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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 11:55
Congo-Brazzaville : Barbouzeries et emprisonnements : Sassou aussi vaincu dans la désinformation !

La pirogue prend l’eau de toutes parts.

Par Rigobert OSSEBI -

Après un si long voyage, dans cette quarantième année de pouvoir, l’embarcation risque fort de chavirer ! Un pays totalement ruiné, le mécontentement à l’extrême et plus rien qui n’aille ou qui vaille… Pourtant Monsieur Huitpourcent n’a qu’une seule idée en tête : jeter à la face du monde les « preuves » que le Général Jean Marie Michel Mokoko a nourri le complot de le renverser.

Le trois fois putschiste institutueur-dictatueur-président-à-vie, étonnement, ne se souvient pas de cette fin d’année 1992 et du début 1993 quand chaque matin il appelait lui-même, avec ses lieutenants de l’époque, le Chef d’Etat Major Général Jean Marie Michel Mokoko pour qu’il fasse un coup d’Etat contre le Président Pascal Lissouba, régulièrement élu. La réponse du Saint-Cyrien était toujours négativement la même. Mais que chacun se rassure, le tyran ne souffre pas d’Alzheimer : sa mémoire est excellente, sauf qu’elle est sélective… Volontairement, il ne retient que ce qui entretient sa haine d’autrui et sa rancune légendaire.

Formé en Allemagne de l’Est pour la barbouzerie, il a toujours été plus « flic » que président. De Giscard à Hollande, tous ceux, ou presque, qui ont été à la tête des « services » en France ont eu à l’approcher ; très souvent bienveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Denis Sassou Nguesso, reconnaissant, les accompagnait dans leur reconversion ou leur retraite. Et tout naturellement, c’est vers ces ex-grands serviteurs de l’Etat français que le tyran se tournait pour tout connaître de l’opposition congolaise dans la diaspora ; ou pour la contre-information et l’intox comme il le fait actuellement dans la campagne de dénigrement du Saint-Cyrien embastillé.

Toutes ces générations de responsables de « services », petites et grandes barbouzes, à proximité du tyran congolais se télescopaient. Il était évident que tous allaient vers le conflit d’intérêts. De ce fait Sassou Nguesso, qui avait perdu selon l’expert Soudan la bataille de l’information, allait perdre celle de la contre-information.

Toujours aux avant-postes de l’info biaisée, vous trouverez les mêmes compères. L’un d’eux, « l’Editorialiste » des Dépêches de Brazzaville, ne ratant aucune occasion de lâcher menaces et venins, n’a pas encore saisi la portée de tous les revers que leur cause avait subis. Le 25 juillet, dans « Questions », un billet empoisonné toujours parfait dans l’exercice de la fourberie, il affirmait :

« Le doute, hélas, n’est plus permis : oui le Congo, notre Congo, a bien été la cible d’un complot visant à perturber, sinon même à empêcher la tenue de l’élection présidentielle. Des informations que nous avons recueillies ces dernières semaines, il ressort que des mercenaires venus d’un pays frère se sont infiltrés dans le département du Kouilou les armes à la main pour semer le désordre à Pointe-Noire le jour du scrutin. Repérés fort heureusement avant qu’ils puissent mener à bien leur sinistre dessein, ils ont été mis hors d’état de nuire, ce qui a permis aux opérations électorales de s’effectuer normalement.

Les faits avérés étant indiscutables, se posent maintenant de nombreuses questions auxquelles il va bien falloir répondre. Et notamment, parmi celles-ci, les trois suivantes :

– Qui a monté cette opération, qui l’a financée, qui a recruté les mercenaires chargés de la mener à bien, qui les a soutenus directement ou indirectement dans la phase de préparation de la manoeuvre ?

– Les services de renseignement du pays dont ces mercenaires étaient citoyens savaient-ils ce qui se préparait dans l’ombre et, si c’est le cas, pourquoi n’ont-ils pas tiré la sonnette d’alarme auprès de leurs propres autorités ?

– Qui, chez nous, a appuyé, voire même commandité, l’action criminelle dont le but était d’empêcher le bon déroulement de l’élection présidentielle et pourquoi ces personnages ont-ils voulu empêcher les Congolais de se prononcer ? »

Tout le monde a compris que l’auteur du baratin perfide vit dans l’angoisse de tout perdre avec le départ de sa marionnette et que tout dans son propos désigne le Général Mokoko. Mis en appétit par la reconnaissance, le 14 Juillet dernier à la Case de Gaulle, du pouvoir illégitime de Monsieur Huitpourcent, le voilà qui demande des comptes et qui exigerait presque qu’une opération à « la Turque » soit lancée en France pour arrêter les prétendus mercenaires et ceux qui ont soutenus le Saint-Cyrien, directement ou indirectement. Décidément ce monsieur a trop longtemps vécu dans une république bananière et, fort heureusement, la France en est encore loin ; même si certaines et certains, visiteurs de Sassou Nguesso, font tout pour que l’on s’y méprenne.

Il y a déjà deux bons mois, les rédactions parisiennes avaient reçu des informations de sources habituellement fiables proches des « services », qu’une opération, en faveur du Général Mokoko, était organisée au départ du Gabon par « Z », un ancien journaliste. Grâce à la fortune personnelle de ce dernier, disaient-elles, une logistique importante avait été rassemblée, véhicules, hélicos, armes, bla, bla, bla etc.. Le véritable nom du sponsor français était mis en avant et ces informations ont été reprises par quelques torchons numériques sans portée réelle. Les autres médias ont fait leur job. Les journalistes se sont rapprochés de leurs informateurs habituels sur le Congo Brazza ; opposants mais objectifs. Résultat des courses, aucun média sérieux ou satyrique n’a repris les fadaises. Tout cela a couté cher, très cher, pour un nouvel échec !

Par contre, il y a bien eu règlement de comptes, par médias et justice interposés. L’ancien patron de la toute-puissante Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, en aurait-t-il été la victime ? Le NouvelObs a révélé qu’il travaillait pour Sassou Nguesso. Auparavant, « Z » avait déclaré publiquement vouloir se venger et grâce au Ciel, si c’était bien lui le responsable, il n’aura fait couler que de l’encre…

Autres dégâts collatéraux et non des moindres, dans les coulisses de ces rivalités entre individus et officines au service de Sassou Nguesso, il faut souligner la révélation du fameux orchestre entretenu par un des marchands d’armes du tyran congolais avec à son côté l’omniprésent Jean-Yves Ollivier.

Revers encore non-négligeable pour l’Ayatollah de l’imposture, notre Editorialiste, un Congolais proche du pouvoir aurait été interpellé pour l’attaque, par une voiture bélier, de l’Ambassade du Congo à Paris. C’était évident que dans cet épisode tout semblait être télécommandé de Brazzaville. Cependant, cela ne suffit toujours pas pour que l’obsession cesse et des émissaires troubles ont été envoyés, à Paris, auprès des avocats du Général Mokoko pour qu’ils plaident coupable… Encore une fois la corruption, et l’intimidation, sont mobilisées. Mais les soutiens résistent comme le Général dans sa prison.

Toute cette agitation est pathétique et laisse penser que l’effondrement du régime est imminent. Ceux qui ont été à la solde du tyran dans le renseignement, et dans la contre-information, peuvent néanmoins rester optimistes ; ils n’auront qu’à changer de camp. Les nouveaux dirigeants du Congo seront très heureux de payer royalement toute information relative aux magots cachés du dictatueur-institutueur-pilleur et de son clan.

Des retraites dorées se préparent pour tous ces ex-chefs des « services français » qui pourront jouer enfin un rôle utile au Congo et à sa population…

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso

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