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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 05:46
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle du 20 mars 2016 : Un combat de trop pour Denis SASSOU NGUESSO

La journée du samedi 12 mars 2016, du côté de la porte océane congolaise, Rond-Point LUMUMBA, est entrée dans les annales de l’Histoire politique de la République du Congo comme le jour où nombre des jusqu’au-boutistes du pouvoir de Brazzaville se sont finalement rendu compte qu’il faut savoir quitter le pouvoir...

S’ils ne l’avouent pas publiquement aujourd’hui parce que la déculottée n’est encore digérable en ce moment, ils l’écriront certainement dans leur mémoire ou testament, si la nature leur en donne le temps.

Car, jamais, mais vraiment au grand jamais ! dans l’Histoire du Congo, un candidat à l’élection présidentielle n’a autant fait l’unanimité à tous les quatre points cardinaux du Congo comme l’a fait l’illustre Général Jean-Marie Michel MOKOKO, challenger du Président-Candidat, qui a gagné un quatrième M à Pointe-Noire (comme on gagne les galons à l’Armée, pour finalement devenir Jean-Marie Michel MOKOKO MOÏSE, son bâton LOANGO à la main), à un moment où la jeunesse universelle indignée se trouve déçue par les Politiques.

Ce Général du Peuple, sans parti politique ni parti pris, est en passe d’être le tombeur d’un SASSOU NGUESSO mal conseillé : car, mieux aurait valu que Denis SASSOU NGUESSO ne rempile point, mais parte du pouvoir sur une note positive en faveur de l’alternance politique, à savoir, les Jeux Africains et le Complexe Sportif de KINTELE, pour laisser le reste des chantiers à son successeur, quel qu’il eût été. S’il avait au moins écouté le dernier des Mohicans de la Refondation du PCT et du Non au changement de la Constitution de 2002 pour s’éterniser au pouvoir, le philosophe politique Charles Zacharie BOWAO, dans son fameux ‘‘Je récuse’’ de l’inspiration de ZOLA, il n’aurait peut-être pas perdu son titre historique de l’Homme des Masses, que les Ponténegrins lui ont révolutionnairement retiré pour le donner à Jean-Marie Michel MOKOKO, l’homme selon le cœur du Peuple. Et, en l’état, on peut se demander si la passation de pouvoir à Jean-Marie Michel MOKOKO après le 20 mars 2016 se fera avec le Président sortant ou avec le Peuple…

En tout cas, faute de conseillers efficients auprès du Prince régnant, tout ce qui est arrivé après les Jeux africains avec lui a vraiment été de trop. Car, on ne gagne pas à tous les coups ; encore moins quand on a déjà connu tout ce que l’on peut connaître dans une très très longue carrière politique, avec l’usure du pouvoir, coups de force et pardon du peuple inclus : généralement, son tombeur, bien ou mal intentionné, vient toujours de son propre entourage plutôt que d’ailleurs… ; comme pour dire, qu’en y prenant garde, une transmission de témoin dans la paix politique électorale aurait toujours pu être envisageable, notamment quand on sait lire les signes du temps, et bien les interpréter surtout !

Hélas, pour le cas présent, faute de Conseillers du Prince qui servent vraiment la nation plutôt que leurs propres intérêts, cette solution n’a pu être retenue par le Prince régnant.

Pour rafraîchir la mémoire à la Jeunesse congolaise

Comment cette jeunesse domptée et instrumentalisée a-t-elle pu se permettre de mépriser si facilement l’icône même de la fierté des Forces Armées Congolaises, qu’est l’AET Jean-Marie Michel MOKOKO, si elle n’est tout simplement pas ignorante des temps glorieux du passé congolais ?

J4M sera à coup sûr pour DSN ce tombeur que les mémoires politiques congolaises n’oublieront jamais.

En toute Fleuvitude : Denis SASSOU NGUESSO n’a-t-il pas révélé le fond de sa pensée, par le passé, à propos de Jean-Michel BOKAMBA YANGOUMA sur l’avènement de la Conférence Nationale au Congo, dans un livre, après que le pouvoir lui avait été retiré par le peuple en 1992 et qu’il voulait le reconquérir coûte que coûte ? Une colle à la jeunesse congolaise qui entre en politique sans en maîtriser les tenants et les aboutissants, et, surtout, sans se constituer une mémoire d’éléphant avant que de se mêler du combat des éléphants : elle ignore que, quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe, la veuve et l’orphelin et le territoire qui en pâtissent.

Jeunesse du Peuple versus Jeunesse Nguirisée

Face à la Jeunesse révoltée de Ndindji, capitale économique du Congo (forcément moins politisée que celle de Brazzaville, capitale politique), la Jeunesse Nguirisée a reçu la claque du Peuple ; avant que d’être achevée par celle indignée et furieuse de Brazzaville (matée et humiliée un 20 octobre 2015), le 17 mars 2016 au Boulevard Alfred RAOUL (nom d’un autre militaire d’honneur), à l’occasion du meeting final des 5 candidats de la Majorité populaire.

C’est ce que nous avons nommé par REVOLUTION DE KINKELIBA, un mouvement populaire salutaire pour bousculer le statu quo et déconstiper la société congolaise depuis peu à la merci des AVC, ACV ou AVD (pour Accident Vasculo-Démocratique) et des opportunistes de la 25ème heure. Car le match se joue sur la Jeunesse, on le sait maintenant au Congo ; mieux encore, depuis que cette Jeunesse a été le bouc émissaire de la Constitution de 06 Novembre 2015 sans qu’aucun Congolais de 40 ans (même plus jeune) ne soit présent à l’élection présidentielle devant consacrer cette nouvelle Constitution toujours sous polémique.

De même, ce que la Jeunesse instrumentalisée et Nguirisée ignorait en vendant la peau de MOKOKO avant de l’avoir tué, c’est ce que nous présentons ici : quand un éléphant veut battre au combat un autre éléphant, il ne combat guère à la manière des éléphants, bien connue de son adversaire ; c’est la tactique politique appliquée par le Général Jean-Marie Michel MOKOKO, en se laissant quelque peu malmené pour bien épuiser son adversaire, et, surtout, éviter des dommages collatéraux. Il s’est même mué en crocodile de Mossaka, pour mieux neutraliser son compère Eléphant par sa trompe, aux confluents d’Ekiembongo Mbouéta Bobé.

Une addition très salée pour le candidat SASSOU NGUESSO
De toute l’armada impressionniste dégainée par le candidat Denis SASSOU NGUESSO, le peuple ne retiendra que le fait qu’il a été dupé, humilié et nargué, en vivant dans la pauvreté, sans eau, ni électricité (et de tous les autres biens de première nécessité), pendant que celui qui était censé présider à sa destinée des années durant fait aujourd’hui une démonstration de force avec une campagne électorale bien trop onéreuse, qui prouve que lui se l’est toujours coulé douce avec des communications tapageuses du déni dénisien.

En empêchant les autres candidats de se mouvoir librement comme le candidat SASSOU NGUESSO, les lieutenants sassouistes les ont hissés en position favorable de victimes, en leur faisant ainsi bénéficier de la sympathie du Peuple et de la Communauté internationale qui n’est pas indifférente à toute cette injustice démocratique (l’Organisation Internationale de la Francophonie vient d’entrer en jeu pour la surveillance des votes du 20 mars 2016…). N’en déplaise aux mauvaises langues et aux oiseaux de mauvais augure, le candidat MOKOKO a été reçu à OWANDO comme l’incarnation de l’enfant chéri d’OMBELE, l’Immortel Marien NGOUABI (assassiné au pouvoir le 18 mars 1977, sans avoir pu achever son projet d’installation d’un Socialisme Scientifique en Afrique).

On ne peut plus douter à présent que le 20 mars 2016, le Peuple congolais voudrait donner au candidat Jean-Marie Michel MOKOKO, par la voix des urnes, l’occasion d’achever le travail qu’il avait commencé en 1991 (Monseigneur KOMBO n’étant plus de ce monde, paix à son âme).

Dans tous les cas, fraude électorale ou pas, ce Peuple, réveillé et requinqué depuis le début de ce mois de mars, n’ayant plus aucune peur, est maintenant déterminé à ravir le pouvoir à quiconque l’usurpera au candidat MOKOKO qu’il a nommé MOÏSE ; quitte à passer par une insurrection ou une désobéissance civile ; d’autant qu’il a entendu de la bouche de son Libérateur, J4M, des paroles qui l’honore : « La puissance du Peuple dépasse la puissance des armes. », et « Lorsqu’un peuple est debout, les armes se taisent d’elles-mêmes. »

Au fait, une deuxième Fleuvitude, pour la route : de celui qui a tous les prénoms les plus significatifs de l’Eglise à lui tout seul (Jean-Marie Michel MOKOKO), Monseigneur KOMBO disait qu’il est « le dernier espoir de sa génération pour sauver et développer le Congo ».

Finalement, avec MOKOKO, on vient déjà d’avoir les arrhes de l’espérance : le Tribalisme est mort, parce qu’il a eu raison des intentions de vote ethnique, sans achat de consciences aucun.

Aimé EYENGUE

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