PIERRE MABIALA ET PIERRE PONGUI, MEME BESOGNE :

TORTIONNAIRES ET BOURREAUX !

Pierre Mabiala

 

Dans un pays où on tue pour rien, où l’impunité est la règle absolue, nous ne pouvons que nous alarmer et manifester notre inquiétude quant à la situation qui prévaut dans le pays, sous le régime clanique de Sassou Nguesso. Le Rapport annuel de l’OCDH vient confirmer ce que nous savions et dénoncions déjà depuis longtemps : Sassou et son clan assassinent dans les prisons.

-      Le colonel Marcel Ntsourou est mort en prison ;

-     Modeste Boukadia, dont les factures sont à sa propre charge et non de l’Etat congolais, navigue entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire, suite à sa tentative d’assassinat par M. Pierre Pongui, directeur de ladite maison d’arrêt et parent (oncle) de Pierre MABIALA, ministre de la Justice  et des droits humains de son état ;

-      L’état de santé de Paulin Makaya est inquiétant ;

-      L’état de santé du général Mokoko serait très critique ;

-      Et que dire de Jean Ngouabi !

Sans oublier ces dizaines voire centaines d’anonymes, celles et ceux qui croupissent dans les prisons (secrètes) non officielles, torturés de façon ininterrompue, matin, midi et soir, et dont on ne parle pas.

Ce qui est sûr et à craindre, c’est que tout ce qui se produira sous la primature de M. Clément Mouamba sera mis sur le dos de l’UPADS et du NIBOLEK. C’est comme ça qu’opère M. Sassou. Ainsi pourra-t-il dire, demain :

-       Ba komi ko bomana bango na bango (Ils s’entretuent (entre gens du Sud)). Allusion aux massacres du Pool. Il s’en dédouanera. Il dira : « toutes les décisions ont été prises par le Premier ministre, chef du Gouvernement. Je n’y suis pour rien ».

-       Le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, est membre de l’UPADS et originaire du NIBOLEK. On ne pourra pas dire que l’UPADS n’est pas au pouvoir.

-       Le ministre de la justice, Pierre Mabiala, est membre de l’UPADS ; il est originaire du NIBOLEK et parent de feu Pierre Kikounga-Ngot, tout comme Pierre Pongui, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire (une affaire de famille)…

Qui pourra le contredire ?

D’où la vigilance sur la situation et l’état de santé de tous les détenus politiques d’opinion, notamment, Modeste Boukadia, Jean-Marie Michel Mokoko, Paulin Makaya, Anatole Limbongo-Ngoka, Jean Ngouabi, entre autres qui, au nom de rien, ont été emprisonnés pour avoir pensé et parlé différemment que les tenants du pouvoir clanique.

Ceci étant, il reste, somme toute, ce cas de Modeste Boukadia qui, pour la première fois dans l’histoire du Congo dit indépendant, a été condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés, pour avoir organisé des meetings pourtant autorisés à Pointe-Noire et à Brazzaville. Meetings au cours desquels il avait tenu des propos contraires au mono-encéphalisme clanique et dénoncé précocement la volonté de M. Sassou Nguesso de changer de constitution et demandé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

TRENTE (30) ANS AUX TRAVAUX FORCES, pour un DELIT D’OPINION qui n’en est même pas un au regard de la liberté d’expression et/ou d’opinion ! Une peine qui nous rappelle, dans les années 1940, celle de MATSOUA André Grenard, mais c’était-là du temps de la colonisation que tous ceux du pouvoir nous disent être sortis.

A défaut de le libérer purement et simplement, son dossier étant totalement vide, pourquoi MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala refusent-ils la libération conditionnelle de Modeste BOUKADIA, décidée par le Tribunal de Pointe-Noire en date du 20 juin 2016 ? Ne serait-ce que cela, puisque le système clanique des Sassou & Nguesso veut que tout opposant politique d’opinion ne doit pas être libre.

Au Congo-Brazzaville, sous les système et régime claniques de Sassou Nguesso, la barbarie a atteint son paroxysme (Cf. Rapport OCDH 2016), n’en déplaise à ses souteneurs qui l’ont installé là, en 1997, au prix du sang et des larmes des populations congolaises.

LE VIGILANT 2, à Pointe-Noire

pour L’Equipe du Réseau Congo-Mfoa