On 11/23/2016 par Relation Presse CDRCdans Droits de l'Homme - Congo Brazzaville, Politique CDRC, Presse - Congo Brazzaville

Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016,page 5 tire la sonnette d'alrme: Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA  à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenue et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA. Ci-dessous, une copie de l'article de presse et un rappel du contexte préoccupant dans cette terre de non droit qu'est devenu le Congo.

1. L’Article du Journal Emmanuel

Pendant que l’opinion nationale et international doit être encore sous le choc, celui d’avoir découvert sur le net les images atroces de la torture subie par Mr. Augustin Kalla Kalla, un proche collaborateur de Mr. André Okombi Salissa de la CADD, un autre drame de ce genre à failli se reproduire à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, la semaine écoulée, avec le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Mr Modeste Boukadia, où ce dernier est incarcéré depuis son arrivée À l’aéroport de Maya Maya À Brazzaville, le 15 janvier 2016.

En effet le 15 novembre dernier À 12h45 minutes exactement, pendant que Monsieur Boukadia disais «Bonjour de la main » aux agents de la brigade de surveillance à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, le directeur de ladite prison [N.D.L.R. : Pierre Pongui] qu’il prenait sa bière au buffet de la prison l’a interpellé, lui signifiant de le suivre dans son bureau. Et dans le bureau Monsieur BOUKADIA fut surpris de constater que Monsieur le directeur voulait lui mettre des menottes aux mains.  «Y a-t-il un problème ? » a demandé Monsieur Boukadia à son directeur, sans obtenir de réponse. Et à côté du bureau du directeur, il y avait une seringue ne contenant pas de produits pharmaceutiques mettre remplie derrière, et prête à être injectée sur quelqu’un. Or selon la déontologie médicale enseignée, … infirmières j’ai pratiqué dans nos dispensaires, une seringue vide, non remplie de produit médical mais seulement d’air est injectée dans le corps humain, provoque aussitôt une interruption de la circulation sanguine dans le corps humain et s’ensuit inévitablement un AVC (accident vasculaire cérébral) au niveau du cerveau, c’est-à-dire une mort subite. Connaissant cette théorie certainement, monsieur Boukadia s’est alors débattu comme un lion et il a appelé «au secours ». Arrivés sur les lieux, les cinq matons (surveillants de la prison) qui étaient policiers, n’ont cependant écouté que la version des faits relatée par le directeur de la prison, version selon laquelle monsieur Boukadia l’aurait menacé. Et Monsieur Boukadia fut menotté par les policiers, effet copieusement «bastonné comme un enfant récalcitrant, puis il fut enfermé au «mitard » (À la prison de la prison) pendant deux heures, avant d’être reconduit dans sa cellule en état fébrile. «et j’ai été nommé par le ministre Mabiala et j’ai agi comme lui. Au Congo il n’y a pas de prisonniers politiques », a souligné et Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Ensuite, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire [N.D.L.R. : Pierre Pongui]  a accusé Monsieur Boukadia à dire d’être en relation secrète avec le pasteur Ntumi qui sèmerait la pagaille dans le pool contre le pouvoir régnant de Brazzaville. «Tant que je serai là (à la maison d’arrêt), tu regretteras le fait d’être là », a-t-il renchéri, en s’adressant avec dédain À Monsieur Boukadia qui venait d’être reconduit dans sa cellule. Cependant selon notre informateur, monsieur le directeur de la prison aurait quand même eu le courage de demander 10 000 Fr. CFA à Monsieur Boukadia, pour sa « bière », reconnaissant le droit d’ainesse à Monsieur Boukadia qui reste tout de même son frères malgré tout, et par conséquent, a-t-il ajouté : la paix devrait y régner entre eux. Profitons de ce mea culpa, monsieur le directeur a fait aussi savoir à Monsieur Boukadia, de dire à son représentant À Pointe-Noire, de faire venir un médecin et une ambulance. Ayant ainsi la double nationalité dont celle de la France, le consulat de France qui est intervenu en vertu de la convention de Viennes, a fait venir un médecin et une ambulance à sa charge, et l’épouse de Monsieur Boukadia, une française de souche, a déposé une plainte à Paris en France. Le médecin demande que soit effectuées : une radiographie ; un scanner et un bilan cardio-vasculaire. Affaire à suivre…

Machiavel Christian Boteba

Journal Emmanuel Numero 239 du mardi 22 nomvembre 2016, page 5


2. Note du Service Presse du CDRC:

Cette tentative d’assassinat, intervient:

  • quelques semaines après un incendie suspect à côté de la cellule où est illégalement détenu le president Modeste Boukadia depuis le 15 janvier 2016,
  • 2 mois apres les rapports alarmants sur la santé de Monsieur KIMANGOU Joseph, autre membre du CDRC en prison pour des motifs politiques selon la constatation du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
  • 2 mois après que le Ministre de la Justice, Pierre Mabiala est declaré au micro de RFI qu’il n’a pas de prisonniers politiques au Congo- Brazzaville, et ce malgré la condamnation du Congo en novembre 2014  par le Groupe de Travail des Detentions Arbitraires de l’ONU pour emprisonnement depuis 2013 et jusqu’à present de 14 membres du CDRC en raison de leurs opinions politiques. 
  • 5 mois après le pourvois en justice du ministre de la Justice Monsieur Mabiala, qui s’est opposé à la decision de justice du tribunal de Pointe-Noire de libérer Monsieur Boukadia après plus de 4 mois de detention sans charges retenues contre lui. Ceci constitue une double violation de la Constitution par le ministre de la Justice (violation des droits de l’Homme et violation de la separation des Pouvoirs).
  • 9 mois apres l’arrestation abusive de Monsieur Boukadia, sans être présenté devant un juge, en toute violation de la legislation sur les jugement par contumace. Le principe de la contumace exige de refaire le proces une fois la personne de retour dans le pays où le jugement par contumace a été prononcé.  Pour rappel, les motifs de sa condamnation n’ont jusqu’a present jamais été présentés à son avocat, ce qui est une contravention aux conventions internationales auxquelles le Congo est partie (notamment la Charte des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Charte des Droits d’Homme de l’Union Africaine).
  • Plusieurs mois après le début de bombardements meurtriers dans le Pool et dans les regions du Congo qui se sont opposées à la modification de la Constitution de 2002. De nombreuses associations dénoncent de nombreux crimes contre les civils, crimes qui ne sont pas sans rappeler les conditions violentes dans lesquelles le regime de Monsieur Sassou Nguesso a commis le coup d’état qui lui a permis de confisquer le pouvoir.

Cette nouvelle tentative d’assassinat nous interpelle car le directeur de la prison qui aurait reçu  des instructions du ministre de la Justice Pierre Mabiala, qui refuse de libérer  Monsieur Boukadia, pourtant en prison depuis 9 mois sans aucune charge retenue contre lui. Les instances internationales sans alertées. 

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Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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1ERE PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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2EME PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

LIRE LA SUITE : https://cdrc-cg.com/2016/11/23/tentative-dassassinat-de-modeste-boukadia/

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NOTRE COMMENTAIRE : Il se dit que le nouveau patron de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire, Pierre Pongui, serait de la famille de feu président Pierre Kinkhounga-Ngot et un autre dont nous taisons le nom pour ne pas lui porter préjudice, car il n'est pas responsable des actes de son parent.