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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 17:19
(Congo-Brazza) Appel à l'éveil de la conscience nationale du peuple congolais

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs, l’heure est grave !

Oui très grave ! Elle est non seulement grave pour le Congo-Brazzaville, mais aussi pour son Peuple, car elle appelle à une véritable prise de conscience au niveau national.

En effet, combien de temps va-t-on encore attendre ou accepter que Monsieur Denis Sassou-Nguesso, non pourvu de l’onction du Peuple Congolais pour la présidentielle du 20 mars 2016, en dépit des moyens de l’Etat utilisés par ce dernier, puisse impunément demeurer au pouvoir ?

Comme vous le savez, le Premier Secrétaire du PCT, Monsieur Pierre Ngolo, en cherchant à défendre l’indéfendable, est venu confirmer que l’ancien président de la République, Monsieur Denis Sassou-Nguesso, n’a pas obtenu plus de 60% des suffrages exprimés au premier tour, car il a été battu dans le département du Pool, à Pointe-Noire, dans les trois départements du grand Niari ainsi qu’à Brazzaville.

Quand on sait que tous ces départements représentent, à eux seuls, plus de 70% de la population congolaise, on peut alors se poser la question suivante : par quel calcul algébrique, son mentor a pu obtenir plus de 60% dès le premier tour de la Présidentielle. En principe, au vu des résultats énoncés par le Secrétaire Général du PCT, on peut conclure que, ses calculs défient toutes les lois de la mathématique.

Faut-il rappeler que le peuple congolais, aiguillonné par son opposition, après avoir refusé le pseudo referendum constitutionnel de Monsieur Denis Sassou Nguesso, a réussi à mettre en échec le plan machiavélique de ce dernier, tendant à pérenniser son pouvoir à la tête de l’Etat congolais.

Monsieur Denis Sassou Nguesso, qui n’a jamais gagné une élection, cherche à faire taire, de quelle que manière que ce soit, toutes les velléités de contestation, en intimidant, en confisquant tous les médias de l’Etat, en optant pour le bombardement des populations civiles sans défense, dans les pays de Mpangalas (Kindamba, Vindza, Mayama, Mpangala), ainsi qu’à Soumouna (où se trouve monsieur Fréderic Bitsangou alias le pasteur Ntoumi), au séminaire de Mbamou d’où sont sortis de nombreux cadres , prêtres, évêques et archevêques comme le cardinal Emile BIAYENDA, Monseigneur Barthélémy BATANTOU, Monseigneur Ernest NKOMBO, Monseigneur Hervé ITOUA, Monseigneur Anatole MILANDOU, Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, le Père Didace MALANDA, l’Abbé Dominique KIMBEMBO, pour ne citer que quelques uns.

Même Goma Tsé-tsé, village mythique et chargé d’histoire où vivait Monseigneur Auguste NKOUNKOU, n’a pas été épargné par les bombardements des hélicoptères de combat des Forces Armées Congolaises.

Malgré les nombreux enfants de moins de douze ans, de femmes et d’hommes qui sont victimes des atrocités qu’on peut qualifier de génocide, force est de constater la totale indifférence de la communauté internationale.

Il n’est plus permis de rêver d’une quelconque ingérence humanitaire dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville, à la suite des bombardements perpétrés dans cette région par le pouvoir sanguinaire et arbitraire de Monsieur Denis Sassou Nguesso sèchement battu et éliminé dès le premier tour du scrutin présidentiel du 20 mars 2016.

A dire vrai, l’heure n’est plus de pleurnicher ni de compter sur qui que ce soit encore, moins encore sur la prétendue communauté internationale, qui n’intervient ou n’existe que lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des grandes nations qui la constituent.

Ce n’est pas parce que le Congo-Brazzaville est une ex-colonie de la République Française que les Congolaises et les Congolais doivent toujours faire recours à cette dernière lorsque leur pays est confronté à de graves crises politiques.

Mes chers Compatriotes, ne soyons pas naïfs. En effet, chaque fois que la France est intervenue au Congo-Brazzaville, cela a toujours été dans le but de préserver ses intérêts et non dans le but de défendre les Congolais encore moins pour assurer la paix dans notre pays.

Vous vous souviendrez que bien qu’Elu au suffrage universel direct et ce, à la suite d’une véritable élection libre et transparente organisée au mois de juillet 1992, le président Pascal LISSOUBA a été contraint et forcé de quitter le pays en octobre 1997, à la suite d’un coup d’état de Monsieur Denis Sassou Nguesso soutenu par les forces angolaises ayant notamment bénéficié de fait de l’approbation ou du soutien du président français de l’époque, Monsieur Jacques Chirac.

Lors de ce coup d’état ayant conduit à la destitution du président Pascal Lissouba, un président jouissant de la légitimité populaire, de par son élection libre et transparente reconnue comme telle par toute la classe politique congolaise, la soi-disant communauté internationale n’avait pas été visible.

Comme dirait l’un des pères fondateurs de la république du Congo, le premier président du Congo-Brazzaville, le président-abbé Fulbert YOULOU, « il nous revient de tenir compte plus que jamais de la situation politique de l’heure. Et cette situation doit être minutieusement analysée. C’est votre rôle. C’est urgent. C’est d’autant plus urgent qu’il est urgent d’empêcher ce qui doit être empêché. Cette analyse doit se faire sans passion et sans parti pris. Cette analyse doit être objective. »

Combien de temps peut-on encore fermer les yeux devant cette bestialité primitive orchestrée par un général qui extermine son peuple en toute impunité ?

Combien de vies devons-nous encore perdre pour que la communauté internationale, la France viennent assister le Peuple du Congo abusé, martyrisé, piétiné, avili, déshonoré et qui est complètement noyé dans un océan de larmes ?

Est-il légitimement et humainement permis de reconnaître un pouvoir qui viole toutes les conventions internationales qu’il a ratifiées, qui a entaché sciemment l’élection présidentielle du 20 mars 2016 afin de falsifier les résultats ?

Pourquoi le peuple Congolais doit-il être condamné au mépris ou à une sorte de damnation perpétuelle tout simplement pour cause de richesses que recouvre son sous-sol ? Toutes ces interrogations nous invitent à construire une véritable résistance pour aboutir à un véritable changement systémique au Congo-Brazzaville.

Les bombardements des populations de la région du Pool sont inacceptables, le génocide programmé et planifié dont cette région est victime doit être dénoncé et sévèrement condamné d’autant plus qu’il avait été clairement préparé puisque l’ancien président de la République monsieur Denis Sassou-Nguesso s’était illustré à Kinkala aux populations de cette localité sous forme de menaces à peine voilées déclarant :

« quand on ne s’est jamais blessé à la langue, on ne connait pas le goût du sang ».

En s’exprimant en ces termes, Monsieur Denis Sassou Nguesso faisait implicitement allusion aux massacres de plus de 353 disparus du Beach de Brazzaville, à la guerre dans la région du pool en 1998 et dans un passé lointain à l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda, des condamnés injustement exécutés du tribunal d’exception à l’occasion de l’assassinat de Marien Ngouabi, et que sont : « l’ancien Président de la république Alphonse Massamba-Debat, le capitaine Kikadidi , Ndoudi-Nganga, Samba-Dia Nkoumbi, Mizélé, Nkandza » , la liste est loin d’être exhaustive sur le fleuve de sang qui l’a fait couler au Pool et dans toutes les régions du Congo.

Depuis longtemps, le peuple Congolais le sait que Monsieur Denis Sassou Nguesso est viscéralement un tribaliste envers les populations sud du Congo-Brazzaville. Son combat politique a toujours consisté à éliminer l’homme politique qui paraîtrait à ses yeux un sérieux concurrent.

Monsieur Denis Sassou Nguesso est le type même de l’homme politique africain non patriote, manipulable, choisi, protégé par les anciennes puissances coloniales à l’effet de mieux diviser, opposer les Africains, de mieux les affaiblir et par voie de conséquence de mieux, sur fond de crises internes meurtrières et fratricides les détourner des intérêts supérieurs de leurs nations.

L’homme est choisi et protégé parce qu’il est plus malin qu’intelligent et son intelligence maligne ne lui sert qu’à tuer, éliminer ses adversaires notamment ceux qui sont mieux placés pour lui succéder, violer, bafouer les intérêts de ceux qui sont censés être ses compatriotes et qui, malheureusement ne le sont pas et ne le deviendront jamais par manque d’intelligence et de vision de l’homme méchant qu’il est.

D’où, entre autres, la malédiction de sa progéniture comme cela est de même pour tous les dictateurs sans intelligence et sans vision.

Si les droits humains ou les droits de l’Homme et du citoyen sont scrupuleusement garantis entre les grandes composantes de ce qu’on appelle soi-disant la communauté internationale, à l’occasion des conflits qui peuvent naître ici et là, à l’échelle planétaire, ceux-ci deviennent chimères et cauchemars lorsqu’il s’agit des crises qui surgissent dans des pays d’Afrique noire en raison des ressources naturelles comme le pétrole que recouvrent leurs sous-sols.

C’est dire que, la libération et surtout l’indépendance des nations africaines et en particulier celles du Congo-Brazzaville, l’instauration d’un ordre juridico-institutionnel reconnu par tous les fils et filles de la Nation Africaine viendraient de nous-mêmes et non de la tenue des réunions ou conférences dites internationales organisées ici et là à l’échelle mondiale.

Au Congo-Brazzaville, s’est instaurée depuis plusieurs décennies une dictature qui ne dit pas son nom et qui est savamment maintenue, entretenue par des puissances étrangères qui, de nos jours et contrairement aux années 1950 agissent malignement derrière des firmes internationales.

Les crises, les conflits qui opposent les Africains et plus particulièrement les Congolais doivent être résolus par eux-mêmes.

Par le passé, nos anciens, à l’instar de Mabiala Mâ Nganga, Bueta Mbongo, Simon Kimbangu, André Grenard Matsoua, Mâ Ngunga ont su s’organiser pour dénoncer et lutter contre les injustices instituées par le colonisateur français et belge sur le sol congolais. Les moyens qui étaient les leurs n’étaient pas plus sophistiqués que ceux des nôtres aujourd’hui.

Certes aujourd’hui, la tâche paraît beaucoup plus complexe puisque l’ennemi de la nation n’est plus directement le colonisateur. L’ennemi de la nation est aussi malheureusement fils de la nation et qui, en raison d’une vision trop courte qui le caractérise et essentiellement tournée vers des maudits intérêts matériels teintés, entre autres, d’une certaine avidité quant aux honneurs de représentations nationales, n’hésite guère à jouer le jeu de l’ancien colonisateur.

La situation actuelle est d’autant plus complexe que, le fils de la nation qui s’est notoirement illustré en traître et valet local des puissances étrangères, est aussi lourdement armé par celles-ci jouissant ainsi grandement du pouvoir de donner la mort sans qu’il soit inquiété, de quelle que manière que ce soit.

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs et Chers combattants de la liberté, nous avons, plus que tout, le devoir de sauver notre pays, le Congo-Brazzaville, de le soustraire des forces occultes d’exploitation de l’homme par l’homme. Pour cela, nous devons créer toutes les conditions nécessaires qui devront aboutir à la libération du Congo-Brazzaville. Etant entendu qu’aucun mouvement de libération nationale ne pourra effectivement parvenir à ses fins, si nous nous abstenons à observer avec sagesse et intelligence, ce que nous avons été par le passé.

Il nous sera difficile d’aller de l’avant, si nous ne nous accordons pas le temps de la réflexion. Celui d’une analyse sérieuse et responsable de nos faiblesses et surtout de nos atouts qui sont notamment susceptibles de nous faire rassembler, au-delà de nos différences ethniques, philosophiques et politiques pour créer une dynamique de développement et de conscience à l’échelle nationale.

Sur ce point, s’y atteler, c’est donc donner la place à l’histoire plus précisément à notre histoire, celle des femmes et des hommes qui, pour l’amour du Congo-Brazzaville n’ont pas hésité, en leur temps à se lancer dans le combat du respect et de la défense des libertés fondamentales.

Soyons donc imaginatifs, courageux et prêts à aller au combat de la liberté et de la délivrance de notre pays des mains des traîtres qui, malheureusement font aussi partie des nôtres.

Comme le disait le Père de la Nation Congolaise, le président-abbé Fulbert YOULOU, « le courage doit caractériser une jeunesse [Tout comme un peuple qui aspire à la liberté] désintéressée et consciente, respectueuse des valeurs fondamentales du pays. A tout moment, elle doit être le moteur déterminant de toutes les décisions capitales et de toutes les démarches, comme aussi elle doit en être le ferment. »

Aussi, nous devons initier des actions, créer des ateliers, des espaces de réflexion, comme du temps de nos ancêtres, à l’instar des Mbongi, lesquels, en raison de la situation politique qui prévaut à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville devront être, quel que soit l’objet du rassemblement, des espaces de conscientisation de la jeunesse et du peuple Congolais.

Au final, comme le déclarait, le président-abbé Fulbert YOULOU :

« Peuple congolais, soldats, gendarmes, agents de police, jeunesse, conjuguons tous nos efforts, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver notre pays qui est en train de se perdre, s’il ne l’est déjà. »

« Une nécessité s’impose donc à nous. Rechercher, dès à présent, dans nos propres ressources, les moyens qui sont nécessaires à notre existence. Cela doit être l’œuvre de tout le peuple.

C’est le concours de la Nation tout entière qui est encore requis. Chacun, dans son domaine, doit concourir à cette tâche immense.

Le fardeau est moins lourd quand on est plusieurs à le porter et quand les charges sont bien réparties. La Nation donc acceptera les sacrifices qui lui seront demandés. »

En somme, ce qui se passe à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville et ce, il y a bien des décennies doit être pour nous une occasion de prise de conscience de toutes ces réalités qui s’imposent à nous qui ne sont ni agréables ni faciles à combattre.

Toutefois, elles exigent de nous une prise de conscience nationale qui doit nous inviter au sens du devoir, à la prise des charges ou de responsabilités partout où nous sommes dans le seul but de concourir à la libération et au développement de notre Nation.

Soyons Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs réceptifs au message des pères fondateurs de la république du Congo-Brazzaville notamment de celui de notre premier président qui, dans son discours tenu le 14 août 1962, exhortait le peuple Congolais à l’amour de la Patrie, au sens du devoir et du civisme. Ou de celui du père national Jacques OPANGAULT aux termes desquels :

« En dehors des luttes idéologiques, en dehors de notre opposition démocratique et constructive pour un mieux-être du pays, pour une amélioration toujours poursuivie et toujours plus grande nous avons tous, nous congolais, des objectifs supérieurs, des devoirs communs impérieux. En face des grandes tâches nationales nous n’avons qu’un seul drapeau, qu’une seule devise, qu’un seul but. Ce Congo, nous le formerons, nous le modèlerons selon nos efforts et selon nos mérites »

Et quant à l’abbé Fulbert YOULOU, il ajoutait avec espoir et convictions qu’il pouvait compter sur son peuple et que grâce à son labeur, à son dévouement et à son amour passionné pour notre Congo, le jour est maintenant proche où sous les plis frémissants de notre drapeau tout un peuple triomphant marchera en chantant sur les routes de la prospérité, du progrès et du bonheur.

Que vive la liberté !

Que vive le Congo-Brazzaville !

COLLECTIF DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA

MBONGI NATIONAL DE LA RESISTANCE CONGOLAISE

Les initiateurs : Maurille LOUZALA Enseignant chercheur, homme politique

Maître Rudy MBEMBA Avocat, Kôngoloque

Maître Philippe YOULOU Avocat

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Rudy Mbemba, Philippe Youlou, Maurille Louzala - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo

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