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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 00:07
(Congo) Pour les Nguesso, Patrice Talon lavera plus blanc que blanc. Pas que le coton

kiki futur proprietaire-du congo et patrice Talon le president beninois -

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Par Rigobert OSSEBI

Entre le Bénin de Thomas Yayi Boni et le Congo de Denis Sassou Nguesso, ce fut une longue histoire d’amour.

Avec un Patrice Talon, nouvellement élu, cela semble bien parti pour un tour…

Tout à chacun pouvait s’étonner de la fréquence des visites que le président Yayi Boni rendait à son homologue congolais. Le Béninois en était le flatteur le plus assidu. Les années fastes du pétrole à plus de 100 dollars le baril, permettaient à l’Emir d’Oyo de jouir d’une ribambelle de fidèles courtisans. Chacun d’eux espérait se remplir poches et mallettes. Le tyran mégalomane distribuait sans compter euros et dollars. Seule comptait pour lui la reconnaissance de ses pairs, pas seulement africains ; peu lui importait si son peuple n’avait rien, pas même des miettes.

Contrairement aux calculs des présidents béninois et congolais, ce ne fut pas Lionel Zinsou, dernier Premier Ministre de Thomas Yayi Boni, qui fut élu. Trop proche de la France, l’ancien rédacteur des discours de Laurent Fabius, ancien associé-gérant de la Banque Rothschild et Cie, chouchou de la Gauche française aux affaires a été battu à plat de couture par Patrice Talon, le « candidat de la rupture et de la justice indépendante » avec un score de 65,37% contre 34,63%.

Malgré tous les contentieux graves qui s’étaient accumulés entre Patrice Talon et Thomas Boni Yayi, durant le second mandat de ce dernier, il n’y a pas eu de règlement de compte notoire. L’ex-président va pouvoir profiter du palais qu’il s’est construit au Togo, sûrement grâce à la générosité du malfaiteur congolais. Le Bénin, contrairement à la Côte d’Ivoire, à la Guinée, au Niger, et au Centrafrique, n’a jamais bénéficié de crédit officiel du très riche Congo d’avant la crise aigüe que l’on connait aujourd’hui…

En homme d’affaires avisé, il n’a pas échappé à Patrice Talon la lucrative relation financière, occulte, qui s’est établie entre le Bénin et le Congo. Le clan d’Emmanuel Yoka, l’oncle de Sassou Nguesso, qui en a fait sa base arrière et la dernière banque installée à Cotonou, la BAIC (Banque Africaine pour l’Industrie et le Commerce) ne pouvaient pas ne pas attirer son attention.

Une première visite à Oyo s’était déroulée le 8 août dernier, dans la foulée de l’investiture du président Idriss Deby Itno. Ce premier contact lui avait tellement plu qu’il n’hésita pas un instant à retourner rendre un hommage appuyé à l’usurpateur congolais, le 15 août dernier, pour la célébration de la Fête Nationale à Madingou.

Le « candidat de la rupture » dans son discours, semble-t-il comme son prédécesseur, n’a pas su résister aux charmes sonnants et trébuchants des Nguesso. Il est allé jusqu’à accepter de faire un « selfy » avec Denis Christel Sassou Nguesso, notre grand pilleur des richesses nationales, du pétrole aux mines de fer… Comme pour sceller un pacte…

Financier ou d’amitié ?

Pourquoi pas les deux ?

Ils peuvent être déçus, ceux qui espéraient que le nouveau venu, à la magistrature suprême du Bénin, allait permettre qu’une « justice indépendante » enquête sur la BAIC. L’affaire José Veiga, instruite à Lisbonne, n’atteindra pas Cotonou.

L’instruction menée par la justice portugaise ne connaîtra jamais la véritable origine des fonds qui ont permis la constitution de la Banque Africaine pour l’Industrie et le Commerce à Cotonou et à son véritable rôle dans le blanchiment d’argent, supposé, des Nguesso et de leurs complices vOYOus.

Patrice Talon, en un seul mandat, aura sûrement les moyens de se construire un nouveau palais à côté de celui de Thomas Bony Yayi, au Togo, ou en Espagne à Marbella près de celui de Sassou Nguesso ; mais sûrement pas au Portugal.

Mieux vaut ne pas tenter le diable et les juges de Lisbonne qui, de toutes manières, ne lâcheront pas le morceau !

Rigobert OSSEBI

LIRE LA SUITE : http://congo-liberty.com/?p=16470

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