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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 06:32
Congo-Brazzaville : Devant le mal, le silence est soit coupable, soit complice

22/04/2016 00:22:04: FACEBOOK : Lu sur le mur du MPC :

DEVANT LE MAL, LE SILENCE EST SOIT COUPABLE SOIT COMPLICE.

Le Pool toujours seul face à son Destin, le voila une fois encore victime de la brutalité d'un état clanique et tribaliste, une fois encore le peuple Koongo doit se remettre à sa résilience mythique, Nsilulu.

Flegmatique et debout parce que sachant d’expérience que peu attendre des autres, car ce n'est pas la première agression dont il est victime de la part de l’État tribalisé, depuis l'arrivé du PCT à son sommet.

Depuis, la stigmatisation et l'oppression permanente contre le peuple Koongo par l’État tribaliste incarné par le PCT, que Diawara déjà désignait par l'Oligarchie, Bureaucratique, Militaire et Tribale, en sigle OBUMITRI, actuellement toujours au pouvoir, continuent à être une plaie béante à l’émergence de la Nation Congolaise, parce qu'à chaque massacre la liste de martyrs continue à s'allonger creusant davantage le fossé de la réconciliation.

Et puis, le modèle inique d'une nation dominée par une ethnie devant les autres peuples et ethnies du Congo, que cette Dictature tribale tente d'imposer par l'usage de la force, a toujours buté sur l’éthique du peuple Koongo, pour qui seul Dieu est grand, d’où les différents pogroms contre lui depuis 44 ans pour le soumettre ou l’éradiquer, 1972 et 1977 tentatives par le haut, l’éradication programmée des cadres Koongo pour vassaliser le peuple écartelé dépourvu de Leadership, 1997-2000 et encours nettoyage ethnique pour déplacer la balance démographique et corrompre son vivier culturel.

La recherche effrénée d'une légitimité historique par cette Dictature et son Dictateur, est au centre de ces crimes de masses, incapable d'effacer la mémoire, ni d'égalé, la contribution glorieuse de ce peuple millénaire, datant du Royaume Kongo, digne héritier de Mbiemo, Mabiala Ma Nganga, Bueta Mbongo, Matsoua...

Badigeonner les rues et les monuments à votre nom, ne ferait jamais de vous un grand homme. Ce complexe de légitimité, ce traduit par des comportements ostentatoires au quotidien, par les excès, l'absence d’éthique, l’intolérance, le besoin constant de reconnaissance, qui sont le désarrois de celui qui veut Paraître, face à celui qui Est,

La banalisation de la vie d'un Koongo au Congo tient de l'absence d'empathie du moins de la passivité complice des autres groupes ethniques face aux multiples drames que vie ce peuple, le silence assourdissant d'aujourd'hui ressemble à celui de 1977, à celui de 1997 à 2002, le même silence qui a couvert les crimes crapuleux pendant la Conférence Nationale de 1991, l'absence de solidarité dans les épreuves taraude la cohabitation des groupes ethniques car c'est dans le malheur que se lie les grandes amitiés, il est difficile de parler à l'unisson quand c'est toujours les mêmes qui payent la note avec leurs vie.

Que dire de ce qu'il faut appeler l'Opposition, devant ce drame d'un peuple à peine vaillamment courtiser pour son suffrage, entre ceux qui louchent et continuent de débattre des suites d'une élection, même mal organisée, mais définitivement forclose, et qui au demeurant, au vu des résultats indépendants, ne désigne aucun vainqueur.

Ceux qui masquant à peine leur détachement face à ce génocide choisissent de ce réfugier derrière des battages médiatiques plus à leur gloire, pour commenter des soutiens éphémères de la très bonne communauté internationale, qui n'assiste pas impuissante au premier génocide au Congo, les procédures contres les disparitions du beach et les meurtres de la guerre civile de 1997 écument encore les tiroirs des tribunaux de cette bonne communauté depuis presque 18 ans, et pourquoi donner la priorité au Congo et pas au Burundi. Et que dire, de ceux qui dans des déclarations à peine voilées, pousseraient le toupet jusqu'à accuser des fils du Pool d'en être l'origine.

Non personne ne viendra au secours du peuple Koongo sauf Vous, si seulement vous le vouliez, alors cessez d'utiliser la courtoisie diplomatique comme un soutien pour enfariner des populations désœuvrer qui ont crus en vous et qu'au lieu de galvaniser vous affaiblissez sournoisement.

Cette course aux déclarations de principe de cette bonne communauté internationale est-elle une traduction de votre impuissance à combattre cette Dictature ou masque-t-elle une convergence idéologique avec ceux qui tuent et violent, Nous ne sommes pas dupe.

Convertis opportunément à la non violence, c'est digne de vous, mais on vous rappelle que Gandhi s'est opposé à une puissance encore plus forte sans armes.

Est-ce la grande ambition de cette Opposition que de conduire un peuple de soumis ou assistons nous à un discours biaisé qui voudrait changer le calife mais conserver le système.

Quel esprit savant n'a pas encore compris que la priorité n'est pas la course aux élections dans l'oppression mais de réunir les conditions d'un suffrage libre et équitable qui passe donc par le combat contre la Dictature et son Dictateur.

Le peuple Koongo attend la levé de vos colonnes pour rejoindre les siennes, sinon gardez vos larmes les nôtres nous suffisent.

Que dire de ce principe creux utilisé en dérision pour empêcher le supplicié de pleurer et aux mort de mourir, l'Unité Nationale, refuge de tout les intellectualistes.

Comme on l'a dit en amont, le Congo demeure une cohabitation de peuples et d'ethnies avec beaucoup en commun mais sans liens concertés pour former une communauté de destin, qui serait les prémices d'une nation.

Oui, que ça serait toujours choquant de rappeler l’indifférence affiché par les quartiers nord de Brazzaville quand les quartiers sud boivent la tasse, aucun concert de marmites nul part sur le reste du territoire pour marquer une solidarité même pacifique, l'absence total d'actions militantes dans les supposés bastions des autres leaders de cette opposition, qui illustre bien la logique tribale en dernier choix.

Oui, on ne désespère pas de vous voir bientôt, après que les cadavres aient disparus, se revendiquer protecteur du Pool,
Non l'Unité Nationale n'existe que dans certains imaginaires et chez ceux qui pillent la richesse commune, votre abstinence d'hier et d'aujourd'hui face à la souffrance de ce peuple l'atteste.

Le peuple Kongo n'est plus dupe de vos postures refuges, épris naturellement de liberté, il a toujours été en tête contre le totalitarisme et l'arbitraire, mais cela avait un sens si ce désir était partagé par les autres peuples et ethnies du Congo.

Comme le montre cette dernière agression, au-delà des discours le courage n'est pas à la porté de tout le monde, il lui revient dorénavant de s'assurer que cette barbarie est une de trop, car comme le disait Marcel Tsourou, On ne peut pas vivre tout le temps dans la peur.

Le spectre Kongo dépasse largement le théâtre Congolais, la question de la poursuite de l'appartenance de ce peuple dans le foyer congolais est dorénavant posée car il ne saurait être l'exutoire permanent, quand la structure de l'organisation d'un État est une discussion continue dans une démocratie, pas besoin d’être un initié pour constater que la centralisation du pouvoir au Congo n'a engendré que des Dictatures et des Dictateurs.

Même l’emprisonnement de notre fils Modeste Boukadia qu'on veut faire taire, ne saurait éludé cette question devenue pressente entre une fédération des peuples ou une séparation, parce que les alliances forcées ne participent pas à l’émancipation des peuples et sont la cause du dénivellement générale la ou certains peuples pouvaient exceller par le mérite.

Cette notion est connue de cette Dictature et son Dictateur, qui constatent en silence l’échec de sa politique du développement ségrégationniste sur une base tribale, et malgré les Collabos du pool, les mpasi bala ba dia, aucune légitimité lui serait reconnu.

Ntumi est un digne fils du peuple Koongo mais n'est pas le Kongo, même sa mort qui vous obsède, s'il devait arriver, ne changera rien, rendez-nous d'abords les restes de nos martyrs de, 1970, 1972, 1975, 1977, 1997-2002.

Le débat pour un avenir commun est d'ordre institutionnel, il ne saurait avoir d’élections libres dans une Dictature ni de légitimité sans le suffrage universel.

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