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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 08:43
(Congo-Brazzaville) Le tyran Sassou Nguesso et Jean-Claude Gakosso avalent une nouvelle couleuvre européenne !

Saskia De Lang et le dictateur Sassou-Nguesso

par Rigobert OSSEBI

Tant par la presse officielle, Pravda d’un autre âge, que par le ministère congolais des Affaires étrangères, les séides du pouvoir vacillant du tyran congolais redoublent d’efforts pour contredire l’affirmation de François Soudan, relative à la défaite de Sassou-Nguesso sur le terrain de la communication. Napoléon 1er réaliste et clairvoyant, d’une autre trempe que « l’homme de Kimongo » disait : « je redoute plus trois journaux que 100.000 baïonnettes ».

Quelques dizaines de milliards de dollars,- deux, trois (10 ou 15000 milliards de FCFA),- depuis 1998, ont été détournées du Trésor Public congolais et de la SNPC pour rejoindre des paradis fiscaux et des banques étrangères. Une partie de cet argent a été investie pour la corruption, l’achat des consciences, la communication et le silence des médias sur les méfaits du gang des Nguesso. Des sommes qui dépassent l’entendement ont durant des décennies servi à entretenir l’aura factice d’un tyran. En pure perte ! Contre vents et marées, la véritable nature de son pouvoir assassin et kleptocrate a toujours été dénoncée ; par Congo-Liberty entre autres… !

Le grand corrupteur de l’Alima n’a pas digéré cet aveu « Jeunafricain » d’un presque parent, Soudan, habituellement à sa botte. Alors ceux qui ont été à la tête du système d’approche, de corruption des politiques, des religieux et des médias ont dû redoubler d’efforts après les foudres qui se sont abattues sur eux.

Il leur a fallu tenter de marquer le coup et de frapper les esprits. Pour cela naturellement, ce pouvoir de lâches s’est tourné automatiquement vers une femme : Saskia De Lang, une héroïne que les Congolais viennent de se découvrir en la personne de l’Ambassadrice de l’Union Européenne. Les couards, tels des hyènes, en isolant son sort de celui de sa jumelle Stéphanie Sullivan, l’Ambassadrice des USA, ont demandé son rappel par Bruxelles. Bien sûr, jamais les pleutres n’auraient osé en faire de même avec l’Américaine qui a été tout aussi loin dans son soutien envers certains responsables de l’opposition et contre la tyrannie en place.

Aussi, le gang mafieux et corrupteur espérait obtenir la tête de Madame Saskia De Lang à bon compte. Pour lui, par Rome (en la très chère personne de Monsieur Matteo Renzi qui avait fait de Brazzaville son premier voyage officiel à l’étranger) et par Milan (avec le quasi filleul Claudio Descalzi qu’il soutint tout au long de sa carrière « de petit ingénieur à Pointe Noire jusqu’à la présidence d’ENI ») il lui avait semblé que la Commissaire Federica Mogherini n’y opposerait aucune résistance.

Hélas, trois fois hélas, ce fut l’occasion d’un nouveau camouflet pour Jean Claude Gakosso, le ministre des affaires étrangères d’un gouvernement et d’une présidence non-reconnus, qui s’était rendu tout spécialement à Bruxelles ; l’U.E. lui a réaffirmé son total soutien à Madame Saskia De Lang ! On ne saurait dire pour qui, du ministre ou de son maître, la couleuvre fut la plus difficile à avaler !

Comme toujours, le pouvoir pervers, corrompu et corrupteur de Brazzaville pensait que ses lobbyistes officiels ou mafieux, lui permettraient d’obtenir gain de cause. Il faut tout de même rappeler que plusieurs dizaines de millions d’euros, imprimés par la Banque Centrale d’Italie, avaient été retrouvées à Lisbonne par les enquêteurs portugais dans les coffres des demeures du corrompu ministre des finances du Congo, Gilbert Ondongo, et de José Veiga, l’homme d’affaires préféré du dictateur congolais, maintenant emprisonné ; cela pour confirmer le rôle ambiguë que jouent certains partenaires du Congo !

Alors parlerons-nous italien prochainement, comme la France occupée s’était mise au bilinguisme germain ? Sassou pourrait bien nous l’imposer en reconnaissance du soutien des pétroliers pour qu’il reste au pouvoir. Ou bien rejoindrons-nous l’Afrique anglophone pour en finir une bonne fois pour toutes avec les dérives répétées de la Francopholie ?

Tout récemment, il se disait que le Gouvernement canadien allait intervenir auprès de sa ressortissante Madame Michaelle Jean, la Secrétaire Générale de la Francophonie, afin qu’elle durcisse sa position à l’encontre de Brazzaville. Trop tard ? Cette dernière a tout récemment apporté son soutien au dictateur congolais ; un digne successeur des Duvalier d’Haïti qu’elle avait fuit.

Mais que Sassou Nguesso et ses sbires n’enregistrent surtout pas ce ralliement comme une victoire. Avant elle, Madame Yamina Benguigui, ministre de la francopholie dans le gouvernement Ayrault, s’était affichée sans la moindre retenue au côté du soudard dictateur corrupteur. Elle avait fait de Brazzaville son étape favorite et elle y a multiplié ses séjours jusqu’à la récente investiture. Sur la scène politique française et internationale cette personne ne valait pas grand-chose ; aujourd’hui, elle ne vaut plus rien même si la proximité qu’elle a entretenue avec le dictateur congolais pourrait largement l’en consoler…

Demain, il en sera de même avec Madame Michaelle Jean. Ira-t-elle au bout de son mandat ? Peut-être, mais elle n’en aura pas d’autre… ! Elle s’est déjà dévaluée ; grillée et carbonisée par le faux-pas de trop qu’elle vient de commettre pour Sassou Nguesso ! Avec certitude, nous pouvons affirmer, compte tenu des distances qu’Henri Lopès a prises avec son ex-patron, qu’il n’aurait jamais reconnu cette élection s’il avait été lui-même à la tête de la Francopholie.

Il n’y a pas si longtemps, le ministre français de la défense, Monsieur Jean-Yves Le Drian déclarait : « Avec la Françafrique, je flirte mais je ne couche pas ! » Flirter n’est déjà pas très digne et nous ne compterons pas la multitude d’hommes et de femmes de la politique, de l’administration et des médias français, ou pas, qui se sont vautrés dans le lit de Sassou Nguesso.

Malgré tous les efforts de ce dernier, cette stratégie ira d’échecs en échecs jusqu’à sa chute prochaine. Il faut ajouter à la bataille perdue de la communication, celle de l’économie et des finances. Le FMI, récemment à Washington, a fermé sa porte devant un ministre Ondongo notoirement corrompu qui venait demander son aide. Toujours nourrie de la première, il faut revenir sur cette implacable défaite de la diplomatie congolaise. L’U.E. et les USA ne sont pas les seuls à prendre leurs distances avec cet Etat voyou aux mains des Nguesso.

L’Ambassadeur de France, Jean-Pierre Vidon, s’est empressé de faire ses adieux au Congo au prétexte qu’il avait atteint l’âge de la retraite. Dans cette période particulièrement incertaine, il laisse un vide, sans mauvais jeu de mots, dont on ne sait quand et par qui il sera comblé… ? Une réponse du berger à la bergère, la République du Congo, qui n’a toujours pas d’ambassadeur à Paris…

Tout cela n’augure rien de bon pour celui qui s’est pris pour le parrain de la Françafrique, le caïd du continent. Un vent mauvais, ou une marée humaine, finiront bien par l’emporter avec tous ses sbires et rejetons… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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