats du deuxième tour. Normalement et conformément aux textes en vigueur, c’était le Conseil supérieur et le Gouvernement de Transition qui devraient faire le lit du nouveau pouvoir.

L’artichaut se mange feuille par feuille, mais nos frères du NIBOLEK, brûlant d’impatience, ont tout fait pour passer outre, ce principe. Ils avaient déjà envie pour manger le cœur de l’artichaut. On comprend que ce légume n’existe pas dans le NIBOLEK, mais il n’y a pas de demander à ceux qui savent pour vous indiquer. Trop gourmand et dans la précipitation, on avait tout raté : les débuts, comme le disait M. Yhombi-Opango. Le nouveau gouvernement ne devrait entrer en fonction que vers le 15 octobre. Monsieur le nouveau Président et ses cow-boys manifestaient une certaine impatience fort-étonnante, les poussant à aller plus vite que la musique. S’ils étaient en Amérique où on est élu au mois de Novembre et ne prendre les fonctions le 20 janvier, avec eux, il y aurait guerre s’ils ne prenaient pas le pouvoir tout de suite, aussitôt élu.

En effet, tout juste les résultats du deuxième tour connus, on a vu les dirigeants de l’UPADS, aller jusqu'à la Présidence de la République, à la Primature, au Conseil supérieur de la République et à d’autres Instances et Ministères exiger de procéder à la passation de service, alors que le nouveau gouvernement n’était même pas encore connu. Dès lors, nous avons compris qu’il aura des clowns à la tête de notre Etat et le nouveau Congo démocratique connaîtra des problèmes.

LA GUERRE DE 1992-95 OU L’ALLIANCE ANIMÉE ENTRE DES CRAPULES : DES « BIMPOUMBLOUS » VENUS DE LA JUNGLE.

Le 11 février 1993 .

A la case du peuple de Sibiti située à la Place de la Gare, un Ministre de la République, le nommé François NGUIMBI, lance le pavé dans la mare. Suivant à la lettre la leçon dictée par son Chef spirituel, l’autre pyromane Kikounga-Ngot. Ici, il répéta la malheureuse phrase du Président Pascal Lissouba qu’il mit à son compte.

« La Démocratie, c'est l'art de l'intimidation ».

Il alluma le feu et c'était le prélude de la guerre de 1993. Il ne s’était pas arrêté là. Comme ils ont dans cette partie de notre pays l’art de l’intrigue, il déclara en substance, haut et fort à qui voulait l'entendre avec le même accent que son parent Kikounga-Ngot que :

« Si les événements du 30 novembre arrivaient à se répéter, aucun ressortissant du Pool ne doit sortir vivant du NIBOLEK. » (François Nguimbi).

Cette phrase prémonitoire et pathétique résonna dans les oreilles des NIBOLEKOIS comme une incitation à la guerre, comme l’avait fait 35 ans plus tôt son parent Kikounga-Ngot. Fortement ovationné par une foule surchauffée à bloc et venue exceptionnellement l'écouter ; celle-ci répondra comme par télépathie en chœur. « Message bien accueilli et faites de sorte, Monsieur le Ministre François Nguimbi, comme si c'est déjà exécuté !»

C’est une déclaration qui suscita un climat de grande psychose au sein des ressortissants du Pool émigrés nombreux dans cette sous-région (près de 100.000). Mais vous comprendrez encore que dans cette même sous-région, l'histoire bégaye toujours car en 1958 c'est de Dolisie qu'est prononcé le discours incitatif qui quelques jours après, enflammera le pays et là, il n’avait fallu que cet espèce de dérapage pour que le Congo s’allume et commence à compte ses morts. C’est toujours l’Alliance Nord / Niari. Ou Nord NIBOLEK.

Ramenons les choses à leur juste contexte pour que l’on ne se méprenne pas. Vingt deux ans durant, le Parti Congolais du travail a tenté d’écraser la région du Pool, en la muselant et en prenant comme appui l’actuel « NIBOLEK ». Mais si le Pool gémissait de douleur, le NIBOLEK n’en était pas moins offusqué dans sa dignité, non par compassion pour le Pool agonisant, mais plutôt pour le second rôle auquel il était soumis durant tout le règne du PCT schématiquement et de façon brute, on disait ceci, si le Pool était le prisonnier du PCT, sa bête de somme, le NIBOLEK était son esclave, son homme à tout faire. C’est par lui que la Cuvette essayait de marcher sur la Pool, mais aucune force centrifuge ne peut marcher sur le Pool. Au Congo, cette force n’est pas encore née. Et c’est donc par lui que le PCT essayait de donner à son pouvoir une cohésion nationale que réellement elle n’avait pas.

Au moment où la démocratie vient de libérer toutes les énergies, la quasi-totalité des cadres du NIBOLEK évoluant au PCT étaient tous allés s’agglutiner à l’UPADS comme à un refuge semble t-il, et le PCT ne s’en émouvât pas pour autant, car actuellement, il a son regard tourné du côté du Pool d’où il craint une « vendetta ». Aussi va t-on crier à cor et à cri à l’intégrisme des revanchards du Pool, oubliant que du même coup, on faisait le lit du troisième larron. Le NIBOLEK, de son côté menait une offensive sur deux fronts, contre le PCT son ancien mentor et contre le Pool sa bête noire.

Et à la première sonnette d’alarme, on l’a vu faire un chorus avec le PCT pour garder le Pool dans son état de « région vaincue et soumise » alors qu’en même temps, il caressait le PCT dans le sens de ses poils rien que pour l’endormir en fredonnant la chanson : « fais dodo, PCT mon grand frère, fais dodo etc, etc... »

Pour Sassou-Nguesso et le PCT, le danger ne pouvait survenir que du Pool, oubliant qu’un esclave qui voudrait s’affranchir est plus dangereux qu’un prisonnier en quête de liberté. L’esclave connaît parfaitement les habitudes, les réactions, les goûts, les ruses, les loisirs de son maître. Ceci explique tout le reste, tant la passe magistrale qui a porté l’UPADS au pouvoir et le non respect de l’accord PCT/ UPADS avait été un jeu du chat et de la souris.

Oui Pascal Lissouba et Sassou-Nguesso avaient joué « au chat et à la souris ». Le dernier, Sassou Nguesso, voulant prendre sa revanche à tout prix. Voyant les choses se détériorer avec son nouveau mari, mettant en pratique la réflexion selon laquelle : « en politique, il n’y a jamais d’amis et d’ennemis permanents. Seuls les intérêts sont permanents ».

Alors Mister Dénis Sassou-Nguesso, ne voyant aucun gène va courir s’agenouiller aux pieds de Bernard Kolélas à qui il a fait tant mal, et beaucoup de tort au vaillant peuple du Pool, lui demander pardon de le recueillir car devenu errant. Il avait peur de se voir rejeter par tous. Mais qu’est ce qu’un pardon à côté du pouvoir ? Alors, il fallait le récupérer, ce lionceau en liberté, essayer de l’adopter et le dompter pour lui enseigner surtout les grandes leçons de démocratie et de savoir vivre en société et plus tard le jeter dehors car il reste toujours dangereux même bien éduqué. Un sauvageon reste toujours un sauvageon. il a fait trop de mal à non peuple, à ma région qui ne peut le pardonner. Alors plus tard on le renverra à son état sauvage qui, évidemment le rendra plus agressif, plus dangereux encore.

Dénis Sassou-Nguesso a voulu faire feu de tout bois. Il a mis à profit des générations qui ont divisé le pays à partir du PCT. Il faut berner Pascal Lissouba. Alors qu’il avait déjà signé l’accord URD/PCT, il n’avait cessé de rassurer ce dernier que rien de tel n’était et que la cogitation URD/PCT n’était que l’affaire d’Ambroise Noumazalaye.

Pour mettre Pascal Lissouba en confiance, Dénis Sassou-Nguesso avait dû cesser les services d’un « banni » de la politique Lékoundzou Ethi Ossétouma. C’est ce que « JR » de Dallas appelle : « jouer au jeu de haute gamme. Car on ne sait jamais de quel côté se trouve la carte gagnante ». Mais malheureusement qu’il y a un espoir terrible et profond en l’homme disait Malraux. Aussi aux sollicitations du groupe URD/ PCT qui lui demandaient de changer de gouvernement, Pascal Lissouba allait-il opposer une assurance béate ?

L’URD va en avoir des frissons. Elle criait d’être trompée, elle aussi par le PCT une seconde fois et décide d’effectuer le voyage d’Oyo pour en avoir le cœur net. Dénis Sassou-Nguesso les accueille comme des vrais amis contrairement à la délégation de l’UPADS, qui, elle avait été reçue hostilement et avait attendu de bonnes heures dehors avant d’être reçue. Là il a étalé sa grande politique, surtout quand on a affaire à une bête, un animal rusé que lui. « Si nous mettons notre visage à découvert à l’UPADS, elle risque de nous prendre par le dos ».
Rassurée, l’URD va regagner Brazzaville et adopter une attitude silencieuse qui a été la sienne. Elle a été payante car pendant ce temps le noyau dur de l’UPADS orchestré par la bande des quatre mousquetaires n’arrêtait d’aller rassurer le Président de la République que la présidence de l’Assemblée reviendra à l’UPADS. Quant à la motion de censure, elle ne passerait pas.

Sur ces entre faits, pour la réalité et oubliant dès l’instant que : « le lièvre, si malin soit-il, a toujours fini par se faire prendre ».
Pourtant, il prenait son argent comptant, la subtile argumentation fournie par Dénis Sassou Nguesso selon laquelle le PCT serait traversée par deux courants (les vieux et les jeunes) et que par conséquent, l’URD ne saurait obtenir les voix que lui donnerait la majorité parlementaire. « Malin, malin et demie ».

Deux déceptions cardinales vont faire prendre la boussole à M. Pascal Lissouba. D’abord la porte de la Présidence de l’Assemblée nationale, défaite qu’il a eue du mal à digérer. Il n’a pas réussi à se doter d’une assemblée nationale qui soit l’UPADS bis ou tout au moins, la copie conforme de l’UNR, toujours prête à lui faire les éloges, l’idolâtrer.

« La guerre n'est qu'une partie des rapports politiques mal réglés et mal énoncés et par conséquent nullement quelque chose d'indépendant».(Carloon Clauseroitz)

(Lire suite Partie 2)