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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 12:42
(Congo-Brazzaville) « Monsieur huit pour sang » doit respecter la volonté populaire

Par Olivier MOUEBARA

La garde à vue illégale, voire l’incarcération probable du général Mokoko par un régime illégitime et illégal n’ébranleront pas sa détermination.

Le général Mokoko, Saint-Cyrien et homme d’honneur, ne reconnaîtra pas la réélection frauduleuse du tyran de Mpila. Avec lui, tous les congolais sont unis et déterminés à chasser du pouvoir et du Congo le criminel Sassou-Nguesso, sa famille, son clan, et ses satrapes.

Largement rejeté par le Peuple, le soudard du bord de l’Alima s’impose par la force. Quoi qu’il fasse, le Peuple vaincra en raison de la légitimité de son combat.

L’encre du communiqué de l’Elysée n’avait pas encore séché, Alain Mabanckou n’avait pas encore fini de « gueuler » sur les médias à l’issue de son entretien avec Hollande , que le dictateur Sassou-Nguesso s’empressait de s’acharner sur le général Mokoko.

Sans lire dans la boule de cristal, François Hollande, qui est en partie responsable du maintien du gangstérisme d’Etat au Congo, est plus préoccupé par sa « réélection » en 2017, que par le sort des Congolais en général, et des bombardements dans le Pool en particulier.

Avertis, que pouvons-nous attendre du chantre de la synthèse ? C’est bien ce dernier, François Hollande, qui avait autorisé le criminel Sassou-Nguesso à « consulter son peuple ». Ce même peuple l’a désavoué. Logiquement, le locataire de l’Elysée doit en tirer toutes les conséquences en demandant à son récent et encombrant ami, Sassou-Nguesso, de respecter la volonté populaire.

Ayrault-Ngakosso, le 13 juin 2016 à Paris

Maintenant que le bourreau Sassou-Nguesso écrase par la force tous ceux qui lui résistent, quel est l’intérêt d’un dialogue, aussi inclusif soit-il? Avec quel contenu?

Les mots ont un sens. On ne peut pas dialoguer avec un dictateur. Le seul dialogue qui vaille, est celui de demander à cette bête immonde, Sassou-Nguesso, de quitter le pouvoir. Le reste n’est que littérature.

Après trente deux ans de pouvoir, de faste et d’errance, les Congolais vivent aujourd’hui avec 88 centimes d’euros par jour!

Les problèmes de la vie quotidienne restent inchangés: santé, insalubrité galopante, détournement des deniers publics, le manque d’eau potable et d’électricité, la corruption, le chômage massif, le tribalisme, les anti-valeurs…

En plus, les caisses sont vides. Pointe-Noire, le poumon économique du Congo ressent le contre-coup de la crise économique. Les entreprises déposent le bilan à tour de bras.

Ecair, la compagnie aérienne familiale des ressortissants d’Oyo, est déficitaire de 80 milliards de FCFA. Ne pouvant plus être subventionnée par l’Etat qui lui avait déjà donné près de 300 milliards, Bélinda Moussa s’apprête à licencier massivement, et d’ici là à déposer le bilan.

Dialoguer avec un tel régime inique et des personnages aussi insignifiants, ne sert strictement à rien.

Dialoguer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso. C’est lui accorder un sursis pour nous berner.

Dialoguer sous l’égide de la « communauté internationale », donc de la France, c’est permettre au dictateur Sassou-Nguesso de se maintenir au pouvoir, attendant tranquillement sa mort.

Les opportunistes, les truands et les calculateurs attendent que les Congolais mordent à l’hameçon du dialogue pour les retourner comme une omelette.

Dans l’état actuel de notre pays, le dialogue n’est pas primordial. Il est impérieux d’organiser un deuxième tour de l’élection présidentielle entre Kolélas et Mokoko. Ce qui permettra au dictateur Sassou-Nguesso de s’occuper de l’acte de naissance d’Ali Bongo.

Depuis la Conférence Nationale Souveraine de 1991, des forums, dialogues, colloques de tous genres ont été organisés. Pour quels résultats?

Ne nous perdons pas en conjectures. Les problèmes du Congo sont connus de tous.

Avec une dette publique colossale de 2700 milliards de FCFA, chaque congolais qui naît, doit 600.000 FCFA!

32ème sur 38 pays africains en matière de gouvernance derrière le Burundi, le Congo du dictateur Sassou-Nguesso est considéré comme le pays de la criminalité organisée.

Maintenant que « Monsieur huit pour sang » fait tomber tous ses masques, l’unité de tous est nécessaire pour la libération du pays. Ne laissons pas une minorité d’incompétents et de resquilleurs nous dicter leur pseudo volonté.

La volonté populaire ne peut se soumettre dans la durée à la volonté d’un seul homme, qui plus est, un dictateur, un criminel, un usurpateur, un faussaire et un voleur.

En voulant s’asseoir sur la volonté populaire qui aspire à la démocratie, en s’en prenant injustement à un homme de paix, le général Mokoko,qui a oeuvré pour cela en Afrique, l’adepte du sang et de son goût, le criminel Sassou-Nguesso, vient de signer sa fin de règne.

Partout où nous nous trouvons, nous devons agir pour empêcher ce régime illégal et illégitime de s’imposer.

Quelles que soient ses turpitudes, le dictateur du bord de l’Alima a atteint la limite de l’ignominie. Il doit partir. Chaque jour qui passe est un supplice pour les Congolais. Restons unis pour chasser du Congo cette vermine.

Olivier Mouebara

Ayrault-Ngakosso, le 13 juin 2016 à Paris

(Congo-Brazzaville) « Monsieur huit pour sang » doit respecter la volonté populaire

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko

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