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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:11
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : du braconnage constitutionnel au gangstérisme d'Etat

Par Olivier MOUEBARA -

Le dénominateur commun entre Placide Moudoudou, le juriste-plagiaire, et le général-dictateur Sassou-Nguesso est le suivant : Ce sont tous les deux des braconniers. C’est-à-dire, des usurpateurs.

Artisan de la Constitution fantôme du 06 novembre 2015, Placide Moudoudou a rabaissé les juristes, en combinant le droit à la perversion. Intéressé, il a perçu du général-dictateur Sassou-Nguesso, un nguiri bien garni de 150.000 euros, fruit de ses basses manœuvres anticonstitutionnelles qui finiront par mourir de leur propre poison.
Fausse valeur et fausse identité pour le Congo, artisan du « copier-coller », constitutionnaliste plagiaire, rédacteur en chef de la nouvelle Constitution mort-née du tyran, Placide Moudoudou, par ses travers, a contribué de toutes ses forces pour mettre le criminel Sassou-Nguesso à l’abri de toutes espèces de poursuites, aujourd’hui comme dictateur et demain, comme ancien président (articles 10 et 91 du fameux torchon).
Appelant à violer la Constitution de 2002 au nom de la sorcellerie, incapable d’assumer son zèle, Placide Moudoudou s’était réfugié après la colère populaire du 27 septembre dernier, dans le village de Mandou dans la région de Madingou (Sud-Est) du pays. Pour éviter le lynchage des villageois, craignant pour sa vie, il avait traversé le fleuve Congo pour se cacher dans le village appelé Marie.

Usurpateur lui-même, le dictateur Sassou-Nguesso aime s’entourer des collaborateurs au parcours douteux. Pratiquant approximativement le droit administratif, Placide Moudoudou est devenu l’anti-constitutionnaliste qui chuchote à l’oreille du criminel du bord de l’Alima.
Depuis le 30 décembre 2015, le dictateur Sassou-Nguesso mérite d’être hospitalisé d’office dans un centre psychiatrique.
En annonçant la date du premier tour de l’élection présidentielle au 20 mars 2016 alors qu’il est illégitime et largement rejeté dans l’ensemble du pays, le criminel Sassou-Nguesso défie les congolais. Sans annoncer la date du deuxième tour, le tyran anticipe sa tricherie et sa « victoire » au forceps dès le premier tour.
D’ores et déjà, il est impossible, voire surréaliste d’organiser une élection présidentielle en si peu de temps.
C’est pourquoi, si les conditions minimales d’organisation ne sont pas réunies (commission électorale indépendante, un fichier électoral et des cartes d’électeurs fiables), nul besoin pour une opposition responsable et crédible de participer à une mascarade d’élection. A défaut, le Peuple congolais devra se retourner contre toutes personnalités ou leaders de l’opposition qui participeront à cette mascarade électorale.

La bataille pour nous débarrasser du criminel Sassou-Nguesso, de son clan, de sa famille, de ses courtisans et de ses réseaux mafieux est et sera rude.
Sassou-Nguesso correspond à cette parabole empruntée à Robert Badinter s’agissant de Nicolas Sarkozy: « Quand une femme vit depuis longtemps avec un homme, elle hésite avant de s’en séparer, car l’habitude est là, même si la passion s’est éteinte ». Mais si une femme a quitté un homme et que celui-ci revient susciter ses faveurs avec insistance, elle se dit : « Mais comment ai-je pu aimer ce type? » C’est ce qui arrive au dictateur de Mpila. Les congolais ne l’aiment plus et ne le supportent plus.
Pour en découdre avec ce monstre qui n’a eu aucun mot de compassion pour tous nos morts, cessons de l’appeler « président ». C’est un dictateur-criminel qui doit être traité comme tel, et traduit devant la CPI.
Le Congo étant en faillite économiquement, tous ceux qui luttent pour le libérer doivent boycotter Ecair et Air France, au profit d’autres compagnies aériennes.
En lutte pour chasser le général-dictateur, tous les congolais qui se reconnaissent dans ce noble combat, doivent résilier, s’ils en sont détenteurs, les bouquets Afrique détenus par Bolloré. Les pertes abyssales de Bolloré, soutien actif du dictateur du bord de l’Alima, lui feront prendre conscience.
Maintenant que le général-dictateur méprise les congolais, force est de dire qu’il n’est point besoin de prendre des gants ou de tenir des propos académiques. Nous devons impérativement nous organiser pour affronter un cancer bien identifié. Disperser nos forces en plusieurs chapelles au profit de nos égos, ne fait que renforcer la dictature au Congo.

Ne voulant pas entendre « raison », encore moins la voix de la « sagesse », soutenu par de puissants lobbies français, le quai d’Orsay et l’Elysée, seule la solution militaire permettra de nous débarrasser du dictateur Sassou-Nguesso.
N’ayons pas peur. Le tyran est fragilisé. La démonstration de force du 27 septembre 2015 a signé le glas de sa prétendue « toute-puissance ». Lutter avec Sassou par la rhétorique ne suffit plus. Organisons-nous pour traquer ses enfants, ses cousins, son entourage… Polluons leur existence et leur arrogance par tous les moyens. Soutenons les combattants. Manifestons sans nous lasser devant l’ambassade après l’état d’urgence. Portons tant soit peu notre soutien à tous ceux qui luttent sur place.
Ayant massivement corrompu à l’intérieur et à l’extérieur du pays en affamant volontairement les congolais, le criminel Sassou-Nguesso prouve au quotidien que le Congo n’est pas sa tasse de thé. Le CHU de Brazzaville enregistre des décès tous les jours, faute d’électricité.

A force d’agiter la menace Nord-Sud, socle de la pérennité de sa dictature, le bourreau d’Oyo sera surpris. Notre détermination d’instaurer une démocratie au détriment de son gangstérisme d’Etat reste intacte. Laisser encore ce voyou asphyxier le pays, c’est accepter de voir le Congo disparaître de la carte.
Rejeter l’élection présidentielle relève du bon sens. Assainir le Congo est un devoir. Vivre ensemble fait partie de nos us et coutumes. Libérer notre beau pays est un impératif. Chasser le criminel Sassou-Nguesso par tous les moyens devient inéluctable.
Nous avons besoin de tous pour atteindre cet objectif. Le Congo est dans un coma dépassé. « Quand on sait que dans une forêt il y a des lions, on n’y envoie pas des chiens ». Que l’armée, la vraie, prenne ses responsabilités.

Olivier Mouebara.

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : du braconnage constitutionnel au gangstérisme d'Etat

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