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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 13:45
(CONGO-BRAZZAVILLE) APRÈS L’AUTO-COURONNEMENT DU ROI SASSOU 1ER, LE PEUPLE DU CONGO-BRAZZAVILLE N’A PLUS RIEN À PERDRE

Par Alain MIZELLE

Président Youlou assis dans la limousine présidentielle avec JFK lors de la visite d’Etat du 8 Juin 1961 à Washington D.C

À quelques encablures du cimetière de Madibou où repose feu mon grand-père, se trouve le mausolée abritant le sarcophage du premier Président démocratiquement élu du Congo-Brazzaville, le Président Fulbert YOULOU. Dans une autre vie il était homme d’église avant de devenir homme d’état. Non loin de Grand-père, repose également Grand-mère, cousine germaine de feu Président YOULOU et d’elle nous sont restés des souvenirs d’enfance, des anecdotes à propos de son cousin. Un beau jour où elle et ses copines se sont retrouvées en visite au Palais du Peuple après une bonne discussion familiale, elles se sont faites raccompagner par le Président qui leur a dit « de ne pas s’attendre à repartir avec de l’argent parce que tout ce qu’il gère appartient à l’Etat. »

La probité de ce premier gouvernement du Congo et même de celui qui l’a suivi avec le Président Alphonse Massamba DÉBAT, avait fait du Congo un pays respecté et respectable, modèle parmi les anciennes colonies françaises d’Afrique et plaque tournante de l’élite africaine francophone dans cette période postcoloniale. Nos Présidents étaient reçus avec tous les honneurs jusqu’à la maison blanche (Photo ci-dessus: Kennedy Museum, Président Youlou assis dans la limousine présidentielle avec JFK lors de la visite d’Etat du 8 Juin 1961 à Washington D.C.). Mais tel un Martin Luther King de son temps, notre ‘’younga’’ national a également eu son moment «I have a dream» pour le Congo en prédisant non sans remords «que dans l’avenir ce pays sera gouverné par des fous». À peine deux générations plus tard et nous voici dans l’œil du cyclone, avec un fou malade à la gouverne de notre République, prenant en otage tout un peuple meurtri par des guerres successives et tétanisé par la peur que distille avec une ingéniosité macabre un pouvoir en perte de vitesse.

Comment en sommes-nous arrivés là? À un point où les congolais et congolaises sont incapables de se lever pour être comptés contre une dictature poignante qui a mis en place un programme de coupe et de pillage réglés de tout un pays ; incapables de se soulever contre un clan mafieux et ses sbires indigènes et franҫafricains qui ont fini de détruire le tissu économique et social d’un pays de 4 millions d’âmes initialement destiné à être un havre de paix et de prospérité. De mémoire de pétrolier, le Congo 4e producteur de pétrole en Afrique Sub-saharienne et un taux de réserves de pétrole par tête d’habitant parmi les plus élevés au monde n’aurait rien à envier aux émirats du Golfe. Un pays béni de Dieu aux ressources minérales inestimables et aux sols parmi les plus fertiles qui aujourd’hui porte l’opprobre d’un des indices de développement humain les plus exécrables de la planète.

Ce que nous redoutions tous est là : l’auto-couronnement de Sassou 1er roi du Congo-Brazzaville. Ses méthodes d’accession à la royauté n’ont pas changé, dictature, intimidations, exécutions sommaires de manifestants, black-out des médias et proclamations de résultats imaginaires au petit matin. Un pouvoir qui a fini de boire la honte jusqu’à la lie et dont les satrapes mis à contribution d’une idiotie incomparable, sont même incapables de faire de simples calculs pouvant justifier une tricherie éhontée à grande échelle. Que faire face à une telle forfaiture? Si nos parents avaient eu le courage de chasser injustement et livrer à la vindicte populaire un homme intègre et honnête en la personne de Fulbert YOULOU notre premier Chef d’Etat, il nous incombe aujourd’hui à notre génération de nous tenir debout et de nous lever contre ce clan de vrais voleurs indécrottables, assassins et de taire la tyrannie en place à Brazzaville pour l’honneur du Congo. Réparons l’injustice de notre histoire et remettons notre République dans sa droiture !

Comment allons-nous procéder pour nous débarrasser de cette dictature? Eh bien c’est comme on se débarrasse des dictatures, seules les révoltes populaires plus fortes que les canons arrivent à leur bout, par la désobéissance civile oui, mais aussi en se tenant debout et en marchant dans les rues de Brazzaville, Boundji, Pointe Noire, Dolisie, Nkayi, Loudima, Makoua, Mossaka, Owando, Impfondo, Ouesso, Djambala, Kinkala, Boko, Sibiti, Zanaga, Ollombo, Oyo et oui même à Oyo. Les régimes qui dirigent par la peur échouent quand les hommes et des femmes cessent d’avoir peur, notre libération du roi Sassou 1er commencera le jour ou nous cesserons collectivement d’avoir peur. Ne nous trompons pas et regardons la vérité en face, il ya aura des blessés et ceux qui porteront les infirmités et séquelles à vie, d’autres y laisseront leurs vies comme cela a déjà été le cas lors du non-referendum. Mais il y a un prix à payer ! Sommes-nous prêts à le payer? Ceux d’entre-nous de la Diaspora sommes-nous prêts à descendre sur le Congo et être comptés? Contrairement à ce que vous croyez, ce régime tyrannique est aux abois, comme tout régime qui a perdu toute légitimité populaire et qui n’a plus pour seul moyen et levier de gouvernance que la force des armes. Ce régime qui choisit désormais de proclamer ses chiffres imaginaires au petit matin est un régime fini.

Peuple du Congo-Brazzaville, la victoire, notre victoire n’a jamais été aussi proche face à un pouvoir rongé de l’intérieur tel un fruit mûr pourri. La chute du roi Sassou 1er ne saurait tarder. Pour défendre l’honneur de la République et notre honneur collectif bafoué nous n’avons plus rien à perdre. Dans un autre temps, un autre peuple fut assiégé par des tyrans, ce peuple était Israël tel que la bible nous le décrit dans le livre de Deux Rois 7, la cité assiégée de Samarie était soumise à la peur et à la famine comme l’est notre pays aujourd’hui, jusqu’à ce que quatre lépreux bannis en dehors de la cité décident un jour de marcher vers l’armée Syrienne. Ces quatre lépreux avaient pris une décision simple et qui relevait du bon sens : « si nous restons assis ici dans ce désert, nous mourrons, si nous allons vers la cité assiégée où la famine prévaut, nous mourons tout aussi bien alors pourquoi restons nous ici, allons nous jeter vers le camp de l’ennemi. S’ils nous laissent vivre nous vivrons et s’ils nous tuent nous mourrons ».

Le peuple congolais est exactement face au même dilemme : soit nous nous décidons de marcher vers la dictature, d’y faire face et de la conjurer avec tous les risques que cela comporte ; soit nous choisissons de ne rien faire et de rester tétaniser par la peur ! Dans les deux cas le risque de déchéance de notre société et des enfants de nos enfants reste entier. Ou nous succombons sous la répression et les armes de cette dictature, ou nous choisissons la mort à petit feu par la dégradation sociétale collective que nous impose ce roitelet. À vrai dire au point où est arrivé notre économie, la gestion chaotique de la chose publique, la gangrène de la corruption, la non-justice, le chômage des jeunes et la pauvreté dans notre pays y a t-il un congolais digne de ce nom qui daigne encore aujourd’hui penser que nous avons le luxe du choix? Ou nous nous libérons par tous les moyens maintenant, ou soyons prêts a mourir par un supplice de pal en accompagnant Sassou 1er«plus loin ensemble» dans le vol, le pillage des ressources naturelles et deniers publics, le viol des lois et règlements, l’irresponsabilité, la corruption, la gabegie, le népotisme, le clanisme, le clientélisme, l’injustice et les assassinats dans son royaume de l’impunité totale !

En attendant le monde avance, et le Congo cumule tout prêt de 50 ans de retard dans son développement socio-économique et au Canada nous venons d’élire le 23e premier ministre Justin Trudeau, né le 25 Décembre 1971.

Démocrates, républicains, anarchistes, séparatistes Congolais avez-vous le luxe du choix !

Fait à Montréal, Canada, le 25 Mars 2016

Alain MIZELLE

(Extrait de congo-liberty)

(CONGO-BRAZZAVILLE) APRÈS L’AUTO-COURONNEMENT DU ROI SASSOU 1ER, LE PEUPLE DU CONGO-BRAZZAVILLE N’A PLUS RIEN À PERDRE

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Alain Mizelle - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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