par Rigobert Ossebi

Okemba-Ndenguet (Les 2 jouisseurs-salopards)

Le 4 janvier dernier, le ministère congolais des Finances, entre les mains du prédateur Denis Christel Sassou Nguesso, annonçait la première émission réussie d’un emprunt obligataire lancé pour l’Etat congolais, par un appel à l’épargne publique.  « Un véritable succès sur le marché financier d’Afrique centrale » selon le communiqué. Cet emprunt obligataire, blanchiment d’argent pour certains, a permis au gouvernement congolais de mobiliser, sur le marché financier régional, la somme de 192 milliards 304 millions de FCFA (soit 309 609 440 dollars), contre 150 milliards de FCFA initialement sollicités par les autorités.

A peine trois semaines plus tard, mandaté par le Gouvernement congolais, Calixte Ganongo recevait, au Caire, 250 millions de dollars (138 milliards FCFA)  dans le cadre d’une convention de prêt portant sur un préfinancement de flux de trésorerie futurs.

En moins d’un mois, près de 560 millions de dollars (330 milliards FCFA) ont atterri dans les caisses du ministère des finances du gouvernement de Monsieur Clément Mouamba sans que cette manne ne vienne soulager les souffrances de la population congolaise, permettre la diminution des retards de paiement de salaires, de bourses ou de retraites et reprendre les règlements aux entrepreneurs locaux, totalement asphyxiés par le non-paiement de la dette intérieure.

Complètement indifférents à une économie congolaise totalement exsangue, les prédateurs ont préféré se bourrer les poches avec l’argent qu’ils avaient en partie, eux-mêmes, recyclé au travers de l’emprunt obligataire. Doublement bénéficiaires, ils resteront créanciers de l’Etat congolais, même post-Nguesso, après avoir généreusement financé une pseudo-opposition avec des miettes d’un milliard de FCFA pour préparer les prochaines élections législatives.

L’appétit des fauves congolais de la finance n’a pas d’égal dans ce bas monde. Ces 560 millions de dollars sont sûrement allés, en grande partie, rejoindre les paradis fiscaux obscurs des Virgin Islands, de Jersey ou de Macao ; afin de garantir une retraite confortable à notre tout petit clan de prédateurs qui sent venir la fin prochaine de son pouvoir indécent et criminel.

Pendant ce temps, pour mieux couvrir ces détournements, Oko Ngakala, Procureur général, créature grotesque du tyran Sassou Nguesso, hurle, menace, aboie, vocifère et incarcère au motif d’atteinte à la sûreté de l’Etat ou de trouble à l’ordre public. Avant-dernier rempart, juste devant un rassemblement hétéroclite de mercenaires venus de toutes parts, le Droit qui est brandi, et qu’il veut personnifier, n’est en fait qu’une ultime diversion pour permettre vols et prédation massive ; moteurs de ce pouvoir assassin qui continue de faire disparaître les Congolais dans les régions ou dans ses prisons. On bombarde, on tue, on emprisonne. Tout est bon pour que personne ne soit tenté de regarder les comptes ou le tiroir-caisse…

En une vingtaine d’années de cette dictature infâme,  400.000 Congolais sont déjà morts et chaque jour ce nombre ne fait qu’augmenter. Dans le même temps, une cinquantaine de milliards de dollars de la rente pétrolière s’est évanouie dans la poche de quelques-uns ; CQFD, permettant ainsi l’enrichissement indécent de quelques Congolais et la grasse et crasse corruption de barons de la Françafrique, de l’Italafrique, de l’UE-afrique, des élites politiques et des dirigeants d’institutions internationales à travers le monde.

Quant à Denis Christel, héritier présumé de Denis Sassou Nguesso, il est vomi dans sa propre famille et par un peuple tout entier tout autant qu’un Oko Ngakala qui ne le poursuit pas. Si ce duo inconscient ne veut point connaitre de limite dans ses abus de vol et de pouvoir, la hantise d’un soulèvement populaire l’habite bien jusqu’à la peur panique.

Avec un tout petit peu de persévérance dans leurs excès l’un et l’autre ne seront pas déçus… !

A suivre très prochainement ECAIR, ASPERBRAS devant la Justice internationale. 

Rigobert OSSEBI

LIRE LA SDUITE : www.congo-liberty.com