Congo-Brazzaville : Disparitions forcées de jeunes adultes enlevés par l’adjudant-chef Romuald Morgan MANOUNOU .

Il y a deux semaines le Ministre de la Justice nous a reçu pour préciser qu’au Congo, il n’y avait pas de cas de violations des droits de l’homme, suite à cette rencontre, pour les besoins de transparence et de vérité, les organisations de la société civile Congolaise œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme et de la démocratie ont décidé de présenter régulièrement les familles apeurées, afin de témoigner de l’exactitude des faits.

Ces organisations ont été saisies par un collectif des Parents, le 03 Mars 2017 au sujet de la Disparation inquiétante de (leurs) enfants.

Il s’agit de :

NIMI – NGOMA – GUEDJ : âge de 20ans

AKONGA – HOSNY – Normand : âge de 23ans

AWAMBI – ELMICH : âge de 23ans

Arrêtés  Courant mois de Février 2017 et détenus dans les geôles du Poste de Police Avancé de CONTRE – RAILS de Poto – Poto 2, relevant du Commissariat de la Coupole, cette opération serait effectuée par les éléments de la Police Nationale. Le Poste de Police Avancé de Contres – Rails est dirigé par l’Adjudant – chef MANOUNOU – ROMUALD – MORGAN.

Ces enfants jusqu’à ce jour, malgré la recherche effrénée des Parents dans tous les lieux de détention appropriés et officiels, aucune trace de leur existence, présence et vie.

Témoignage des parents par leur représentant :

En date du 07/02/2017, quinze (15) jeunes garçons auraient été interpellés par la police et placés en garde à vue au poste de police avancé de contre-rails Poto-poto II, pour délit de droit commun, ce poste dépend du Commissariat de Police de la Coupole et placé sous le commandement de L’Adjudant-Chef MANOUNOU Romuald Morgan.

A on croire, quatre (04) des quinze (15) jeunes garçons, élargis par la police successivement en dates du 20, 22 et 24 Février 2017, huit (08) de leurs amis, avaient été retirés des geôles le20 Février 2017, aux environs de 22 heures, embarqués dans le véhicule de type BJ dudit poste de Police et conduit vers un lieu inconnu sous les ordres de l’Adjudant-chef MANOUNOU Romuald Morgan, actuellement admis au franchissement de l’Ecole Supérieure de Police.

Les recherches effectuées par les parents des huit (08) jeunes disparus, sont restées infructueuses après notre passage dans les différents Commissariats, postes de police, brigades de gendarmerie à la morgue municipale du CHU et à la maison d’arrêt Centrale de Brazzaville.

Arrestations – Tortures – Emprisonnements – Disparitions forcées – Décès ?

Un adage qui dit : « Ils refusent  les yeux ouverts ce que d’autres acceptent les yeux fermés »

Les droits de l’Homme sont le fondement d’une société garantissant l’égalité, la liberté et la dignité de chaque être humain.

Les Organisations de la société civile  œuvrant dans le domaine de la promotion et la protection des droits de l’homme et de la démocratie sont très préoccupées de la situation des droits en République du Congo. Dans les postes de police et dans des prisons, dans les grandes villes comme dans les villages isolés, les tortionnaires continuent d’infliger à leurs victimes, à l’abri de tout le monde, des souffrances physiques et mentales insoutenables pour punir ou les extorquer des aveux. La torture commence depuis l’interpellation par la force publique à la détention sans que les auteurs de ces actes ne soient inquiétés. On constate qu’au Congo la présomption d’innocence n’existe plus.

Recommandations :

Les organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des Droits de l’homme et de la démocratie au Congo demande :

A  Direction Générale de la Police de :

Mettre ces délinquants à la disposition du Parquet de Brazzaville  conformément à la disposition de la  législation nationale.

Au Procureur de la République de :

Incarcérer ces délinquants à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville, en attendant leur jugement, afin qu’ils bénéficient des visites de leurs parents, leur donner la possibilité de prendre un conseil pour un procès équitable et transparent.

Fait à Brazzaville, le 25 Mars 2017

Source : # Collectif Sassoufit ; OCDH

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NOTRE COMMENTAIRE :

 

En voici l’explication :

Lu sur Facebook : « Chez nous les problèmes se règlent par le sang ». Cette règle est mbochi.

« NOTRE PAYS NE CONNAÎTRA JAMAIS LE BONHEUR TANT QU’UN PETIT GROUPE D’INDIVIDUS S’OCTROIE LE MONOPOLE DE L’INTELLIGENCE, DE LA PROBITE, DE LA FORCE ET SURTOUT DE LA VICTIMISATION. VOUS AVEZ VOULU LA GUERRE, VOUS AVEZ ETE BATTUS ET VOUS AVEZ PERDU… » (Dixit Patrick Gnoka). Par « VOUS », entendez les KONGO/LARI de la région du Pool.

Le petit Groupe dont parle Patrick Gnoka, ce sont les Kongo/Lari du Pool qu’on doit absolument exterminer, éradiquer à tout prix. C’est dans cette phrase de Patrick Gnoka (Sur Facebook) que se trouve l’explication des massacres et l’acharnement de Sassou Nguesso sur la Région du Pool. Vingt ans (1997_2017) de massacres humains dans le Pool. D’où la barbarie et la folie meurtrière de Sassou dans le Pool. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Quelle est cette dette de sang que les Kongo/Lari n’ont pas encore payée au clan des Sassou & Nguesso ?