Sassou et son ministre délégué Ntumi

Sassou et son ministre délégué Ntumi  - 

 

La fracture était perceptible avec la déclaration de Clément Mouamba devant la représentation nationale selon laquelle : «  Il n’y a jamais eu de bombardement dans le Pool ni d’État de siège. Je suis désolé d’entendre pareilles choses au niveau de la représentation nationale  », répondant à l’une des questions du député de Kinkala, Guy Brice Parfait Kolelas. Elle est dorénavant flagrante avec la sortie de Denis Sassou Nguesso devant la presse nationale et internationale du 9 novembre 2016 à propos de la situation dans la région du Pool , le jour où Rodolphe Adada présentait à Paris sa lettre de créance à François Hollande.

Pour le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso : le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme. Sans rire et sans sourciller, le khalife d’Oyo a martelé : . «  Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le président a annoncé pour le peuple va se réaliser », a-t-il indiqué (Cf vidéo de la conférence de presse,Zenga-mambu, 9 novembre 2016). Pour finir, Denis Sassou Nguesso a utilisé la terminologie péjorative. Donc, le Pasteur Ntoumi ne serait plus un opposant politique mais un vulgaire bandit. En l’espace de quelques semaines, les actes et les agissements du Pasteur Ntoumi sont passé du terrorisme au banditisme. Il y a un glissement sémantique. La communication a évolué. Le vocable de terroriste ne correspondant pas à la situation du Pool, les stratèges de Mpila, forts en thèmes, ont accolé un nouveau qualificatif au Pasteur Ntoumi puisé dans le registre de la délinquance ordinaire, celui du droit commun.

Déni de Denis

La stratégie du déni mise en œuvre à l’occasion des disparus du Beach est réactivée alors que les populations des localités du Pool sont quotidiennement sous les bombes. L’affaire des Disparus du Beach a eu droit au début au ricanement de l’administration Sassou pour s’achever par un vrai faux procès reconnaissant la responsabilité de l’Etat. A l’étranger, l’affaire des Disparus du Beach est devenue une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête des généraux Pierre Oba, Norbert Dabira et Jean-François Ndengué. La stratégie de communication de l’équipe de Denis Sassou Nguesso sur les événements du Pool s’inscrit dans la même logique. A l’endroit de l’opinion internationale, la chorale de Sassou Nguesso dirigée par Jean-Paul Pigasse, l’hebdomadaire catholique La Semaine Africaine et Le Troubadour de François Bikindou orchestre un tintamarre médiatique pour détourner l’attention et nier l’évidence. Les événements du Pool ont d’abord été qualifiés d’actes terroristes et comparés à Boko Haram et Fréderic Bintsamou alias Pasteur Ntoumi de terroriste en chef. Mais, les faits sont têtus. Quand les Cobras de Denis Sassou Nguesso arrivent dans les localités de la région du Pool, ils brûlent les villages, abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre  » écrivait Honoré de Balzac.

Au cours du point de presse, Denis Sassou Nguesso feint d’ignorer la crise politique née du changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et du hold-up électoral du 20 mars 2016. Il fait fi du message des Evêques du Congo-Brazzaville du 16 octobre 2016 appelant au dialogue comme mode de résolution de la crise.

Dans son interview, Denis Sassou Nguesso fait semblant d’ignorer les bombardements aériens effectués à l’aide des hélicoptères de combat pilotés par des ukrainiens et au sol par des engins blindés, des populations civiles de la région du Pool.

Denis Sassou Nguesso n’a aucun mot de compassion et AUCUNE PAROLE de soutien POUR CEUX QUI ONT PERDU LES MEMBRES DE LEURS FAMILLES, NI POUR LA POPULATION du Pool QUI TRAINE DANS LES FORETS, SANS NOURRITURE NI SOINS MÉDICAUX, AUX ENFANTS QUI NE PARTENT PLUS A L’ÉCOLE, A TOUT CEUX QUI ONT PERDU LEURS BIEN. Denis Sassou Nguesso n’a manifesté aucun signe de solidarité à l’égard des populations du Pool regroupées dans les camps de réfugiés à Kinkala et Mindouli.

Pêché de lèse majesté

Denis Sassou Nguesso a la rancœur tenace et la rancune chevillée au corps. Les populations du Pool ont commis le pêché de lèse majesté de ne pas avoir voté Dassou Nguesso. « Il semble que le président ne soit pas arrivé en tête des suffrages dans le Pool. Cela a été accepté parce que c’était la volonté des populations. Elles se sont exprimées ainsi ». C’est l’inconscient de Denis Sassou Nguesso qui parle. Les populations du Pool payent leur ingratitude à l’égard de l’homme d’Edou Penda. C’est la rançon du rejet de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool qui n’a pas une mémoire courte. Jean-François Ndengué, le député Ildevert Moigny entouré de miliciens paradant à Télé Congo en uniformes militaires et certains dignitaires du PCT pendant les meetings de la campagne avaient averti : « si vous ne votez pas Sassou, vous allez repartir dans des forêts  ». . Nous y sommes. Actuellement, la région du Pool est confrontée à une crise politique, sociale, économique et humanitaire. Chose promise, chose due. Les véritables bandits de la République ont tenu parole.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Extrait de congo-liberty.com)

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SASSOU-NGUESSO PROMET DE FAIRE GOUTER LE SANG AUX CONGOLAIS !

 

© CONGOLIBERTY-TV

 

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Epuration ethnique, Serge Ngueri, 43 ans, mort parce que Lari

Serge NGueri

Serge NGueri

Nous continuons à dénoncer inlassablement l’épuration ethnique opéré par les milices de Sassou dans le Pool.
Dans cette entreprise macabre il apparait désormais que le régime de Brazzaville bénéficie de l’assistance technique d’un ancien du Mossad Shabtai Shavit de la société de mercenaires Athena Security implementation.
Nous avons aussi dénoncé la présence des armes du marchands de mort Ivor Ichikowitz.
Désormais Sassou Nguesso plus fou que jamais nie l’existence de la crise du Pool qui n’est que la conséquence directe de son coup d’état constitutionnel.

Serge Ngueri est mort parce que présumé Lari, c’est inacceptable. Voici le récit de sa mort.

Serge NGUERI avait 43 ans, il habitait à Mayaka dans la périphérie du village Kibouéndé dans la région du Pool au Congo Brazzaville.

Ce 25 Octobre 2016, comme tous les matins, Serge NGUERI se rend au champ pour couper du bois, pendant que sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants étaient restés dans le village.
Sur son chemin il croise un groupe de militaires. Ces derniers lui ont sommé de se présenter mais ne lui laisseront aucune chance. Les hommes présumés laris sont systématiquement assimilés à des ninjas.
Nous sommes le 25 Octobre 2016 à 7H du matin, Serge NGUERI est froidement exécuté.

Le village de Mayaka est situé à 3km environ de la gare de Kibouéndé. Sa maman, qui se trouvait à la gare ce matin là, prend le chemin qui emmène vers Mayaka.
Elle longe le chemin de fer sur 1km, puis prend la déviation à droite. Puis à quelques encablures du chemin de fer, se trouve un cours d’eau et c’est là qu’elle entend les pas et les voix du groupe de militaires.
Elle se cache, puis poursuit son chemin.
Et juste après le cours d’eau, elle découvre le corps de son fils Serge NGUERI gisant dans son sang.
Choquée, elle reprend le chemin dans le sens inverse pour aller à la rencontre des militaires qui venaient juste de rejoindre la gare de Kibouéndé.

Les militaires dépêchent un camion pour récupérer la dépouille de Serge NGUERI et le dépose dans le village de Mayaka.
Sa femme et ses quatre enfants découvrent son corps méconnaissable. Ils veilleront toute la nuit autour de lui.

Serge NGUERI sera enterré le lendemain matin. Ses proches se sont attelés toute la nuit pour fabriquer son cercueil de fortune.
Sa maman, sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants sont obligés dès le lendemain de prendre la route de Brazzaville. Ils arriveront après deux jours de marche.

Serge NGUERI né et grandi à Kibouéndé était passionné de la campagne et de la nature.

Il a un nom, un visage, a laissé quatre enfants et une femme enceinte de sept mois, puis un corps criblé de balles enterré dans un endroit connu des villageois de Kibouéndé.

Source : Collectif Sassoufit