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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:58
(Congo-Brazzaville) LE BANQUEROUTIER CLEMENT MOUAMBA : 1er ministre de pacotille du dictateur Sassou-Nguesso

Par Mingwa BIANGO -

Sassou-Nguesso et Clément Mouamba en juin 2015 à Brazzaville

En nommant 1er ministre son ami, l’économiste Clément MOUAMBA (73 ans), le dictateur et président autoproclamé Sassou-Nguesso, en diabolique marchand d’illusions, tente de recycler perpétuellement ses vieilles chimères en voulant donner de la cohérence à son discours d’investiture du 16 avril 2016. Sans la moindre gêne, il déclarait vouloir mettre tout en œuvre pour lutter contre le chômage, qu’il n’a pu juguler en 32 années de règne sans partage, avec un baril de pétrole à plus de 100 dollars, et qui n’oscille depuis plusieurs mois qu’autour de 30 dollars.

Qui est Clément MOUAMBA ?

Pour les Congolais, Clément MOUAMBA est d’abord un banqueroutier. Directeur Général Président de la Banque Commerciale Congolaise (BCC), celle qui fut la plus grande banque congolaise sous le précédent règne de Sassou-Nguesso (1979-1991) fit faillite sous l’autorité du nouveau 1er ministre congolais qui cumulait à l’époque le poste de conseiller économique à la présidence. Le début d’autopsie, que fit la Conférence Nationale Souveraine en 1991, de cette institution bancaire mit en exergue la gestion hasardeuse et chaotique de Clément MOUAMBA, qui ne refusait rien à la clientèle du pouvoir de l’époque.

Malgré son passif, tel un phénix, cet ancien apparatchik du parti unique (PCT) rebondit comme ministre des finances du président Pascal LISSOUBA élu démocratiquement le 31 aout 1992 à la stupéfaction générale de ses partisans. Le président Pascal LISSOUBA crut naïvement que Clément MOUAMBA, originaire du département de la Lekoumou, l’un de ses fiefs électoraux, lui apporterait à une période où le pays était en cessation de paiement, la connaissance nécessaire des circuits financiers mafieux de l’ancien régime… en vain ! Ces derniers étaient verrouillés par un certain Loïk Le Flock Prigent, PDG d’ELF Aquitaine… !

Après des bons et loyaux services, Pascal Lissouba néanmoins lui fit bénéficier d’un parachute doré en le mettant à la disposition de la Banque Africaine des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), où il officia comme président de l’Office monétaire d’Afrique centrale (OMAC), et conseiller spécial du Gouverneur de la Banque ; jusqu’à sa retraite.

Trahir Pascal Lissouba pour se réconcilier avec Sassou-Nguesso.

De son exil confortable à Yaoundé, pour revenir en grâce auprès du monarque, Clément MOUAMBA devait donner un signal fort. Il accepta de trahir ceux qu’il avait servis, et l’occasion lui en a été donnée lors du procès qui condamna par contumace, le 28 décembre 2001, le président Pascal Lissouba à 30 ans de travaux forcés pour haute trahison avec une amende de 25 milliards FCFA (37 millions d’euros) dans l’affaire du contrat pétrolier entre le gouvernement congolais avec la société américaine OXY. Dans ce même procès, MM. Benoit Koukébéné et Nguila Moungounga Nkombo respectivement ministre du Pétrole et des finances furent condamnés par contumace à 20 ans de travaux forcés. Le rôle de Clément Mouamba qui était ministre de l’Economie dans le gouvernement qui signa cet accord pétrolier, fut d’accréditer la thèse du pouvoir dans ce procès stalinien, selon laquelle le professeur pascal Lissouba et ses ministres précédemment cités, avaient bien détourné une partie des 150 millions de dollars dudit contrat, malgré ses mises en garde.

Une ordonnance de non-lieu fut prononcée pour disculper Clément Mouamba, ainsi qu’une certaine Madame Claudine Munari à l’époque des faits, ministre et directrice du cabinet du président condamné.

Un pouvoir et son prétendu 1er Ministre dans un cul-de-sac

Clément MOUAMBA, au sortir du prétendu dialogue de Sibiti, aurait eu une once de légitimité en acceptant ce poste. Sassou Nguesso n’avait pas accompli sa forfaiture référendaire, ni son holdup électoral du 20 mars dernier et encore moins ses crimes contre l’humanité en bombardant les populations civiles du Pool, ni les assassinats et les arrestations arbitraires. Alors qu’est-ce qui a bien pu pousser ce retraité paisible à emprunter cette fonction à hauts risques qui vient de lui être offerte ?

Denis Sassou Nguesso, restera un dictateur-président non-reconnu pas la Communauté internationale (la récente réunion de la COP 21 à New-York le 22 avril dernier lui a été interdite). Clément MOUAMBA ne pourra en aucun cas être un 1er Ministre accepté et reconnu par cette même Communauté ; sauf à Pékin, Moscou, NDjamena et Bujumbura. Quelles que soient les personnalités qu’il décidera de nommer aux Finances, au Pétrole, aux Forêts, à la Défense et à l’Intérieur, le véritable ministre en restera Denis Sassou-Nguesso. Que l’on ne vienne pas nous faire croire que le nouveau 1er Ministre pourra nettoyer les écuries d’Augias. Il ne pourra même pas s’en approcher et encore moins demander des comptes à un Denis Christel Sassou-Nguesso, ni même à un Willy Etoka ou à un Lucien Ebata.

De plus, dès la nomination de son Gouvernement promulguée, Clément MOUAMBA pourra être tenu responsable des exactions qui seront commises dans le Pool ou dans toute autre partie du territoire congolais. Ces charges n’auront rien à voir avec ce qui pouvait lui être reproché par le passé.

S’il s’était tiré une balle dans la tête, ou dans le pied, cela aurait été d’un même effet que cette acceptation à la Primature de cette présidence fantoche. Ces deux compères semblent bien, tous deux, avoir complètement perdu la raison que normalement leur confère leur même âge !

Clément MOUAMBA contre Tsaty-Mabiala : UPADS contre UPADS.

Bien que le dictateur Sassou-Nguesso ait volé la victoire du peuple en s’autoproclamant président de la République, l’un des enseignements de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 est le rejet total de Pascal Tsaty-Mabiala dans les fiefs électoraux de l’UPADS fondé par Pascal Lissouba.

En effet, les électeurs de ces contrées ont massivement voté pour le Général Mokoko, lassés disent-ils, des trahisons et de l’incapacité notoire à s’entendre des dirigeants politiques qui se réclament du Lissoubisme.

Ayant marginalisé tous les acteurs historiques de l’UPADS avec le soutien de Sassou-Nguesso par le biais de Pascal Ngamassa (cousin de Lissouba), l’actuel secrétaire général de ce parti Tsaty-Mabiala se retrouve seul contre tous, avec pour adversaire toute la nébuleuse du CAP de MM. Itadi, Mounkouenke, Tamba-Tamba, Tsaty-Mboungou… sans oublier l’actuel 1er ministre Clément Mouamba avec qui la rupture de bancs est totale.

TSATY MABIALA piégé par son excès de zèle.

L’excès de zèle de Tsaty-Mabiala l’a conduit à reconnaitre la victoire de Sassou-Nguesso, tout en appelant ses militants à s’armer pour les élections législatives futures ; ce qui a fini par le décrédibiliser. Sauf que le dictateur Sassou-Nguesso à ces prochains scrutins voudra renforcer politiquement son allié Clément Mouamba à qui, il attribuera les postes de députés ; puisque ceux-ci sont nommés et non élus. Il est fort à parier que Tsaty-Mabiala perdra son mandat de député de Loudima aux prochaines législatives, comme ce fut le cas aux dernières pour MM. Mounkoueke et Tamba-Tamba.

Clément Mouamba aura non seulement la main sur les nominations politiques, mais aussi sur celles de l’administration civile et militaire. Entre l’UPADS de Tsaty-Mabiala qui deviendra rapidement une coquille vide, les traitres du Grand Niari et les transfuges de l’UPADS rallieront à la vitesse de l’éclair la galaxie sassouiste de l’actuel 1er ministre.

En 2017, l’UPADS entrera dans sa phase de naufrage définitif…

Pauvre Pascal LISSOUBA !

Pauvre Congo !

Par Mingwa BIANGO

(Extrait de congo-liberty)

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