Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:12

(Deuxième partie)

LA PETITE HISTOIRE D'UN DIVORCE ANNONCE ISSU D’UN MARIAGE PUTATIF : PCT / UPADS.

Jamais la frustration d'une équipe gouvernementale n'avait donné lieu à autant de consultations, de tractations et de contradictions. Jamais une équipe au pouvoir n'avait géré avec autant d'imprudence, d'indélicatesse, de petitesse, d'inconnue, de maladresse, une majorité parlementaire qui ne demandait qu'à être confirmée par une série d'actes. Jamais également un Président élu n'avait été dans une aussi mauvaise posture, un mois seulement après un véritable raz de marée électoral en sa faveur. Ce qui s'est passé au Congo.
Récit d’un divorce consommé PCT -UPADS.

Le sentiment fut partagé unanimement par la Direction du Parti Congolais du Travail lorsque ce 8 septembre 1992 à 6 heures, Radio Congo diffuse en différé la publication du gouvernement, faite à la hâte, dans la clandestinité totale, à l'abri de leurs partenaires non informés de la super chérie, soit quatre heures plus tôt par M. Martial Ikounga, alors Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat. Sentiment de dégoût, de frustration, sentiment de mépris, sentiment d'incroyable comportement sur l'échelle politique, sentiment de révolte et de colère teintée d'extraordinaire arrogance. Sentiment d'autant plus justifié que les difficultés de négociation avec l'UPADS n'avaient pas encore abouti et qui, sur proposition de M. Kikounga-Ngot, (encore lui !) les deux parties devraient se retrouver le lendemain 8 septembre.

Ce qui surprend dans cette affaire, c'est la caution implicite et explicite qu'a apportée le Professeur Président de la République, Pascal Lissouba dans cette partie de « catch ou de pic-poker», pourtant « homo politicus » par excellence, à un cafouillage qui était déjà allé au delà de ce qui est concevable et acceptable pour les deux parties et inscrit dans un Accord pour gouverner ensemble sans état d'âme ; puisque toutes les divergences avait été planifiées, tous les vices cachés ressortis au grand jour.

En effet le 11 août 1992, le Secrétaire général de l'UPADS, M. C. Moukouéké, le coordinateur de l'AND d'alors, Stéphane Bongho Nouarra et le Secrétaire Général du Parti congolais du Travail, M. Ambroise Noumazalaye avaient apposé leurs signatures respectives au bas d'un document scellant tout leur avenir en commun, dans le bonheur et dans le malheur. C'est un contrat moral signé en bonne et due forme. Et comme tel, les clauses devraient scrupuleusement être respectées au risque de vicier l'Accord. Oui, ils scellaient tout: la volonté de l'UPADS et du PCT de « constituer le socle d'une majorité parlementaire stable » et de conclure un Accord de Gouvernement à l'issue de l'élection présidentielle quel qu'en soit les résultats. Les deux parties s'engageaient par conséquent à battre campagne de façon solidaire et complémentaire en vue de l'élection de leur candidat commun à la présidence pour le deuxième tour.

Or sitôt élu, le Président Pascal Lissouba multiplia des déclarations à l’emporte pièces qui firent penser que le Parti congolais du Travail était subitement devenu une « brebis galeuse », qu'on ne pouvait plus fréquenter. Le PCT s'était trop fait huer à la Conférence nationale souveraine, le peuple congolais lui avait trop montré du doigt. Pour I’UPADS qui venait de se ressaisir et se rappeler là, le risque de compromette la bonne marche de son Parti. Quelle escroquerie démontrée au grand jour ! Pour cela, ils décidèrent d'éloigner, d'écarter tout simplement celui qui vient de la aider à gagner.

Celui-ci ne devient plus fréquentable. Vraiment, est ce que les hommes et les femmes équilibrés de part le monde peuvent-ils faire des choses semblables à leurs semblables ? Même en terrain politique ? Se renier soit même ? C'est inconcevable, invraisemblable, extraordinaire et trop léger comme subterfuge, échappatoire, dérobade, stratagème, prétexte et bouc-émissaire ; tiens encore lui ! L'échappatoire est trop teintée de malhonnêteté intellectuelle, d'escroquerie politique tous azimuts, que ceci ne peut être accepté même par l'homme le plus cancre de la planète. Ainsi, à l'issue de ces déclarations, le PCT est persuadé qu'il va être sacrifié à l'autel de la mauvaise foi et la .mauvaise intention de la formation d'un « gouvernement de large union nationale » que préconise maintenant l'UPADS et de son Président Pascal Lissouba. J'ai fouillé partout, dans toutes les grandes Archives d'Histoire et politique au monde, anciennes comme contemporaines, je n'ai pas vu une telle escroquerie politique d’une si large ampleur, d’une si large extorsion.

L'HEURE DES VRAIS-FAUX « TUYAUX »

Pour conjurer ce mauvais sort, la direction du Parti congolais du Travail recourût à la formule bien connue de la rumeur politique. Les salles de rédaction étaient à la bulle politique ce que les baignoires sont à la bulle de savon. La petite histoire retiendra peut-être, par commodité chronologique, que tout commença le 10 août 1992 sur Radio Congo (retenez cette date du 10 car nous verrons plus loin qu'un même 10, mais cette fois au mois de Mai, commença la guerre de 1997) dans le Nord de la République.

A son journal du 6 h 30, Edmond Philippe Galli annonçait sans rire et sans ménagement que le PCT était sur le point de dénoncer l'Accord conclu avec l'UPADS et qu'une déclaration de l'Ancien Parti unique était attendue dans la journée. Panique et soubresauts dans les rangs de l'UPADS. Constitution à la hussarde d'une délégation qui franchit dès 10 heures les portes de la résidence de A. Noumazalaye, Secrétaire général du PCT, mise au point d'une série de rendez-vous que l'UPADS n'honorera même pas. (Qu’ils sont insolents et surtout très mal élevés) ; et c'est tout ça que le pays va connaître tout le long du Quinquennat du savant Professeur. Dès lors, le Parti congolais du Travail comprit qu'il se jouait une partie de poker menteur dont les dés étaient déjà pipés. Le 4 septembre, son Secrétaire Général, A. Noumazalaye écrit à C. Moukouéké pour lui rappeler que le Parti congolais du travail restait disponible pour « reprendre d'urgence les dites négociations ».

Les réactions d'un homme pourtant plus sauvage que les autres. Mais dans un lot des sauvages, il y a plus sauvages. Et il n'y a rien à faire avec les fieffés sauvages qui ont déjà annoncé leurs couleurs. Malheureusement le PCT était trop naïf, quant bien même il avait plus à gagner, notamment son Président en allant vite se jeter dans les bras d'un Parti et des hommes dont la culture était des plus basses. Sous prétexte seulement qu'on veut empêcher l’arrivée du Pool au pouvoir. Le PCT pourtant assez expérimenté et assez rusé n'avait pas perçu les vices cachés d'un groupe et d'une région en manque de renommé et de pouvoir, utilisant tous les moyens pour se les approprier. Machiavel était passé par-là.

Le Secrétaire Général de l'UPADS répond à son interlocuteur du PCT que sa formation a été dessaisie du dossier au profit du Premier ministre Bongho Nouarra. Ce dernier dans de nombreuses interviews accordées aux Médias reprend toute l'argumentation du Président de la République Pascal Lissouba, le plus machiavel de tous, parlant d'un gouvernement de large union nationale, jugé incontournable. Comme pour remuer le couteau dans la plaie, Maurice Bongho Nouarra fait l'éloge de Bernard Kolélas « un grand Patriote qui n'acceptera pas de se tenir à l'écart de l'œuvre de redressement national ».
LA FARCE POLITIQUE.

Pendant ce temps, son gouvernement continue de se faire attendre. Des rumeurs de toute sorte circulaient. Certaines s'évaporant vite, d'autres faisaient illusion pendant longtemps parce que reflétant de parcelles de vérité qui parvenaient à camoufler leur caractère artificiel. D'autres plus subtiles, étaient savamment distillées par les acteurs politiques. Ce sont ces dernières qui avaient fini par éclater sur une authentique réalité.

Le PCT dans cette affaire avait été le dindon de la farce politique et stratégique ; comme quoi : « bu baka zoba bueta ntu ». Ca lui apprendra ! Et ici on est en face du théorème scientifique qui dit : « Deux corps de même force se repoussent » et « A malin, malin et demi !». Dans les grands contes que nous avons lus, nous avions appris que le lièvre très rusé, un jour avait trouvé plus rusé que lui et il avait fini par se faire prendre. Mobutu le Président Zaïre avait dit devant la tribune des Nations unies le 4 octobre 1974 que : « Le fruit ne tombe pas seulement quand il est mûr. Devant la tempête et l'ouragan de l'histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même. »

Le Parti Congolais du Travail qui se disait trop dopé d'intrigues et de malhonnêteté est tombé sur un plus doué et plus fin que lui. Et une telle mixture peut provoquer beaucoup de vagues atteignant de fois quinze à vingt mètres de hauteur dans un pays qui n’est pas habitué à voir ça. La bulle était désormais palpable.

Les trois Ministres du PCT avait fait l'objet d'un débauchage et n'avaient pas été parrainés par la direction de leur Parti.
Jeudi 10 septembre, avait lieu la toute première réunion de prise de contact de la nouvelle équipe gouvernementale. Elle était présidée par le chef de l'Etat en personne. Des trois Ministres du Parti congolais du Travail, seuls deux étaient présents, Grégoire Lefouoba et Dominique Okemba, Isidore Nvouba fils du Pool quant à lui, ne suivant pas trop l'odeur de l'argent que les autres petits du Nord avait pressenti l’arnac, et c'est la logique chez eux, au nom de la discipline du Parti, avait préféré s'abstenir. (Ici nous allons ouvrir une parenthèse sur ces deux noms et la suite de cette péripétie.

Quand nous disons que le drame que connaît notre pays est la suite logique du comportement des gens comme ces deux jeunes gens en manque d’honneur et qui partent la tête baissée parce qu’il y avait de l’argent à prendre, c’est cela qui tue et provoque des guerres dans notre pays. Pour les avoir côtoyer, pour les avoir connus, maintenant je comprends pourquoi ils sont tous repartis armes et bagages, les pieds et les mains liés rejoindre leur parent et pourquoi notre pays connaît des guerres : les guerres de positionnement.

Notre pays est victime d'une véritable guerre que se livrent tous les pygmées issus du PCT. Où qu'ils se trouvent, ils se connaissent, ont la même tactique, ils s'épient, ils s'observent, de fois comme des chiens de faïence. Chaque camp veut marquer des points. Connaissant les hommes, on comprend maintenant, que ces deux garçons contrairement à ce qu'avançait Lefouoba, quand il disait : « Qu'il avait quitté le toit paternel parce que son père s'est marié avec une épouse qui risquerait de le battre », n’était qu’astuce et mensonge ; une échappatoire, une excuse trop belle. Ils étaient à vide d'argent et à ce moment là, ils ne pouvaient que le trouver qu'aux côtés des nouveaux dirigeants. D'où leur départ du PCT qui n'était plus solvable.

Isidore Nvouba choisira de rester fidèle à ses convictions et à son chef. Par contre les deux autres qui n'ont aucune conviction sinon les intérêts égocentriques de toujours tout ramener à eux, vont faire la « pute » auprès de Lissouba où autour de lui et des cinq éperviers, arrogants et méprisants ne leur laisseront pas une seule issue de pénétration. Tout étant verrouillé contre les rapaces. Pourtant tous les trois sont sortis de la même école Moscovite, à l'école des « intrigues et des diatribes de la malhonnêteté mondiale » en Union Soviétique. Et refermons la parenthèse.

Quand la guerre de 1997 éclate, ce n'est pas par hasard qu'on va retrouver ces deux croupions Grégoire Lefouoba d'un côté chez Lissouba comme Porte parole et Isidore Nvouba chez Sassou Nguesso, aussi Porte parole, une façon de continuer leur « guéguerre » inachevée le 4 Septembre 1992 et dont les Congolais payent un lourd tribut dans cette culture indigeste des clans et de positionnement. Ainsi Isidore Nvouba, au lieu d'aller aveuglément au gouvernement, demanda d'abord des explications. Le Premier Ministre est intrigué, interpellé par cette conscience, il consent que le fils du Pool est sage. Il prend acte et comprend les interrogations du jeune premier dont Sassou Nguesso n'arrêta de venter les grands talents.

Mais les durs de l'UPADS et notamment les « bande des quatre » Moukouéké, Moungounga Nguila Nkombo, MBéri et Tamba-Tamba reviennent à la charge. M. Paul Martial Ikounga fait savoir à Isidore Nvouba qu'il ne fait plus partie de l'équipe gouvernementale. Son portefeuille ayant été vite happé par Moungounga Nguila déjà positivement et gonflement chargé. Loin de rechercher des solutions pour apaiser les esprits, ils continuent à multiplier l'arrogance et le mépris comme quoi : « on ne peut rien obtenir d'un porc infidèle même quand vous lui coupez ses cils ». Ils n'étaient pas venus pour construire notre pays mais pour briser le petit bout d'équilibre social qui restait. Quel comportement ! Quelle race d'hommes manquant de discernement et de savoir-vivre ! Aucune sagesse, aucune intelligence naturelle pour ne pas dire « intellectuelle ». Sinon ça les aurait poussés à un peu de tact et de doigté pour les permettre à retrouver des voix et moyens pour une réconciliation avec leurs partenaires. Mais hélas, l'UPADS dopé par le pouvoir, ivre de bonheur ne comprenait plus un autre langage.

Comme la chèvre de M. Seguin quand elle s'est retrouvée dans la montagne, croyant y être partie pour retrouver «le grand air et la liberté », finalement s'y retrouva nez à nez avec le loup qui la mangeât ». Des déclarations maladroites allant jusqu'à affirmer que le PCT demandait trop de portefeuilles et que le Parti des trois Palmiers était prêt à négocier avec le MCDDI, montant ainsi les enchères un peu trop haut, histoire de faire comprendre à leur partenaire qu'ils n'étaient que des malheureux enfoirés, des vauriens, des tigres en papier qu'ils pouvaient défaire pour les remplacer par les vaillants messieurs du MCDDI qui attendaient. Faux le MCDDI n’attendait nulle part pour rentrer dans un gouvernement de Lissouba à cette date là. C’est un Chantage incongru.

Le chef du MCDDI était trop beau et trop fier pour aller se complaire avec des gens sans scrupule, s'embourber dans cette bouillabaisse, cette mixture indigeste nauséabonde et répugnante poussant l'homme honnête de quel que bord qu’il soit à la révolte. Aussi on aurait pu accéder à cette main tendue, notre présence dans cette salade nous aurait épargnés à beaucoup de déconvenues. Et quand nous nous en apercevrons deux ans plus tard, c’est trop tard, nous ne pourrions plus ramener la barre à sa place initiale, on comptait déjà les morts. Les dégâts étaient répugnants.

Les déclarations de l'UPADS ne sont que du genre à contourner l'attention de sa responsabilité. Elles n’étaient faites alors que des rumeurs persistantes qui faisaient état d'un rapprochement Parti Congolais du Travail -URD et même d'un Accord passé entre les deux formations politiques. Loin de s'en émouvoir, à défaut d'écrire une lettre rédhibitoire dégoulinant les repentirs et de résipiscence, Victor Tamba-Tamba, membre influent de l'UPADS déclarait sur les antennes de la Radio Congo que : « l'UPADS disposait d'une majorité certes relative mais suffisante pour gouverner ».

L'arrogance, toujours l'arrogance, l'autosuffisance, toujours l'autosuffisance, le fanfaronnade, toujours le fanfaronnade. Quand est ce que les gens comprendront que dans la vie d'un Etat, tous les éléments constitutifs de celui-ci, comptent. Juste un peu de modestie et d'humilité, ça ramènerait tout le monde sur terre. C’est vraiment dommage !

Ces déclarations venaient en plein fouet faire déborder le vase qui était déjà archi plein. Et dans les milieux du PCT, on pensait déjà que tout était déjà consommé et la position tranchée de l'UPADS n'arrangeait rien, bien au contraire, suivait irrésistiblement et allègrement une courbe ascendante irréversible et très glissante, parsemée de beaucoup de danger. Cette fois, c'est sûr, l'UPADS voulait régner sans partager. Du côté du PCT, il fallait aller vite pour conjurer le mauvais sort. D'où enfin l'acceptation de la demande mainte fois renouvelée du M.C.D.D.I. de constituer une majorité parlementaire alternative dont le premier résultat avait été, on le savait : la surprenante victoire du candidat du PCT André Mouélé au Perchoir et la défaite du candidat de l'UPADS et l'AND d’Ange Edouard Poungui.

La politique est parfois à ce prix, les intrigues, les crocs en jambe et là, la réflexion selon laquelle : « En politique il n'y a jamais d'amis ni d'ennemis permanents : que seuls les intérêts sont permanents », trouve ici toute sa place. L’ami d'hier peut devenir son ennemi et l'ennemi, ton ami. Il suffit d'être beau joueur et savoir jouer. Savoir dans quelle main se trouve la carte gagnante : dirait JR dans Dallas. Et là, à cet instant précis, la majorité parlementaire bascula comme un jeu de cartes. A malin, malin et demi. «Celui qui croyait prendre, s'est fait prendre ». Jusque là le doute qui avait plané, quand le premier Secrétaire du PCT, Ambroise Noumazalaye déclarait à la presse dans une majestueuse annonce que : « L’Accord PCT/UPADS était devenu caduc ». On n'en savait plus jusqu'à la publication par Télé-Congo d'un Accord PCT/ URD en vue de constituer le socle d'une majorité Parlementaire alternative.

Des lectures discordantes de la Constitution sont depuis lors, la mauvaise foi, la mauvaise volonté du pouvoir de se surpasser pour des choses essentielles. L'envie de ne pas transcender, l'orgueil, la fanfaronnade, toutes ces médiocres vertus ont contribué pour se retrouver dans une impasse, dans une voie inextricable.

Les vrais Présidents de la République Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat, garants de la Constitution et de l'Unité nationale ; de la paix civile et sociale ; confrontés à cette même situation, en 1959 et 1968, notamment (problème du camp Météo) et le 15 août 1963, avaient reculé. Mais des hommes comme ça, de cette culture, on les compte du bout des doigts et ils faisaient partie d'une vieille tradition et d'une autre culture. Ils étaient bien élevés et n'avaient pas fait de la politique un instrument d'enrichissement personnel, mais pour le bien du peuple congolais.

Mais cette atmosphère polluée où l'hostilité a « montré ses dents » et son vrai visage. Que va faire l'UPADS, devant un MCDDI implanté dans les deux plus grandes villes (Brazzaville et Pointe-Noire), de l'autre un PCT blessé dans son amour propre. Il n'y a plus d'issue pour l'UPADS. Si ce n'est pour préparer 5 années qui vont être terrifiantes, sanglantes et pleines de rebondissements. Alors qui vivra verra le long drame et la tragédie d'un peuple aux prises dans les griffes de « Deux sauvages dans la ville » titrait le Journal satirique : « La Rue Meurt.

« Qui rit le premier rira le dernier » Le président Ahmed Sékou Touré ne disait-il pas : « Quand tu danses avec un aveugle sur la piste qui a tendance à vouloir s’approprier de toute la piste ; il faut lui marcher sur les pieds pour qu'il sache et comprenne qu'il n'est pas seul sur la piste dont il a tendance à s'en accaparer, à s'en approprier ». Chez les Kongos, on ajoute : « quand on joue du tam-tam, il est très ingénieux de ne pas trop rebondir ses derrières, comme pour faire croire qu’on est le seul qui sache le jouer. Non il en a des meilleurs qu’on en retrouve dans toutes les rues ».

LA MAUVAISE FOI, LA CONVOITISE, LA HAINE, LA JALOUSIE DES POLITICIENS DU NIBOLEK QUI AVAIENT TUE EN 1959 SONT LES MEMES QUI TUENT DEPUIS 1992 A NOS JOURS.

L'Accord conclu entre l'URD et le PCT leur donne la Majorité absolue à l'assemblée Nationale, de la même façon que s'était constituée la Majorité Parlementaire d'hier à la faveur de la conclusion de l'Accord entre l'UPADS et le PCT, indépendamment de tout Accord avant les élections législatives ou de toute vocation des Députés à l'assemblée Nationale. Tout compte fait, cet Accord ne permettait plus au Premier Ministre Bongho Nouarra de se maintenir car il n'avait plus de support parlementaire pour justifier le maintien de son Gouvernement.

En ne prenant pas en compte la réalité de la nouvelle majorité parlementaire et présenter en conséquence sa démission, le Premier ministre était responsable de la crise ainsi créée. La Motion de censure présentée par l’Opposition, permettait ainsi de régler constitutionnellement la question en débat. Il convenait de relever la nomination de Stéphane Bongho-Nouarra aux fonctions de Premier ministre qui avait été réalisée au moyen de deux décrets ; de dates et de portée différentes : le décret n° 92-894 du 1er septembre 1992 et le décret modificatif n° 92-897 du 7 septembre 1992.

Dès lors où il se posait le problème de savoir quelles étaient actuellement les fonctions exactes de Bongho Nouarra ? En termes généraux, il convenait de se demander quel était le texte en vigueur lorsqu'il y avait pluralité de décisions sur un même objet ? La réponse technique était toute simple : il fallait se référer au texte le plus récent pour l'Etat de droit positif. Dans le présent débat, la lecture du décret 92-897 du 7 septembre 1992 permettait de dire que depuis la publication de ce texte, M. Bongho Nouarra n'étant plus repris dans le dit texte.

La lecture du décret n° 92.898 du 7 septembre portant nomination des Secrétaires d'Etat et du décret n°92-901 du 11 septembre 1992 relatif aux intérims des Ministres, permettait d'affirmer qu'il ne s'agissait nullement d'une omission mais d'une option délibérée de l'auteur du Décret 92-897. Dans l'un des visas textes portant sur les Intérims des Ministres et faisant référence au Premier ministre, la qualité de chef de gouvernement n'était pas reprise. Dans le texte portant nomination des Secrétaires d'Etat, il n'était pas du tout fait mention au décret n° 926894 du 1er septembre 1992.

Dans ces conditions, il était incontestable que le Premier ministre actuel du Gouvernement n'en était plus le chef. Le maintenir, c’était une constitution de violation grave et inadmissible de la Constitution, spécialement dans son article 90.Cela aurait dû conduire M. le Premier ministre à présenter sa démission, au lieu de continuer à occuper des charges qui ne correspondaient plus à celles établies par la constitution. Sa responsabilité était donc engagée. Une telle situation ne pouvait être corrigée que par la présente motion de censure qui trouvait conséquemment sa pleine justification.

EST-C’ETAIT UNE MÉCONNAISSANCE NOTOIRE DES LOIS ET RÈGLEMENTS OU UNE COMPLAISANCE ARROGANTESQUE ?

Aux griefs qui venaient d'être développés ci-dessus, il était impérieux de relever le désordre avec lequel le pouvoir du Président Pascal Lissouba, marquant une conduite mesquine des affaires du pays, avaient fait tâche d’huile et continuent à produire d’effets négatifs sur la conduite des choses de l’Etat jusqu’à ce jour. Du reste en toute irrégularité constitutionnelle du fait de son entrée en fonction que le Gouvernement ne déclare pas la politique générale, préalable dans les affaires de l'Etat. En effet, l'article 90 de la Constitution déclare entre autres que le Premier ministre « assure l'exécution des lois... » En clair cette disposition charge le Premier ministre de veiller à l'appréciation des lois concernant les nominations aux emplois civils et militaires, les alinéas 2 et 3 de l'Article 90 dispose : « la loi détermine les conditions dans lesquelles le Premier ministre pourvoit à ses emplois. Le Premier ministre peut déléguer certains de ses pouvoirs aux Ministres ». Or que constatons-nous ? Alors qu'aucune loi de cette nature n'a été votée comme le prévoit l'article 90 de la Constitution, d'importantes nominations avaient été prononcées notamment par les Ministres.

Et depuis ces impasses, tout est devenu impasse. Depuis ces faillites consommées, tout est devenu faillites. Et devant ce comportement qui n’augure aucune valeur humaine, tout est devenu chienlit et jamais on a vu pareil en Afrique. Et dans tout ça, qui paye l’addition : que ce soit en 1959 où nous sommes allés sauver les parents de Yambot dont cette femme enceinte avait été éventrée vers le dispensaire de Jeanne Viale et dont le fœtus fut jeté par dessus bord. Acte mené par les jeunes turcs Mbochis dont les meneurs étaient Charles Assemekang et Jacques OKOKO ; Que ce soit sur ce qui s'est passé en 1959 que sur ceux de 1992 jusqu'en 1997, nous n'étions jamais ceux qui les avaient provoqués.

Ce qui se passe aujourd'hui dans le Pool, est une invention de Sassou Nguesso toujours pour faire mal au Pool mais il faut qu'il sache que nous l'aurons et je ne partirais pas tant que je lui ai pas fait payer sa débilité. L'addition sera payée et de façon explosive et le Congo sera ramené à l'ordre qu'on lui a retirée depuis le 4 septembre 1968. Paroles de MOUDILOU petit fils de Biza, compagnon de André MATSOUA.

J’ai parlé !

A Paris le 24 Juin 2017.
Le Premier ministre du Gouvernement congolais en exil,
Maître Tony Gilbert MOUDILOU.

(Extrait de mon Livre (Pool, Martyr ou Objet de convoitise. Politique congolaise de 1945 à nos jours). Envoi de parution).

 

 

Partager cet article

Repost 0
Congo-Mfoa