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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 11:14
(Congo-Brazzaville) Le déclin congolais

Par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA -

Dans n’importe quelle démocratie au monde, SASSOU n’aurait jamais été élu ni réélu comme Président de la République, noble tâche pour représenter ses concitoyens. Ce dernier a passé son temps à ruser et en plus il n’a pas de résultat depuis, aucun bilan crédible. Doublement, ce dernier est disqualifié et les faits le prouvent encore avec ce énième gouvernement congolais du 30 avril 2016. Le ridicule ne tue pas au sommet de l’état au Congo, car même ceux qui sont impliqués dans le scandale planétaire de Panama papers sont reconduits dans ce gouvernement. La dissimulation des deniers publics va continuer à la barbe de tous les congolais comme si rien ne s’était passé. Jusqu’à ce jour, la justice congolaise qui brille par sa dépendance vis-à-vis de l’exécutif n’a pas encore réagit. Le fera-t-elle un jour ?

En lieu et place de la rupture tant promise, comme tous les serments non assumés depuis des lustres, SASSOU veut faire du neuf avec du vieux et quelques fanatiques aveuglés. Le Congo mérite mieux et nous ne cesserons de le dire. L’on ne peut comprendre que dans la Nouvelle République, que le Premier ministre, Chef du gouvernement, soit flanqué de trois ministres d’état, en quelque sorte trois Premiers ministres bis. L’autorité du Chef du gouvernement vient d’être sapée par son premier acte, celui de la nomination des ministres de son gouvernement. SASSOU est toujours à la manœuvre et il ne fait même plus semblant de s’en cacher tant sa mégalomanie, qui le perdra, a atteint un niveau non encore égalé à ce jour. Au pied du mur, il n’a pu se réformer et c’est un mauvais signal qu’il nous envoie. On prend les mêmes et en recommence, car dans cette république ce qui prime c’est la fidélité au Chef et non l’intérêt général. Les vrais dinosaures, les piliers du pouvoir, les hommes de la tribu, les gardiens du temple, sont là à des postes régaliens. Et le discours de politique générale du Premier ministre sera prononcé devant quelle assemblée ?

Nous aurions tous dit que nous n’attendions rien de ce système. C’est bien là notre erreur, notre tort, car ce monsieur est la tête de notre beau pays, le Congo, qu’il dégrade au jour le jour, d’année en année. Nous assistons à notre propre mort sans réagir devant celui qui a décidé de casser notre bien commun. La démocratie n’est pas la dictature de la majorité mais la prise en compte des aspirations de l’ensemble du peuple.

Au moment où certains pays font le pari de la mondialisation, du numérique, de la génétique, de la robotique, etc., le Congo tel un beau diable se bat encore pour la liberté d’expression, l’accès à l’eau potable, l’accès à l’électricité, l’accès à des soins de qualité, l’accès à une éducation de qualité, la réduction de la pauvreté et de la faim, maux que nombreux pays ayant acquis l’indépendance au XXème siècle comme nous, ont en partie résolus. Pire encore, le Congo n’a pas réussi à garder ses acquis issus de la période de la décolonisation tant le détricoteur est passé par là. L’heure est grave car nous ne nous battons pas contre une dictature, mais contre le temps qui file et les dégâts qui s’accumulent. Ce dernier gouvernement fait de bric et de broc n’est pas là pour nous rassurer. Ce pouvoir nous ressert les vieux plats tel un marmiton sans inspiration ni créativité là où nous sommes en droit d’attendre un repas gastronomique agrémenté de bons vins, tant le Congo est un joyau qui mérité l’excellence. C’est le moment pour les élites congolaises de prendre en main les problèmes difficiles, le destin de notre pays, car c’est de là qu’elles tireront leur légitimité. Ecrire, vociférer ne suffisent plus et montrent ses limites. Changeons de stratégie.

Cette dictature commence sa 33ème année de pouvoir, en espérant que ce soit celle de son chemin de croix qui l’emmènera vers sa perdition avec une crucifixion politique tant le mal qu’elle fait aux congolais est énorme. Nous ne pouvons plus nous permettre de tolérer la médiocrité dans laquelle certains veulent nous enfermer au dépend du mérite. Pendant la deuxième guerre mondiale, c’est une machine qui est venu au bout d’une autre « Enigma » en décodant les messages nazis. C’est un homme qui viendra au bout de cette mafia, car parfois ce sont des personnes que l’on imagine capables de rien qui font les choses que personnes n’auraient imaginé. Et ces personnes ordinaires, c’est vous et moi. Hissons-nous à la hauteur de l’enjeu que l’histoire congolaise nous impose, sinon ce sera le chaos. Pour notre pays, nos enfants et petits-enfants, nous n’avons plus le droit d’échouer.

A nos peines des bombardements dans le Pool, des massacres de la population congolaise, de l’absence de corridor humanitaire dans le Pool, de l’emprisonnement et de la torture des nos camarades, s’ajoute celle de l’absence de vision pour notre pays. Collectivement disons NON et‪#‎SASSOUFIT‬.

C’est Arthur SCHOPENHAUER qui disait : « La difficulté n’est pas de voir ce que personne n’a jamais vu, mais de penser comme personne n’a jamais pensé au sujet de quelque chose que tous voient. »

Au travail citoyens !

—-

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

(Extrait de congo-liberty)

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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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