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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:53

Gabegie, tribalisme et terreur d'Etat! II n'y a de rupture que systémique... le peuple ne s'y était pas trompé: c'est bel et bien allons plus loin dans le " lé dza, lé nwa, lé yiba mbongo ya l'Etat..."

D'Après le griot du Régime François Soudan sur la rupture: "en définitive c'est à une alternance avec lui même qu'est convié Denis Sassou Nguesso. Où aura-t-il la force et la volonté? " La réponse à ce tardif et honteux aveux est claire, cinglante et navrante pour l’auteur de ces lignes et les naïfs qui s’illusionnaient encore. Sauf a comprendre que pour monsieur Soudan la rupture et l'alternance consiste à placer sa femme Arlette Nonault, une quinqua qualifiée de jeune, officiellement au cœur de l’appareil d’Etat, même lui ne peut que constater l'évidence: Monsieur Sassou est congénitalement incapable de changement. Le système Sassou ne peut être autre chose que ce que les congolais subissent depuis quatre décennies. Une indigeste et insupportable dictature clanique, clientéliste et mafieuse.

En catimini et à la hussarde le pouvoir s'est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mars 2016, par le désormais fameux et mondialement connu, african-dictators friendly plébiscite, un coup KO.
Le président sortant a par un prodigieux miracle mathématique et comptable converti ses 8% de voix recueillies en 60 % des suffrages exprimé, par les congolais, en sa faveur.
Un tel score dans n'importe quel contrée de la planète vous assure une tranquillité d'esprit et surtout une incontestable légitimité car reflétant une massive adhésion populaire.

Un coup KO! Pourtant l'on est réduit à quémander et monnayer la reconnaissance d'un fait aussi évident.

Un coup KO! Et pourtant l'on embastille et menace l'arme à la main les soi-disant candidats malheureux battu afin qu'ils reconnaissent ce qui est censé être acté et légitimé. La victoire à 60%, le quinquennat de la rupture et de l'économie?

C’est que malgré tous les roulements de mécaniques et les démonstrations de force brutales, le pouvoir usurpateur réalise qu'il a négligé l'essentiel dans sa volonté de passer en force.
Lorsqu'une nation est en marche vers la démocratie, il n y'a qu'un préalable majeur qui donne le fondement légal : la légitimité populaire sortie des urnes. Et dans le cas de notre pays, en dépit de la volonté de lui imposer un stalinisme à la sauce tropicale, le peuple congolais réclame le respect de sa vo
lonté.

On a beau vociférer, montrer ses muscles, molester, terroriser, torturer, assassiner ça coince.

Ni les congolais, ni la communauté internationale qui hausse le ton, ne sont dupent : le « président sortant » n’est pas le « président élu » mais le « président investi » par la force.
Ce gangstérisme électoral, ne cache pas le fait que nous somme bel et bien dans une crise poste électorale. Et celle ci ne peut se résoudre par une fuite en avant et la reconduction du système laminé par les urnes, mais bien par le dialogue.

Il faut un dialogue qui nous amènerait à l’arrêt des violences dans le Pool et à trouver des solutions pour une gestion démocratique du pays.

La légitimité précède la légalité. Le peuple souverain est le seule qui légitimise et par voie de conséquence permet la légalisation d'un pouvoir par les instruments et les instances dont il s'est librement doté.
Vouloir passer outre comme le pouvoir de Sassou le fait depuis quatre décennies, c'est abolir le peuple et installer la tyrannie. Les faits sont têtus, et toutes les gesticulations guerrières et vociférations sont en la matière, vaines. Denis Sassou Nguesso n’est donc ni le Président de la République du Congo, ni le chef de l’État, mais un simple chef de guerre à la tête d’une milice armée, à l’image de Charles Taylor (Liberia) ou de Foday Sankoh (Sierra Leone) hier. Et à ce type de leadership le peuple a clairement dit Sassouffit le 20 mars 2016, quel que soit le bout par lequel le pouvoir prend les résultats des urnes.

Une république bananière et clanique nous ridiculise aux yeux du monde en s'enfermant dans un vain jusqu’au-boutisme. On ressort de la naphtaline un apparatchik faillitocrate, Clément Mouamba, pour encadrer le casting des écuries de la marmaille présidentielle : Coco(Claudia) Kiki(Christel denis) et Gaya(Edgard) Nguesso. Laissez, les enfants s’amusent c'est la rupture!

"Gouvernement ya ndzala" (Justin Lekoundzou)

On est tellement dans la rupture qu'on reconduit plus de 75 % d’une équipe dont les logiques et le bilan ont été laminés par le vote des congolais. Petits bricolages familiaux, on déplace le désormais trop sulfureux Ondongo pour ses casseroles portugaises et latino américaines des finances pour le remplacer par un membre de l’écurie mafieuse de la SNPC, dirigé par kiki le pétrolier, dont la réputation de bon gestionnaire et de transparence n'est plus à démontrer (Panama Papers…). Et après l'ambassadeur exhibitionniste, voici l’entrée fracassante au gouvernement d’un autre pornocrate dont les seules compétences sembles être ses exploits étalés sur la toile et sa capacité à organiser de joyeuses bamboula. Bravo!
Encore heureux qu’on ne nous ai pas vendu le changement ou la révolution , on aurait eu droit à encore pire parce qu’a part la rupture d’avec le bon sens, l’honneur et ne parlons pas de la morale…Nous sommes bien en OYOCRATIE décadente.

Combien de temps durera cette drôlerie quand le pays paralysé ne compte plus les nuits blanches d'angoisse et les jours stressants? Quand nos partenaires et toute notre économie suffoque sous le poids de l'incertitude, de l’attentisme, du racket organisé, pris à la gorge d'une conjoncture fatale.

Donc, allons plus loin avec l'endettement à outrance de la Chineafrique. Allons plus loin avec le clientélisme opaque et mafieux de la Françafrique de Jean-Louis Borloo, Yamina Benguigui, Cecilia Attias(ex-Sarkozy) et consorts...venus jouer les cautions morales de Mister 8% en échange du financement de leur marottes personnelles : Le forum des femmes francophones que Benguigui peine à faire vivre, le forum Build Africa que Monsieur Attias a réussi à refourguer au père Sassou en mal de communication ( il cherche désespérément des événements pouvant redorer sa désastreuse image) et l'appui du dictateur pour son agence d'électrification de l'Afrique pour l'ami Jean-Louis. De l’humanisme à peu de frais sur le dos des congolais...
L'argent n'a pas d'odeur, surtout pas celui du pétrole congolais...le tout pendant que des enfants, des vieillards et des femmes sont bombardés dans le pool, que le sang des congolais coule à flot...après tout quelques nègres de moins et vous savez ces gens là…

On a inoculé le germe de la peur, pour que tout le monde se taise, alors qu’au moins 92% de gens ne sont pas content de la manière dont le pays est géré.

On pourchasse, rafle, emprisonne, torture et bombarde à l'arme lourde et hélicoptères de combat une partie du peuple censé vous avoir plébiscité. Donc on se dit dés lors problème réglé. Et bien non, il n'y a pas de paix, le pays s'est crispé. Le tempo de terreur qu’imposent le pouvoir et le fait du prince bloque tout.

Mais nous le redisons haut et fort, il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde. La puissance du peuple dépasse la puissance des armes et il y'a une réelle possibilité de paix des cœurs et des esprits si nous avons le leadership qui convient.
Un leadership en prise avec le peuple. Non pas l'homme providentiel que l'on nous vend, mais l'homme que les autres admirent, regardent comme un modèle et qui est capable de conduire une collectivité nationale...Il ne s'agit pas du pouvoir personnel de quelqu'un qui gère le pays comme il veut, s'accapare des ressources du pays avec son clan comme il veut...mais un leader qui a le soucis du vivre ensemble, du peuple, de tout le peuple congolais.

Déterminé à faire valoir les droits et la voix du peuple confisqués, personne ne nous amènera à reconnaître une élection que l’on conteste même si on cherche à nous affamer par un siège digne du Moyen-âge. Ce ne sont clairement pas ce genre de manœuvre qui vont résoudre les problèmes de fond du Congo. Nous contestons les résultats de l’élection présidentielle car ils ne sont pas conformes à la réalité des urnes. Non partisans de la violence nous déplorons la chape de peur qui s’est abattue sur le Congo. Mais ce n’est pas parce qu’on contrôle l’armée et la police qu’on peut diriger sereinement un pays.

" Il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde… Je suis serein. Comme l’ont montré mes actions passées, j’ai toujours été opposé à la violence et je suis sûr qu’on peut construire l’avenir du Congo sans le recours aux armes."

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