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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 11:25
(Congo-Brazzaville) Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso

(NDLR) : "La France a toujours été du côté des dictateurs" (dixit Nicolas Sarkozy)

Bernard Squarcini, l’étrange reconversion de l’espion de Sarkozy -

L’ancien patron de la DCRI et proche de l’ex-président de la République, écarté par la gauche, s’est reconverti dans le privé. Ses réseaux font prospérer ses affaires. Un mélange des genres qui intéresse désormais la justice.

Début avril, un homme s’avance seul sur le tarmac de l’aéroport du Bourget. Visage rond, taille moyenne, allure passe-partout, il a été l’un des piliers de la république sarkozyste. Ancien patron de la toute-puissante Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, 61 ans, monte à bord d’un jet spécialement affrété pour lui par le président congolais, Denis Sassou Nguesso. Le Français est attendu à Brazzaville, où le dictateur africain, au pouvoir depuis 1979, savoure sa réélection, violemment contestée par l’opposition.

Pour comprendre cet étonnant voyage de l’ancien Fouché au Congo, il faut remonter plusieurs semaines en arrière. Bernard Squarcini, qui travaille à son compte depuis que la gauche l’a destitué, obtient un tuyau grâce à ses contacts en Afrique : un « mouvement insurrectionnel » visant à « déstabiliser » Denis Sassou Nguesso serait en préparation. Il connaît le nom des opposants, leurs conseils en France, leur plan d’action.

Ces informations, forcément sensibles, il ne les transmet pas aux services secrets français, mais, de manière singulière, à Jean-Dominique Okemba, le Monsieur Sécurité de Sassou Nguesso, qu’il connaît de longue date. « Les opposants vont lancer des appels à la population pendant l’élection présidentielle », le prévient-il. Est-ce à cause de cette mise en garde que le gouvernement de Brazzaville coupe toutes les liaisons téléphoniques et les échanges internet au moment du scrutin ?

Toujours est-il que le 20 mars, le Congo vote coupé du monde, comme renvoyé au siècle dernier. L’opposition, qui ne reconnaît pas les résultats officiels (60% des votes remportés par Denis Sassou Nguesso), lance un appel à la « désobéissance civile ». Mais la population ne suit pas, terrorisée à cause de la chape de plomb qui s’est abattue sur le pays. On comprend mieux pourquoi, en ce début du mois d’avril, le potentat congolais tient à remercier personnellement l’espion français pour ses conseils avisés.

Comment passe-t-on de Paris à Brazzaville ? De Sarko à Sassou ? Depuis quelques années, l’ancien chef du contre-espionnage semble avoir mis tout son savoir-faire au service d’intérêts privés, parfois étrangers, de grands groupes ou d’Etats, pas toujours parmi les plus démocratiques. […]

Et désormais, c’est à ses activités de consultant privé que la justice s’intéresse. Le vendredi 8 avril, Bernard Squarcini est à peine rentré de Brazzaville que des policiers de l’Office central de Lutte contre la Corruption et les Infractions financières et fiscales (OCLCIFF) et deux juges d’instruction tapent à sa porte, un mandat de perquisition à la main. Ils interviennent dans le cadre de trois enquêtes différentes. En fouillant son appartement parisien, ses bureaux professionnels et un coffre ouvert dans une banque, les enquêteurs tombent sur une pile de documents « explosifs », selon une source judiciaire encore étonnée de « l’imprudence » de l’ancien chef de la DCRI.

Des rapports classés secret-défense, notamment sur les mouvements islamistes au Moyen-Orient, des notes sur des personnalités politiques de tout bord, des pièces de procédures judiciaires couvertes par le secret de […]

Ses déplacements en Afrique ? Des services rendus à des pays amis de la France, dont on ferait bien de préserver la stabilité. Au demeurant, il n’a pas été payé par l’Etat congolais pour le rapport sur l’opposition que les policiers ont trouvé chez lui. Ces derniers ont beau avoir débarqué pile à son retour de Brazzaville, ils n’ont pas découvert un seul centime en liquide Lire la suite sur le Nouvelobs.fr

Violette Lazard et Caroline Michel Publié le 13 juillet 2016 à 18h38

Source : Le NouvelObs.com

Bernard Squarcini, directeur de la DCRI, Frederic Pechenard, directeur general de la police et Nicolas Sarkozy, president de la republique lors d’une table ronde sur la securite

(Congo-Brazzaville) Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso
(Congo-Brazzaville) Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso

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Violette Lazard et Caroline Michel - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Sarkozy Squarcini PCT

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