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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 20:21
(Congo-Brazzaville) Scission / Partition du Congo-Brazzaville : Memorandum pour la transition

MEMORANDUM

« Rappel de faits visant à justifier

ou rétablir le déroulement exact

d'une action en cours »

________________________________________________

TRANSITION AU CONGO

________________________________________________

01-cdrc-boukadia-modeste

Modeste BOUKADIA, Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)

De la constitutionnalité

et du vivre ensemble dans l’Etat-Nation

Pour la paix, la stabilité et la création

des Etats-Unis d’Afrique Centrale

_________________________________________

Mémorandum de Modeste BOUKADIA

Président du Conseil National Sud-Congoi

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)

Paris, France, Terre des Droits de l’Homme, le 27 Janvier 2015

« Si chaque homme, chaque femme d’un pays relève le défi et fournit tout le travail dont il ou elle est capable pour le bien de toute la société, ce pays prospérera ; et tous ses habitants partageront cette prospérité. »

Julius K. Nyerere

« Le droit à l’Etat est la condition première d’implantation d’organes d’Etat, qui par leur efficacité, concourent à l’Etat de droit dans une nation qui est une volonté partagée de vie commune. »

(Modus vivendi, solution politique à la crise du Congo-Brazzaville. Printemps 1999)

PRESENTATION DE L’EX-CONGO-BRAZZAVILLE

Ne pas y percevoir une quelconque allusion ethno-régionaliste, même si 90% du commandement civil et militaire est du Nord alors que tout le Sud est uniquement Terre des Kongo.

La République de l’ex-Congo-Brazzaville couvre 342.000 km2 étendue sur 1.200 km de part et d’autre de l’Equateur et allongée en rive droite du fleuve Congo et de son affluent l’Oubangui. L’ex-Congo-Brazzaville s’ouvre par une façade de 220 km en ouest sur l’océan Atlantique, à l’occident où se situe Pointe-Noire, port en eau profonde et pôle de croissance économique.

L’ex-Congo-Brazzaville est jouxté en son orient et au sud par la République Démocratique du Congo et l’enclave du Cabinda, au nord par la République du Centrafrique, au nord-ouest par le Cameroun et à l’occident par le Gabon.

Les Etats jumeaux Sud-Congo et Nord-Congo amalgamés en la République du Congo-Brazzaville ont leur frontière naturelle et historique sur la rivière dite Léfini.

AVANT-PROPOS

Les Constitutions des pays de l’Afrique francophone sont calquées sur le modèle de la Constitution Française de 1958. Une Constitution qui consacre la primauté de la Nation, sous condition qu’elle soit à priori une, bien que la Nation française soit née par la force de l’Etat, d’où l’Etat-Nation.

L’échec des Etats africains à mettre en place une Nation est qu’à l’origine ils sont une mosaïque de Peuples préexistant parfois considérables, et la faiblesse de ces Etats provient du fait que ces Etats centraux agissent de façon impériale. Ils s’identifient à l’Homme au pouvoir, et au clan dont il est issu.

D’où la difficulté chronique du manque de continuité de l’Etat lorsqu’il y a accession au pouvoir, par des guerres entre milices qui guerroient réciproquement contre les civils. Ces situations conduisent à des transitions et des scissions créant de nouveaux Etats et l’écriture de nouvelles constitutions.

Aussi, les constitutions des pays africains francophones calquées sur la Constitution Française de 1958 ne peuvent pas favoriser la mutation des populations des pays en un Peuple, en mettant en avant l’unicité du pays, mais une mosaïque de micros Etats.

Cela s’est accentué dans les années 1968 avec l’avènement de pouvoirs, de conception marxiste-léniniste, rattachés à l’URSS ayant instauré des politiques de domination et d’assujettissement des populations majoritaires de chacun de ces micros pays pris en otage au nom d’une République une et indivisible imposée.

Ces Etats africains ont épousé la faiblesse de l’URSS résidant dans le fait qu’elle était elle-même un empire fait d’une mosaïque de Peuples. C’est le cas de l’ex-Congo-Brazzaville, l’amalgame de façade Nord-Sud couvrant un plâtrage devant garantir "la paix" entre Nord et Sud sans la définir si ce n’est la domination du Nord sur le Sud.

L’ex-Congo-Brazzaville, l’amalgame Nord-Sud

Le changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 fut imposé par Monsieur Sassou Nguesso et le PCT à ce qui lui restait d’opposition après le coup d'Etat de 1997 et la guerre contre les civils de 1998 à 2002 où fut pratiqué un génocide des Kongo à hauteur de trois quarts de millions de personnes, hommes, femmes et enfants. Cette attitude est en soi manifestement un déni d'alternance politique par absence d'opposition indépendante dès lors où la quasi-totalité des Cadres du Sud, contraints à l'exil après 1997, laissèrent toute latitude au clan d’Oyo pour agir à sa guise de force par l'épuration ethnique des Kongo conduisant à un génocide de fait sans que jamais aucun ressortissant du Nord personne n’ose en aborder l’atrocité.

Autre difficulté, au cas où effectivement il se mettrait en place une fausse alternance à l’exemple du Burkina Faso, comme l’espère "l’opposition aux ordres" dès qu’elle aura son premier mort, et qu’elle s’interroge sur qui sera ce "premier mort déclencheur" pour faire surgir la population dans la rue. Actuellement, en ex-Congo-Brazzaville, plus de 90% du commandement civil et militaire est attribué aux ressortissants Nord-Léfini : comment reconstruire l’unité en respectant une parité équilibrée Nord-Sud, si ce n’est en réalisant de fait « une chasse aux sorcières » qui va discréditer rapidement toute "l’opposition aux ordres" par tous les dégâts collatéraux qui s’en suivront inéluctablement ?

Le 14 avril 2014 devant la nouvelle menace d'extermination programmée par le pouvoir autocratique et génocidaire de M. Sassou Nguesso, en constatant cet état de perdition avancé, des femmes et des hommes de bonne volonté, dont ceux de mon parti, le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), scellèrent et signèrent à Paris, Terre des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’État du Sud Congo, considérant que celui-ci était de jure en étant la République du Congo née le 28 novembre 1958 à Pointe-Noire par la volonté de tous les députés du Sud, mais boycottée par tous les députés du Nord Léfini le même jour. Ces derniers souhaitaient, avec Jacques Opangault, se rattacher au Centre Afrique de Bangui, à Boganda Barthélémy. Les régions du Nord Léfini n'ayant jamais muté depuis 1958 leur statut colonial en celui d’une République et n’ayant conquis in fine le pouvoir de l’Etat du Sud Congo de Brazzaville que par le coup d’Etat du 30 juillet 1968 de Marien Ngouabi en le consolidant le 31 décembre 1969 par la création du Parti Congolais du Travail (PCT).

L’Histoire de l’ex-Congo-Brazzaville, de l’indépendance à nos jours, ne s’est muée que des velléités réfractaires à son développement et au bien-être de ses peuples. En effet, les auspices qui l’ont vu naître le 28 novembre 1958 étaient entachées du refus de ceux du septentrion, du Moyen-Congo, à s’allier en communauté de destin commun avec ceux de son méridien. N’eurent été les exigences stratégiques pour la France du Président De Gaulle, l’ex-Congo-Brazzaville, dans les limites actuelles qu’on lui connaît, n’existerait pas. Jamais depuis, les deux entités ne se sont remises de cet acte manqué. D’ailleurs, le premier président, Fulbert Youlou, élu au suffrage indirect, finit par pâtir de cet état de fait, contraint qu’il fut à la démission en août 1963 par un coup d’Etat insurrectionnel.

Depuis cette démission en 1963, jusqu’en 1968, apparaissent en ex-Congo-Brazzaville, des volontés perturbatrices enclines à accaparer le pouvoir d’abord idéologique, puis, par glissements successifs et sans ambages, avant de devenir celui d’un seul clan, celui des Mbochi d’Oyo. L’appareil de l’État fut confisqué dès le 30 juillet 1968 par la création du Mouvement National de la Révolution (CNR) avec démission forcée du Président Alphonse Massamba-Débat, le CNR se mutant le 31 décembre 1969 au Congrès Constitutif en Parti Congolais du Travail (PCT) sous la férule de Marien Ngouabi.

Du 17 mars au 3 avril 1977 : A la suite de l’assassinat du Président Marien Ngouabi imputé à tort aux Kongo sous l’accusation « Ba Kongo ba bomi Marien » (les Kongo ont tué Marien), la terreur atteint son paroxysme avec l’innommable "semaine rouge".

C’est en cette année-là que débuta le règne de l’arbitraire et des appartenances militaro-politiques sélectives, par épuration des cadres en particulier ceux du Sud Congo. Jusque dans les années 90, lors de l’avènement du pluralisme, tous ceux qui avaient dirigé le pays y étaient parvenus par la force des armes et s’y étaient maintenus par la terreur, le meurtre, les assassinats, l’appropriation délictueuse des fonds et des moyens de l’Etat, les exclusions et les relégations des populations.

En 1990, conséquence du discours de La Baule de François Mitterrand, nombre de pays africains sub-sahariens finirent par nécessité à se convertir au multipartisme sous la pression des Peuples. Le Congo-Brazzaville ne fit pas exception avec sa Conférence Nationale Souveraine de 1991. Après une période transitoire et l’adoption de la Constitution du 15 Mars 1992, pour répondre à la nouvelle donne de politique souveraine, les Congolais élisent Pascal Lissouba, leur premier président élu au suffrage universel direct, cela depuis la démission contrainte du Président Fulbert Youlou en 1963.

Il convient de noter que le nom de Congolais n'est représentatif que de l'amalgame de Peuples imposés au Peuple Kongo du Sud Congo pour tenter de maintenir l’amalgame du Moyen-Congo et confirmé le 28 novembre 1958, car jamais aucun d'entre eux ne s'est qualifié ainsi auparavant.

Entre temps, sous la férule du monopartisme absolu du Parti-Etat (PCT), un système différencié commença à gangrener la République conçue comme instrument de domination du Nord sur le Sud. Le choix à occuper une quelconque position et prétendre à certains postes dans l’administration se mesure à l’appartenance clanique sinon à la soumission des Autres au clan, en vertu de la discrimination.

C’est de ce processus d’exclusion des Kongo et d’appropriation du pouvoir siégeant à Brazzaville en Terre Kongo du Sud-Congo par les ressortissants du Nord-Congo, que surgissent les dissensions politiques de novembre 1993. Ces dissensions se poursuivront en conflits armés jusqu’en 1997 quand le Président Lissouba élu sera démis de ses fonctions par le putsch du général Sassou Nguesso, ancien président non élu, initiateur et bénéficiaire du putsch des cobras du Nord.

On notera que les mandats des présidents issus du sud du Congo (Fulbert Youlou, Alphonse

Massamba-Débat, Pascal Lissouba) furent chaque fois interrompus par la force avant le terme échu.

De 1997 à 2015, les ressortissants Kongo, marginalisés sur leur Terre Sud Congo, auront payé un lourd tribut pour la reconquête du pouvoir effectif par le Nord-Léfini particulièrement par les actes génocidaires sur les populations sudistes : 750 000 ressortissants manquant à l’appel ; l’affaire dite des "Disparus du Beach", 353 ressortissants du sud, et pour certains enfermés vivants dans des containers, puis jetés dans le fleuve, et pour d’autres aspergés d’essence, brulés vifs ; 350 familles tuées, enterrées à Kimaza au Bas-Congo (RDC) ; toutes les victimes qui reposent dans les charniers de Mbanza-Ndounga, de Kibouende, etc. ; des femmes violées et éventrées ; des enfants laissés à eux-mêmes lorsqu’ils n’avaient pas tout simplement subi le sort atroce de leurs parents ; la plupart des localités entières du Pool saccagées ; toutes les plantations, les arbres fruitiers et les troupeaux systématiquement détruits ; les cours d’eau empoisonnés, les stigmates du génocide programmé !

Entre 1998 et 2002 : c’est le ratissage au m2/m2 des quartiers sud de Brazzaville, de Bacongo à Makélékélé, consistant à l’élimination physique et systématique de tout ressortissant de la région du Pool effectuée par le "Front 400 " de sinistre mémoire, un des vecteurs de la force génocidaire.

Ce fut un châtiment collectif pour appartenance ethnique par suite des événements sanglants de 1959, encore non évacués de la mémoire collective. A l’enseigne, ce constat terrible fait par un Conseiller de M. Sassou Nguesso disant en toute ingénuité et conscience : « avec tout ce que Sassou a fait au Pool, le sud ne pourra plus jamais se développer ». S’en est suivi la mise en place d’un commandement militaire et civil constitué à 90% des ressortissants du Nord, une accentuation de la préférence nordique, et donc un renforcement de la vassalité des Tiers du Sud.

De tous ces crimes, de toutes ces exactions, de toutes ces relégations, aucune voix pour dire stop. Aucun ressortissant du Nord-Léfini, politique ou non, même ceux (hommes et femmes) mariés à des ressortissants du Sud-Léfini c’est-à-dire Kongo ne les ont condamnés voire mêmes les ont réprouvés.

Ce silence coupable est pour le moins significatif, dénotant une volonté unanime à faire disparaître le peuple Kongo. Cela relève du génocidaire, les mariages s’assimilant alors à du simple entrisme.

POLITIQUE D’ENTRISME ?

La cessation officielle de l’acte génocidaire d’un ensemble de Régions géographiquement distinctes des Autres pour s’approprier l’aire géographique de ces Autres dits Kongo afin de se substituer en lieu, place, avait pour but de former une République Nord devant absorber le résidu du génocide sciemment opéré au Sud à partir de 1998. Telle est la vision réaliste de la situation en ex-République Congo.

Comment l’État effectivement constitué pour l’essentiel de ressortissants Nord-Léfini depuis la mainmise nordiste de M. Sassou Nguesso, contre la quasi-totalité de la population Sud-Léfini constituée que de Kongo sur leur Terre ancestrale, peut-elle perdurer, si ce n’est par le génocide ? Compte-tenu des inégalités profondes, aucun processus politique n’est susceptible de remettre sur pied un pays exsangue, si ce n’est un retour chacun chez soi pour se gouverner d’abord par soi-même avant même d’envisager une quelconque réunification dès lors où la volonté des deux y est.

A la demande de M. Sassou Nguesso, la Constitution du 20 Janvier 2002 vit le jour en remplacement de celle du 15 Mars 1992 votée dans des conditions si peu fiables que, le jour du référendum constitutionnel, la région du Pool était alors sous les bombardements de gaz moutarde du général Denis Sassou Nguesso et aussi qu’il y fût supprimé le poste de Premier Ministre qui devait revenir alors aux Sudistes. Ainsi le pouvoir fut confisqué par le Nord d’Oyo avec deux mandats présidentiels 2002 et 2009. Vu de 2002, l’année 2016 semblait un futur lointain. Il suffirait de changer la Constitution le moment venu dans la mesure où le Sud ne s’en remettrait pas.

La volonté non dissimulée de M. Sassou Nguesso de se succéder à lui-même en 2016, en violation flagrante de ses propres textes constitutionnels qu’il avait fait approuver par ceux ayant participé activement ou tacitement au génocide des Kongo, est révélateur de la conception non démocratique d’un Etat Congolais à y demeurer ad vitam aeternam, puis à y installer, après lui, sa propre progéniture ou ses affidés. Pour mémoire, le Pool n’a jamais participé à cette consultation en 2002 pour cause d’état de guerre contre les civils de cette région. Très tôt, en ma qualité d’homme politique soucieux du devenir du Congo, et des miens, les Kongo, je tirai l’alarme quant à cet état de fait et des conséquences qui ne sauraient manquer de découler sur la pérennité de la République.

Le 30 avril 2014, en vertu des droits inaliénables d’un Peuple à l’Autodétermination, surtout qu’il s’agissait de fait de la spoliation du Sud-Congo établi en une République le 28 novembre 1958 et membre de jure des Nations Unies depuis 1960, celles-ci prirent acte de la Requête de Déclaration de l’Etat du Sud Congo. Ne reste plus que la question de la tenue du Référendum sous son égide pour redonner aux ressortissants du Sud, la liberté et le pouvoir de réaffirmer si besoin était, se considérant déjà de jure, mais en s’assumant en toute conscience quant aux enjeux les concernant.

Cependant, il faut bien comprendre que ce processus ne se fait pas contre les ressortissants du septentrion. Il résulte du constat factuel sur la détérioration très profonde du sentiment d’unité au Congo-Brazzaville et de son indivision territoriale qui n’ont de sens que vu du Nord-Léfini et devenue intenable par la ségrégation et les disparités instaurées et entretenues par les tenants du pouvoir.

Cette domination des ressortissants du Nord sur ceux du Sud est consubstantielle à l’exercice du pouvoir clanique avec la ségrégation qui en résulte telle que la conçoit M. Sassou Nguesso, et ainsi que l’exprime l’un de ses chantres, les théoriciens de cette suprématie affirmée : « Si les choses ne sont pas vues de cette manière, l’on aboutit à la scission, à la partition» (Théophile Obenga, Pour le Congo-Brazzaville, Réflexions et Proposition. Ed. L’Harmattan, 2001).

Par conséquent, il est certain pour nous, au CDRC, qu’un changement à la tête du régime ne serait qu’un trompe-l’œil, et ne ferait que perpétuer ce système clanique et tribal sans avoir expurgé le pays des problèmes de ségrégation qui le minent sur le fond, essentiellement la disparité Nord-Sud.

UN DIALOGUE ANTICONSTITUTIONNEL

Sans perspective face à des dirigeants dans la démesure du pouvoir, dans le déni de leur incapacité à mener des réformes salvatrices pour le bien-être de leurs Peuples Nord et Sud, et d’eux-mêmes, et devant le mercantilisme des Princes locaux, si ce n’est les velléités vengeresses d’une opposition qui ne pense qu’à se survivre, la désespérance de tous les Peuples dits congolais, du Nord au Sud de la Léfini, est à son comble. L’issue imaginée par l’opposition "aux ordres" pour se soustraire du bilan qu’elle a en commun avec M. Sassou Nguesso en nous mettant dans la perplexité en ces moments cruciaux d’adaptation et de changement nécessaires en rendant la mutation sociétale incertaine, est de pousser leur mentor vers un nième dialogue anticonstitutionnel comme seul moyen d’alternance.

En effet, il ressort, présentement, que le président en poste du Congo-Brazzaville effectue son deuxième voire dernier mandat présidentiel. Selon les textes de Sa Constitution du 20 Janvier 2002 dont il est lui-même l’initiateur, et notamment en ses articles 57 et 185 concernant l’âge du postulant et le nombre de mandats, il ne pourra plus se représenter à l’échéance électorale de 2016.

Ce qui ne serait qu’une formalité en tout autre pays se meut en bataille rangée entre Congolais de République Congolaise Une et Indivisible, entre Peuples n’ayant jamais consenti au vivre-ensemble, exacerbée par la ségrégation, la discrimination et le génocide sciemment pratiqués. Les conditions de l’ascension et du maintien au pouvoir de M. Sassou Nguesso, et sa reprise en main par les milices cobra, n’y sont pas étrangères. Il est et demeure le symbole d’un pouvoir assassin et incapable de s’adapter aux situations nouvelles qu’exige notre Humanité face à la paupérisation.

Les flux de devises essentiellement euro et dollar ne servent en rien la construction du Pays. Bien au contraire, ils ne font que compenser un remboursement annuel ad vitam aeternam d’un prêt consenti au Pays en tant que Public. Ce prêt est dépensé par le pouvoir de M. Sassou Nguesso à l’extérieur. Un prêt qui n’est jamais dépensé en interne pour susciter un marché intérieur à débouchés intérieurs par la création d’activités pour les jeunes et moins jeunes.

Tout cela alimente ainsi des projets menés sans expertise, sans perspective viable, en réalité le robinet de biens bien mal acquis sans qu’aucun responsable au Congo-Brazzaville à quelque niveau que ce soit ne puisse évaluer le niveau réel d’endettement de l’Etat congolais opéré par le Pouvoir.

Tout dans ce régime aura conduit notre Congo à tourner le dos au futur radieux sensé être le sien.

La réalité de ce pouvoir sensé socio-communiste, émaillée de dérives génocidaires, économiques, politiques, financières, asphyxie socialement tous ses Peuples, au Nord comme au Sud, avec le maintien, en guise de programme, d’une paupérisation jamais en régression depuis l’Indépendance.

Par des inversions morales inoculées, cet endettement est devenu le seul atout du maintien du pouvoir, avec la pratique du népotisme et du clientélisme, et l’idéologie de l’appartenance au clan érigés en modèle, provoquant des replis identitaires naturels, encore et maintenant irréductibles.

D’un simple jeu d’alternance démocratique que doit être ce processus alternatif, démocratique et constitutionnel, il est devenu l’occasion pour les différents acteurs Nord et Sud, n’en déplaise aux discours lénifiants sur l’unité et l’indivision du pays, comme l’ultime moyen de la nécessaire remise en question de la suprématie établie par la force des seuls ressortissants du Nord sur ceux du Sud.

Concomitamment, cette remise en question signerait aussi la fin de l’idéologie ancrée du PCT qui sous-tend à cette marginalisation des Autres. Loin de servir les Peuples Nord et Sud dans leur ensemble, il devient au fil des accaparements et des métastases, un instrument d’asservissement voire de leur exclusion de la gestion et des partages des Revenus de la "Nation".

Les velléités affichées d’abrogation de la Constitution sassouiste du 20 Janvier 2002, par les seuls partisans du pouvoir en place, en sont une illustration flagrante. Ces prises de position pour ou contre entrainent d’inconciliables clivages dans la classe politique et au sein de la population. Ce qui permet de ne pas parler de la réalité des choses en faisant la part belle au sortant ou à son poulain pour conserver l’Etat en état de paupérisation et exacerbant la violence entre protagonistes d’aujourd’hui souvent des complices d’hier, pour perdurer in fine le système.

Monsieur Sassou Nguesso se rendant compte de l’impossibilité juridique où il est de modifier les articles 57 et 185 de sa constitution de 2002, n’ayant de solution que de convoquer un référendum pour l’abroger voire en adopter une autre qui lui soit plus favorable, se retrouve dans la contrainte de s’aménager une sortie par la tenue d’un dialogue lui-même anticonstitutionnel. Cette mascarade anticonstitutionnelle, avec l’aval de certains de ses partisans d’hier, ennemis d’aujourd’hui, et celui des sages non prévus dans la constitution, lui donnerait la caution morale pour parvenir à ses fins.

Les dialogues de Brazzaville en 2009, d’Ewo en 2011, de Dolisie en 2013, et celui de 2015 en cours de préparation, s’assimilent à la corruption institutionnalisée style "qui veut gagner des millions me suive et me soutienne" sans voir que chacun y perd in fine son âme.

Comme les Congolais de la République Congolaise-Brazzaville ont fini par s’y habituer, la transition finira par défaut par un coup de force, et peu importe sa nature réelle, militaire ou constitutionnelle.

L’inconnue étant les réactions des Peuples Nord et Sud après le Burkina et la République Kinshasa.

UNE LOI ORGANIQUE ?

Face à une opposition qui joue la montre et fait monter les enchères jusqu’au refus du dialogue sans modifier la Constitution et sans même en trahir l’esprit, la seule issue qui reste à M. Sassou Nguesso est de promulguer une loi organique, et cela, selon les dispositions constitutionnelles prévues en l’art. 187 de la Constitution du 20 Janvier 2002 qui stipule : « Une loi organique fixe les conditions de révision de la Constitution », fin de citation. Ce qui permet à sa guise de la modifier nonobstant les conditions externes de la Communauté Internationale le rendant persona non grata.

Dans son expression concise, et sans remettre en cause les articles qui interdisent à Monsieur Sassou Nguesso de prétendre à un troisième mandat présidentiel, cette promulgation doit lui permettre, selon la lecture qu’en font les juristes qui le conseillent, de procéder à la nomination d’un Premier Ministre, Chef de Gouvernement, passant ainsi, et sans autre forme de procès, d’un régime présidentiel affirmé au régime semi-parlementaire factice de façade tout en assurant la continuité.

Ce gouvernement, auquel il déléguera le pouvoir exécutif, sera dès lors comptable des obligations et des engagements déjà pris voire à prendre par le Congo Congolais, et ce devant une Assemblée "nationale" qui jouira cette fois-ci du pouvoir réglementaire qu’elle n’a pas présentement. Ce qui reviendra en fait à lui faire endosser toute la responsabilité du passé et l’échec de la dite transition.

Le but étant que ce gouvernement, qui sera dit "d’union nationale" avec M. Sassou Nguesso comme Président de la République Congolaise, fasse le constat de l’impossibilité pour les Institutions en place d’organiser les élections dans les conditions optimales de transparence prévues par la loi organique tout en permettant ainsi la continuité du système et des acteurs qui en seront issus.

Cette manœuvre dilatatoire, si elle convient à Monsieur Sassou Nguesso ne préservera pas pour autant les Congolais, et ceux qui investissent au Congo, des prévisibles et inéluctables soubresauts.

En outre, elle supposerait au moins quatre préalables pour revêtir l’apparence de la crédibilité :

1) Le Premier Ministre ne peut être issu du Nord Léfini pour ne pas rendre sceptique quant aux réelles intentions du pouvoir en place ; une telle attitude de circonstance confirmerait si besoin était cet atavique besoin de domination des ressortissants du nord sur ceux du sud.

2) Le Premier Ministre ne saurait être issu de l’armée nationale congolaise où plus de 90% du commandement est originaire du Nord Léfini, les officiers du Sud Congo étant subalternes. En être issu serait l’erreur stratégique par le fait que les Congolais n’ont pas encore fini de payer des prémices chaque fois démenties de croire que pour gouverner, il suffit d’adjoindre la force brutale à la raison, le motif étant de responsabiliser la force brutale contre la raison.

3) Le Premier Ministre, au regard de cette loi organique promulguée, ne saurait être entachéd’irrégularités, connues ou non, pour éviter les pressions du pouvoir en place ; c’est bien là que le déni de démocratie permet à la corruption de perdurer car, comment alors conduire à son terme le processus électoral transparent et validé par tous sans des appuis externes ?

4) Que ce Premier Ministre ne soit redevable en rien à Monsieur Sassou Nguesso, et qu’il ne soit pas comptable du bilan national et international plus ou moins léonin dans lequel le Congo se retrouve de fait impliqué.

Qui sera ce Premier Ministre dans un Pays où tout un chacun dépend du bon vouloir de M. Sassou Nguesso ? L’on se retrouve stricto sensus dans le cas de la Roumanie de Nicolas et Héléna Ceausescu, ce que sait bien l’opposition institutionnelle qui rejette ce plan établi et avalisé par M. Sassou Nguesso.

C’est la faiblesse de l’opposition institutionnelle dans sa capacité à demander des comptes à un système dont elle est in fine cogérante, et qui tente bien difficilement de se réunir au sein d’une plateforme de changement. Cependant, elle attend que soit proclamée la vacance de pouvoir qui ouvrira de ce fait la voie à une période transitoire. En attendant, en l’absence de tout candidat à l’élection présidentielle de 2016, cette opposition privilégie à défaut le suivi du processus alternatif constitutionnel jusqu’à son terme qui créée de fortes tensions entre alliés sur sa représentativité.

Donc, conserver voire modifier la Constitution devient alors secondaire même pour l’opposition qui, selon son humeur lui permet d’exister vis-à-vis d’une base sociale, en manifestant son opinion. Peu importe comment M. Sassou Nguesso parte du moment qu’il parte en laissant la place à ses autres affidés, quasiment pour tous, anciens dignitaires, collaborateurs zélés des mêmes régimes, lesquels lui feront porter toute la responsabilité, de manière à accéder au « pot de confiture » et perdurer.

Ainsi l’ordre constitutionnel sera respecté, non pas parce qu’il doit l’être, mais comme faire-valoir.

Deux écueils au moins à cette perspective que nous qualifions, nous, au CDRC, de très courte vue:

1) La base légale de l’abrogation du socle constitutionnel du 20 Janvier 2002.

2) La légitimité institutionnelle des vainqueurs issus de cette confrontation.

Consciente de cette difficulté juridique et légitimaire, une large partie de l’opposition pousse à l’insurrection populaire qui, annihilant les forces du pouvoir, l’absoudra en la dégageant par haine du perdant de la responsabilité des opposants institutionnels dans le marasme où vivent les Congolais de la République Congolaise Une et Indivisible, pour prononcer dans la liesse populaire les mesures qui auront été déjà prises en comité restreint. Entre soi, pour ne rien changer tout en faisant croire.

En réalité, du respect de la Constitution et des échéances à venir, cette opposition n’en a cure. Elle veut propager, à l’instar de cette insurrection populaire née au Burkina Faso et à celle en gestation en République Démocratique du Congo (RDC), un mouvement qui, balayant tout sur son passage, les désignera en tête d’une pseudo-révolution en vue de perdurer l’existant : le pouvoir au Nord Léfini.

Cette opposition congolaise n’a pour toute alternative que d’attendre son premier mort, leur martyr, victime du régime de Monsieur Sassou Nguesso, qui en sera l’unique responsable devant l’opinion internationale, pour entériner et signer ainsi son départ inéluctable. Tous ces partis sont dans une perpétuelle surenchère qui prend le peuple en étau.

Cette opposition congolaise n’a pour toute alternative que d’attendre son premier mort, leur martyr, victime du régime de M. Sassou Nguesso, qui en sera l’unique responsable devant l’opinion internationale, pour entériner et signer ainsi son départ inéluctable. Tous ces partis sont dans une perpétuelle surenchère qui prend le peuple en étau, la question étant savoir sortir de la pauvreté ?

A ce projet, quelques points encore à préciser :

1) En premier lieu, à craindre fortement que cet intermède pseudo-révolutionnaire soit des plus courts car, en l’absence d’un coupable désigné, en l’occurrence M. Sassou Nguesso, s’étaleront leurs divisions, et in fine la guerre de tous contre tous dans imbroglio absurde.

2) En second lieu, une des particularités du Congo est que, tous les régimes autoritaires et dictatoriaux s’étant succédés, ont eu chacun leurs victimes et leurs bourreaux, et que ceux-ci, dans une promiscuité sociale sans pareille, vivent les uns à côté des autres. Le Congo de

M. Sassou Nguesso et les Congolais de l’ex-République Congo vivent une sorte de paix armée. L’explosion de violence qui résultera d’un tel soulèvement populaire sera meurtrière au point que personne encore ne peut le quantifier et s’y hasarder serait criminel.

3) La paupérisation des Congolais est telle, dans cette hypothèse hautement attendue par l’opposition congolaise de l’ex-République Congo, qu’elle fait courir un risque plus que non négligeable aux communautés étrangères sur son sol, ainsi qu’aux minorités religieuses, tout en faisant prendre à ces explosions de violence des dimensions religieuses et raciales.

LA PARTITION, POURQUOI ?

La partition que nous proposons résulte des constatations d’exactions répétées sur un Peuple en danger, celui du Sud Congo. Les euphémismes juridiques nationaux, d’unité, d’indivisibilité, de continuité du territoire, etc., à ce stade, ne sont plus d'aucun recours. Il y va de la vie des enfants, des jeunes femmes, des hommes réduits à l'état de vassalité vis-à-vis du Nord et d’incapacité à l’auto-défense.

En l’Etat actuel de la situation dans l’ex-République Congo-Brazzaville, le pouvoir de M. Sassou Nguesso s’arc-boute à la défense de ses biens mal acquis de la manière dont on sait au cours des décennies et se lance dans une diplomatie des plus hasardeuses en mettant en péril les équilibres géostratégiques de la Région dans le seul but de se maintenir au pouvoir. Les situations ambiguës créées de facto dans des pays tiers dans lesquels l’ex-République Congo-Brazzaville est supposée jouer le rôle d’un arbitre neutre, sont de plus en plus légions alors qu’elle est au cœur de l’Afrique.

Cette instabilité croissante ne manquera pas de dégénérer si les situations ne sont pas traitées en amont. Les conflits latents avec l’Angola, le Congo-Kinshasa, la Centrafrique, le Cameroun, le Gabon sont autant de situations à ne pas mésestimer. La situation au Yemen-Sud est un exemple patent.

La situation en ex-République Congo-Brazzaville dénote d’une fuite en avant. La ségrégation opérée entre les différentes composantes de la société a atteint son paroxysme si bien que les partis politiques de l’opposition persona grata du point de vue de M. Sassou Nguesso, bien que tous à connotation ethno-tribale, se voient dans l’obligation de prôner l’union nationale sous l’égide des ressortissants du Nord lesquels trustent plus de 90% des commandements civils et militaires.

Les leaders du Nord comptent sur une base ethniquement homogène afin de conquérir le pouvoir et pensent inacceptable de le perdre en faisant perdurer un système qui ne saurait être que générateur d’instabilité chronique, néfaste au Congo, à toute la sous-région et au développement harmonieux.

Notre démarche répond à des objectifs simples et clairs :

- permettre l'émergence du Sud Congo marginalisé, spolié, avili, massacré avec l'approbation tacite de tous ;

- apaiser les tensions, afin de protéger la vie des nôtres de ces génocides dont personne ne conteste la véracité ;

- redonner à nos destins et à nos ambitions légitimes, la part qui lui revient de droit.

Bien que comparaison ne soit pas raison, elle se fait à l’instar de ce processus qui fit renaître la République de la Tchécoslovaquie des ruines de l'empire austro-hongrois après la première Guerre mondiale et qui proclama son indépendance le 28 octobre 1918. Un petit Etat fait de deux nations ayant chacune un Peuple, la Tchéquie et la Slovaquie, au centre de l'Europe, Etat qui allait devenir l'un des pays les plus industrialisés avant la Seconde Guerre mondiale jusqu’à ce qu’en 1948, les Communistes prennent le pouvoir sans savoir quoi bien en faire, si ce n’est assurer leurs propres revenus, en faisant subir aux Autres le travail forcé, mais sans avoir de revenus rentiers à la façon de beaucoup de pays africains dont le nôtre, des revenus dépensés en externe pour une élite.

Le 1er janvier 1993, non sans mal, mais d’un commun accord, après leur choix fait en des termes démocratiques et consensuels, ces deux entités se séparaient pour vivre finalement leur destin dans l'indépendance, en prenant en main chacune leurs destinées : Prague devint la capitale de la Tchéquie, et Bratislava, celle de la Slovaquie. Des Etats devenus indépendants qui auront à cœur de développer leurs Pays respectifs, sans animosité, et souvent même par une coopération accrue en tenant compte des intérêts de chacun des deux Peuples sans aucune spoliation respective.

ASSUMER NOS RESPONSABILITES

C’est donc en connaissance de cause, que nous prenons et assumons nos responsabilités dans ce processus. Celles d’œuvrer pour la paix et l’émancipation de notre Peuple, celui du Sud Congo, une exigence que Nous, au CDRC, Nous avons à défendre, cela devant l’Histoire.

Ce n’est pas faute d’avoir, personnellement, interpelé Monsieur Sassou Nguesso sur les dangers de la politique de ségrégation qui est la sienne depuis toujours. Les opportunités de sortie de crise que nous lui avions proposées, allant jusqu’à ce que soit créé le statut d’ancien Chef d’Etat devant garantir sa sérénité dans les décisions prises dans l’exercice de ses fonctions, n’ont pas trouvé l’écho attendu. Monsieur Sassou Nguesso, comme pour tout règne se survivant au-delà du raisonnable, se voit de fait esclave de ses affidés, ceux qu’il a fait princes, se comportant selon le précepte : « Il faut bien que je les suive puisque je suis leur chef ! »

Telle est la nature du désordre qui prévaut à tous les étages de cette République confisquée. La solution préconisée par Nous, au CDRC, Nous semble à même d’apaiser toutes les velléités, et de permettre notre progrès, en augurant d’une réunification possible, il suffit que la volonté y soit.

Dans ce contexte africain dominé par la problématique de l’alternance démocratique dans un Etat sans Etat, Nous, au CDRC, Nous sommes inquiets mais restons attentifs quant aux perspectives de sortie de crise qui pourrait prévaloir en ex-Congo-Brazzaville pour éviter les désordres désastreux.

Pressé par la France, les Etats-Unis, toute la Communauté Internationale et ses propres Peuples, M. Sassou Nguesso finit par déclarer lors de son allocution de fin d’année, non sans pour autant lever toutes les ambiguïtés : « que le Congo n’était pas en crise et que par conséquent, les échéances électorales à venir se dérouleront à dates échues par les textes réglementaires » : pour faire quoi ?

La démocratie n’est pas tout. Mais elle seule rend possible, de nos jours, cette capacité à œuvrer à l’essor de tous les Peuples par la concertation, à leur accession au bien vivre, au vivre-ensemble, à une meilleure répartition des revenus au sein des communautés nationales et bien au-delà, dans le jeu des nécessaires réciprocités entre les Peuples et sans qu’il n’y ait de spoliations réciproques.

La raison nous commande à explorer, à œuvrer, à trouver les voies et moyens pour donner un avenir à nos Peuples d’obédience congolaise, tous en marge des grands défis lesquels pourtant les concernent au premier plan. En cela, la France, avec laquelle nous avons en partage, une histoire, une langue et un idéal républicain et démocratique, est et demeure notre partenaire idoine quant aux adaptations nécessaires pour la participation des Africains en général et des ressortissants congolais et Sud Congo, en particulier, dans les hauts desseins qui préoccupent notre Humanité.

Ainsi, dans la sous-région du Sud-Sahara, avec une démographie dynamique, laquelle verra sa population doublée à l’orée 2050 pour atteindre près de deux milliards de femmes et d’hommes, nombreux sont les défis qui nous attendent. L’urbanisation intelligente et les défis écologiques inhérents, les politiques énergétiques cohérentes et nécessaires à l’industrialisation, la gestion des ressources naturelles, la répartition des biens produits en interne, la cohésion sociale, la gestion des diversités politiques, religieuses, régionales, le traitement des questions sociétales, la manière de concevoir le financement des infrastructures publiques et privées, nationales et transnationales, par des entreprises privées géo locales avec des partenariats externalisés et le soutien à l’innovation, la création d’institutions fortes par l’appui des Peuples et crédibles afin de permettre des politiques de gouvernance, d’industrialisation viables et conséquentes, utiles localement.

Ces problématiques vitales ne sauraient trouver une solution sans que ne soit pris en compte une perspective large des inégalités entre Pays, dans la sous-région, au sein du continent et dans les relations qui se lient à l’échelle mondiale car les défis et les événements sont aujourd’hui de cette ampleur. L’efficience dans la formation de la jeunesse et leur accès à l’éducation, au monde du travail et surtout à l’ingénierie réelle au-delà du virtuel des algorithmes pratiqués au monde du casino mondialisé et généralisé sont à cet égard le maillon nécessaire afin d’y prétendre.

Alternance démocratique et développement social qui, implicitement, sont concomitants à tous les Pays, sous-régions voire régions du monde, s’ajoutent au Nord Congo et au Sud Congo d’autres particularités qui rendent l’exercice plus ardu. Au manque de transparence du régime actuel, dans l’exercice de la gouvernance, s’allie une opposition atone et sans imagination, beaucoup plus encline à marchander des pré-carrés qu’à œuvrer pour des Institutions fortes, garantes de la liberté, de la fraternité et de l’égalité de tous, en étant tous citoyens dans la République et devant la loi.

LE SUD CONGO POUR EVITER TOUTE EXPLOSION

De ce constat sans issue est née notre initiative, salvatrice et forte de proclamer l’État du Sud Congo qui, sans jamais être en opposition systématique et absolue au septentrion de l’actuelle République Congolaise, doit en permettre un développement social, économique et politique.

Ceci à terme pouvant et devant avoir vertu de modèle quant aux évolutions attendues dans la sous-région de l’Afrique Equatoriale Centrale. Mais plus encore, dans la participation active du continent africain et des Africains eux-mêmes dans le concert mondialisé et interactif de notre planète.

Plus que d’autres, sans avoir le monopole de la souffrance, Nous, au Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, nous avions à en vouloir à ce régime et à son chef, M. Sassou Nguesso. En effet, VINGT-HUIT (28) personnes furent arbitrairement embastillées le 21 août 2013 à Pointe-Noire. ,

Au cours d’un jugement ubuesque le 9 avril 2014, quatorze (14) personnes furent libérées tandis que QUATORZE (14) autres furent condamnées à de lourdes peines. Elles furent emprisonnées d’abord à Pointe-Noire, puis transférées par les Autorités de l’ex-République du Congo-Brazzaville soit disant au Nord le 17 juillet 2014 pour au moins dix d’entre elles dont nous avons perdu la trace et dont les familles sont depuis sans nouvelle.

Nous sommes dans une inquiétude des plus vives devant le silence assourdissant des plus Hautes Autorités de cette ex-République du Congo-Brazzaville, en l’occurrence M. Sassou Nguesso, et son Oncle, le Ministre de la Justice, responsables au plus haut niveau de cette prise d’otages de fait reconnue ainsi par l’ONU et la Communauté Internationale.

A ce jour, les QUATORZE (14) cadres et militants de mon parti, sont encore emprisonnés en lieu tenu secret pour demande d’un gouvernement d’Union Nationale devant sortir le Pays et les Congolais de l’impasse en dépit de ses potentialités et pour leur participation aux meetings populaires autorisés qui se sont déroulés en 2013 à Brazzaville et Pointe-Noire.

Les Nations Unies dans leur Assemblée Générale du 22 décembre 2014 viennent d’intimer des recommandations fermes au gouvernement de la République Congolaise "à procéder sans attendre à la libérationii" des prisonniers politiques du CDRC, de lever ces condamnations à de lourdes peines de prison sans fondement réel et les 30 ans de travaux forcés infligés au Président du CDRCiii.

Nous redemandons avec urgence que les Autorités de l’ex-République du Congo-Brazzaville renvoient à la Communauté Internationale des signaux probants que toutes ces personnes sont encore en vie, notant que la décision de l’ONU du 22 décembre 2014 leur donne implicitement le statut d’otages de fait et aux Autorités celui de preneurs d’otages

Fort de cette position de fermeté des Nations Unies devant ce pouvoir que, Nous, au CDRC, n’avons jamais sans cesse de dénoncer ses errements en matière d’organisation économique du Pays. Nous croyons nécessaire, avec l’opposition congolaise institutionnelle, que les échéances prévues par la Constitution du 20 Janvier 2002 sur l’alternance démocratique, sont à respecter avec la réserve qu’il est impératif d’organiser au préalable un recensement fiable avec cartes biométriques.

Que le communiqué du 21 décembre 2014 émane ou non des Evêques de Brazzaville, on ne peut être que d’accord avec au moins les points 12, 13, 14 et 15 surtout quant au point 14 qui stipule : « C’est dans cette perspective qu’il est urgent de mettre en place une commission électorale indépendante et crédible, d’établir des cartes d’électeurs biométriques pour conjurer les risques de fraude, d’organiser un recensement administratif fiable, et un découpage électoral qui tienne compte de la configuration géographique du pays » à ceci près que la commission électorale doit dépendre d’un gouvernement d’Union Nationale chargé des affaires courantes et de l’organisation des élections tant présidentielle que législatives en conférant à un Premier Ministre les pouvoirs sans contrainte afin qu’il réussisse la transition dans la transparence sans pression d’aucune sorte.

Notre divergence, en admettant par hypothèse de sursoir à notre ambition de mener à son terme la création de l’État du Sud Congo, se situerait dans la nécessité de créer les conditions tangibles à la préservation de la paix sociale et à l’organisation préalable de ce recensement dans les conditions précitées, tout en prenant les premières mesures envers tous les plus déshérités. S’il nous fallait participer au cadre constitutionnel actuel, nous ne serions pas à priori hostiles, mais pour faire quoi, à une période transitoire s’engageant sur ce qui reste de mandat à M. Sassou Nguesso.

La nomination d’un Premier Ministre devant garantir les décisions prises par l’État congolais, négociant au nom de la République du Congo dans ses diverses composantes à l’International durant cette période transitoire parait alors de bon aloi. La seule condition serait que Monsieur Sassou Nguesso n’ait pas le contrôle réglementaire en laissant agir le Premier Ministre dans le cadre d’une réorganisation paritaire Nord et Sud dans la répartition des Hauts Commandements.

Nous pressentons, pour qu’il n’y ait ni subordination ni suspicion (M. Sassou Nguesso étant pour beaucoup dans toutes les carrières et les patrimoines de tous ceux qui s’autoproclament aujourd’hui opposants) que le Premier Ministre soit un homme intègre, dans le sens où il n’a rien à devoir au système par un quelconque avantage indu, en étant dans la capacité de le décrypter, d’en déjouer les écueils et les chausse-trappes afin de l’amender et le faire évoluer pour le bien de Tous.

Ce sera le rôle d’une femme ou d’un homme capable de construire la paix, de la maintenir, posant les jalons d’un Etat moderne et résolument tourné vers une intégration sous-régionale, tout en comprenant les enjeux de notre époque et les mécanismes endogènes à notre pays souverain.

Le gouvernement qui en sera issu, outre d’œuvrer à la mise en place d’un Etat multinational enfin uni et indivisible sous condition de respect mutuel et de parité, aura à garantir, au-delà de la transition dans ses obligations statutaires, le retour de la confiance entre ses divers Peuples qui constituent les différentes composantes au sein de la population de générique dite congolaise.

Bien qu’ordonnateur et principal symbole bénéficiaire de la décrépitude de notre Etat multinational, nous pensons au CDRC qu’il suffit que M. Sassou Nguesso le veuille et en accepte les conditions. Alors, il pourra se montrer dans ces moments cruciaux, à la hauteur de l’impératif que du Nord au Sud l’on attend de lui. A ce titre plus qu’un obstacle, il serait alors l’atout majeur de la réconciliation.

La meilleure raison d’en être-là réside dans l’avenir, celui des Congolais en ex-République du Congo-Brazzaville et des relations entre nos Républiques Nord de facto et Sud de jure qui, par-delà nos histoires croisées, parfois tumultueuses, souvent empreintes d’incompréhensions, et heureusement dans la lucidité d’Hommes de choix, perdure l’essentiel : les idéaux républicains et démocratiques.

L’Afrique en général, et le Congo-Brazzaville en particulier, ne peuvent dans cette période en cours se donner le luxe de ces errements qui, au vu des échéances électorales importantes, ou du simple fait de l’âge de ses dirigeants, font craindre l’émergence spontanée ou dirigée de plusieurs foyers de graves tensions. Ce sera notamment le cas en République Démocratique du Congo, au Gabon, en République Centrafrique, au Cameroun, en Angola. Bref, dans toute la sous-région, et au-delà, il y a urgence à la cohérence pour chacun de ces États dans une vision unifiée de l’Afrique Centrale.

Le PCT, parti-Etat et principal parti dit de la majorité présidentielle, vient fermement, et en dépit des réserves tactiques émises par Monsieur Sassou Nguesso, de se prononcer pour une modification voire une abrogation de la Constitution du 20 Janvier 2002. Les prises de position des uns, les discours lénifiants des autres sur la paix, ne masquent que très peu l’imminence d’une tension extrême qui, de proche en proche, et pour des raisons multiples, embrasera notre sous-région.

Nous avons peu de temps, mais encore assez pour infléchir le cours de ces catastrophes dont on perçoit la gravité envers tous nos Peuples si nous n’y prenons garde en tenant compte du passé peu lointain et des égos sinon nous devrons répondre devant l’Histoire et les Hommes.

Nous avons peu de temps, mais encore assez pour infléchir le cours de ces catastrophes dont on perçoit la gravité envers tous nos Peuples si nous n’y prenons garde en tenant compte du passé peu lointain et des égos démesurés sinon nous devrons répondre devant l’Histoire et les Hommes.

Notons aussi, que le maintien de M. Sassou Nguesso au pouvoir répond à la peur de ce qui peut lui advenir ainsi qu’aux siens, une fois que celui-ci ait quitté ses fonctions. A ce sujet, il serait plus que temps aux Africains, aux Congolais, de devoir payer le prix estimé de la sérénité, du développement et de l’alternance à bâtir, à œuvrer aux possibilités, pour les anciens dirigeants quoi qu’ils aient fait ou non, de demeurer sur leurs territoires nationaux, d’être jugés si les situations l’exigent, sans sentiment de revanche et dans le strict cadre de ce qui leur est reproché, avec justice, impartialité et considération tout en tenant compte de l’aspect souverain de l’Etat qu’ils ont incarné, en considérant qu’ils n’ont pas été seuls dans les insuffisances reprochées tant de façon endogène qu’exogène où tout se tient relativement, qu’une Nation appartient d’abord à elle-même.

CONSTRUIRE L’AVENIR DU XXIème SIECLE AVEC LUCIDITE

Le règlement de notre passif, alors que Monsieur Sassou Nguesso est encore au pouvoir, nous incombe. Il nous appartient de faire la paix afin que les générations futures, héritant d’une problématique les dépassant, évitent de se nourrir de défiance les uns envers les autres, pour en arriver à s’entretuer parce que dans notre génération, pourtant capables de mettre fin à cette situation, nous aurions préféré regarder ailleurs en espérant que les situations se résorbent toutes seules faisant fi des peuples martyrisés dont la mémoire perdure comme celle de l’éléphant blessé.

Le précèdent tragique que nous avons vécu en ex-République Congo-Brazzaville qui fait réfléchir, pour un Pays multinational se cherchant une modernité, est cet exil de tout un gouvernement, de toute une administration, celle du président Lissouba, lors du coup d’État du 5 juin 1997.

En effet, pour prononcer « ich bin berliner » façon Kennedy à Willy Brandt, faut-il encore être deux pour que « la plus grande marque d’orgueil soit à se dire civis congolese sum » façon Ulpien de Tyr, cet homme de droit du temps de Caracalla à Rome pour qui : « Faire du droit impose d'abord de savoir d'où vient ce nom de droit. Il provient de la justice car, comme l'a défini avec finesse Celse, le droit est l'art du bon et du juste », ce qui est évident pour un Homme.

Et puis, l’on ne peut se résoudre à cet éternel recommencement qui voudrait que faute de levier démocratique à la hauteur des enjeux et des espérances des Peuples, les progrès dans la sous-région et au Congo, se résument à un catalogue limité de vœux pieux à présenter aux électeurs tous les quarts de siècle par l’homme providentiel les menant vers l’émancipation en sachant plus ou moins consciemment que tous les vœux pieux dépendent des paradigmes, c’est-à-dire de conditions aux limites qu’il faut faire varier à l’International et au marché intérieur !

La solution pour se sortir de l’impasse constitutionnelle serait qu’en même temps que serait organisée l’élection présidentielle de 2016, soit tout aussi organisé un référendum portant sur une double question : l’abrogation de la Constitution du 20 Janvier 2002 qui n’est jamais que la Constitution du Nord, et la réactualisation de celle du 15 Mars 1992, la seule votée par l’ensemble des Peuples dits Congolais et dans des conditions démocratiques saluées par tous.

D’ailleurs, faut-il le rappeler, l’abrogation de cette Constitution du 15 Mars 1992, par Monsieur Sassou Nguesso, s’est faite dans des conditions qui, en droit, remettent en cause la validité de la Constitution du 20 Janvier 2002 dès lors où la région du Pool, gazée ce jour-là au gaz moutarde par les Cobras, n’eut pas la sérénité de participer au scrutin avec ces conditions léonines et abusives.

Les enjeux qui courent en ce moment mettent nos deux Républiques, l’une étant de jure, celle du Sud Congo, l’autre étant de facto, celle du Nord Congo, en devoir de choisir pour la paix de toute la sous-région équatoriale de l’Afrique Centrale. Si M. Sassou Nguesso, sur lequel se focalisent toutes les attentions, est le symbole d’un fiasco, il nous semble indispensable de ne pas prêter le flanc devant l’Histoire pour n’avoir pas su saisir cette chance de pouvoir tout repenser, de devoir impulser un avenir plus radieux pour un Vivre-Ensemble. Au CDRC, nous nous attèlerons à engager le dialogue le plus sincère dès lors que M. Sassou Nguesso s’y engagerait avec nous.

A l’exemple du Président de Gaulle et du Chancelier Adenauer pour que les Peuples allemands et français qui venaient de s’entretuer longuement puissent enfin se réconcilier, en notant qu’il nous faut une plus grande hauteur d’esprit encore parce que notre contentieux porte sur un génocide qui nécessite de retrouver le respect mutuel en retrouvant la parité fonctionnelle entre le Nord et le Sud.

Sans une paix sociale garantie par des Hommes de cœur et de bonne foi, les discriminations ethno tribales vont rester la norme si les perspectives socio-économiques demeurent comme telles pour les Peuples dits Congolais, au sud comme au nord. Si les négociations ne prennent pas le chemin de ces impératifs que nous venons de pré-citer, il ne restera qu’à approuver la solution des deux Etats du Sud et du Nord.

La paix, le droit à l’Etat, l’Etat de droit et l’instauration de la démocratie sont l’objectif du CDRC pour l’émergence de l’Etat du Sud Congo dans ses dimensions sociales, économiques et politiques en vue de la création du Marché Intérieur d’Afrique Centrale.

Le but est d’unifier pour l’avenir, pour faire évoluer les choses et les mentalités pour le bien et la sécurité des Peuples. Le but n’est pas la sédition mais au contraire l’unification. A l’instar de ce qui a été fait dans les pays européens, nous pouvons, nous devons réunir des entités ethniques homogènes pour la stabilité de l’Afrique. Pour ce faire, en l’état et pour l’ex-République du Congo-Brazzaville, la réalité nous commande de construire l’avenir du XXIème siècle avec lucidité, à l’image de ce qu’elle aura été pour la Tchécoslovaquie. Ainsi émergeront les Etats-Unis d’Afrique Centrale.

A la modification ou au changement de la Constitution du 20 Janvier 2002, voulue et imposée par M. Sassou Nguesso, aux fins inavouables de perdurer le pouvoir du Nord Congo sur le Sud Congo, soit par lui-même, soit par sa famille et voire ses affidés Mbochi d’Oyo pour perpétuer la purification ethnique, je lui oppose solennellement l’organisation sous l’Egide des Nations Unies le Référendum d’Auto-détermination, lequel laisse le choix à l’ensemble des Citoyens du Sud Congo, et seulement ceux du Sud Congo, de se déterminer en leur conscience parOUI ou par NON à la question de fond “Pouvons-nous encore vivre ensemble entre le Nord et le Sud” ?

La Requête de la déclaration de l’Etat du Sud Congo a été enregistrée par les Nations Unies. Le Référendum d’Auto-détermination concrétisera la Renaissance de la République du Congo de jure du28 Novembre 1958 qui siège aux Nations Unies, votée par nos Pères Fondateurs du Sud Congo, Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle, qui n’est autre que celle de l’Etat du Sud Congo, l’Etat Nord Congo n’étant que de fait.

Fait et scellé à Paris, France, Terre des Droits de l’Homme, le 27 Janvier 2015

Modeste BOUKADIA

Président du Conseil National Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC)

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i Procès-verbal d’Assemblée Générale Extraordinaire du 15 novembre 2014.

ii Cf. Annexe 1 : Avis adoptés par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.

iii Cf. Annexe 2 : Lettre des Nations Unies au Président du CDRC.

(Congo-Brazzaville) Scission / Partition du Congo-Brazzaville : Memorandum pour la transition

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