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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:08
François Hollande, soutien complice des dictateurs africains

Par Olivier MOUEBARA -

François Hollande est ainsi fait. Que ce soit dans sa vie privée ou politique, « monsieur petites blagues » a toujours eu du mal à trancher. Cette fois-ci, sa blague de soutenir les dictateurs africains ne passe pas.

Elu par défaut grâce au rejet suscité par Sarkozy, François Hollande a fait voler en éclats tous les espoirs portés par son élection.

A un an de la fin de son mandat, le capitaine de pédalo a trahi les 60 engagements de sa campagne.

Conditionnant sa candidature à l’inversion de la courbe du chômage, monsieur Fraise des bois s’est tiré une balle dans le pied. Il nous tarde de le voir quitter le pouvoir, chasser de l’Elysée tel un félon qui n’aura récolté que ce qu’il aura semé.

Avec François Hollande, la parole publique a perdu toute crédibilité. L’engagement 58 de son programme n’était qu’une diversion pour se moquer des sans dents africains.

En s’engageant de « rompre avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité », il a fait l’inverse tout au long de son quinquennat.

Depuis son arrivée à l’Elysée, son ami dictateur Alpha Condé de Guinée dort paisiblement.

Mahamadou Issoufou du Niger peut jeter en prison son adversaire, le torturer, trafiquer les élections, il reçoit une chaleureuse lettre de félicitations du président français.

Idriss Déby Itno peut bafouer le suffrage des tchadiens, il trouve grâce auprès du compagnon de Julie Gayet, au nom d’un hypothétique soutien de ce dictateur contre Daech.

Sassou-Nguesso qui ne respecte aucun serment est encouragé par François Hollande de modifier une Constitution que ce dictateur avait juré de respecter. Largement rejeté par le peuple après avoir inversé le vote des congolais, les bombardements qui se déroulent dans le Pool ne suscitent aucune réaction de l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste.

Le soutien complice de François Hollande et de son gouvernement aux dictateurs africains montre les limites de leur réflexion sur notre continent. Les slogans et les incantations ne suffisent plus. La France a tout à gagner à encourager l’arrivée d’une nouvelle génération sur la scène politique africaine. Prétendre que seuls ces tyrans peuvent garantir leurs intérêts ou ce qu’il en reste en Afrique, est une aberration.

Alors que la soif des africains pour la liberté, l’autodétermination, la démocratie, l’initiative est palpable, maintenir les africains dans des schémas caducs et désuets de l’asservissement, des dictatures et du néocolonialisme, conduit à des frustrations susceptibles d’être incontrôlables.

Il n’est pas trop tard pour François Hollande et son gouvernement de changer de braquet. Tous les peuples ont le droit de choisir librement leurs dirigeants. Les principes démocratiques ne doivent pas être à la carte encore moins à géométrie variable.

Pourquoi condamner avec véhémence Bachar El Assad et épargner le dictateur Sassou-Nguesso? Quelle différence y a t-il entre bombarder Alep et la région du Pool?

Léa Salamé qui conduit sans permis et sans assurance automobile aurait dû poser cette question à François Hollande lors de l’émission Dialogues citoyens du 14 avril dernier sur France 2. En l’escamotant volontairement, cette séquence nous a fait penser à L’ORTF. Alors que nous avons écrit en masse pour ne pas que cette chaîne fasse l’impasse sur le Congo, la Syrie a été privilégiée à notre pays. La censure a encore de beaux jours devant elle.

La France est un frein au développement de l’Afrique. Capitale de l’Afrique noire francophone, elle tire les ficelles, encourage la mafia, soutien les dictateurs, maintien le franc CFA, alors qu’elle a abandonné le franc français pour l’Euro.

Las de vivre dans un pays qui ne nous reconnaît pas à notre juste valeur, diplômés et formés, nous voulons mettre nos compétences au profit de nos pays respectifs. Quoi qu’il en soit, notre soif de liberté et de libération reste intacte. Se débarrasser des dictateurs africains et de la tutelle française est notre combat. Le cul entre deux chaises, nous en avons assez de vivre un exil contraint et forcé.

A moins d’un miracle, François Hollande est plus près de la sortie que de la réélection. Même en descendant dans les bas-fonds des sondages, il n’est pas certain de trouver le pétrole congolais. Le dictateur Sassou-nguesso a tout volé pour arroser les mafieux qui l’ont poussé à changer d’avis, piétinant ainsi son discours de Dakar de novembre 2014.

« Si les africains ne sont pas assez rentrés dans l’histoire », l’histoire retiendra le soutien de François Hollande aux dictateurs africains. Lui président est leur caution morale et politique. Une tâche de sang de son quinquennat.

L’Observateur Paalaga qui a le sens de la formule assassine n’a pas hésité à tirer à vue sur François Hollande: « Il y a des soutiens et des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux ».

Conscients de votre inconséquence et de votre soutien actif aux dictateurs africains, le vote de toutes les diasporas pèsera pour vous faire perdre en 2017.

Ne baissons pas les bras. Unis, nous vaincrons. Divisés renforcera le maintien des dictateurs au pouvoir en Afrique. Notre aspiration à la liberté et à la démocratie ne doit pas être étouffée par les velléités de François Hollande, des tyrans, des tricheurs, des dictateurs, des voleurs éhontés et de quelques mafieux de la France à fric. Tous seront balayés par notre volonté d’émancipation et de liberté.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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