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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 20:36
(Congo-Brazzaville) L’Institut Faser de Vancouver met le Congo à sa vraie place

Par Rigobert OSSEBI -

La prospérité des pays va souvent de pair avec la liberté de leur économie. Il est important d’en mesurer la qualité par les niveaux de leurs échanges et par l’environnement des services et des lois qui sont proposés aux entreprises qui s’y installent, aux premiers rangs desquels une justice indépendante et un système légal intègre. Ce qui est loin d’être le cas du Congo de Monsieur Sassou Nguesso…

Sept fois depuis 1980, l’Institut Fraser, « think tank » canadien basé à Vancouver, a publié son classement mondial des pays selon la liberté de leur économie. Le classement 2016 s’est établi suivant des données recueillies en 2014 et en fonction de cinq domaines : le poids de l’administration, sa structure juridique et la sécurité des droits de propriété, l’accès à une monnaie saine, la liberté de commerce international et la réglementation du crédit, du travail et des affaires. Le rapport de cette année a comparé 159 pays et territoires.

Si encore une fois dans le peloton de tête se trouvent Hong-Kong, Singapour, la Nouvelle-Zélande et la Suisse, l’Ile Maurice, au 5ème rang mondial, prend la première place des pays africains ; les Seychelles, paradis touristique et financier, se classe second ; le Rwanda prend la troisième place, mais en réalité il est bien le 1er de l’Afrique continentale… Ce pays qui avait été l’enfer sur terre, en 1994, arbore cet incroyable classement, sans pétrole, sans diamants, totalement enclavé et avec une superficie confetti par rapport à ses immenses voisins.

Dans les dix derniers figurent étonnamment sept pays pétroliers et non des moindres l’Iran, le Venezuela, l’Angola, l’Algérie, le Tchad, la Lybie et 157ème sur 159, la République du Congo.

Dans le premier rapport publié par l’Institut Fraser en 1980, sûrement sur des données collectées en 1978, la République (Populaire) du Congo était classée 68ème, puis ce fut un long glissement jusqu’aux profondeurs du classement. 157ème sur 159 rappelons-le !

Voilà des données qui ont le mérite de montrer l’impact catastrophique du pouvoir de Monsieur Denis Sassou Nguesso, (maintenant dit « Monsieur HuitPourCent ») de 1978 à nos jours. Nul doute, sur la base des données actualisées, que le Congo des Nguesso se situerait au tout dernier rang ; dernier de la classe, avec le bonnet d’âne et pour longtemps ! Aussi longtemps qu’ils resteraient à la tête de l’Etat !

Dans le même temps qu’étaient compilées les données nécessaires à ce rapport, Brazzaville était devenu le rendez-vous des piranhas d’Havas et d’Attias. Ils y multipliaient leurs fourbes forums accoquinés ou pas à Lucien Ebata, détenteur de la licence Forbes Africa, en y important leurs lots de prostituées médiatiques : Prix Nobel, ex-Chefs d’Etats, ex-Premiers ministres, ex-ministres, ex-Commissaires européens. Contractuellement pour la plupart, il leur fallait chanter un petit couplet à la gloire du dictateur congolais. Tous empochaient, au tarif fort, le prix de leur passe brazzavilloise auprès d’un dictateur mégalomane congolais, ivre de pétrodollars et assoiffé d’honneurs et de reconnaissance.

Quelque courtisan lui avait soufflé l’idée de l’émergence. Il en avait fait un slogan et même fixé l’échéance à 2025. Patatras ! Avec la chute du prix de l’or noir, terminées les grandes messes organisées par Havas et par Attias ! L’économie congolaise s’est mise à couler plus vite que le Titanic. Le pays tout entier se serre la ceinture, sauf le clan familial qui avait tout piqué durant les vaches grasses. Les entreprises ont licencié et ferment les unes après les autres. Dans le secteur public les arriérés de salaires dépassent bien souvent les trois mois. Le tableau est on ne peut plus sombre. Ce ne sont pas les cancres et le système au pouvoir depuis plusieurs décennies qui seront capables de remonter la pente, même si le baril de pétrole retrouvait les 70 ou 80 dollars.

A la lumière de ce classement honteux par l’Institut Faser, on ne peut que s’interroger sur les déclarations de bonnes intentions des représentants de l’Union Européenne et de la France qui prétendent vouloir encore accompagner l’usurpateur, le dictateur incompétent et naufrageur. Depuis qu’il a pris les commandes, sanguinolentes, du Congo, aucun secteur n’a été épargné ; ce que ces partenaires de premier plan ne sauraient ignorer. Alors, il serait bon de chercher à quoi bon riment les déclarations solennelles à la gloire d’un régime totalement incompétent et animé depuis des décennies par un esprit de prédation absolue ?

« Nouvelle République, nouvelle Constitution, nouvelles institutions, nouveau gouvernement avec, à sa tête, un premier ministre ; nouveaux défis, nouveau départ politique avec des accents vers plus de rigueur, vers la diversification de l’économie, vers l’emploi, vers la jeunesse. Voici le paysage qui s’offre à nous et dans lequel notre coopération est appelée à s’inscrire ».

Complaisance aveuglément complice ou ironie subtilement cruelle ? Seuls les véritables auteurs de cette déclaration sauraient le dire. Reste que dans l’une ou l’autre des hypothèses, il y a là un mépris flagrant pour les malheureuses populations et leur avenir incertain.

Heureusement que des Chercheurs, cette fois canadiens, nous apportent le peu de lumière et de vérité dont nous avons besoin.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Canada

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