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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 14:43
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso et ses tueurs à gage

par Edo GANGA, brazzanews.fr -

Ils sont connus des congolais pour avoir servi le dictateur Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ».⎪© Photo brazzanews

Voici la liste des tueurs à gage et escadrons de la mort entretenus et financés par le dictateur Sassou Nguesso et son clan.

Le référendum illégal organisé par le gouvernement congolais pour un changement de constitution permettant à Sassou de se présenter à nouveau aux élections présidentielles après 32 ans cumulés de pouvoir a déclenché une vive opposition de la population qui dénonce un déni de démocratie et un refus de l’alternance.

Le passage en force de Denis Sassou Nguesso qui n’a totalisé que 8% des suffrages exprimés aux élections de mars dernier, arrivant ainsi en 4eposition après les candidats Guy Brice Parfait Kolelas, Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, est vécu par les congolais comme une trahison. Ces derniers ont massivement manifesté leur désapprobation de ces pratiques soviétiques et des méthodes staliniennes employées par le pouvoir de Brazzaville pour frauder aux élections et réprimer violemment la population.

En plus d’avoir eu droit à l’interruption des communications téléphoniques, SMS et Internet lors du référendum pour le changement de la constitution et le scrutin présidentiel, les personnes qui ont manifesté leur désaccord à ce régime ou qui ont participé activement à la campagne présidentielle des candidats de l’opposition cités ci-dessus se sont vus exposées au système répressif du pouvoir mis en place par Sassou Nguesso et les sécurocrates du régime, à savoir l’amiral Jean Dominique Okemba (dit JDO), conseiller spécial du président et numéro 1 du Conseil National de Sécurité (CNS) ; le général Jean François Ndenguet (directeur général de la Police Nationale) ; le général Philippe Obara de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et tous les membres du CNS. Ces derniers, se servant des moyens de l’Etat, ont mis en place des escadrons de la mort, des unités d’hommes en armes, des milices s’appuyant sur des éléments de la force publique et des civils pour mater toute velléité contestataire et traquer les opposants. Ces unités sont pilotées par des chefs de gang sanguinaire dont Brazza News se propose de dresser le portrait :

1-Romuald Tchikambou alias Romuald MOUBENDA

Romuald MOUNBENDA, ce criminel qui sème la terreur et la désolation dans la ville de Pointe-Noire, est notoirement connu des congolais pour avoir servi Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ». Il est aujourd’hui le chef d’une milice financée directement par Denis Christel Nguesso. MOUBENDA a 300 miliciens sous ses ordres et reçoit directement ses instructions de Jean Dominique OKEMBA, Denis Christel Sassou Nguesso (fils du président) et Edgard Nguesso (directeur du domaine présidentiel et neveu du président).

Les miliciens de Moubenda sont arrivés à Pointe-Noire début mars 2016. Depuis nous enregistrons une centaine de morts et disparus. Il faudrait plus d’un article pour dresser la liste des crimes commis par Moubenda et son « équipe » et qui nous ont été rapportés de mars à ce jour. Le plus récent date du vendredi 22 Avril 2016 où, suite à une affaire somme toute banale, la bande de ce criminel a enlevé et tué à coups de fouet le vigile du bar le « Selfie » à Pointe-Noire. D’après des témoins de la scène un des miliciens de Moubenda qui avait bu un verre au Selfie quelques minutes avant avait oublié son portefeuille contenant 120 000 Frs et deux passeports comprenant des visas ukrainiens. Le milicien est revenu avec sa bande de loubards pour réclamer leur portefeuille et ont kidnappé le vigile pour le conduire en zone militaire où ce dernier a été fouetté jusqu’au sang en dépit des supplications du propriétaire du bar qui leur proposait le double de la somme perdue en échange de la libération de son employé. Le vigile du bar que les habitants du quartier appelaient affectueusement « Jarule 1 mètre 60 » a succombé à ses blessures le jour même.

2-Hydevert Mouagny

Actuel député du PCT à Moungali et milicien Cobra lors des guerres civils de 1997 et 1998, comme son prédécesseur, à la solde de Sassou Nguesso, Mouagny est un assassin connu et reconnu. Cet homme n’a d’ailleurs pas surpris les congolais lorsque le vendredi 25 Mars 2016 il a présenté sa propre milice au journal de 20 heures sur la chaîne nationale Congolaise. Sa milice est financée par Edgard Nguesso.

Hydevert Mouagny n’est plus à présenter. S’abritant sous son parapluie de député et l’immunité qui va avec il a, en Mars 2015, joué un rôle dans le viol de la fille de 14 ans de Paul Marie Mpouelet, l’ancien coordonnateur de la coalition de l’opposition FROCAD, le viol s’étant déroulé dans les locaux de sa permanence au quartier Moungali.

Des sources proches des services de sécurité prétendent que les fausses attaques de Ninjas le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville sont du fait de ses hommes appelés les « caméléons ».

3-Armand Mpan

Un homme très apprécié par les hommes de main de Sassou Nguesso pour son expertise dans l’infiltration des opposants. Il a été vu avec une fausse carte de presse au nom de France 24 et se fait passer pour un journaliste lorsqu’il est en mission à l’extérieur du pays. Sa spécialité étant l’infiltration des milieux opposés à Sassou Nguesso, il a pour mission de récupérer photos et identités pour les transmettre à qui de droit : Jean Dominique OKEMBA et Francois Ndenguet.

Armand Mpan n’est pas seulement spécialiste dans l’infiltration. Il est aussi utilisé comme tueur à gage du régime. Il le dit haut et fort et n’hésite pas à s’en vanter : << J’ai tué le capitaine Justin Mouaka, il a été soupçonné par JDO de préparer un coup >> . Tuer sur la base de suspicions et infiltrer opposants et journalistes, voilà ce à quoi se résume la vie de ce triste personnage dont la maîtresse est une journaliste de la chaîne MNTV. Cette dernière a pour mission de lui fournir des informations circulant dans le milieu journalistique.

4-Jean Paul Obissi

Officiellement en poste à la Direction Générale de la Police Nationale à Brazzaville, Jean Paul Obissi sert dans les rangs officieux de Gordon Sécurity, une milice maquillée en société de sécurité appartenant au général Jean François Ndenguet. Cette milice est composée d’éléments d’ethnie mbochi et de ressortissants d’Afrique de l’ouest, de la RDC et de la République centrafricaine. Les hommes de Gordon Sécurity sont en pointe dans l’intervention armée au Pool où la mort est gratuitement distribuée aux populations de cette région.

5-Sabin Assima

Ce commissaire du poste de police de Moukondo à Brazzaville doit sa nomination aux services macabres rendus au tristement célèbre Jean François Ndenguet. Sabin Assima et Ndenguet, c’est un couple qui marche à la perfection quand il s’agit d’enlever et mater les jeunes militants de l’opposition. Sabin Assima a à son actif l’agression de l’opposant Paulin Makaya, président de l’UPC, le 17 novembre 2014.

Le 10 octobre 2015 il n’hésitait pas à menacer de façon très explicite sur l’esplanade de la CNRTV avant d’asperger les militants du CADD (parti du candidat André Okombi Salissa) de gaz lacrymogène : « j’ai reçu des ordres du général Ndenguet d’abattre les opposants André OKOMBI SALISSA, Oba Blanchard, Guy Brice Parfait Kolelas. Nous avons éliminé Kolelas Père, fait fuir Lissouba. Pour notre pouvoir que vous voulez prendre nous allons vous tuer ».

6-Morgan

Morgan est un autre exécuteur macabre de Ndenguet nommé commissaire au poste de police de Poto Poto Ntinguindi. Il a notamment agressé un journaliste du journal français Le Monde (Christophe Châtelot) ainsi que deux envoyés spéciaux de l’Agence France Presse le mercredi 23 mars au sortir de la conférence de presse donnée par le candidat Jean Marie Michel Mokoko.

7-Amboulou Ondele alias Zulu Bad (Zouloubad)

Ce énième gros bras de Ndenguet est un ancien milicien cobra (décidemment) recruté à la Police et affecté à Pointe-Noire au sein de la Brigade Spéciale d’Intervention Rapide (BSIR). Il est notoirement connu pour avoir ouvert le feu sur des manifestants pacifiques en marge du meeting de l’opposition (IDC-FROCAD) du 27 septembre à Pointe-Noire. Zouloubad est également connu pour avoir usé de méthodes plus que musclées dans l’exécution de l’opération « Mbata Ya Ba Kolo » où l’expulsion de ressortissants de la RDC a été accompagné de mauvais traitements et d’atteintes flagrantes à la dignité humaine.

Cette brochette d’assassins est loin d’être exhaustive. Ndenguet s’est constitué un vivier de miliciens à qui sont attribuées diverses missions pour intimider et affaiblir l’opposition et éliminer ses représentants les plus zélés.

Edo GANGA, brazzanews.fr

SOURCE :

http://www.africa-info.org/afrique/politique/9236-congo-brazzaville-le-dictateur-sassou-nguesso-et-ses-tueurs-a-gage.html

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