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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:33
Congo-Brazzaville : Les effets pervers de la mauvaise gestion politique et économique

La mauvaise gestion de nos finances publiques par Sassou Nguesso, Monsieur 8 % et ses affidés depuis de nombreuses années commence à se faire sentir négativement au plan national.

L’une des conséquences de cette mauvaise gestion est le tarissement des ressources budgétaires, qui oblige le Congo de vivre de pain sec. Aujourd’hui, les faits démontrent que le Congo est mal géré par un clan qui vit de collusion, de corruption, de concussion, d’enrichissement illicite et de gaspillage des ressources. L’existence de nombreuses dépenses sans pièces justificatives ou des pièces justificatives irrégulières ont permis aux membres du clan incarné par Sassou Nguesso de s’enrichir illicitement tout en appauvrissant le Congo. Pour de nombreux congolais, l’avenir est devenu sombre. Pis encore, de nombreuses entreprises étatiques et privées commencent à réduire les effectifs du personnel et les plus touchées mettent carrément la clef sous le paillasson.

Depuis le début de l’année 2016, les Congolais en général et en particulier les habitants de POINTE-NOIRE ne savent plus à quel saint se vouer. La liste des entreprises qui ferment se compte chaque jour. Au-delà des licenciements qui se comptent aussi par milliers occasionnant par ricochet un accroissement du chômage, les effets pervers de cette situation commencent à perturber les « petites affaires » de subsistances. Les premiers à subir de pleins fouets la situation ce sont les loueurs des apparts et les propriétaires des hôtels. Ce qui était devenu une affaire juteuse pour les propriétaires des appartements est en train de se transformer petit à petit en un casse-tête chinois.

En effet, la plus part de ces maisons qui étaient louées par les expatriés se retrouvent progressivement vides. Vous remarquerez que 60% de ses entreprises qui ont baissé le rideau sont pour la plus part toutes du secteur pétrolier et services y rattachant. Comme dans la plupart des pays pétroliers frappés par la crise du prix du baril, la situation est résorbée par une reconversion rapide ou par des paiements des charges de licenciements aux licenciés.

Au Congo-Brazzaville, c’est tout une autre histoire.

La plus part de ses entreprises agissaient en toute illégalité devant la loi (non-paiement des charges) mais n’étaient nullement inquiétées. Pour cause, elles appartiennent au Clan SASSOU. Donc, ne pouvant craindre d’être poursuivies. Là où le bats blesse, pour la plus part des populations que nous avions approchées, ces entreprises sont redevables de millions de F CFA aux citoyens détenteurs des maisons qui n’ont pas d’autres moyens de subsistances que les paiements des loyers des maisons mises en location. En tête de ses entrepreneurs véreux, nous pouvons citer Christel Denis SASSOU NGUESSO, Maurice NGUESSO, Pierre OBA, Jean-François NDENGUET….Ces messieurs ayant encaissés des milliards de FCFA en exploitant une activité entrepreneuriale rechignent à verser les droits de licenciement et payer les loyers qu’ils avaient alloués aux expatriés qu’ils faisaient venir à coup de millions en négligeant la compétence des cadres nationaux.

Nous nous posons la question de savoir comment notre pays, qui se dit protecteurs des employés, n’a-t-il pas pu contrôler en amont le versement de la part salariale à la CNSS (4% du salaire des employés), des IRRP… Si ces cotisations étaient bien assurées, pourquoi ces employés licenciés ne sont-ils pas payés ? Pourquoi ces entreprises ne s’acquittent-elles pas des charges de loyers dont elles sont redevables ? Pourquoi notre administration tolère-t-elle de telle inégalité ou abus devant des concitoyens dans la détresse ?

Pourquoi toutes ces entreprises ayant bénéficié des avantages d’installations au Congo (réductions d’impôts, abattement des charges…) désertent le pays sans rendre compte à l’administration ?

A quand la fin de la magouille et de l’escroquerie au sommet de l’Etat ? Comment peut-on prétendre œuvrer pour un peuple dont on s’organise pour le spolier ?

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Liste des entreprises qui ont licenciés depuis janvier 2016

Baker Hughes a perdu 85% de son personnel en l'espace de 4 mois.

Halliburton a perdu 45% de son personnel

Schlumberger a perdu 47% de son personnel

WireGroup est entrain de fermer ses portes

Panalpina est entrain de fermer ses portes.

Weatherford a perdu 65% de son personnel

SPIE Congo a perdu 35% de son personnel

Niledutch est pleine négociation de départ avec ses employés

MAERSK a perdu 20% de ses employés

-RENCO a perdu 40% de ses employés

SICIM a perdu 40% de ses employés

MPD, Congo Mining, Magalloy, Exxaro ont fermés leurs portes

SCPE a fermé ses portes

MURPHY a fermé ses portes

SESI CONGO - SOCIÉTÉ D’ENTRETIEN ET DE SERVICES INDUSTRIELS a licencié plus de 30% de ses employés

*

A suivre ….

Jean-Claude BERI

Les indicateurs économiques du Congo sont au rouge

Sassou devrait, comme Eduardo dos Santos, s'adresser au FMI pour se rééditer, sinon le pire est à redouter pour lui et sa bande de pillards!

570 milliards de FCFA, c'est le montant consigné dans le compte courant du Congo logé auprès de la BEAC. Un montant que les autorités autoproclamées du Congo ont épuisé au titre des avances, faute d'argent.

Après que Brazzaville a mis son compte courant BEAC au rouge, elle a sollicité une avance exceptionnelle auprès de la BEAC. Qui leur a été refusé par la France, membre influent du conseil d'administration. En effet, Paris souhaite que tout pays de la zone CEMAC ou UEMOA, désireux d'en bénéficier, passe désormais par le FMI.

Poussé par l'orgueil de la défiance à l'égard de Paris, le président autoproclamé du Congo s'est alors tourné vers LCB Bank (« sa » banque dans laquelle il détient 64% d'actions aux côtés des marocains de la BMCE) pour supporter le paiement des salaires des fonctionnaires. La BGFI Bank a également été mise à contribution.

Aujourd'hui, ces banques qui ont peur d'éroder en totalité les dépôts de leurs clients, au risque de se faire tirer les oreilles par la COBAC, ont dû se rétracter devant une nouvelle sollicitude des autorités autoproclamées de Brazzaville.

La fameuse "épargne budgétaire pour les générations futures" dont on nous ronronnait les oreilles n'existe nulle part à la Banque centrale. Il aurait existé à hauteur de 1000 milliards de FCFA il y’a 4 ans et a disparu des radars de la BEAC.

De son côté, la Chine, d'où venaient des milliards de FCFA par un mécanisme d'appel de fonds dont Sassou- kiki (son fils) et Gilbert Ondongo (l'ex ministre des finances ) connaissent seuls les montants en pétro-dollars consignés dans les banques de l'empire du milieu, semble avoir fermé les vannes. Et pour cause, Pékin réclame le paiement des dettes qui lui sont dues par le Congo dans le cadre de la compensation du fameux compte de troc « pétrole contre travaux de BTP ».

Pour se faire une idée de la crise économique qui frappe actuellement le Congo, il faut se rendre à POINTE-NOIRE, la capitale économique. Les principales sociétés pétrolières ENI Congo et Total ont décidé de mettre en congé technique de nombreux employés, suspendre des contrats qui les liaient à de nombreux sous-traitants. Halliburton, Becker, Bos Congo... ont déjà mis en congé technique l'essentiel de leur personnel.

Total a d'ailleurs décidé de renvoyer aux calendes grecques certains projets de développement du secteur, le temps que la conjoncture redevienne favorable pour tout le monde.

Dans la capitale économique congolaise, des nouveaux riches revendent au prix cadeau maisons et parcs automobiles; certains propriétaires immobiliers sont en train de baisser le prix des loyers... Tandis que leurs « makangu » (maîtresses) sont aux abois!

Conséquence, contrairement aux anciennes prévisions qui établissaient le taux de croissance économique à 4%, si l'on s'en tient à la réalité économique actuelle, il devrait se situer à un peu plus de 2%.

Quelle dégringolade du pays du dictateur déchu et destitué! Sassou et sa famille ont tout volé, laissant juste des miettes au peuple. Si cette crise perdure, un grand Tsunami social couplé à la crise politique actuelle, née de l'auto-proclamation du dictateur comme président, risque d'emporter Sassou et sa famille. Un peu comme son frère aîné Mobutu.

Car des Nzé Laurent Désiré Kabila se comptent sur les doigts de deux mains pour renverser le monstre. Il suffit d'un élément déclencheur comme cette crise financière qui va négativement impacter le social. Au FMI, Brazzaville est attendue au petit coin de la rue pour clarifier ses contrats chinois et les sous placés dans les paradis fiscaux par son fils Denis Christel Sassou N'GUESSO, alias Kiki le Zaïrois, comme aime à l'appeler Okemba Jean Dominique.

Hi! Ce dernier et son compère Jean-François Ndengué sont déjà en train de peaufiner leur stratégique de coup d'État intelligent pour prendre le pouvoir, à la moindre incartade (sociale), qu'il souhaite vivement.

Elie Smith

LIRE LA SUITE : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/economie/3139-2016-06-14-10-06-12.html

Congo-Brazzaville : Les effets pervers de la mauvaise gestion politique et économique
Congo-Brazzaville : Les effets pervers de la mauvaise gestion politique et économique

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Jean-Claude Beri et Elie Smith - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso

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