Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 10:29

Vive la résistance congolaise !

Oui Sassou, au Congo-Brazzaville il existe des prisonniers politiques, une crise post électorale et une guerre civile dans le Pool qui n’est autre qu’un génocide. Le dire ne saurait être considéré comme une offense à votre triste personnage qui ridiculise notre pays à longueur de journée.

En écoutant la dernière interview du Pol Pot congolais sur France 24, j’ai eu les yeux emplis de larmes tant le mensonge et l’arrogance qui l’habitent en étaient le fil conducteur. Le Congo-Brazzaville est devenu un état voyou dirigé par un mafieux qui a perdu le sens de l’honneur et de la réalité. Cette entrevue laisse un arrière goût amer et ternie encore un peu plus l’image de notre beau pays devenu la risée du monde entier.

Certains d’entre-nous qui l’avons accompagné dans son ascension à la magistrature suprême devrions faire notre mea culpa. Les dégâts qu’il cause deviennent incommensurables.

L’heure n’est plus à la sémantique car nous savons tous que le Congo est une dictature dans laquelle toute opinion contraire à la pensée unique des Khmers rouges congolais est réprimée avec une violence inouïe. Notre combat actuel doit être celui de les faire partir du pouvoir par tous les moyens nécessaires.

Je le réaffirme encore une fois que le Pasteur Ntumi est un résistant pour bon nombre de congolais. Le dialogue inclusif tant espéré pour apaiser la situation n’ayant pas eu lieu, il est de notre devoir citoyen de résister.

Déterminés à ne pas se laisser égorger comme des moutons, les forces armées pour la libération du Congo continuent d’infliger dans le Pool un terrible camouflet avec des pertes mémorables aux mercenaires à la solde de notre petit dictateur qui se cramponne telle une sangsue au fauteuil présidentiel. N’est-ce pas que l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé ?

Le paradoxe de cette lugubre situation, c’est que ce sont les Congolais qui font la guerre aux Congolais. Au Congo-Brazzaville, l’on a décidé d’exterminer tous ceux qui ne pensent pas comme le pouvoir de fait en place. A ce rythme, le Congo de demain ne sera plus qu’un vaste charnier dans lequel chaque famille congolaise ira chercher l’un de ses membres. Je ne puis penser que c’est de cette société que nous voulons. Nous déplorons toutes les morts de ce conflit aberrant que l’on nous impose.

Tout ceci ne contribue qu’à creuser un énorme fossé entre un même et unique peuple. Il est temps que Sassou comprenne que nous ne nous laisserons plus faire. La sagesse lui recommande d’abandonner la violence qui est sa seule forme de règlement de conflit. L’on sait quand l’on commence une guerre mais l’on ne sait jamais quand celle-ci se termine. L’aile politique de la résistance congolaise est prête à discuter au travers d’un dialogue inclusif pour l’intérêt général des Congolais à condition que Sassou retire ses chiens errants du département du Pool, libère les prisonniers politiques, restaure nos libertés fondamentales de peuple civilisé et arrête de nous occire. Au-delà de toutes ces vicissitudes, seuls les Congolaises et Congolais trouveront une solution à ce drame congolais en s’asseyant autour d’une même table. N’ayons pas peur de serrer la main du diable dans l’optique d’une paix des braves car le peuple congolais souffre trop. Le sang et les larmes doivent cesser d’être le quotidien des Congolais. Ni la mer rouge de sang ni l’océan atlantique trop salée ne conviennent au Congolais. Un compromis sans compromission doit être trouvé.

L’horizon s’obscurcit sur la terre de nos ancêtres. Notre génération ne fera plus allégeance à n’importe quel dictateur. C’est le réveil républicain qui s’accompagne du renouveau congolais qui est en marche. Les temps changent et le Congo ne sera plus celui d’un seul Homme, d’une seule famille, d’une seule tribu, d’une seule région ou d’un seul clan mafieux. C’est là notre vraie rupture.

Nous exhortons la population congolaise éprise de paix, de liberté et de démocratie à ne pas baisser les bras car ce pouvoir agonisant vit ses dernières heures. L’espoir a changé de camp. Le Congo mérite mieux que cette bande d’individus qui se maintient illégitimement au pouvoir par la force des armes. Sassou n’est pas l’homme que notre pays mérite et en plus il est hors de son temps. C’est un homme du passé avec un lourd passif qui s’avance dans le néant, son habitat de prédilection.

Debout congolais, le train de la libération est en marche et plus rien ne fera obstacle à notre aspiration légitime de recouvrer la liberté. Notre travail porte ses fruits et je ne puis douter de notre victoire finale. Nous sommes lucides, altruistes, révoltés et incorruptibles, telles sont les caractéristiques imprimés dans nos gènes.

C’est Martin Luther King qui disait : “Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.”

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Partager cet article

Repost 0
Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo

Economie